Mobile (Alabama)

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Mobile
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Mobile (Alabama)
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Alabama Alabama
Comté Mobile
Maire Sam Jones
Code ZIP 36601-36613, 36615-36619, 36621-36622, 36625, 36628, 36630, 36633, 36640-36641, 36644, 33652, 36660, 36663, 36670-36671, 36675, 36685, 36688-36691, 36693, 36695
Code FIPS 01-50000
GNIS 0155153
Indicatif téléphonique local 251
Démographie
Population 195 111 hab. (2010[1],[2])
Densité 472 hab./km2
Géographie
Coordonnées 30° 41′ 40″ N 88° 02′ 35″ W / 30.694444, -88.04305630° 41′ 40″ Nord
       88° 02′ 35″ Ouest
/ 30.694444, -88.043056
  
Altitude 3 m
Superficie 41 300 ha = 413 km2
· dont terre 305 km2 (73,85 %)
· dont eau 108 km2 (26,15 %)
Fuseau horaire CST (UTC-6)
Divers
Fondation 1702
Municipalité depuis 1814
Surnom « The Port City »
« The Azalea City »
« The City of Six Flags »
Localisation
Carte du comté de Mobile
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Liens
Site web http://www.cityofmobile.org

Mobile (en anglais [moʊˈbiːl]) est la troisième ville de l'État d'Alabama et le siège du comté de Mobile[3]. Elle est située sur la Mobile River et au centre de la côte du Golfe. Sa population intra muros est de 195 111 habitants au recensement de 2010[1].

Elle est la plus grande municipalité de la côte du Golfe entre La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et St. Petersburg (Floride). Mobile est la principale municipalité de la région métropolitaine de Mobile, une région peuplée de 412 992 résidents en 2010, qui est composée uniquement du comté de Mobile et est la plus grande région métropolitaine de l'État. Mobile fait partie de l'agglomération Mobile-Daphne-Fairhope avec une population de 595 257 habitants, la seconde agglomération de l'État après Birmingham[4].

Mobile devient la première capitale de la Louisiane en 1702. La cité doit son nom aux Amérindiens Mobilians que les colons français trouvent dans la baie de Mobile[5]. Durant cent ans, la ville est une colonie française, puis britannique et enfin espagnole. Mobile est rattachée aux États-Unis en 1810, après l'annexion de la Floride occidentale sous la présidence de James Madison. Elle quitte cette union en 1861 quand l'Alabama rejoint les États confédérés d'Amérique, qui s'écroule en 1865[6].

Située au fond de l'estuaire de la Mobile River dans la baie de Mobile au nord du golfe du Mexique, la ville est le seul port de l'Alabama[7]. Le port de Mobile a toujours eu un rôle important dans l'économie de la cité en commençant par être un centre commercial entre les Français et les Améridiens[8] jusqu'à son rôle actuel comme neuvième port des États-Unis[9].

Considérée comme un centre culturel de la côte, Mobile dispose de plusieurs musées, d'un orchestre symphonique, d'un opéra, d'une troupe de ballet et d'une large concentration de monuments historiques[10],[11]. Mobile est connue pour organiser le plus vieux carnaval des États-Unis, qui date du XVIIIe siècle et de la période coloniale. Elle accueille officiellement le premier carnaval mystic society ou « krewe » aux États-Unis, datant de 1830[12]. Les résidents de Mobile sont appelés Mobilians[8].

Sommaire

Histoire [modifier]

Article détaillé : Histoire de Mobile.

Époque coloniale [modifier]

L'établissement français de La Mobile, alors connue sous le nom de Fort Louis de la Louisiane, commence en 1702, près de la rivière Mobile, comme première capitale de la colonie française de la Louisiane. Elle est fondée par les frères canadiens Pierre Le Moyne et Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville, qui établissent une administration coloniale en Louisiane. Bienville devient le gouverneur de la Louisiane en 1701. La paroisse catholique de La Mobile est créée le 20 juillet 1703 par Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier, évêque de Québec[13]. C'est la première paroisse de la Côte du Golfe[13]. En 1704, le bateau Pélican amène vingt-trois femmes pour la colonie, avec la fièvre jaune que les passagers avaient contractée lors d'un arrêt à La Havane[14]. Bien que la plupart des « filles du Pélican » soient guéries, de nombreux colons et des voisins amérindiens meurent de cette maladie[14]. Cette première période est aussi l'occasion d'amener des esclaves africains, transportés à bord de navires français en provenance de Saint-Domingue[14]. La population de la colonie fluctue les années suivantes, passant de 280 à 1 708 personnes mais redescend à 178 deux ans plus tard à cause d'une épidémie[13].

Mobile et Fort Condé en 1725.

Cette série d'épidémies et d'inondations oblige Bienville à déménager la ville plusieurs kilomètres en aval à son emplacement actuel à la confluence de la Mobile River et de la baie de Mobile en 1711[15]. Un nouveau fort, Fort Louis, est construit sur le nouveau site à cette époque[16]. En 1712, quand Antoine Crozat prend en charge l'administration de la colonie par nomination royale, celle-ci était peuplée de quatre cents habitants. La capitale de la Louisiane est transférée à Biloxi en 1720[16], laissant La Mobile dans le rôle de point d'appui militaire et commercial. En 1723, la construction d'un nouveau fort en brique avec des fondations en pierres commence[16], et est renommé Fort Condé en l'honneur de Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé[16].

En 1763, le Traité de Paris est signé, et met fin à la Guerre de la Conquête. Le traité cède La Mobile et le territoire environnant au Royaume de Grande-Bretagne et permet à la colonie britannique de la Floride Occidentale de s'étendre[17]. Les Britanniques changent le nom du Fort Condé en Fort Charlotte, d'après Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, épouse de George III[18].

