Steffi Graf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Graf.
Stefanie Graf
Stefanie Graf
Steffi Graf en 2012.
Carrière professionnelle
1982 – 1999[1]
Nationalité Allemagne de l'Ouest Allemagne de l’Ouest
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Naissance 14 juin 1969 (45 ans)
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Mannheim
Surnom Fraulein Forehand
Taille / poids 1,75 m (5 9) / 60 kg (132 lb)
Prise de raquette Droitière, revers à une main
Gains en tournois 21 891 306 $
Hall of Fame Membre depuis 2004
Palmarès
En simple
Titres 107
Finales perdues 31
Meilleur classement 1re (17/08/1987)
En double
Titres 11
Finales perdues 7
Meilleur classement 3e (02/03/1987)
Meilleurs résultats en Grand Chelem
Aust. R-G. Wim. US.
Simple V (4) V (6) V (7) V (5)
Double 1/2 F (3) V (1) 1/2
Mixte 1/8 1/16 1/2 1/32
Médailles olympiques
Simple 1 [2] 1
Double 1
Titres par équipe nationale
Fed Cup 2 (1987, 1992)
Hopman Cup 1 (1993)

Stefanie Maria Graf, dite Steffi Graf, est une joueuse de tennis allemande, née le 14 juin 1969 à Mannheim en république fédérale d'Allemagne dont la carrière professionnelle s'étend de 1982 à 1999.

Elle a été la plus longue numéro 1 mondiale de l'histoire de la WTA en nombre de saisons (8), de semaines consécutives (186) et de semaines cumulées (377), et a remporté 107 titres en simple dames, dont 22 titres du Grand Chelem, ce qui constitue le record en ère Open hommes et femmes confondus, et le deuxième meilleur résultat toutes époques confondues, derrière Margaret Smith Court (24 titres).

Elle a été également victorieuse de 5 Masters, et s'est adjugée 3 médailles en simple (2 en or et 1 d'argent) lors de trois Jeux olympiques différents (1984[2], 1988, et 1992), ce qui fait d'elle la recordwoman en nombre de titres Majeurs en simple, avec 28 trophées.

Seule joueuse de l'histoire à détenir au minimum quatre titres dans chaque tournoi du Grand Chelem, elle possède en sus le deuxième meilleur résultat en ère Open dans cinq majeurs : Open d'Australie (4 titres), Roland Garros (6 titres), Wimbledon, (7 titres), US Open (5 titres), et les Masters (5 titres).

Steffi Graf a été sacrée Championne du Monde par la FIT à sept reprises (record), entre 1987 et 1996.

Elle est considérée comme l'une des plus grandes joueuses de tous les temps, étant la seule tenniswoman à avoir réalisé le Grand Chelem doré (1988) en remportant les quatre tournois du Grand Chelem et le titre olympique dans la même année. Outre ce Grand Chelem calendaire, elle a réalisé également quatre Petits Chelems en 1989, 1993, 1995, et 1996, ainsi qu'un Grand Chelem sur deux ans (1993-1994).

En décembre 1999, Graf a été élue  « Plus grande joueuse de tennis du vingtième siècle » par un panel d'experts de l'Associated Press.

Elle a fait son entrée au Tennis Hall of Fame en 2004.

Steffi Graf devient la compagne d'Andre Agassi après leurs victoires simultanées à Roland Garros 1999. Elle prend sa retraite sportive deux mois après cet ultime succès en Grand Chelem, et le couple se marie en 2001. Ils ont deux enfants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Steffi Graf commence le tennis à l'âge de quatre ans, entraînée par son père. À treize ans, elle est la plus jeune joueuse à recevoir un rang au classement mondial (124e) et devient professionnelle le 18 octobre 1982.

Avec 22 tournois du Grand Chelem remportés dans sa carrière, Steffi Graf est la deuxième joueuse la plus titrée derrière la championne australienne Margaret Smith Court. En 1988, elle devient la troisième femme à réaliser le Grand Chelem (après Maureen Connolly en 1953 et Margaret Smith Court en 1970), en battant Chris Evert à l'Open d'Australie, Natasha Zvereva à Roland Garros, Martina Navrátilová à Wimbledon, et Gabriela Sabatini à l'US Open.

La même année, et toujours contre Sabatini, elle gagne la médaille d'or aux Jeux olympiques d'été de Séoul. Elle réalise ainsi ce que l'on a appelé le Golden Grand Slam (Grand Chelem d'or), inédit. Elle est également la seule joueuse avec Serena Williams et Maria Sharapova, à réussir un Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes. Elle a ensuite réalisé un deuxième Grand Chelem, à cheval sur deux années entre 1993 et 1994.

Steffi Graf a aussi triomphé à cinq reprises aux Masters en 1987, 1989, 1993, 1995 et 1996.

