Gameloft

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Gameloft
Image illustrative de l'article Gameloft

Création 1999
Fondateurs Michel Guillemot
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Stéphane Roussel (PDG)
Actionnaires Vivendi (95,94 %)[1]
Activité Industrie vidéoludique
Produits Jeux vidéo téléchargeables pour mobiles et plateformes digitales
Société mère Vivendi
Sociétés sœurs Dailymotion, Groupe Canal+, Universal Music Group, Digitick, Wengo, Radionomy
Effectif 6 000 employés, dont plus de 3 800 développeurs
Site web www.gameloft.com

Fonds propres 114,1 millions € (2015)[2]
Chiffre d’affaires en augmentation 256,2 millions € (2015)[2]
+13 % vs 2014
Résultat net en diminution -24,2 millions € (2015)[2]

Gameloft est une entreprise de développement et d'édition de jeux vidéo téléchargeables, appartenant au groupe Vivendi.

L'entreprise est fondée en 1999 par Michel Guillemot, cofondateur de la société Ubisoft et frère de son PDG, Yves Guillemot. Gameloft compte 6 000 employés dont plus de 3 800 développeurs. L'entreprise possède sept studios principaux de développement aux États-Unis, au Canada, en Roumanie, au Mexique, en France, en Chine et au Japon.

Activités[modifier | modifier le code]

Fondé en 1999 par Michel Guillemot et ses quatre frères, leader dans le domaine des jeux à télécharger sur mobiles, Gameloft conçoit des jeux pour toutes les plateformes numériques : téléphones mobiles, smartphones, tablettes (incluant les technologies Apple iOS, Android et Windows), box triple play et TV connectées.

Gameloft possède ses propres franchises comme Asphalt, Order & Chaos, Modern Combat ou Dungeon Hunter, et travaille également en collaboration avec les plus grands ayant-droits internationaux dont Universal, Illumination Entertainment, Disney, Marvel, Hasbro, Fox Digital Entertainment, Mattel ou encore Ferrari.

Gameloft possède un réseau de distribution complet : des accords directs avec plus de 200 opérateurs dans plus de 118 pays, avec toutes les grandes boutiques d'applications en ligne (dont l'App Store, Google Play, Windows Store et Amazon), les principaux fabricants de mobiles, smartphones et tablettes, des réseaux sociaux, et des fabricants de TV connectées et de boxes triple play.

Historique[modifier | modifier le code]

En avril 2000, Gameloft acquiert 80 % du capital de L'Odyssée Interactive[3], société alors éditrice du site Jeuxvideo.com. Michel Guillemot, devient le gérant de L'Odyssée Interactive ainsi que l'administrateur de Jeuxvideo.com[4].

Dès 2003, plus de 100 téléphones sont supportés et l'entreprise est rentable.

En 2004, Gameloft lance le premier opus de la franchise Asphalt. La même année, l'entreprise propose pour la première fois des jeux en 3D et du multijoueur en temps réel.

En mai 2006, Gameloft cède Jeuxvideo.com, elle est rachetée par le groupe publicitaire Hi-media à hauteur de 88 % du capital pour un montant de 22,87 millions d'euros[5].

En 2008, Gameloft amorce avec succès le virage du smartphone et de l'interface tactile. Gameloft sera la première société à lancer 6 jeux sur l’App Store d’Apple à son ouverture le 9 juillet 2008[6]. Pour la première fois, le chiffre d'affaires annuel de la société dépasse la barre des 100 millions d'euros[7].

Durant le premier trimestre fiscal 2012, Gameloft connait une hausse de 59 % des ventes de ses jeux sur smartphones et tablettes par rapport à la même période en 2011[8].

Rachat par Vivendi[modifier | modifier le code]

En octobre 2015, Vivendi acquiert une participation de 10,2 %, et investit également dans Ubisoft[9].

