Palm Springs (Californie)

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Palm Springs
Image illustrative de l'article Palm Springs (Californie)
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau de la Californie Californie
Comté Comté de Riverside
Maire David H. Ready
Démographie
Population 44 552 hab. (2010)
Densité 181 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 46′ 53″ N 116° 31′ 45″ O / 33.7814302, -116.529235833° 46′ 53″ Nord 116° 31′ 45″ Ouest / 33.7814302, -116.5292358  
Superficie 24 630 ha = 246,3 km2
· dont terre 244,1 km2 (99,11 %)
· dont eau 2,2 km2 (0,89 %)
Fuseau horaire PST (UTC-8)
Localisation

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Palm Springs
Liens
Site web http://www.ci.palm-springs.ca.us

Palm Springs est une municipalité du comté de Riverside dans le sud de la Californie aux États-Unis. D'une population d'environ 44 500 habitants en 2010, la ville est réputée comme resort, notamment auprès de la communauté LGBT, de même que pour ses parcours de golf, le tennis, l'équitation, le cyclisme et la randonnée dans les aires désertiques et montagneuses des environs[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du Canyon Country Club au sud-ouest de la ville

Palm Springs se trouve à 60 km à l'est de San Bernardino, à 179 km à l'est de Los Angeles, à 219 km à l'est de San Diego et à 433 km à l'ouest de Phoenix en Arizona. Le territoire de la municipalité couvre une superficie de 246,3 km2. Le climat chaud, ensoleillé et sec (presque 300 jours de soleil par an et moins de 150 millimètres de précipitations annuelles) fait de cette petite ville un lieu de villégiature très apprécié des stars hollywoodiennes et les riches retraités californiens. Cependant, les étés sont caniculaires avec des moyennes de températures maximales d'environ 42 °C. Le record absolu de chaleur est de 52 °C.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine du terme « palm » dans le toponyme de la ville pourrait s’expliquer du fait que les explorateurs espagnols appelaient l’endroit La Palma de la Mano de Dios ou La paume de la main de Dieu[2]. La mention connue la plus récente du toponyme « Palm Springs » est celle du Corps américain des ingénieurs topographes (en) qui utilise le terme sur des cartes en 1853[3]. Le mot « palm », lorsqu’employé dans des toponymes en Californie reférerait plutôt au palmier à jupon ou palmier de Californie (Washingtonia filifera), qui abonde dans la region de Palm Springs[4]. D’autres noms comme « Palmetto Spring » et « Big Palm Springs » sont également employés. Ainsi, le lieu est montré comme Big Palm Springs sur une carte de von Leicht-Craven en 1874[5].

Cahuillas[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques montrent que les Cahuillas vivent dans la région depuis les 350 à 500 dernières années. Les Cahuillas appellent la région du nom de Se-Khi (eau bouillante). Lorsque le gouvernement américain établit la réserve Agua Caliente (en) en 1896, son territoire se compose de sections alternantes en damier parsemées dans la désert et couvrant au total 640 acres. Les sections du damier non incluses dans la réserve sont octroyées au Southern Pacific Railroad comme incitatif pour implanter un chemin de fer dans le désert.

Explorateurs mexicains[modifier | modifier le code]

En 1821, le Mexique devient indépendant de l’Espagne et en mars 1823, la monarchie tombe et la Première république fédérale (Mexique) (es) est instaurée. L’intimiste mexicain José María Estudillo (en) et le capitaine José Romero sont envoyés pour trouver la route de Sonora à la Haute-Californie; au cours de leur expédition, ils consignent la présence des «Agua Caliente» à Palm Springs, en Californie[6],[7]. Lors du traité de Guadeloupe Hidalgo, la région est cédée aux États-Unis d’Amérique en 1848.

Premiers anglo-saxons[modifier | modifier le code]

Le premier habitant anglo-saxon est Jack Summers qui y exploite une halte de diligences en 1862[8]. Quatorze ans plus tard, en 1876, le Southern Pacific Railroad est implanté une dizaine de kilomètres plus au nord, marginalisant ainsi la halte[9]. En 1880, l’améridien Pedro Chino vend des parcelles situées près des sources à William Van Slyke et à Mathew Bryne dans une série de transactions douteuses, lesquels transigent avec W. R. Porter pour commercialiser leur propriété par le biais de la Palm City Land and Water Company[10]. En 1885, alors que John Guthrie McCallum, avocat de San Francisco, plus tard connu comme « juge », commence à acheter des propriétés à Palm Springs, le nom est alors largement usité. Le juge McCallum appelle la région également sous l’expression de « Palm Valley » quand il incorpore la Palm Valley Land and Water Company avec ses associés O.C. Miller, H.C. Campbell, et le médecin James Adams[11],[12].

McCallum, qui amène son fils malade pour qui le climat sec est favorable à la santé, s’adjoint Oliver Wozencroft, promoteur de l’irrigation, de même que l’ingénieur J.P. Lippincott pour construire le canal entre la rivière Whitewater (Californie) (en) aux vergers de sa propriété. Il demande également à Welwood Murray d’établir un hôtel de l’autre côté de la rue, ce qu’il fait en 1886[13]. En 1893, les cultures et les systèmes d’irrigation sont envahis par une inondation provoquée par une pluie record et, par après, une sécheresse de onze ans (1894–1905) cause davantage de dommages[14].

