Monica Seles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Seles » redirige ici. Pour les autres significations, voir Celes ou Seles.
Monica Seles
Monica Seles
Monica Seles lors d'une exhibition (Nouvelle-Orléans - 2007)
Carrière professionnelle
1988 – 2003[N 1]
Pays Flag of SFR Yugoslavia.svg RFS de Yougoslavie
Drapeau : République fédérale de Yougoslavie République fédérale de Yougoslavie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance 2 décembre 1973 (1973-12-02) (39 ans)
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Novi Sad
Taille / poids 1,78 m (5 10) / 61 kg (134 lb)
Prise de raquette Gauchère, revers et coup droit
à deux mains
Entraîneur(s) Károly Seles (1980-1998)
Nick Bollettieri (1986-1990)
Gains en tournois 14 891 762 $
Tennis Hall of Fame Membre depuis 2009
Palmarès
En simple
Titres 53
Finales perdues 32
Meilleur classement 1re (11/03/1991)
En double
Titres 6
Finales perdues 3
Meilleur classement 16e (22/04/1991)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (4) V (3) F (1) V (2)
Double 1/2 1/8 1/4 1/4
Médailles olympiques
Simple 1
Titres par équipe nationale
Fed Cup 2 (1996, 2000)
Hopman Cup 1 (1991)

Monica Seles[N 2] (née le 2 décembre 1973 à Novi Sad) est une joueuse de tennis de l'ex-Yougoslavie[N 3], naturalisée américaine en 1994[N 4],[1].

Considérée comme la première cogneuse de l'histoire de son sport, elle gagne Roland-Garros en 1990, à seulement seize ans et demi : un exploit inégalé sur la terre battue parisienne. En 1991, elle devient la plus jeune numéro un mondiale au classement WTA et, pendant deux ans, interrompt le long règne de sa rivale Steffi Graf. Avant son vingtième anniversaire, elle remporte huit titres du Grand Chelem, à l'exception de Wimbledon. Sa chasse aux records se brise pourtant en avril 1993 lorsque, en plein match à Hambourg, elle se fait poignarder dans le dos par un spectateur déséquilibré, Günter Parche.

De retour à la compétition en août 1995, Seles ajoute l'Open d'Australie à son palmarès en 1996, puis parvient aisément à se maintenir parmi l'élite. Toutefois, elle ne retrouve jamais la plénitude de ses moyens, notamment concurrencée par une nouvelle génération de joueuses plus athlétiques. En février 2008, après cinq saisons d'inactivité pour cause de blessure au pied, elle officialise sa retraite sportive à l'âge de 34 ans.

Monica Seles, qui jouait revers et coup droit à deux mains, est également restée célèbre auprès du public pour les cris qu'elle avait coutume de pousser sur le court au moment de frapper la balle.

Sommaire

Carrière [modifier]

L'enfance [modifier]

Monica Seles est la fille cadette d'une famille d'origine hongroise, vivant à Novi Sad en Yougoslavie[N 5]. À l'âge de cinq ans, en vacances au bord de la mer Adriatique, elle s'initie au tennis en voulant imiter son frère aîné Zoltán, lui-même joueur junior émérite. Parce qu'elle trouve sa raquette trop lourde à porter, elle prend naturellement l'habitude de la tenir à deux mains, en revers comme en coup droit : cette technique[N 6],[2], dont elle ne se départira plus, demeurera l'une des principales singularités de son jeu.

De retour à la maison, son père Károly (ex-athlète de triple saut[3]) bricole un court de tennis sur le parking de l'immeuble familial et s'improvise professeur. Pour aiguiser sa férocité, il griffonne de petits Tom et Jerry sur les balles et lui recommande de taper dedans aussi vite et aussi fort que possible, en visant les lignes.

À neuf ans, elle écume les compétitions locales tout en ne sachant pas compter les points. À dix ans, elle devient championne d'Europe des moins de douze ans[4] et la une d'un quotidien national fait d'elle la « sportive yougoslave de l'année ». En 1985 aux États-Unis, elle est repérée durant l'Orange Bowl par Nick Bollettieri. Elle rejoint bientôt l'académie de ce dernier en Floride, suivie de son frère puis de ses parents, et se livre là, pendant deux années, à un entraînement très intensif[N 7],[5].

1988-1990 : une ascension fulgurante [modifier]

Monica Seles fait son galop d'essai sur le circuit WTA à quatorze ans, le 7 mars 1988 à Boca Raton. D'entrée, elle élimine Helen Kelesi (31e mondiale)[6] et stupéfait aussitôt les esprits par la puissance de ses frappes, sans précédent chez aucune femme, et par les rugissements dont elle les accompagne. Campée sur sa ligne de fond, ses accélérations des deux côtés, retours de service et passing-shots foudroyants font en particulier sensation.

1989 marque ses débuts à plein temps dans le grand bain des joueuses professionnelles. Le 30 avril, elle gagne son premier titre à Houston face à la vétérane Chris Evert[7]. Le monde entier la découvre un mois plus tard à Roland-Garros, quand elle offre des fleurs au public en pénétrant sur le court[N 8],[8] ; surtout, alors qu'elle n'est pas tête de série, elle accule l'invincible Steffi Graf au troisième set d'une demi-finale[9] qui scelle le préambule d'une des plus grandes rivalités de l'histoire du tennis féminin[N 9]. Elle accède au top 10 du classement WTA le 11 septembre 1989, à quinze ans et neuf mois[N 10]. À Wimbledon et à l'US Open, la jeune championne est promptement « renvoyée à ses études » par Graf[10] et Evert[11].

Le printemps 1990 la voit rafler cinq tournois d'affilée[N 11]. Martina Navrátilová, expédiée en cinquante minutes en finale des Internationaux d'Italie, résume son effarement en conférence de presse : « J'ai l'impression d'avoir été renversée par un camion. »[12]. Le 10 juin, Seles triomphe à Roland-Garros contre Graf[N 12],[13] à tout juste seize ans et demi : un exploit inégalé sur la terre battue parisienne[14].

Si les mois suivants sont plus inconstants (à Wimbledon[15] ou à l'US Open[16]), elle domine Gabriela Sabatini aux Masters de novembre, à l'occasion du premier match de l'ère Open jamais tenu par des femmes en cinq manches[17]. Elle pointe au deuxième rang mondial à l'issue de la saison, ce qui lui vaut, cette année-là, d'être désignée « joueuse ayant le plus progressé » par les instances de la WTA[18].

1991-1992 : une hégémonie sans partage [modifier]

Monica Seles (San Antonio - 1991)
Monica Seles (San Antonio - 1991)

1991 est l'année de la consécration. En janvier, opposée dans le dernier carré à Mary Joe Fernández à l'Open d'Australie, elle sauve une balle de match[19] puis s'adjuge l'épreuve en trois sets face à Jana Novotná[20]. Le 11 mars, elle devient à 17 ans, trois mois et neuf jours, la plus jeune numéro un mondiale au classement WTA[21] depuis Tracy AustinMartina Hingis améliorera le record en 1997[22]. Après avoir conservé son titre Porte d'Auteuil[23], son forfait inexpliqué à Wimbledon alimente les rumeurs (notamment qu'elle est enceinte)[24] et lui vaut une amende de 6 000 dollars[25]. Remise de cette mésaventure, elle assoit son emprise en disposant de Navrátilová à l'US Open[N 13],[26] puis aux Masters[27]. Elle devient, en 1991, la joueuse de tennis la mieux payée de tous les temps[28].