En février 2016, Vivendi dépose une offre non-sollicitée de rachat de Gameloft par le biais d'une offre publique d'achat. À la suite de la déclaration de conformité de l'Autorité des marchés financiers[10], Gameloft refuse cette offre après réunion avec son conseil d'administration et justifie cette décision en invoquant 4 raisons :

  • un manque d'activité-pivot majeur avec Gameloft ;
  • offre trop faible[11] ;
  • tentative de déstabilisation de l'entreprise par Vivendi ;
  • Vivendi a, depuis octobre 2015, trompé et lésé les actionnaires minoritaires[12].

Le 20 juin 2016, la réussite du rachat est confirmée, Vivendi possédant 95,94 % du capital de l'entreprise[13],[14].

Studios[modifier | modifier le code]

Au 1er mars 2016, Gameloft possédait 21 studios de développement dans le monde et employait plus de 6 000 collaborateurs[15].

Gameloft Montréal comptait 415 employés début 2014[16].

Jeux développés et/ou édités[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de jeux Gameloft.

Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

Données boursières[modifier | modifier le code]

Gameloft était jusqu'au côté à la Bourse de Paris, retrait suite à l'OPA hostile de Vivendi[17]. Il faisait partie des indices CAC Small, CAC Mid & Small, CAC All-tradable et son code Valeur ISIN était FR0000079600.

  • Actionnaires principaux (en juin 2016) :
    • Vivendi : 95,94 %
    • Famille Guillemot : ? %
    • Amber Capital : ? %
    • FMR LLC : ? %
    • Montanaro Asset Management Limited : ? %
    • DnB NOR Asset Management : ? %
    • FIL Limited : ?%
    • Allianz Global Investors : ? %
Données boursières au 1er janvier
Années 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014
Nombre d'actions cotées en millions 73,6 74,7 75,082 924 77,105 980 81,818 524 84,028 824 87,051 522
Capitalisation boursière en millions d'euros 421

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en milliers d'euros
Années 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Chiffre d'affaires 96 071 110 332 121 972 140 958 164 357 208 315 233 296 227 279 256 175
Résultat opérationnel -267 352 7 712 14 568 14 532 14 850 23 595 -4 877 -11 477
Résultat net part du groupe -4 080 -1 809 5 972 13 566 18 225 9 280 7 526 -6 355 -24 177

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « GAMELOFT SE », sur Euronext (consulté le 27 décembre 2016)
  2. a, b et c « Gameloft Résultats Annuels 2015 », Boursorama,‎ (lire en ligne)
  3. « JeuxVidéo.com dans le portefeuille d'Ubisoft », sur Journal du Net,‎
  4. [PDF] Assemblée Générale Mixte des actionnaires du 24 mai 2012
  5. « Gameloft cède sa filiale Jeuxvideo.com pour 22,87 millions d'euros », sur Les Échos,‎
  6. « Le jeu très mobile de Gameloft », sur Le Monde.fr,‎
  7. « Gameloft intègre l'indice SBF 120 », sur Gameloft,‎
  8. « Gameloft en plein boom », Jeuxvideo.com,‎ (lire en ligne)
  9. « Vivendi se renforce dans les jeux vidéo avec Ubisoft et Gameloft », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. « L'OPA de Vivendi sur Gameloft, jugée conforme, s'ouvrira lundi », sur L'Informaticien,‎
  11. « Gameloft tacle l'offre de rachat de Vivendi, jugée trop basse », Next Impact,‎ (lire en ligne)
  12. Prisma Media, « Réaction du Conseil d'Administration de Gameloft à l'Offre Publique d'Achat de Vivendi », sur Capital.fr,‎
  13. « Vivendi sort vainqueur de son OPA hostile sur Gameloft », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  14. « Gameloft : Vivendi en mesure d'obtenir 61,7 % du capital, selon l'AMF », Next Impact,‎ (lire en ligne)
  15. « Gameloft 2018: Présentation de la stratégie de développement », AFJV,‎ (lire en ligne)
  16. Jean-Philippe Décarie, « GameLoft créera 100 emplois à Montréal », La Presse,‎ (lire en ligne)
  17. « Gameloft : fin de partie en Bourse », Boursorama,‎ (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]