De nos jours, Mobile conserve encore une population francophone d'environ 2 000 personnes, descendants de Cajuns ou d'Acadiens, et tous sont anglophones. Une partie de la population de Mobile est d'origine française, sans toutefois parler la langue. La population de Mobile reste majoritairement catholique.

À noter aussi la présence, plus récente, d'une forte communauté haïtienne, qui parle le plus souvent le créole à la maison.

Géographie [modifier]

Mobile est située à 30°40'46" N, 88°6'12" Ouest. Selon le Bureau du recensement des États-Unis, la ville a une superficie totale de 412,9 km2 (159,4 mi²). 305,4 km2 (117,9 mi²) de terres et 107,6 km2 (41,5 mi²) d'eau, soit 26,05 % du total.

Sa position géographique au centre du Golfe du Mexique confère à la ville un climat subtropical qui consiste en des hivers doux et secs, et des étés humides et chauds. Cependant, cette position l'expose également aux ouragans qui se forment dans la région.

Administration [modifier]

La ville est gouvernée par un maire et sept conseillers municipaux selon un système de maire faible et de conseil fort. Les élections ont lieu tous les quatre ans.

La ville est jumelée avec:

Architecture [modifier]

Éducation [modifier]

Économie [modifier]

L'avionneur européen Airbus a annoncé la construction en 2013 d'une nouvelle chaîne d'assemblage à Mobile destinée à la production des monocouloirs A320.

Airbus prévoit une cadence de 40 à 50 appareils par an d'ici 2018 dans ces installations. L'assemblage des avions devrait débuter en 2015 et les premières livraisons en 2016. Le projet devrait permettre la création de 1000 emplois stables[20].

Transport [modifier]

Les transports aériens sont assurés par le Mobile Regional Airport (Bates Field, code AITA : MOB), et le Mobile Downtown Airport (code AITA : BFM).

La ville a aussi un système autoroutier remarquable, comprenant l'Interstate 10, l'Interstate 65, l'Interstate 165, et les routes 31, 43, 45, 90 et 98. Il existe à Mobile trois routes traversant le fleuve Mobile vers le comté voisin de Baldwin : l'I-10 par le George Wallace Tunnel et l'US 90 et l'US 98 (couplées) par le Bankhead Tunnel. Le troisième passage est le Cochrane-Africatown USA Bridge, qui regroupe des branches de l'US 90 et de l'US 98 spécialisées pour les camions (U.S. Route 90 Truck et U.S. Route 98 Truck).

Au niveau des transports en commun, la ville est desservie par le Wave Transit Bus System.

Le port de mobile
Le terminal du port de Mobile

Annexes [modifier]

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. a et b (en) 2000 census for Mobile, Alabama, sur U.S. Census Bureau. Consulté le 2 septembre 2010
  2. (en) Population of Metropolitan Statistical Areas, sur U.S. Census Bureau 2000 MSA Populations. Consulté le 2 septembre 2010
  3. (en) USA: Alabama, sur CityPopulation.de. Consulté le 3 septembre 2010
  4. (en) Population of Combined Statistical Areas, sur U.S. Census Bureau 2000 CSA Populations. Consulté le 3 septembre 2010
  5. (en) The Old Mobile Project Newsletter, sur University of South Alabama Center for Archaeological Studies. Consulté le 3 septembre 2010
  6. (en) Mobile, Alabama, sur US History. Consulté le 3 septembre 2010
  7. (en) Mobile Alabama, sur Britannica. Consulté le 3 septembre 2010
  8. a et b (en) Emanuel Drechsel, Mobilian Jargon: Linguistic and Sociohistorical Aspects of a Native American Pidgin, New York: Oxford University Press, 1997 (ISBN 0-198-24033-3) 
  9. (en) Waterborne Commerce of the United States, sur U.S. Army Corps of Engineers: Waterborne Commerce Statistics. Consulté le 3 septembre 2010
  10. (en) General Information, sur Mobile Museum of Art. Consulté le 3 septembre 2010
  11. (en) About the Mobile Region, sur SeniorsResourceGuide.com.. Consulté le 3 septembre 2010
  12. (en) Mobile Mardi Gras Timeline, sur The Museum of Mobile. Consulté le 3 septembre 2010
  13. a, b et c Jay Higginbotham 1977, p. 106-107
  14. a, b et c Michael Thomason 2001, p. 20-21
  15. Michael Thomason 2001, p. 17-27
  16. a, b, c et d (en) Fort Conde Historic Site, sur Explore Southern History. Consulté le 4 septembre 2010
  17. (en) [http://www.alabamamoments.state.al.us/sec02qs.html Early European Conquests and the Settlement of Mobile], sur Alabama Department of Archives and History. Consulté le 4 septembre 2010
  18. (en) Mobile: Alabama's Tricentennial City, sur Alabama Department of Archives and History. Consulté le 4 septembre 2010
  19. Annuaire des villes jumelées
  20. http://www.leparisien.fr/economie/aeronautique-airbus-va-produire-aux-etats-unis-02-07-2012-2074640.php

Bibliographie [modifier]

  • (en) Jay Higginbotham, Old Mobile: Fort Louis de la Louisiane, 1702-1711, Museum of the City of Mobile, 1977 (ISBN 0-914-33403-4) 
  • (en) Michael Thomason, Mobile : the new history of Alabama's first city, University of Alabama Press, 2001 (ISBN 0-817-31065-7) 

Liens externes [modifier]

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