La saison 1992 s'avère en tous points comparable. Animée par une indéfectible détermination, elle obtient d'abord un succès facile à Melbourne[29]. Elle arrache ensuite son troisième French Open consécutif[N 14], au terme d'une finale d'anthologie contre Steffi Graf (10-8 dans le set décisif)[30]. En juillet à Wimbledon, les plaintes de ses adversaires[N 15],[31] et les moqueries des tabloïds anglais[N 16],[32] la contraignent à disputer sa finale sans émettre le moindre cri : entre deux averses, Graf ne manque pas l'opportunité de prendre une cinglante revanche[33] et, par là-même, prive la Yougoslave de ses rêves de Grand Chelem.

Seles, quoique pétrie de regrets[34], se rattrape en septembre à Flushing Meadows qu'elle empoche, malade, en égarant seulement 27 jeux sur sa route[35]. En novembre, elle gagne ses troisièmes Masters[36].

Élue en 1992 « championne du monde » par la Fédération internationale de tennis, « joueuse de l'année » par la WTA et « sportive de l'année » par l'agence Associated Press, Monica Seles se plaît, à la ville, à entretenir l'image d'une victime de la mode très américanisée et à cultiver les paradoxes, revendiquant tout à la fois la parité salariale sur le circuit professionnel[37]… et son désir de faire un jour du cinéma[38].

1993 : l'agression de Hambourg [modifier]

Article connexe : Agression de Monica Seles.

1993 s'ouvre sur des bases similaires quand, avec un service perfectionné[39], elle s'empare de son troisième Open d'Australie de suite (une nouvelle fois de haute lutte face à Graf)[40], son huitième trophée du Grand Chelem à 19 ans. Nulle autre adolescente, avant elle et à ce jour, ne s'est jamais constitué pareil palmarès aussi précocement[N 17]. Dans la foulée, elle gagne à Chicago[41] et accède à la finale de l'Open Gaz de France[42].

Sa suprématie est pourtant brutalement interrompue le 30 avril lors du tournoi de Hambourg, épreuve où elle s'inscrit à la hâte après deux mois de grippe et de repos forcé[43]. Tandis qu'elle mène son quart de finale contre Magdalena Maleeva sur le court central, alors assise sur sa chaise pendant un changement de côté, un spectateur (Günter Parche) franchit les barrières de sécurité pour lui planter un couteau dans le dos[44].

Steffi Graf, en l'absence de Seles[45], s'impose le 5 juin à Roland-Garros[46]. Le surlendemain, au bénéfice de cette victoire, elle lui ravit son fauteuil de numéro un mondiale[47] pour ne quasiment[N 18] plus le quitter jusqu'en mars 1997.

Sitôt soignée dans une clinique du Colorado[48], Seles recourt aux services d'un entraîneur d'athlétisme réputé, Bob Kersee, dans l'idée de hâter sa convalescence[49]. Mais, si la cicatrice est superficielle, le traumatisme psychologique se révèle plus profond[50]. Seles est désabusée par le refus de ses pairs de voter le maintien de son classement[51] puis, en octobre, par la condamnation trop indulgente à ses yeux de Parche (prison avec sursis)[52]. Son père et mentor est par ailleurs opéré d'un cancer à l'estomac en décembre 1993. Un temps pressentie à l'Open d'Australie en 1994[49] ou à Rome l'année suivante[53], elle renonce à chaque fois avant l'échéance et, en proie à la boulimie[54], vit retranchée dans sa résidence floridienne de Sarasota. Au pire de sa dépression, son poids culmine à 80 kg[55].

Le 16 mars 1994 à Miami, elle acquiert la citoyenneté américaine[56]. Plus jamais elle ne retournera en Allemagne[57].

1995-2003 : retour et désillusions [modifier]

Tenue et raquette de Seles à son retour (US Open - 1995)
Tenue et raquette de Seles à son retour (US Open - 1995)

Alors que la presse déplore la morosité du circuit féminin et le cavalier seul de Steffi Graf[58], c'est le 30 juillet 1995 que Monica Seles revient au jeu, en disputant une exhibition médiatique contre Navrátilová à Atlantic City ; lestée de quelques kilos superflus[59], elle bat aisément sa glorieuse aînée[60]. En marge de cet événement, la WTA décide de lui octroyer exceptionnellement, pour ses six premiers tournois minimum, la place de « co-numéro un mondiale »[N 19],[61]. Seles honore cette faveur en gagnant d'entrée l'Open du Canada, sans perdre un set[62]. Puis, sous le feu des projecteurs[63], elle se qualifie en finale de l'US Open, en guise de retrouvailles à suspense avec Steffi Graf[N 20],[64].

En janvier 1996, elle enlève les Internationaux d'Australie aux dépens d'Anke Huber[65], son ultime sacre dans un des quatre Majeurs. Elle publie la même année une autobiographie : From fear to victory (littéralement : de la peur à la victoire).

Redevenue l'une des toutes meilleures, Seles échoue cependant par la suite à reconquérir son autorité[66]. Victime de blessures à répétition et sujette à l'embonpoint[67], ses progrès au service et à la volée ne lui évitent pas de relatives contre-performances[68]. Régulièrement surclassée par Graf (US Open 1996[69]) et face à de jeunes rivales talentueuses (Hingis[N 21],[70]) ou plus athlétiques (Davenport[71], les sœurs Williams[72]), elle doit s'accommoder des accessits : six de ses dix derniers titres ont ainsi été moissonnés dans des tournois de catégorie inférieure, dits tier III ou tier IV.

Elle signe son dernier coup d'éclat en mai 1998, trois semaines après le décès de son père[73], en se hissant en finale à Roland-Garros. De noir vêtue et sans préparation, elle étrille la favorite Hingis en demi[74] ; fatiguée, elle rend les armes contre Arantxa Sánchez à la conclusion[75].

En 17 tentatives supplémentaires, Seles n'atteint plus qu'à trois reprises les demi-finales en Grand Chelem, à Roland-Garros en 1999 et à l'Open d'Australie en 1999 et 2002. Dix autres fois, elle tombe au stade des quarts de finale. Le 27 mai 2003, handicapée au pied gauche par une fracture de stress[76], elle est sortie sans ménagement au premier tour des Internationaux de France par Nadia Petrova[77] : cette élimination prématurée[N 22] demeure sa dernière prestation officielle en compétition.