Elle a établi plusieurs records (femmes et hommes confondus). Elle a su rester dans le top 2 au classement mondial de fin d'année de la WTA sur plus de dix années consécutives, de mars 1987 à juin 1997. Elle a été numéro un mondiale sur dix années différentes : 1987, 1988, 1989, 1990, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997. Elle a terminé huit saisons à la place de numéro un mondiale : 1987, 1988, 1989, 1990, 1993, 1994, 1995 et 1996.

De Roland Garros 1987 à Roland Garros 1990, elle a joué 13 finales du Grand Chelem consécutives.

Enfin en simple, elle a remporté 13 Wimbledon et Roland Garros confondus.

Elle s'est retirée de la compétition le 13 août 1999. Steffi Graf a remporté 107 titres en simple dans sa carrière et est restée 377 semaines (dont 186 consécutives) à la place de numéro 1 mondiale, battant le record précédent de Navrátilová (331 semaines).

Elle s'est mariée au joueur de tennis Andre Agassi avec qui elle a eu deux enfants, une fille et un fils.

Carrière tennistique[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Steffi a été lancée dans le tennis par son père, Peter Graf, un concessionnaire et assureur automobile, ainsi qu'apprenti entraîneur de tennis. À l'âge de trois ans, il commence à lui enseigner les gestes tennistiques avec une raquette en bois, dans la salle de séjour. Steffi entre sur un court dès l'âge de quatre ans et joue son premier tournoi à cinq. Elle est championne d'Allemagne minime en 1981, obtient régulièrement des victoires au niveau junior et, en 1982 à seulement 12 ans, remporte le championnat européen des 12-18 ans.

Steffi Graf joue son premier tournoi professionnel à 13 ans, en octobre 1982 à Filderstadt, en Allemagne qu'elle perd face à l'ancienne numéro un mondiale Tracy Austin en deux sets, 6-4, 6-0. Après le match, Austin doute publiquement des capacités de Graf, arguant qu'on trouve des « centaines » de jeunes comme elle aux États-Unis.

Au début de sa première année complète en tant que joueuse professionnelle, en 1983, Steffi Graf est classée au 124e rang mondial. Bien que n'ayant remporté aucun tournoi pendant les trois années qui suivent, elle renforce son jeu et son classement progresse régulièrement : no 98 fin 1983, no 22 fin 1984 et no 6 fin 1985. En 1984, elle représente l'Allemagne de l'Ouest aux Jeux olympiques d'été de Los angeles alors que le tennis y est présenté en démonstration. Elle y remporte la médaille d'or.
Son planning est alors surveillé de près par son père qui souhaite limiter ses prestations et éviter ainsi que sa fille ne brûle son énergie en se dispersant dans de trop nombreux matchs, comme d'autres jeunes joueuses avant elle. En 1985, par exemple, elle ne joue que 10 tournois jusqu'à l'US Open alors que Sabatini en a joué 21 pendant la même période. Cette stratégie s'avère payante puisqu'elle parvient en demi-finale de l'US Open seulement battue par la numéro un mondiale Martina Navrátilová, après avoir écarté au tour précédent Pam Shriver (qui l'avait battu deux mois plus tôt à Wimbledon).

Son père surveille son agenda privé, privilégiant ainsi une concentration maximale sur les entraînements et le jeu. Travaillant avec son père et son entraîneur Pavel Složil, Graf s'exerce spécifiquement quatre heures par jour, sortant directement d'un aéroport pour se rendre sur les courts d'entraînement. Cette méthode l'empêche de nouer des liens sur le circuit à ses débuts, mais contribue probablement à l'amélioration régulière de la qualité de son jeu.

L'ascension au plus haut niveau[modifier | modifier le code]

Steffi Graf à Wimbledon en mai 2009.

Graf remporte son premier tournoi du circuit en avril 1986, à Hilton Head en Caroline du Sud, en battant successivement les numéros deux et trois mondiales, Hana Mandlíková en demi-finale et Chris Evert en finale. Elle enchaîne avec trois victoires en tournoi dont Berlin où elle écarte à nouveau Mandlikova et surtout la numéro un mondiale Martina Navrátilová en finale. Elle arrive ainsi à Roland Garros avec un statut de favorite mais est battue pour la première fois en sept rencontres par Mandlikova en quart de finale. Navrátilová prend sa revanche en demi-finale de l'US Open en trois sets serrés (6-1, 6-7, 7-6). Graf continue sa moisson de victoires avec trois tournois gagnés consécutivement et parvient en finale des Masters où Navrátilová s'impose à nouveau, cette fois-ci aisément. Elle finit l'année classée no 3 mondiale, derrière Evert et Navrátilová. Seules trois joueuses ont réussi à la battre en 1986, les championnes Evert, Navrátilová et Mandlikova.

