Blérancourt

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Blérancourt
Château de Blérancourt
Château de Blérancourt
Blason de Blérancourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Coucy-le-Château-Auffrique
Intercommunalité Val de l'Ailette
Maire
Mandat
Patrick Laplace
2014-2020
Code postal 02300
Code commune 02093
Démographie
Population
municipale
1 245 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 01″ N 3° 09′ 05″ E / 49.5169444444, 3.1513888888949° 31′ 01″ Nord 3° 09′ 05″ Est / 49.5169444444, 3.15138888889  
Altitude Min. 53 m – Max. 159 m
Superficie 10,8 km2
Localisation

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Blérancourt est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Blérancourt est un bourg situé au croisement de la route départementale D 934, entre Noyon (au nord-ouest) et Coucy-le-Château-Auffrique (à l'est), avec la route départementale D 6 menant à Soissons (au sud-est).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Maison de Louis Antoine de Saint-Just à Blérancourt.

La terre de Blérancourt resta aux sires de Coucy jusqu'en 1230, pour passer ensuite aux mains de la famille de Fontaine. Bernard Potier de Gesvres, l'un des principaux propriétaires de Normandie par son mariage avec Charlotte de Vieux-Pont, en 1600, eut une grande influence sur le développement et la prospérité de Blérancourt. Il employa son immense fortune à l'embellissement du bourg, au soulagement des misères, à la fondation d'œuvres charitables. Ce personnage prestigieux, apprécié par Henri IV et Marie de Médicis, fit ériger le château où il attira savants et artistes. Gouverneur de Fougères, de Langres, grand bailli de Coucy, il fit construire une halle, un pressoir, des boutiques, créa un couvent des Feuillants et un hospice pour orphelins. Le château, mis à sac par les Espagnols, fut acheté en 1793 par les « Bandes noires », pour être démantelé.
Parmi les grandes figures de Blérancourt, il faut citer celle de Saint-Just qui fut désigné en 1790 comme électeur départemental pour le canton. Il fut présent à l'assemblée lorsque fut choisi le chef-lieu du département de l'Aisne. Partisan de Soissons, il dût s'incliner devant la majorité qui vota pour Laon. Député puis président de la Convention, il monta sur l'échafaud le 28 juillet 1794 (10 Thermidor An II), en compagnie de Robespierre, qui l'entraina dans sa chute. En 1917, Miss Morgan et Miss Dike vinrent s'installer au château, qui leur avait été assigné comme quartier général, pour soulager la population des misères de l'occupation ennemie.

En 1968, Blérancourt absorbe la commune voisine de Blérancourdelle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel-de-ville, avec son fronton décoré.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 12 mai 2014)
Patrick Laplace PRG Réélu pour le mandat 2014-2020[1], [2]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 245 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
923 878 1 154 1 159 1 185 1 151 1 161 1 173 1 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 059 1 071 1 137 1 112 1 056 1 066 990 1 033 1 011
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
997 973 905 821 813 817 816 858 857
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
910 945 1 115 1 177 1 270 1 193 1 252 1 260 1 245
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

  • L'Atelier des Coteaux[5], entreprise de restauration d'automobiles anciennes, notamment de marque Jaguar.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La croix devant l'église
  • Église Saint-Pierre-ès-Liens, dont le portail est décoré de chaque côté par la sculpture d'un chevalier en armure, est classée aux monuments historiques depuis 1921. Vitraux de 1926 par Louis Mazetier et vitraux contemporains par Alain Mongrenier et Fleur Nabert.
  • Château (ancien château des ducs de Gesvres), avec le musée national de la coopération franco-américaine et les jardins du Nouveau-Monde. Construit à partir de 1612 en pierre de taille et entouré de fossé, il fut déclaré comme bien national sous la Révolution, puis fut fortement endommagé pendant la Première Guerre mondiale. À la fin de celle-ci, il abrita le quartier général pour l'organisation de secours portés aux civils puis fut transformé dans l'entre-deux-guerres en musée. L'édifice a été classé monument historique en cinq tranches entre 1925 et 2002.
  • Maison de Saint-Just, située 2 rue de la Chouette, est classée depuis 1987. La famille du futur révolutionnaire montagnard s'y est installée en 1776.
  • Ancien couvent des Feuillants, dont la porte monumentale est classée depuis 1928.
  • Hôtel de Fourcroy, ancienne propriété de Bernard Potier et de son épouse Charlotte de Vieuxpont, devenu en 1661 une Fondation pour l'éducation des orphelins de la région, classé depuis 1927.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à trois mains dextres appaumées d'or, au franc-quartier échiqueté d'argent et d'azur de quatre tires. Croix de guerre 1914-1918[6].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne,‎ 12 mai 2014 (consulté le 26 juillet 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Atelier des Coteaux
  6. GASO - Banque du blason - 02093