2004-2008 : une retraite sportive longtemps différée [modifier]

Seles interviewée (US Open - 2005)
Seles interviewée (US Open - 2005)

De 2004 à 2007, Seles s'illustre dans une série de matchs de gala[N 23],[78] et, à intervalles sporadiques, envisage un retour sur le circuit WTA[79] ou en Fed Cup[80]. Le 3 décembre 2007, elle émet auprès du Los Angeles Times son souhait de s'aligner dans « plusieurs tournois » en 2008[81].

Elle ne concrétise toutefois pas ses projets et, dans un communiqué de presse du 14 février 2008, finit par confirmer sa retraite sportive définitive[82].

L'après-tennis [modifier]

Monica Seles est à la tête d'une fortune évaluée à quarante millions de dollars en 2001[83], dont l'essentiel amassé en contrats publicitaires (Fila, Nike, Yonex, etc.).

En mars 2008, elle participe à la sixième saison de Dancing with the Stars, un jeu de téléréalité américain retransmis sur ABC[N 24],[84]. Elle se consacre, plus globalement, à la promotion de son sport[85], à des matchs amicaux[86] ou à des œuvres caritatives[87].

Dans Getting a grip, sa seconde autobiographie publiée le 21 avril 2009, elle témoigne de son long combat pour se réapproprier son corps, son estime de soi et sa féminité, après des années de dépression et de suralimentation – combat qu'elle concède n'avoir gagné qu'après sa vie de sportive de haut niveau[67]. De passage à Roland-Garros en juin 2012, pour remettre la Coupe Suzanne-Lenglen[88], elle confie à L'Équipe mag avoir précisément « repris le contrôle » d'elle-même grâce à l'écriture[89].

En décembre 2010[90], elle signe avec l'éditeur britannique Bloomsbury pour écrire une mini-série de romans jeunesse, « The Academy », relatant les péripéties sportives et sentimentales d'un groupe d'apprentis champions qui partagent le même centre d'entraînement[91]. La date de livraison du premier tome, Game On, est prévue en juin 2013[92].

Style de jeu et legs sportif [modifier]

Seles au service (Toronto - 2001)
Seles au service (Toronto - 2001)

En dépit d'un palmarès rendu incomplet par son agression[93], Monica Seles n'en a pas moins édicté, plus encore que Jennifer Capriati[N 25],[94] ou Jim Courier à la même époque, les modalités d'un tennis basé sur la puissance et la recherche du KO[95] – le « boxing tennis »[96].

Monica Seles jouait à deux mains non seulement côté revers (geste popularisé dans les années 1970 par Chris Evert[97]), mais aussi côté coup droit ; cette technique atypique[N 6],[2], restée sa marque de fabrique, lui permettait d'expédier la balle depuis les quatre coins du court, à toute allure et selon des angles improbables[98]. La première, cette attaquante de fond de court s'est attachée à s'installer le plus souvent possible à l'intérieur du terrain, dès le retour de service[99], afin de prendre le contrôle des échanges, s'ouvrir le court et déborder son adversaire en cadence[95]. Sans attendre le sommet du rebond de la balle, elle alternait avec précision les tirs « long de ligne » ou croisés et les offensives dans le contre-pied. Sa rivale, constamment pilonnée, se voyait ainsi contrainte à commettre la faute ou à lui procurer une balle courte, immédiatement sanctionnée par une accélération imparable – gifle de revers ou demi-volée haute liftée. Dotée d'un extrême sang-froid dans les moments clés, elle a fréquemment su renverser le sort de parties des plus mal engagées[100].

Rare au filet, sinon pour terminer un point déjà presque acquis, son excellent jeu de jambes et son sens de l'anticipation lui permettaient de faire preuve, dans ses jeunes années, d'une réelle pugnacité défensive : pendant les rallyes, elle n'hésitait pas à distribuer épisodiquement quelques moonballs avant de mieux réitérer ses assauts. Sur le tard, alourdie dans ses déplacements, elle usera plus volontiers, en bout de course, d'un coup droit à une main destiné à compenser le manque d'allonge induit par sa prise de raquette à deux mains[101].

De ses cris stridents lâchés à chaque frappe, Monica Seles dira enfin qu'ils lui sortent de la bouche depuis ses douze ans[102], mais qu'elle n'en retirait pour autant pas un quelconque surcroît d'efficacité. Une étude scientifique nord-américaine tendrait, à l'inverse, à démontrer que de tels cris pourraient altérer les performances de l'adversaire[103]. Si d'aucuns les jugeront exaspérants[104], d'autres y percevront à l'inverse la marque d'une rage de vaincre inébranlable[105].

Avec un investissement physique accru, les joueuses de la génération suivante, telles les sœurs Williams ou Maria Sharapova, adopteront dans leur majorité ce style de jeu coercitif[95], parfois décrié pour son caractère machinal et stéréotypé[106]. La Française Marion Bartoli, isolément[95], poussera le mimétisme jusqu'à reproduire son fameux coup droit à deux mains[N 26],[107].

Le 11 juillet 2009, Monica Seles intègre le Temple de la renommée du tennis international[108].

La rivalité Graf-Seles [modifier]

Article connexe : Steffi Graf.
Steffi Graf (Wimbledon - 2009)
Steffi Graf (Wimbledon - 2009)

Monica Seles et Steffi Graf, anciennes numéros un mondiales sur le circuit WTA, se sont affrontées à quinze occasions entre 1989 et 1999[N 27].

Réputées l'une et l'autre pour leur force de frappe impressionnante et leurs nerfs d'acier, Graf et Seles n'en avaient pas moins des styles de jeu radicalement différents[109]. La première était pourvue d'un coup droit explosif, d'un revers coupé et d'un service tranchant qui lui valurent une domination sans partage de fin 1987 à début 1990. La seconde, gauchère au tempérament teigneux, innova par sa façon de « cogner » la balle en toute occasion, en revers comme en coup droit : pendant deux années (1991-1992) et jusqu'à son agression à Hambourg en avril 1993, Seles suspend ainsi le long règne de Graf[110].

Certains observateurs n'hésiteront pas à établir de cette rivalité sportive et stylistique (bien qu'écourtée) des points communs avec celle que se livreront, chez les hommes, Roger Federer et Rafael Nadal à partir du milieu des années 2000[111].

Si l'Allemande s'est imposée à dix reprises contre Seles, notamment deux fois à Wimbledon et deux fois à l'US Open, les deux joueuses sont à égalité lors de leurs finales disputées dans les tournois du Grand Chelem (trois succès chacune, dont deux de Seles à Roland-Garros et deux de Graf à Flushing Meadows). Leur duel est pareillement équilibré sur terre battue (3-3), tandis que Graf dispose d'un net avantage sur les surfaces plus rapides, en particulier sur moquette (2-0) ou sur gazon (2-0).

Avant l'attentat de Hambourg en 1993, Graf compte six victoires pour quatre défaites face à Seles : elle est alors la seule joueuse en activité à présenter un bilan favorable contre la Yougoslave. Entre 1995 et 1999, Steffi Graf l'emporte quatre fois sur cinq, Monica Seles enregistrant son unique succès sur cette période en quart de finale de l'édition 1999 des Internationaux d'Australie[112].