L'arme principale de Graf est constituée par son coup droit puissant qui lui vaut le surnom de Fraulein Forehand (Mademoiselle Coup Droit). Avec le temps, elle développe aussi un excellent revers slicé considéré comme l'un des meilleurs du circuit. Son service s'améliore aussi, devenant précis et puissant (record à 170 km/h). Autres atouts, elle se forge une excellente condition physique, avec une extraordinaire vitesse de déplacement.

L'année de la percée[modifier | modifier le code]

1987 est une année quasi parfaite avec seulement deux défaites concédées, en finale des deux tournois les plus prestigieux à Wimbledon et à l'US Open, face à Navrátilová. Au cours de la saison, l'ancienne numéro un mondiale Chris Evert ne parvient pas à lui prendre le moindre set en trois rencontres. Elle entame l'année très fort, remportant six tournois jusqu'à Roland Garros, où elle bat en finale la no 1 mondiale Martina Navrátilová au terme d'un match épique conclu en trois sets (6-4, 4-6, 8-6). Martina Navrátilová prend ensuite sa revanche lors des finales de Wimbledon et de l'US Open mais perd sa première place au classement mondial pendant l'été à la suite de la victoire de Graf sur Evert en finale du tournoi de Los Angeles. Graf commence ainsi un règne de 186 semaines au premier rang mondial, seulement détronée par Monica Seles en mars 1991. En 1987, Steffi Graf contribue aussi à la victoire de la RFA en Fed Cup. Elle conclut l'année sur une brillante victoire aux masters de New York face à l'argentine Sabatini.

Grand Chelem[modifier | modifier le code]

1988 est l'année où Steffi Graf est à l'apogée de sa carrière. Elle commence par remporter l'Open d'Australie, puis le tournoi de Key Biscayne, battant la numéro trois mondiale Chris Evert en deux sets à chaque fois en finale. Elle échoue ensuite à deux reprises face à Sabatini sur terre battue, aux tournois de Boca Raton et Hilton Head. À Roland Garros, elle prend sa revanche en 1/2 finale sur Sabatini et conserve son titre en atomisant la jeune finaliste Natalia Zvereva, trop nerveuse devant l'enjeu, 6-0, 6-0 en 34 minutes (Record de durée minimale). Vient ensuite Wimbledon, que Martina Navrátilová domine de ses 6 titres consécutifs (1982-1987). Après un début difficile, Graf prend l'ascendant et remporte la victoire 5-7, 6-2, 6-1. Elle triomphe enfin à l'US Open face à Sabatini en trois sets, 6-3, 3-6, 6-1, parvenant ainsi à remporter ce qu'on appelle le Grand Chelem (être victorieux des 4 tournois majeurs du circuit professionnel la même année). Seules deux femmes l'ont réalisé avant elle, Maureen Connolly en 1953 et Margaret Court en 1970. Un défi supplémentaire attend cependant Steffi Graf, avec la finale du tournoi olympique remportée face à Sabatini, 6-3, 6-3, qui lui permet d'obtenir la médaille d'or de cette discipline, devenue compétition officielle. Cette performance globale en 1988 est baptisée par les médias Golden Slam (le Chelem d'Or). À noter que les deux Grands Chelems de Connolly et Court ont été réalisés lors d'années non olympiques. Cette année 1988 Steffi remporte aussi son seul titre du Grand Chelem en double, à Wimbledon aux côtés de Sabatini. Associée à Claudia Kohde-Kilsch, elle rapporte aussi la médaille de bronze en double des Olympiades.

Nouveaux défis[modifier | modifier le code]

Graf entame l'année avec une 5e victoire d'affilée, en remportant l'Open d'Australie, où elle bat aisément Helena Suková, 6-4, 6-4. L'enchaînement des victoires prend fin à Roland Garros où une prétendante de 16 ans, Arantxa Sánchez Vicario remporte le titre en trois sets serrés 7-6, 3-6, 7-5. Cependant Graf retrouve rapidement la voie du succès à Wimbledon et l'US open, chaque fois contre Navrátilová en trois sets.

Steffi Graf poursuit sa moisson de victoires en écartant la surprenante Mary Joe Fernández en finale de Melbourne au début de l'année 1990. Pourtant, à Roland-Garros, elle chute à nouveau en finale contre Monica Seles, une jeune joueuse de 16 ans. À Wimbledon, elle échoue en demi-finale face à Zina Garrison. Elle parvient encore en finale de l'US Open mais perd contre Sabatini cette fois-ci. Des ennuis familiaux mettent à mal sa concentration pour le tennis durant l'année, son père se trouvant pointé du doigt dans une affaire de paternité (avérée inexacte) pendant le tournoi de Berlin. Bien que Graf reste la numéro un, sa réputation d'invincibilité s'effrite sérieusement.

L'accumulation de blessures, de problèmes personnels et d'une baisse de forme rend l'année 1991 rude pour Steffi Graf. Monica Seles s'affirme alors et prend les devants au classement mondial dès mars. Remportant trois tournois du Grand Chelem, elle détrône Graf qui reste numéro deux. Monica Seles ne joua pas à Wimbledon où Steffi Graf obtient sa seule victoire de l'année en Grand Chelem contre Sabatini dans un match très serré, 6-4, 3-6, 8-6.