Développement de la station touristique[modifier | modifier le code]

Carte postale des années 1950 montrant les nombreux hôtels de l’époque.

La ville devient un resort à la mode dans les années 1900[15] alors que les touristes recherchent un climat chaud et sec pour améliorer leur santé. En 1906, le chroniqueur de voyages et naturaliste George Wharton James, décrit Palm Springs comme ayant de « grands charmes et attraits »[16].

Société[modifier | modifier le code]

Les homosexuels représentent aujourd'hui 30 % de la population de la ville[17]. Le conseil municipal compte plusieurs personnalités gaies, comme les deux derniers maires (Steve Pougnet (en) et Ron Oden (en)).

L'actuelle bande Agua Caliente de Cahuilla se compose de plusieurs petits groupes qui vivent dans la vallée de la Coachella et dans le Passage de San Gorgonio (en). La réserve de Agua Caliente couvre une superficie de 13 000 ha, dont 2 700 ha sont inclus dans les limites de la ville de Palm Springs, faisant de la bande Agua Caliente le plus grand propriétaire foncier de Palm Springs. La population de la bande est estimée entre 296 et 365 personnes.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville est réputée pour ses parcours de golf. Un tournoi de golf féminin, le Championnat Kraft Nabisco, y a lieu.

Culture[modifier | modifier le code]

Palm Springs a été photographiée par le photographe Robert Doisneau en novembre 1960 dans le cadre d’un reportage pour le magazine Fortune sur la construction de parcours de golf. Les 300 diapositives que le photographe soumet au magazine illustrent le style de vie des riches retraités et des vedettes d'Hollywood dans les années 1960[18].

La ville accueille chaque année un festival lesbien (le Dinah Shore Weekend), fréquenté par environ 10 000 femmes[17].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Y sont décédés :

Divers :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Palm Springs 1960 : Robert Doisneau par Robert Doisneau et Jean-Paul Dubois, Flammarion, 31 mars 2010 ISBN 978-2080301291

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Palm Springs: Parks and recreation
  2. (en) Roberta Gittens, « A Palm-filled Oasis: Palm Springs and the Desert Communities of the Coachella Valley », Art of California, Napa, Art Institute of California, vol. 5, no 5,‎ novembre 1992, p. 45 (ISSN 1045-8913, OCLC 19009782)
  3. (en) City of Palm Springs: History
  4. (en) William Bright, Fifteen Hundred California Place Names, University of California Press,‎ 1998 (ISBN 978-0520212718, lire en ligne), p. 111.
  5. (en) Erwin Gustav Gudde et William Bright, California Place Names: The Origin and Etymology of Current Geographical Names, Berkeley, University of California Press,‎ 1998, 403 p. (ISBN 0-520-24217-3, LCCN 97043168), p. 277.
  6. (en) Greg Niemann, Palm Springs Legends: creation of a desert oasis, San Diego CA, Sunbelt Publications,‎ 2006, 286 p. (ISBN 978-0-932653-74-1, lire en ligne) Table des matières])
  7. (en) Steve Lech, Along the Old Roads: A History of the Portion of Southern California that became Riverside County: 1772–1893, Riverside CA, Steve Lech,‎ 2004, 902 p. (OCLC 56035822)
  8. (en) Peter Wild, Tipping the Dream: A Brief History of Palm Springs, Johannesburg (Californie), The Shady Myrick Research Project,‎ 2007, 228 p. (OCLC 152590848), p. 44, 149
  9. (en) Wild, 2007, p. 17.
  10. Lech, 2004, p. 275.
  11. (en) Lech, 2004, p. 280.
  12. (en) Bob Colacello, « Palm Springs Weekends », Vanity Fair,‎ juin 1999, p. 192–211 (lire en ligne).
  13. (en) Lech, 2004, p. 276–280. Welwood devient plus tard un célèbre horticulteur.
  14. (en) Niemann, p. 40.
  15. (en) Ethel T. Foster, Villa, Hernando G. (illustrations), « A Visit to Palm Springs », dans Little Tales of the Desert, Los Angeles, Kingsley, Mason and Collins Co.,‎ 1913, 23 p. (ISBN 978-1176787933, OCLC 3726918, LCCN 13025440, lire en ligne)
  16. (en) James et Carl Eytel (illustrateur), The Wonders of the Colorado Desert (Southern California), Boston, Little, Brown and Company,‎ 1906, 547 p. (ISBN 978-1-103-73361-3, OCLC 2573290, LCCN 06043916) , disponible à (en) pdf file HathiTrust Digital Library.)
  17. a et b Françoise Dorelli, « Lesbienne party en Californie », dans Libération du 24-04-2008, [lire en ligne]
  18. actuphoto.com Palm Springs 1960 - Robert Doisneau »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]