Palmarès [modifier]

Monica Seles a remporté 53 titres en simple au cours de sa carrière, y compris neuf épreuves du Grand Chelem et trois Masters d'affilée (1990[17], 1991[27] et 1992[36]) : il s'agit du 9e meilleur total depuis les débuts de l'ère Open[113]. 1991 et 1992 demeurent ses meilleurs crus, avec dix succès chaque année. De novembre 1990 à février 1993, elle triomphe même dans 24 des 35 finales qu'elle atteint, en 36 tournois ; seule Jennifer Capriati réussit, sur cette période, à la priver de finale en l'éliminant en quart à Key Biscayne en mars 1992[114]. Médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Sydney[115], elle a contribué aux victoires des États-Unis en Fed Cup lors des finales de 1996[116] et 2000[117].

Avec neuf trophées en Grand Chelem, elle se classe cinquième meilleure joueuse de l'ère Open dans cette catégorie reine de tournois, distancée par Margaret Smith Court (11 victoires), Serena Williams (15), Chris Evert et Martina Navrátilová (18 chacune) et Steffi Graf (22)[118]. Fait le plus remarquable, elle a gagné huit de ces neuf titres alors qu'elle entamait à peine sa 19e année. À son vingtième anniversaire, Graf en avait décroché « seulement » six, contre cinq pour Hingis (qui en restera là), deux pour Evert et un seul pour Serena Williams ; Navrátilová allait quant à elle sur ses vingt-deux ans lorsqu'elle remporta son premier Majeur, à Wimbledon en 1978.

En double dames où elle s'est peu impliquée, elle a décroché six succès mineurs et atteint la seizième place de la spécialité, le 22 avril 1991.

En simple dames [modifier]

En double dames [modifier]

Parcours en Grand Chelem [modifier]

Parcours aux Masters [modifier]

Parcours aux Jeux olympiques [modifier]

Parcours en Fed Cup [modifier]

Parcours en Coupe Hopman [modifier]

Classements WTA [modifier]

Victoires et défaites en carrière [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. 7 mars 1988 : 1er match officiel sur le circuit WTA. 13 février 1989 : Seles devient professionnelle. 27 mai 2003 : dernier match officiel. 14 février 2008 : retraite définitive
  2. Моника Селеш en serbe cyrillique ; Monika Seleš en serbe latin ; Szeles Mónika en hongrois – où l'usage est de placer le prénom après le nom de famille (« postnom »).
  3. Seles est née en République fédérative socialiste de Yougoslavie, devenue République fédérale de Yougoslavie le 27 avril 1992. – voir : Guerres de Yougoslavie
  4. Le magazine HVG fait en outre état de la prestation de serment de nationalité hongroise par Seles en 2007, « en secret » des dirigeants du tennis hongrois.
  5. Les informations de cette partie (« L'enfance ») sont principalement issues de : Getting a grip, ch. 2 (« Girls don't play tennis »).
  6. a et b Citons les Français Marion Bartoli ou Fabrice Santoro. L'Américano-Équatorien Pancho Segura, dans les années 1950, jouait aussi un redoutable coup droit à deux mains.
  7. Seles met un terme à sa collaboration avec Bollettieri en avril 1990.
  8. Zina Garrison, au troisième tour, n'appréciera guère le geste, peu fair-play selon elle.
  9. Seles mènera 3-0 dans le troisième set. Score final pour Graf : 6-3, 3-6, 6-3
  10. a et b Jennifer Capriati détient le record de précocité en la matière (à quatorze ans et sept mois, le 29 octobre 1990), devant Andrea Jaeger, Tracy Austin, Gabriela Sabatini (ces trois dernières à moins de quinze ans et demi) et Monica Seles. – (2013 WTA media guide, p. 174)
  11. De mars à mai : Key Biscayne et San Antonio (sur dur), Tampa, Rome et Berlin (sur terre battue)
  12. Menée 6 à 2 au jeu décisif du premier set, Seles aligne six points consécutifs (oubliant de changer de côté à 6 partout) pour gagner la manche. Victoire de Seles : 7-6, 6-4
  13. Cette finale est la seule à ce jour en Grand Chelem qui a opposé deux gauchères ; l'écart d'âge entre les deux protagonistes représente également un record (17 ans pour Seles, le double pour Navrátilová).
  14. Outre Seles (1990-1992), triplé réussi par Helen Wills (1928-1930), Hilde Sperling (1935-37) et Justine Henin (2005-2007)
  15. Tauziat (en quart) et Navrátilová (en demi) estimaient ne pas entendre l'impact de la balle dans le cordage de la raquette de Seles.
  16. Un « gruntomètre », posé au bord du court par un journaliste, aurait (supposément) mesuré ses cris à 93 décibels, « autant qu'un train à moteur diesel ».
  17. Maureen Connolly, dans les années 1950, comptait sept tournois du Grand Chelem au même âge en simple dames.
  18. Domination troublée par Arantxa Sánchez Vicario pendant douze semaines en 1995
  19. a, b, c, d et e Co-numéro un avec Graf, la WTA a garanti le classement « protégé » à Seles pour ses six premiers tournois. Des dispositions transitoires favorables lui ont ensuite été consenties pour quatorze tournois supplémentaires – dans la limite de dix-huit mois à compter de son tournoi de reprise. – (2013 WTA media guide, p. 177)
  20. Seles croit s'approprier le premier set sur un ace au jeu décisif, avant de céder 8 points à 6.
  21. Seles notamment battue par la Suissesse sur un double 6-0 à l'Open de Miami en 2000
  22. Sa seule défaite au premier tour d'un Grand Chelem en simple dames
  23. En juillet 2004, membre de l'équipe des Sportimes de New York, elle perd ses neuf matchs (simple, double dames et mixte) sur la ligue WTT. Deux exhibitions se sont aussi tenues les 1er et 3 février 2005 en Nouvelle-Zélande, à Auckland et Christchurch contre la doyenne Navrátilová (deux défaites). En 2007, à nouveau contre Navrátilová : le 5 avril à Houston, le 14 septembre à la Nouvelle-Orléans, le 16 septembre à Bucarest (trois succès de Seles). En décembre 2007 à Los Angeles, elle apparaît dans quelques mini-matchs aux côtés de vedettes du tennis et de l'industrie du spectacle (Jennifer Capriati, Jeff Tarango, David Duchovny ou Gavin Rossdale).
  24. Le couple de danse qu'elle forme avec Jonathan Roberts est le premier écarté du jeu par le jury et les téléspectateurs.
  25. En demi-finale de l'US Open en 1991, Capriati et Seles ont livré une bataille dont la violence inédite des échanges demeure une référence. Victoire de Seles : 6-3, 3-6, 7-6
  26. Marion Bartoli : « Comme Monica Seles, (…) je ne joue pas de revers, seulement des coups droits, à gauche, à droite, des deux mains, avec la paume. »
  27. Les informations de cette partie sont principalement issues de : (en) Monica Seles sur le site officiel du WTA Tour(en) Monica Seles sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis.
  28. Deux éditions se sont tenues en 1986 (mars et novembre) dans le cadre d'une réforme du calendrier WTA.
  29. En date du 20 mai 2013
  30. Margaret Smith Court, qui a joué avant et après les débuts de l'ère Open en 1968, a gagné 91,4 % de ses matchs en simple ; Billie Jean King et Evonne Goolagong, plus de 81 %. – (2013 WTA media guide, p. 175)
  31. a, b et c L'abandon causé par l'agression de Hambourg est compté comme une défaite par la WTA.
  32. a et b Défaite de Seles concédée sur abandon