1992 est la 2e année où Graf doit se contenter du second rôle derrière Monica Seles sur le circuit. Monica Seles remporte à nouveau les internationaux d'Australie, de France et des États-Unis. Graf échoue face à Seles en finale de Roland Garros au terme d'un match à suspens conclu 10-8 au 3e set. Graf prend une revanche éclatante à Wimbledon un mois plus tard sur gazon en remportant le match 6-2, 6-1. Aux Jeux olympiques de Barcelone, Graf perd la finale contre Jennifer Capriati, ramenant la médaille d'argent et complétant ainsi sa collection. Avec l'équipe d'Allemagne, Graf décroche aussi un autre titre de Fed Cup. Arantxa Sanchez l'écarte en 1/4 de finale de l'US Open et Graf finit la saison au deuxième rang mondial.

Tout concourt à penser que Monica Seles va poursuivre sa domination en 1993, quand elle bat Graf en trois sets en Australie en finale. Pourtant un événement sans précédent fait basculer la carrière de Seles le 30 avril 1993, ouvrant à nouveau la voie à Graf. Seles est victime d'une agression au couteau lors de son quart de finale contre Magdalena Maleeva au tournoi de Hambourg, lors du changement de côté. Un individu émergeant de la foule la poignarde entre les épaules. Seles finira par se rétablir mais sans pouvoir rattraper le temps perdu ni reprendre sa domination. L'agresseur, un Allemand de 38 ans mentalement instable et nommé Günter Parche, déclare alors avoir voulu aider Graf à récupérer sa place de no 1, détenue par Seles depuis deux ans. Steffi rend visite à Monica à l'hôpital, mais ne fait que des commentaires publics minimums à propos de l'attaque. Elle atteint la finale du tournoi cette même semaine, perdue contre Arantxa Sánchez Vicario.

Deuxième période de domination[modifier | modifier le code]

Alors que Monica Seles reste éloignée des cours pendant 28 mois, Graf remporte les 3 tournois du Grand Chelem restant en 1993 et récupère la place de no 1.

1994 est une saison en demi-teinte. En janvier, Steffi Graf bat Arantxa Sánchez en Australie, remportant pour la deuxième fois quatre tournois du Grand Chelem successivement, ce qui fait d'elle, la seule joueuse à avoir réussi le grand chelem à deux reprises. Cependant, elle perd en demi-finale à Roland Garros contre Mary Pierce et, de manière plus surprenante au premier tour de Wimbledon face à Lori McNeil, spécialiste du jeu sur gazon. Arantxa prend ensuite sa revanche en finale de l'US Open en trois sets après que Steffi eut largement dominé la première partie du match.

En 1995, Graf démarre par un forfait en Australie pour cause de blessure. Dès lors, elle décide de moins jouer pour éviter les risques de blessure et privilégie ainsi les grandes compétitions. Elle ne joue que 11 tournois pendant la saison 95, mais en remporte 9, ne cédant que deux défaites dans l'année, face aux joueuses sud africaines Amanda Coetzer à Toronto et Mariaan de Swardt à Brighton. Graf domine à nouveau nettement le tennis féminin mondial, avec des victoires à Roland Garros et Wimbledon, à chaque fois contre Sánchez. La finale de Wimbledon est particulièrement disputée, avec un 11e jeu du 3e set long de 20 minutes d'un combat serré, et Graf l'emporte finalement 4-6, 6-1, 7-5. Puis à l'US Open, elle réalise le petit chelem contre Monica Seles, revenue sur le circuit quelques semaines plus tôt (avec une victoire à Toronto contre Coetzer en finale), lors d'une finale dramatique conclue sur le score de 7-6, 0-6, 6-3. En fin d'année, elle assied sa domination en gagnant son quatrième Masters contre sa compatriote Anke Huber en 5 sets 6/1 2/6 6/1 4/6 6/3 et 2h46 de jeu.

À nouveau, Steffi Graf rencontre des difficultés sur le plan personnel avec son père accusé de fraude fiscale en Allemagne. Son père, qui gère ses finances, écope de 45 mois de prison (il en fit 25). Le procureur ne retient pas de charges contre Steffi Graf en 1997, et elle accepte de verser 1,3 million de Deutsche Mark d'arriérés (environ 660 000 euros) à l'État et à une œuvre de charité.

