Billie Jean King

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre avec Phyllis Mudford King et Vania King, également joueuses de tennis.
Billie Jean King
(née Moffitt)
Billie Jean King
Carrière professionnelle
1968 – 1989[1]
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance 22 novembre 1943 (70 ans)
Long Beach (Californie, États-Unis)
Taille / poids 1,64 m (5 5) / 60 kg (132 lb)
Prise de raquette Droitière
Hall of Fame Membre depuis 1987
Palmarès
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (1) V (1) V (6) V (4)
Double F (2) V (1) V (10) V (5)
Mixte V (1) V (2) V (4) V (4)
Titres par équipe nationale
Fed Cup 7 (1963, 66-67, 76-79)

Billie Jean Moffitt King[2] (née le 22 novembre 1943 à Long Beach, Californie) est une joueuse de tennis américaine.

Carrière tennistique[modifier | modifier le code]

Droitière, Billie Jean King a commencé sa carrière amateur à la fin des années 1950 (devenant professionnelle au début des années 1970) et s'est retirée du circuit WTA en 1983. Sa période de domination coïncide plus ou moins avec celle d'Evonne Goolagong et surtout de Margaret Court, avant la mainmise de Chris Evert à partir de 1974-1975.

En simple, Billie Jean King a gagné douze tournois du Grand Chelem (dont quatre avant l'ère Open), performance d'autant plus remarquable qu'elle a disputé les Internationaux d'Australie à seulement cinq occasions – et tout juste sept fois Roland Garros.

En double, elle totalise vingt-sept titres du Grand Chelem : seize en double dames, onze en double mixte.

À égalité avec Martina Navrátilová, elle détient le record de victoires à Wimbledon, avec vingt trophées au total (simple, double dames et mixte).

Elle est l'une des dix joueuses[3] à avoir gagné les quatre titres du Grand Chelem en simple.

En 1972, elle a réalisé le petit Chelem en simple, ne s'alignant pas à l'Open d'Australie.

Cinq fois numéro 1 mondiale en simple entre 1966 et 1974[4] et membre du top 10 pendant dix-sept années au total, elle a également été numéro un en double pendant douze saisons (un record), dont huit avec Rosie Casals.

Billie Jean King est aussi la joueuse la plus âgée[5] à avoir remporté un tournoi en simple, en s'imposant au Classic de Birmingham en 1983.

Elle est la première athlète féminine, tous sports confondus, à avoir gagné plus de 100 000 $ en une seule saison (1971).

En 1973, elle crée World Tennis Association (WTA) dont elle devient la première présidente.

Elle a épisodiquement joué en double jusqu'en 1990.

Après sa carrière de joueuse, elle organise le premier tournoi réservé exclusivement aux femmes. Pour défendre les joueuses et leur donner leur juste place, elle participe au lancement du magazine Women Sports. Elle fonde également la Women'Sport Foundation, destinée à encourager les futures générations de femmes sportives. Enfin, elle prend la direction de la Philadelphia Freedoms qui évolue en WTT (World Team Tennis). Elle reconnait sans complexe être lesbienne et participe à la lutte contre le sida[6].

Du milieu des années 1990 à 2002, elle a été capitaine de l'équipe américaine de Fed Cup.

Elle est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 1987. En 2005, les journalistes américains de Tennis Magazine l'ont élue au 9e rang des « quarante plus grands champions de tennis de ces quarante dernières années » (hommes et femmes confondus), derrière Rod Laver (8e) et devant Ivan Lendl (10e)[7].

Le 28 août 2006, les organisateurs de l'US Open ont décidé de renommer le stade de Flushing Meadows en stade Billie Jean King.

Depuis plus de vingt ans elle partage la vie d'Ilana Kloss, laquelle a également été sa partenaire de double au début des années 1980.

Elle reçoit en 2009 par nomination du président Barack Obama[8] la plus haute distinction civile américaine, la Médaille présidentielle de la liberté. Par ailleurs, le Président américain décide de l'intégrer dans la délégation officielle des États-Unis pour les Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi. La présence de Billie Jean King, homosexuelle notoire, sera la réponse des États-Unis aux lois homophobes promulguées en 2013 par le président russe Vladimir Poutine [9].

La « bataille des sexes »[modifier | modifier le code]

Billie Awards (37807974).jpg

Outre ses remarquables performances dans les tournois du monde entier, Billie Jean King reste célèbre pour sa victoire en 1973 contre Bobby Riggs, numéro un mondial au milieu des années 1940 alors âgé de cinquante-cinq ans.

En 1973, Bobby Riggs est reconverti dans les matchs exhibition à succès. Volontiers machiste et provocateur, il a pour habitude de critiquer publiquement le tennis féminin, selon lui « inférieur à celui pratiqué par les hommes », et de clamer : « Aucune joueuse en activité ne pourrait jamais venir à bout d'un retraité ». Après avoir sèchement battu Margaret Court quelques mois plus tôt (6-2, 6-1), il met donc King au défi de pouvoir le battre. King, la meilleure joueuse du moment, refuse initialement le duel, avant d'accepter contre une grosse somme d'argent.

Le 20 septembre, à Houston, se tient donc la « bataille des sexes », colossal événement médiatique. Devant plus de trente mille spectateurs et cinquante millions de téléspectateurs estimés dans trente-sept pays, King l'emporte au meilleur des cinq manches (6-4, 6-3, 6-3), dans un match qui joua un grand rôle non seulement dans la reconnaissance du sport féminin, mais également du tennis comme sport majeur. En effet, l'année suivante les tournois masculins et féminins connurent la plus forte fréquentation jamais enregistrée et signèrent leurs premiers contrats de diffusions avec des chaînes de télévisions nationales aux États-Unis [1].

Cette rencontre a été largement contestée par ceux qui ont mis en avant l'inutilité de faire des comparaisons, hommes et femmes pratiquant tout simplement des tennis différents. De plus, bien plus tard, une rumeur persistante affirmera que King aurait bénéficié d'un traitement de faveur pendant la rencontre, Riggs n'ayant prétendument eu droit qu'à un seul service au lieu de deux. Le match s'est en réalité déroulé dans le strict respect des règles habituelles (deux engagements chacun). Il n'en reste pas moins que ce match a considérablement crédibilisé l'image du tennis féminin dans l'opinion publique, malgré la très importante différence d'âge des joueurs : vingt cinq ans.

En 2001, pour une chaîne de télévision américaine, une comédie (When Billy beat Bobby[10]) relatera l'évènement, avec Holly Hunter dans le rôle de King.

Palmarès (partiel)[modifier | modifier le code]

En simple dames[modifier | modifier le code]

En double dames[modifier | modifier le code]

En double mixte[modifier | modifier le code]

Parcours en Grand Chelem (partiel)[modifier | modifier le code]

Parcours aux Masters[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe de la Fédération[modifier | modifier le code]