Références [modifier]

  1. (hu) Titokban lett magyar állampolgár Szeles Mónika, sur hvg.hu, 7 juin 2007
  2. a et b (en) Jeff Cohn, « 5 most infamous two-handed forehands of all time », sur bleacherreport.com, 9 mai 2012
  3. Yves Motte dit Fallize, « La jeunesse et le bruit », Le Soir, 9 juin 1989, p. 16 [texte intégral] 
  4. (Blue et Naden 2001, p. 21)
  5. (en) Robin Finn, « Seles improves ranking much to her surprise », The New York Times, 1er mai 1990 [texte intégral] 
  6. (en) Associated Press, « Results plus », The New York Times, 8 mars 1988 [texte intégral] 
  7. (en) United Press, « Teenager upsets Evert in final », The Ellensburg Daily Record, 1er mai 1989 [texte intégral] 
    « Monica Seles gagne à Houston », Gazette de Lausanne, 2 mai 1989, p. 23 [texte intégral] 
  8. [vidéo] Visionner la vidéo, sur ina.fr
  9. Philippe d'Espine, « Graf a tremblé jusqu'au bout », Journal de Genève, 9 juin 1989, p. 29 [texte intégral] 
    (en) Nick Stout, « Graf and Sanchez advance to Paris final », The New York Times, 9 juin 1989 [texte intégral] 
  10. Reuter, « Seles remise à sa place », Gazette de Lausanne, 4 juillet 1989, p. 25 [texte intégral] 
    (en) Robin Finn, « Sanchez to face Graf in Wimbledon rematch », The New York Times, 4 juillet 1989 [texte intégral] 
  11. « Chris Evert sans pitié », L'Express, 4 septembre 1989, p. 25 [texte intégral] 
    (en) Jim Sarni, « Goodbye girl? », Sun Sentinel, 4 septembre 1989 [texte intégral] 
  12. (en) Ken Shulman, « Navratilova upset in a 50-minute final », The New York Times, 14 mai 1990 [texte intégral] 
  13. [vidéo] Visionner la vidéo, sur ina.fr
  14. (en) Robin Finn, « Seles stuns Graf to capture French Open title », The New York Times, 10 juin 1990 [texte intégral] 
    (es) Manel Serras, « Seles, la reina más joven », El Mundo Deportivo, 10 juin 1990, p. 40-41 [texte intégral [PDF]] 
    Yves Motte dit Fallize, « Monica Seles, le dernier cri de Paris », Le Soir, 11 juin 1990, p. 29 [texte intégral] 
  15. (en) Robin Finn, « At Wimbledon, Garrison ends Seles's streak », The New York Times, 4 juillet 1990 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « Monica Seles : la fin du rêve », Gazette de Lausanne, 5 juillet 1990, p. 14 [texte intégral] 
  16. (en) Michael Janofsky, « Seles upset on Center Court… », The New York Times, 1er septembre 1990 [texte intégral] 
  17. a, b et c (en) Robin Finn, « Seles outlasts Sabatini », The New York Times, 19 novembre 1990 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « L'ère Monica Seles », Journal de Genève, 20 novembre 1990, p. 25 [texte intégral] 
  18. (2013 WTA media guide, p. 188)
  19. (en) Sandra Harwitt, « Novotna and Seles gain Australian Open final », The New York Times, 24 janvier 1991 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « Une finale Seles-Novotna », Gazette de Lausanne, 25 janvier 1991, p. 23 [texte intégral] 
  20. Paolo Leonardi, « La passe de deux pour Seles », Le Soir, 26 janvier 1991, p. 26 [texte intégral] 
    (en) Sandra Harwitt, « Seles rallies past Novotna to win Australian Open », The New York Times, 27 janvier 1991 [texte intégral] 
  21. Georges Homsi, « Seles triomphe enfin de l'ordinateur et devient no 1 », Journal de Genève, 6 mars 1991, p. 25 [texte intégral] 
    Paolo Leonardi, « Monica Seles, la joueuse du dernier cri », Le Soir, 11 mars 1991, p. 31 [texte intégral] 
  22. a et b (2013 WTA media guide, p. 174)
  23. (en) Robin Finn, « Seles wins again in Paris », The New York Times, 9 juin 1991 [texte intégral] 
    (es) Manel Serras, « Arantxa, se queda sin premio », El Mundo Deportivo, 9 juin 1991, p. 49-52 [texte intégral [PDF]] 
    Jean-François Fournier, « Concours de "bûcheronnes" », Journal de Genève, 10 juin 1991, p. 19 [texte intégral] 
  24. Georges Homsi, « De la pluie et des rumeurs », Gazette de Lausanne, 27 juin 1991, p. 27 [texte intégral] 
    Paolo Leonardi, « Quand Monica Seles défie Sherlock Holmes », Le Soir, 27 juin 1991, p. 21 [texte intégral] 
    (en) Ira Berkow, « The return of Seles, and dog », The New York Times, 19 juillet 1991 [texte intégral] 
  25. (en) Robin Finn, « Seles fined $6,000 for pulling out of Wimbledon », The New York Times, 25 juin 1991 [texte intégral] 
  26. (en) Harvey Araton, « Seles bolts past Navratilova to win US Open », The New York Times, 8 septembre 1991 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « Le Petit Chelem 1991 pour un cyclone appelé Monica », Journal de Genève, 9 septembre 1991, p. 12 [texte intégral] 
  27. a, b et c (en) Robin Finn, « Fittingly, Seles has final say in 1991 », The New York Times, 25 novembre 1991 [texte intégral] 
    Patrick Pachod, « "Navratilova n'a pas si mal joué pour son âge !" », Le Nouveau Quotidien, 26 novembre 1991, p. 26 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « Monica Seles ou le règne de l'ogresse », Gazette de Lausanne, 26 novembre 1991, p. 17 [texte intégral] 
  28. (2013 WTA media guide, p. 178-179)
  29. AFP, « Monica Seles fait le vide autour d'elle », Le Nouveau Quotidien, 26 janvier 1992, p. 29 [texte intégral] 
    (en) Sandra Harwitt, « Seles pounds Fernandez in final », The New York Times, 26 janvier 1992 [texte intégral] 
  30. (en) Robin Finn, « Graf is game, but Seles is set and match at the French », The New York Times, 7 juin 1992 [texte intégral] 
    (es) Angel Rigueira, « Seles, campeona y reina », El Mundo Deportivo, 7 juin 1992, p. 37-38 [texte intégral [PDF]] 
    (en) Nick Stout, « Seles edges Graf in an epic final », The New York Times, 8 juin 1992 [texte intégral] 
    Jean-François Fournier, « Monica céleste ! », Journal de Genève, 9 juin 1992, p. 13 [texte intégral] 
    Paolo Leonardi, « Spectacle chez les dames, comme au bon vieux temps », Le Soir, 9 juin 1992, p. 24 [texte intégral] 
  31. (en) John Roberts, « Grunt and Graf in way of Seles dream », The Independent, 3 juillet 1992 [texte intégral] 
  32. (en) « Stop that grunt! », Time, 13 juillet 1992 [texte intégral] 
    (en) Leo Schlink et Nikki Tugwell, « Is Sharapova a shriek cheat », The Daily Telegraph, 25 janvier 2007 [texte intégral] 
  33. (en) Robin Finn, « Seles bows out quietly as Graf retains title », The New York Times, 5 juillet 1992 [texte intégral] 
    Madeleine Brot, « La reine blanche », Gazette de Lausanne, 6 juillet 1992, p. 13 [texte intégral] 
    Paolo Leonardi, « Monica Seles, muette face au triomphe de Steffi Graf », Le Soir, 6 juillet 1992, p. 26 [texte intégral] 
  34. (en) Tim Adams, « Interview: Monica Seles », The Observer, 5 juillet 2009 [texte intégral] 
  35. (en) Harvey Araton, « Seles is too much, too late for Sanchez Vicario », The New York Times, 13 septembre 1992 [texte intégral] 
  36. a, b et c « Monica Seles gagne son troisième Masters consécutif », Journal de Genève, 23 novembre 1992, p. 13 [texte intégral] 
    « Monica Seles termine l'année comme elle l'a commencée », Le Soir, 23 novembre 1992, p. 34 [texte intégral] 
    (en) Sally Jenkins, « A tale of two women », Sports Illustrated, 30 novembre 1992 [texte intégral] 
  37. (en) Robin Finn, « Who's that girl? Seles's new look », The New York Times, 27 mai 1991 [texte intégral] 
    (en) Virginia Valian, Why so slow? The advancement of women, Cambridge, MIT Press, 5 février 1999, 406 p. (ISBN 9780262720311) [lire en ligne], chap. 8, p. 161 