En 1996 Steffi manque encore l'Open d'Australie à cause d'une blessure mais remporte les trois autres tournois du Grand Chelem, conservant donc ses titres de l'année précédente. Dans une finale de Roland Garros devenue classique entre Steffi Graf et Arantxa Sánchez, celle-ci a sa chance en servant deux fois pour le titre mais Graf reste la plus forte et s'impose 6-3, 6-7, 10-8. Vainqueur de la plus courte finale de Roland Garros en 1988 (34 min), celle de 1996 devint donc la plus longue : 3 h 04 min. À Wimbledon, elle gagne contre la même adversaire cette fois-ci en deux sets. À l'US Open, elle écarte Monica Seles, encore en deux sets. Comme l'année précédente, elle conclut la saison par une victoire aux Masters en cinq sets face à Martina Hingis, future numéro un mondiale quelques mois plus tard en mars 1997.

Connue pour son professionnalisme de l'approche du jeu, Graf a démontré toutefois un certain sens de l'humour. Ainsi, quand dans un match serré de la demi-finale contre Kimiko Date à Wimbledon 1996 un spectateur s'écria: « Steffi, veux-tu m'épouser ? », tout le stade explosa de rire. Steffi attrapa la balle qu'elle faisait rebondir et, se tournant vers son fan, lui cria: « Combien d'argent avez-vous ? ». Graf perdit le set mais remporta le match 6-2, 2-6, 6-3.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

La fin de carrière de Graf est perturbée par de nombreuses blessures, notamment au dos et aux genoux. Cela ne l'empêche pas de remporter encore quelques grandes victoires avant de mettre un terme à sa carrière.

En mars 1997 elle perd sa place de no 1 au profit de Martina Hingis et échoue dans la quête d'un titre du Grand Chelem pendant toute la saison, pour la première fois depuis 10 ans. Elle ne remporte qu'un seul titre à Strasbourg et chute à la 28e place mondiale en fin de saison.

Après avoir manqué le début de la saison 1998, elle se reprend et termine l'année classée no 9 mondiale grâce à trois victoires à New Haven, Leipzig et Philadelphie. À New Haven, elle parvient à écarter successivement les numéros deux et trois mondiales Lindsay Davenport et Jana Novotná, à chaque fois en deux manches. En fin d'année, elle triomphe à Philadelphie à la suite de victoires sur Lindsay Davenport devenue numéro un mondiale et Martina Hingis, numéro deux. Mais Graf déçoit à nouveau en grand chelem, s'inclinant avant les quarts de finale face à Natasha Zvereva à Wimbledon et Patty Schnyder à l'US Open.

Mais Graf garde encore quelques bons moments en réserve pour finir en beauté sa carrière lors du tournoi de Roland Garros en 1999. Elle écarte tout d'abord difficilement sa vieille rivale Monica Seles en demi-finale, puis Martina Hingis lors d'une finale bien mal engagée. Elle renverse le cours du match contre la jeune Suissesse et remporte son dernier tournoi du grand chelem en 3 sets, 4-6, 7-5, 6-2 dans une ambiance indescriptible. C'est également à l'issue de cette victoire qu'elle entame une liaison avec Andre Agassi qui remporte le simple hommes. Ce moment semble être sa plus satisfaisante victoire en Grand Chelem d'après ses dires. Elle poursuit sur sa lancée à Wimbledon, avec des victoires sur Kim Clijsters et Venus Williams (gagnante du tournoi l'année suivante), ne perdant qu'en finale face à la numéro un mondiale Lindsay Davenport.

Des blessures chroniques refusant de disparaître, Graf annonce sa retraite en août 1999. Elle est revenue au plus haut niveau et termine sa carrière no 3 mondiale.

Durant sa carrière elle a remporté 107 victoires en simple et 11 en double. 22 tournois du Grand Chelem grandissent ce palmarès. Son rapport victoires/défaites est de 900 contre 115. Elle est restée no 1 pendant 377 semaines, incluant un record de 186 semaines d'affilée (d'août 1987 à mars 1991), record absolu tous sexes confondus jusqu'au 27 août 2007, où elle est battue par Roger Federer avec 237 semaines.

Elle a terminé numéro un mondiale à huit reprises (1987-1990, puis 1993-1996) en fin de saison, record absolu devant Navrátilová, elle-même numéro un à sept reprises avant elle (1978-1979, puis 1982-1986).

L'après tennis[modifier | modifier le code]

Steffi Graf à Roland-Garros (Journée Benny Berthet 2005)

Graf s'est mariée le 22 octobre 2001 avec Andre Agassi à Las Vegas, avec leurs mères respectives pour seuls témoins. Leur premier enfant, un fils nommé Jaden Gil, est né le 26 octobre 2001 et leur fille, Jaz Elle, est née le 3 octobre 2003.

Graf est la fondatrice de Children for tomorrow[3], une association à but non lucratif qui a pour objectif de supporter et de déployer des projets visant à aider les enfants victimes des traumatismes des guerres ou de l'exil, de la persécution ou des violences. Elle est aussi ambassadrice du World Wildlife Fund (WWF). Elle a fait une apparition dans le film Otto, der Außerfriesische, adore les animaux, et est active dans le monde de la mode, proposant sa propre ligne d'articles.

Graf a été intronisée membre du International Tennis Hall of Fame en 2004.

En 2007, elle pose avec son mari Andre Agassi sous l'œil du photographe Annie Leibovitz pour la campagne institutionnelle du groupe Louis Vuitton. Par cette campagne axée sur le thème du voyage, ils invitent le public à partager leur amour pour la ville de New York dans un roman photo[4].

Pour le tennis, elle participe à quelques apparitions en exhibition (liste non exhaustive) :

Principales confrontations[modifier | modifier le code]

De ses débuts sur le circuit professionnel en 1982 à sa retraite en juillet 1999, Steffi Graf a remporté 902 matchs et en a perdu 115, soit un ratio de victoires de 88,7%, la plaçant en deuxième position dans l'histoire du tennis féminin après Chris Evert (90,1%).

Graf est l'une des rares joueuses à posséder, contre les grandes joueuses de son temps, un résultat en face à face soit positif, soit équilibré. On peut néanmoins dénombrer 11 face à face négatifs, contre les joueuses suivantes :  Jo Durie (3 victoires pour 4 défaites), Melissa Brown, Nerida Gregory, Kate Latham, Beverly Mould, Barbara Romano, Patty Schnyder, Liz Smylie, Shelly Walpole, Corinne Vanier, et Wendy Turnbull (1 victoire pour 2 défaites).

Joueuse Meilleur classement Confrontations Victoires Défaites Pourcentage de victoires Période de confrontation
Drapeau : États-Unis Chris Evert 1 15 9 6 60% 1985-1989
Drapeau : Tchécoslovaquie/Drapeau : États-Unis Martina Navrátilová 1 18 9 9 50% 1985-1994
Drapeau : Argentine Gabriela Sabatini 3 40 29 11 72,5% 1985-1995
Drapeau : Tchécoslovaquie/Drapeau : Australie Hana Mandlíková 3 9 8 1 88,9% 1986-1989
Drapeau : Tchécoslovaquie Jana Novotná 2 33 29 4 87,8% 1987-1999
Drapeau : Espagne Arantxa Sánchez Vicario 1 36 28 8 77,7% 1988-1996
Drapeau : Espagne Conchita Martínez 2 14 13 1 92,8% 1989-1996
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie/Drapeau : États-Unis Monica Seles 1 15 10 5 66,6% 1989-1999
Drapeau : États-Unis Jennifer Capriati 1 11 10 1 90,9% 1990-1999
Drapeau : France Mary Pierce 3 6 4 2 66,7% 1993-1995
Drapeau : États-Unis Lindsay Davenport 1 15 9 6 60% 1994-1999
Drapeau : Suisse Martina Hingis 1 10 7 3 70% 1995-1999
Drapeau : États-Unis Venus Williams 1 5 3 2 60% 1996-1999
Drapeau : États-Unis Serena Williams 1 2 * 1 1 50% 1999

* Steffi Graf et Serena Williams se sont affrontées trois fois au cours de leurs carrières, la dernière confrontation remontant à la demi-finale du tournoi exhibition de Hong Kong en 1999, au terme de laquelle l'allemande s'est imposée 6-2, 7-6. Graf mène donc 2-1 face à l'américaine, mais ce tournoi n'étant pas classé WTA, le résultat n'est donc pas officiellement reconnu.

La rivalité Seles-Graf[modifier | modifier le code]

Article connexe : Monica Seles.
Monica Seles (San Antonio - 1991)
Monica Seles (San Antonio - 1991)

Steffi Graf et Monica Seles, anciennes numéros un mondiales sur le circuit WTA, se sont affrontées à quinze occasions entre 1989 et 1999[5].

Réputées l'une et l'autre pour leur force de frappe impressionnante et leurs nerfs d'acier, Graf et Seles n'en avaient pas moins des styles de jeu radicalement différents. La première était pourvue d'un coup droit explosif, d'un revers coupé et d'un service tranchant qui lui valurent une domination sans partage de fin 1987 à début 1990. La seconde, gauchère au tempérament teigneux, innova par sa façon de « cogner » la balle en toute occasion, en revers comme en coup droit : pendant deux années (1991-1992) et jusqu'à son agression à Hambourg en avril 1993, Seles suspend ainsi le long règne de Graf[6],[7],[8].

Certains observateurs n'hésiteront pas à établir de cette rivalité sportive et stylistique (bien qu'écourtée) des points communs avec celle que se livreront Roger Federer et Rafael Nadal dès le mitan des années 2000[9],[10].

Si l'Allemande s'est imposée à dix reprises contre Seles, notamment deux fois à Wimbledon et deux fois à l'US Open, les deux joueuses sont à égalité lors de leurs finales disputées dans les tournois du Grand Chelem (trois succès chacune, dont deux de Seles à Roland-Garros et deux de Graf à Flushing Meadows). Leur duel est pareillement équilibré sur terre battue (3-3), tandis que Graf dipose d'un net avantage sur les surfaces plus rapides, en particulier sur moquette (2-0) ou sur gazon (2-0).