  38. (en) Jim Sarni, « No. 1 creates tennis rock star: Monica Seles finds life at the top is different », Sun Sentinel, 26 mai 1991 [texte intégral] 
    (en) Peter Bodo, « Monica: mystery woman or material girl? », Tennis, vol. 27, no 7, novembre 1991, p. 30-34 
    Camille Desjardins, « "L'Américaine" Monica Seles ne se sent pas concernée », Le Nouveau Quotidien, 2 juin 1992, p. 25 [texte intégral] 
  39. « Le service, nouvelle arme de Monica Seles », Journal de Genève, 1er février 1993, p. 14 [texte intégral] 
  40. (en) Christopher Clarey, « Another Australian Open, another Seles title », The New York Times, 30 janvier 1993 [texte intégral] 
  41. (en) Associated Press, « Seles again shows Navratilova the New Order », Los Angeles Times, 15 février 1993 [texte intégral] 
  42. « Navratilova bat Seles ! », Gazette de Lausanne, 22 février 1993, p. 9 [texte intégral] 
    (en) Ian Thomsen, « For Navratilova, a victory over Seles for the ages », The New York Times, 22 février 1993 [texte intégral] 
  43. (en) Robin Finn, « Finally, Seles feels fit again », The New York Times, 12 avril 1993 [texte intégral] 
  44. (es) « Apuñalan a Seles », El Mundo Deportivo, 1er mai 1993, p. 1-4 [texte intégral [PDF]] 
    Paolo Leonardi, « L'agression de Monica Seles (à Hambourg) suscite bien des interrogations », Le Soir, 3 mai 1993, p. 25 [texte intégral] 
    (en) Sally Jenkins, « Savage assault », Sports Illustrated, 10 mai 1993 [texte intégral] 
  45. Olivier Breisacher, « Les Internationaux de France : l'ombre de Monica Seles plane », Journal de Genève, 29 mai 1993, p. 17 [texte intégral] 
  46. (en) Robin Finn, « Graf battles back to win French final », The New York Times, 6 juin 1993 [texte intégral] 
  47. « L'agresseur de Monica Seles a gagné », Le Nouveau Quotidien, 7 juin 1993, p. 26 [texte intégral] 
  48. (en) Associated Press, « Seles ready to discuss her treatment », The New York Times, 5 mai 1993 [texte intégral] 
  49. a et b (en) Scott L. Price, « The return », Sports Illustrated, 17 juillet 1995 [texte intégral] 
  50. Paolo Leonardi, « Monica Seles, dépressive, a du mal à oublier le passé », Le Soir, 24 mars 1995, p. 29 [texte intégral] 
    (From fear to victory, p. 27)
  51. (en) Robin Finn, « Seles struggles with injury and WTA decision », The New York Times, 30 mai 1993 [texte intégral] 
  52. (en) « Seles's attacker gets suspended two-year sentence », The New York Times, 14 octobre 1993 [texte intégral] 
    (en) Stephen Kinzer, « Seles's assailant gets suspended sentence », The New York Times, 4 avril 1995 [texte intégral] 
  53. « Seles en mai ? », Le Soir, 16 janvier 1995, p. 27 [texte intégral] 
  54. (en) Robin Finn, « Seles out of crucible and onto the court », The New York Times, 23 mai 1999 [texte intégral] 
  55. (en) Rebecca Johnson, « Net worth », Vogue, avril 2009 [texte intégral] 
  56. « Seles américaine », Le Soir, 18 mars 1994, p. 21 [texte intégral] 
    (2013 WTA media guide, p. 248)
  57. (en) WTA under fire from Seles, sur news.bbc.co.uk, 16 novembre 2000
  58. « Monica Seles absente, la suprématie de Steffi Graf devient insolente », Gazette de Lausanne, 13 septembre 1993, p. 13 [texte intégral] 
    (en) David Higdon, « Women's tennis misses Seles as Graf wins again », Sun Sentinel, 30 janvier 1994 [texte intégral] 
    (en) Mike Downey, « No Seles, too much Graf robbing women's tennis », Los Angeles Times, 2 mai 1994 [texte intégral] 
    (en) Sally Jenkins, « Do not disturb », Sports Illustrated, 23 mai 1994 [texte intégral] 
    (en) John Roberts, « Seles' comeback crucial to women's game », The Independent, 29 juillet 1995 [texte intégral] 
  59. (en) Julie Cart, « Now there's more of Monica to love: a few extra pounds and a better serve are about the only things different… », Los Angeles Times, 30 juillet 1995 [texte intégral] 
  60. « Retour gagnant pour Monica Seles », Journal de Genève, 31 juillet 1993, p. 8 [texte intégral] 
  61. Laurent Ducret, « Monica Seles retrouve le circuit », Le Nouveau Quotidien, 14 août 1995, p. 19 [texte intégral] 
  62. AFP, « Seles : premier tournoi, première victoire », Le Soir, 21 août 1995, p. 26 [texte intégral] 
    (en) Robin Finn, « No contest: Seles roars down comeback trail », The New York Times, 21 août 1995 [texte intégral] 
  63. « Monica Seles comme Jordan et Tyson », Gazette de Lausanne, 28 août 1995, p. 9 [texte intégral] 
    Camille Desjardins, « Monica Seles est de retour : Flushing Meadow l'accueille comme une reine », Le Nouveau Quotidien, 30 août 1995, p. 21 [texte intégral] 
  64. (en) Andrea Dorfman et Steve Wulf, « A very happy return », Time, 18 septembre 1995 [texte intégral] 
    « Monica Seles n'empêche pas Steffi Graf de vaincre à New York », Journal de Genève, 11 septembre 1995, p. 12 [texte intégral] 
  65. (en) Christopher Clarey, « Return complete, Seles takes title », The New York Times, 27 janvier 1996 [texte intégral] 
    (es) « Ahí está », El Mundo Deportivo, 28 janvier 1996, p. 47-48 [texte intégral [PDF]] 
    Jacques Hereng, « Le bonheur était dans le Park… », Le Soir, 29 janvier 1996, p. 21 [texte intégral] 
  66. (en) Robin Finn, « A pessimistic Seles calls '96 season dismal », The New York Times, 13 novembre 1996 [texte intégral] 
    Georges Homsi, « Monica Seles n'a plus le mordant qui la distinguait de ses adversaires », Gazette de Lausanne, 21 novembre 1997, p. 17 [texte intégral] 
    (en) The force of youth: Seles before and after, sur tennis.com, 24 juillet 2009
  67. a et b (en) Monica Seles, « I ballooned from size 8 to 18 after I was stabbed by a fan… », sur dailymail.co.uk, 6 mai 2009 – voir aussi : Getting a grip
  68. « À Wimbledon, Monica Seles craque à nouveau nerveusement », Journal de Genève, 27 juin 1996, p. 17 [texte intégral] 
    AFP, « Hingis OK, Seles KO », sur lalibre.be, 2 septembre 2001
  69. Christian Losson, « Les éclairs de Steffi Graf foudroient Monica Seles », Libération, 9 septembre 1996 [texte intégral] 
    (en) Harvey Araton, « Graf is leaving no doubt about just who is No. 1 », The New York Times, 9 septembre 1996 [texte intégral] 
  70. (en) Charlie Nobles, « Seles shoots blanks in loss to Hingis », The New York Times, 31 mars 2000 [texte intégral] 
  71. (en) Michael Arkush, « Resurgent Seles falters in final with Davenport », The New York Times, 13 août 2001 [texte intégral] 
  72. (en) Robin Finn, « Serena Williams sizes up Seles, and wins », The New York Times, 9 septembre 1999 [texte intégral] 
    (en) Jack Cavanaugh, « Venus Williams displays power at Pilot Pen », The New York Times, 27 août 2000 [texte intégral] 
  73. (en) Robin Finn, « Karolj Seles, 64, tennis coach who led daughter to No. 1 », The New York Times, 16 mai 1998 [texte intégral] 
  74. Mathieu Lindon, « Seles renvoie Hingis à ses études », Libération, 5 juin 1998 [texte intégral] 
    Laurent Chasteaux, « Monica Seles, la dame en noir est en finale », L'Humanité, 5 juin 1998 [texte intégral] 
  75. (en) Robin Finn, « Seles wins Sanchez Vicario's sympathy, but not the title », The New York Times, 7 juin 1998 [texte intégral] 
    (es) « Arantxa conquistó París por tercera vez », El Mundo Deportivo, 7 juin 1998, p. 1-5 [texte intégral [PDF]] 
    Damien Lesur, « Sanchez sort de terre », Libération, 8 juin 1998 [texte intégral] 
  76. (en) Associated Press, « Seles quits in Rome with foot injury », The Augusta Chronicle, 15 mai 2003 [texte intégral] 
  77. (en) Seles suffers shock defeat, sur news.bbc.co.uk, 27 mai 2003
  78. (en) Steve Galluzzo, « Tennis stars at Riviera », sur palisadespost.com, 12 décembre 2007
  79. (en) Melissa Murphy, « Seles aims for comeback in 2006 or may retire », sur usatoday.com, 13 décembre 2005
    « Seles aussi ? », L'Impartial, 3 janvier 2006, p. 19 [texte intégral] 
  80. (en) Colin Banks, « Seles doesn't rule out return to Fed Cup play », sur fedcup.com, 20 octobre 2005
  81. (en) Bill Dwyre, « At 34, Seles aims for a tennis comeback », Los Angeles Times, 3 décembre 2007 [texte intégral] 
    « Retour sur les courts ? », L'Express, 5 décembre 2007, p. 36 [texte intégral] 
  82. (en) Seles announces retirement from professional tennis, sur wtatour.com, 14 février 2008
  83. (en) Geraldine Fabrikant, « Talking money with Monica Seles », The New York Times, 25 février 2001 [texte intégral] 
  84. (en) Christopher Rocchio, « Dancing with the Stars eliminates Penn Jillette and Monica Seles », sur realitytvworld.com, 26 mars 2008
    (en) Kayla Webley, « Top 10 terrible Dancing with the Stars contestants », sur time.com, 23 novembre 2010 [vidéo]
  85. (en) Monica Seles, sur laureus.com
    (en) Stuart Newman, « Former tennis star Seles adds voice to sport security body advisory board », sur insidethegames.biz, 9 septembre 2012
  86. James Bisson, « Navratilova, Seles, Williams et Wozniak disputent un match amical », sur cyberpresse.ca, 18 août 2009
    Julien Giovanella, « Quatre drôles de dames », sur lequipe.fr, 12 février 2012
    (en) Bahamas Open, « Tennis legends to make history », sur thebahamasweekly.com, 23 février 2012
  87. (en) Seles spends day at New York charity, sur wtatour.com, 13 mars 2009
    (en) Monica Seles tennis super icon re-joins IIMSAM as a goodwill ambassador (official press release), sur iimsam.org, 2 juillet 2010 [PDF]
    (en) Ellen DeGeneres supports Great Ape Protection and Cost Savings Act, sur pcrm.org, mars 2012
  88. AFP, « Roland-Garros : Seles et Wilander à l'honneur », sur lefigaro.fr, 21 mai 2012
  89. Seles : « J'ai repris le contrôle. », sur lequipe.fr, 8 juin 2012
  90. (en) Rachel Deahl, « Bloomsbury nabs YA series by Monica Seles », sur publishersweekly.com, 17 décembre 2010
  91. (en) Novelist Monica, sur nypost.com, 7 janvier 2011
  92. (en) Charlotte Williams, « Bloomsbury hopes for smash hit from Seles », sur thebookseller.com, 1er février 2013
  93. (en) Jon Wertheim, « Saluting Seles », sur sportsillustrated.cnn.com, 20 février 2008
    (en) Matt Cronin, « Navratilova: Seles would have won most Slams », sur tennis.com, 1er mai 2013
  94. (en) Thomas Skuzinski, « US Open Tennis: the 10 greatest matchs of all time », sur bleacherreport.com, 2 septembre 2011 [vidéo]
    (en) Joseph Hight, « Jennifer Capriati tennis teen sensation the biggest comeback kid of all time », sur examiner.com, 17 juillet 2012
  95. a, b, c et d (Clarey 2008)
  96. Philippe d'Espine, « Seles nouvelle reine de Paris », Journal de Genève, 11 juin 1990, p. 11 [texte intégral] 
  97. (en) Chris Evert sur le site officiel du International Tennis Hall of Fame
  98. (en) Wayne Coffey, « Monica Seles, who won her last US Open 20 years ago… », The New York Daily News, 25 août 2012 [texte intégral] 
  99. (en) Van Sias, « Roger Federer and 10 of tennis' most lethal returners of the Open era », sur bleacherreport.com, 4 mai 2012
  100. (en) Elliott Almond, « Seles, on ropes, escapes when Kijimuta falters », Los Angeles Times, 1er juin 1992 [texte intégral] 
    (en) Jim Sarni, « Seles rallies past Sabatini champion, Graf to play for title », Sun Sentinel, 5 juin 1992 [texte intégral] 
    (en) Christopher Clarey, « Seles escapes, barely, to face Huber in final », The New York Times, 26 janvier 1996 [texte intégral] 
    (en) Beth Harris, « Seles survives extreme heat in three-set win », sur apnewsarchive.com, 6 août 1997
    (en) « Seles survives to end Williams' reign », The Daily Telegraph, 11 août 2001 [texte intégral] 
  101. (en) « Plus tennis: Seles wins title and unveils a shot », The New York Times, 24 juillet 2000 [texte intégral] 
  102. (en) Entretien du 31 août 1992, sur asapsports.com
  103. (en) Scott Sinnett et Alan Kingstone, « A preliminary investigation regarding the effect of tennis grunting: does white noise during a tennis shot have a negative impact on shot perception? », PLOS One, Warren H. Meck, université Duke (États-Unis), 1er octobre 2010 [lien DOI] 
  104. (en) Robin Finn, « Seles reflects on critical shots », The New York Times, 19 juillet 1992 [texte intégral] 
    (en) Jim White, « Wimbledon 2009: ladies' game may damage your health », The Daily Telegraph, 23 juin 2009 [texte intégral] 
  105. (en) Wesley Morris, « Wha-unhhh! A defense of the tennis grunt », The Boston Globe, 21 juin 2009 [texte intégral] 
  106. Ariel Ditchi, « Justine Henin, le retour », Libération, 22 septembre 2009 [texte intégral] 
    (en) Christopher Mayers, « Womens tennis suffers from stereotypes », sur blogs.bettor.com
    Christian Despont, « Les défauts de la pugnacité féminine garantie d'usine », Le Temps, 5 septembre 2008 [texte intégral] 
  107. Pierre Grundmann, « Marion Bartoli, jeune fille au père », Libération, 14 janvier 2012 [texte intégral] 
  108. (en) Bud Collins, « Seles at head of class », The Boston Globe, 11 juillet 2009 [texte intégral] 
  109. Les matchs de légende : Seles au bout du suspens, sur lequipe.fr, 28 mai 2012 [vidéo]
  110. (en) Steffi Graf and Monica Seles, sur open-tennis.com
    (en) Ten great tennis rivalries, sur independent.ie, 8 juillet 2008
  111. (en) Avnish Anand, « Was Graf-Seles a precursor to Federer-Nadal rivalry? », sur isport.in, 20 juin 2010
    (en) Charles Lin, « Did Steffi Graf and Monica Seles influence the modern men's game? », sur essentialtennis.com, 30 novembre 2012
  112. (en) Christopher Clarey, « Seles crushes Graf to prolong Australian Open streak », The New York Times, 28 janvier 1999 [texte intégral] 
  113. (2013 WTA media guide, p. 182)
  114. (en) Robin Finn, « Capriati soundly beats No. 1 Seles in Lipton », The New York Times, 19 mars 1992 [texte intégral] 
  115. a et b (en) Selena Roberts, « Venus Williams streaking with gold », The New York Times, 27 septembre 2000 [texte intégral] 
    (en) Florence Kane, « Olympic nostalgia: tennis player Monica Seles », sur vogue.com, 26 juin 2012
  116. a et b (en) Robin Finn, « Seles makes the difference in Fed Cup », The New York Times, 30 septembre 1996 [texte intégral] 
  117. a et b (en) Michael Arkush, « US gets revenge and wins Fed Cup », The New York Times, 26 novembre 2000 [texte intégral] 
  118. (2013 WTA media guide, p. 191)
  119. (en) Stephen Nidetz, « Hingis outlasts Seles in finale », The Chicago Tribune, 20 novembre 2000 [texte intégral] 
  120. (en) Thomas Bonk, « Seles is barred from Olympics », Los Angeles Times, 17 août 1991 [texte intégral] 
  121. (en) Bill Dwyre, « Seles' body English tells the story », Los Angeles Times, 30 juillet 1996 [texte intégral] 
  122. (en) Results: Hopman Cup III (27th Dec. 1990 - 4th Jan. 1991), sur hopmancup.com
  123. (en) Results: Hopman Cup XIII (30th Dec. 2000 - 6th Jan. 2001), sur hopmancup.com
  124. (en) Results: Hopman Cup XIV (29th Dec. 2001 - 5th Jan. 2002), sur hopmancup.com
  125. (en) Notes & Netcords, St. Petersburg, WTA Tour, 17 février 2003 [lire en ligne]  [PDF]
  126. (2013 WTA media guide, p. 173)