Avant l'attentat de Hambourg en 1993, Graf compte six victoires pour quatre défaites face à Seles : elle est alors la seule joueuse en activité à présenter un bilan favorable contre la Yougoslave. Entre 1995 et 1999, Steffi Graf l'emporte quatre fois sur cinq, Monica Seles enregistrant son unique succès sur cette période en quart de finale de l'édition 1999 des Internationaux d'Australie.

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Steffi Graf en 2009.

Steffi Graf était une joueuse polyvalente dotée d'excellentes capacités athlétiques (elle pratiqua très sérieusement la course sur 400 mètres dans sa jeunesse), dont notamment sa vitesse de déplacement, son jeu de jambes, et son endurance dans l'échange. Attaquante de fond de court, elle n'hésitait pas à monter à la volée aux moments opportuns et faisait preuve d'un remarquable toucher.

Son service, puissant et frappé à plat, était particulièrement précis, lui permettant de marquer des aces à 180 km/h à une époque où beaucoup de joueuses se contentaient d'une simple mise en jeu. Ce service était caractérisé par un lancer de balle très haut et une gestuelle "mécanique" qui lui offrait une grande rigueur et une parfaite régularité dans cet exercice.

Son coup droit fut l'un des plus dévastateurs du circuit féminin des années 1980 et 90.

Son fameux revers coupé était quant à lui l'une des clés de voûte de son système de jeu : régulièrement attaquée sur ce revers, le slice lui permettait de mieux absorber l'attaque, de casser le rythme de l'échange, de perturber son adversaire de par l'effet prodigué, et lui laissait en sus le temps de se replacer dans l'axe. Ses relances en revers slicé court croisé lui furent d'ailleurs particulièrement profitables sur gazon.

Dotée d'une capacité d'adaptation exceptionnelle, Steffi Graf sut imposer son jeu sur toutes les surfaces et dans tous les contextes : dur outdoor, dur indoor, terre battue et gazon. Cette faculté lui permit d'ailleurs de réaliser le doublé Roland-Garros/Wimbledon à quatre reprises.

Si Martina Navrátilová a été la plus grande joueuse sur gazon et dur indoor, Chris Evert la plus régulière sur terre battue, et Serena Williams la plus efficace sur dur outdoor, Graf est la seule à avoir totalement dominé l'ensemble de ces surfaces.

Mais Steffi Graf fut également capable de dominer les différents styles de jeu de ses adversaires : les attaquantes, à l'instar de Martina Navrátilová ou Jana Novotná, les tacticiennes polyvalentes comme Chris Evert ou Martina Hingis, les spécialistes sur terre battue comme Arantxa Sánchez Vicario ou Conchita Martinez, les joueuses complètes à l'instar de Gabriela Sabatini, mais également les joueuses puissantes de fond de court telles que Monica Seles, Jennifer Capriati, Mary Pierce ou Lindsay Davenport.

Records[modifier | modifier le code]

1 - Classement WTA et FIT

  • Record de saisons terminées au rang de Numéro 1 Mondiale WTA : 8, en 1987, 1988, 1989, 1990, 1993, 1994, 1995, et 1996.
  • Record de semaines au rang de Numéro 1 Mondiale WTA : 377.
  • Record de semaines consécutives au rang de Numéro 1 Mondiale WTA : 186, de août 1987 à mars 1991.
  • Record de titres de Championne du Monde FIT : 7, en 1987, 1988, 1989, 1990, 1993, 1995, et 1996.

2 - Grands Chelems, Petits Chelems et Majeurs

  • Record de titres majeurs : 28, (22 titres du Grand Chelem, 5 Masters, 1 médaille d'or olympique).
  • Record de titres du Grand Chelem en ère Open : 22.
  • Record de médailles olympiques en simple : 3, en 1984[2] et 1988 (or), et 1992 (argent).
  • Seule joueuse à avoir réalisé le Grand Chelem calendaire sur quatre surfaces différentes : 1988.
  • Seule joueuse à avoir réalisé un Grand Chelem doré : 1988.
  • Record de Petits Chelems : 4, en 1989, 1993, 1995, 1996.
  • Record du nombre de séries de victoires consécutives dans les majeurs : 5 (6 majeurs consécutifs entre 1987 et 1988, 5 entre 1993 et 1994, 4 entre 1989 et 1990, 4 en 1995, et 4 en 1996).
  • Record de Grands Chelems de finales : 3, en 1988, 1989, et 1993.