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

Ouvrages de Monica Seles :

Ouvrages ou articles consacrés à Monica Seles :

  • (en) Joe Layden, Return of a champion: the Monica Seles story, New York, St. Martin's Press, juillet 1996, 275 p. (ISBN 9780312960025) 
  • (en) Rose Blue et Corinne J. Naden (préf. James Brady), Monica Seles, New York, Chelsea House Publishers, coll. « Overcoming adversity », 15 décembre 2001, 1re éd., 104 p. (ISBN 9780791058992) [lire en ligne]  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (de) Sven Felix Kellerhoff, Attentäter : mit einer Kugel die Welt verändern, Cologne, Böhlau Verlag, 2003, 1re éd., 330 p. (ISBN 9783412030032) [lire en ligne], chap. 2  [PDF]
  • (en) Warren Co, The cruelest irony: Monica Seles and her struggle with German justice, Berkeley Law, mars 2008, 30 p. [lire en ligne]  [PDF]
  • (en) Christopher Clarey, « Monica Seles: a bubbling career pierced with a knife », The New York Times, 5 novembre 2008 [texte intégral]  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Ouvrage de référence :

  • (en) Kevin Fischer (rédacteur en chef) et al., 2013 WTA media guide, St. Petersburg, WTA Tour, 2013, 258 p. [lire en ligne]  [PDF] Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 16 mars 2013 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.