3 - Tournois du Grand Chelem

  • Seule joueuse à détenir au minimum 4 titres dans chaque tournoi du Grand Chelem.
  • Record de doublés Roland-Garros et Wimbledon dans la même saison : 4, en 1988, 1993, 1995, et 1996.
  • Record de titres sur le doublé Roland-Garros/Wimbledon : 13, (6 Roland-Garros et 7 Wimbledon).
  • Record du pourcentage de titres au tournoi de Wimbledon : 50% (7 titres pour 14 participations).
  • Record du ratio de victoires au tournoi de Wimbledon : 90,4 % (83 matchs, 75 victoires pour 8 défaites).
  • Record de titres consécutifs à l'Open d'Australie : 3, de 1988 à 1990.
  • Record de sets consécutifs remportés en Grand Chelem : 40, en 1988.
  • Record de sets consécutifs remportés à l'Open d'Australie : 39, entre 1988 et 1990.

4 - Finales, demi-finales et quarts de finales en Grand Chelem

  • Record de finales disputées à Roland-Garros : 9, en 1987, 1988, 1989, 1990, 1992, 1993, 1995, 1996, et 1999.
  • Record de finales consécutives disputées en Grand Chelem : 13, entre 1987 et 1993.
  • Record de finales disputées en Grand Chelem sur surface dure : 13 (5 à l'Open d'Australie et 8 à l'US Open).
  • Record de finales disputées en tournoi olympique : 3, en 1984, 1988, et 1992.
  • Record de finales consécutives disputées à Roland-Garros : 4, de 1987 à 1990.
  • Record du pourcentage de finales disputées au tournoi de Wimbledon : 64,3% (9 finales pour 14 participations).
  • Record du pourcentage de finales disputées à l'US Open : 57,1% (8 finales pour 14 participations).
  • Record de demi-finales consécutives disputées à Roland-Garros : 10, entre 1987 et 1996.
  • Record de quarts de finale disputés à Roland-Garros : 13.
  • Record de quarts de finale consécutifs disputés à Roland-Garros : 12, entre 1986 et 1997.
  • Record de quarts de finale consécutifs disputés en Grand Chelem : 19, entre 1987 et 1991.

5 - Autres

  • Plus jeune vainqueur d'un match dans un tournoi du Grand Chelem : 13 ans et 10 mois, à Roland-Garros en 1983.
  • Record du pourcentage de victoires en carrière sur surface dure : 90,3% (335 victoires pour 36 défaites).
  • Seule joueuse à détenir au minimum 85% de victoires en carrière sur chaque surface : 90,3% sur dur, 90,1% sur terre battue, 85% sur gazon, 89,1% sur moquette.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En simple dames[modifier | modifier le code]

En double dames[modifier | modifier le code]

En double mixte[modifier | modifier le code]

Parcours en Grand Chelem[modifier | modifier le code]

Parcours aux Masters[modifier | modifier le code]

Parcours aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe de la Fédération[modifier | modifier le code]

Classements WTA[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 18 octobre 1982 (Graf devient professionnelle) ; 13 août 1999 (retraite définitive)
  2. a, b et c Steffi Graf a remporté le tournoi olympique de Séoul en 1988, mais aussi le tournoi olympique de Los Angeles quatre ans plus tôt. En 1984 le tennis était réintroduit en tant que sport de démonstration et exclusivement autorisé aux joueurs âgés de moins de vingt ans. Même si les médailles ont bien été remises, ce titre n'est pas officiellement reconnu.
  3. Children for tomorrow
  4. Accessible depuis le site Louis Vuittton
  5. Les informations de cette partie sont principalement issues de : (en) Steffi Graf sur le site officiel du WTA Tour(en) Steffi Graf sur le site officiel de la Fédération internationale de tennis.
  6. (en) « Steffi Graf and Monica Seles », sur open-tennis.com
  7. (en) Charles Lin, « Did Steffi Graf and Monica Seles influence the modern men's game? », sur essentialtennis.com,‎ 30 novembre 2012
  8. (en) « Ten great tennis rivalries », sur independent.ie,‎ 8 juillet 2008
  9. (en) Charles Lin, « Did Steffi Graf and Monica Seles influence the modern men's game? », sur essentialtennis.com,‎ 30 novembre 2012
  10. (en) Avnish Anand, « Was Graf-Seles a precursor to Federer-Nadal rivalry? », sur isport.in,‎ 20 juin 2010
  11. a, b, c, d et e Pour chaque tournoi, la date indiquée correspond à la première journée, en général un lundi.
  12. Épreuve ITF
  13. a, b, c, d, e et f L'Open d'Australie est organisé en décembre de 1978 à 1985.
  14. a et b L'Open d'Australie n'est pas organisé en 1986.
  15. a et b Pas de tableau double mixte à l’Open d'Australie de 1970 à 1985.
  16. Épreuve en démonstration, les médailles ne sont pas comptabilisées dans les classements par pays.
  17. Petite finale non disputée : les deux équipes se partagent la médaille de bronze.
  18. Co-numéro un avec Seles sur décision de la WTA

Liens externes[modifier | modifier le code]