Neuf Cegetel

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Page d'aide sur l'homonymie Pour Neuf Cegetel depuis 2009, voir SFR.
Neuf Cegetel
Image illustrative de l'article Neuf Cegetel

Création 2005
Dates clés 2008 : fusion avec SFR
Disparition 2009
Personnages clés Frank Esser, Michel Paulin, Jacques Veyrat
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau de la France Boulogne-Billancourt Voir et modifier les données sur Wikidata (France)
Actionnaires Jusqu'en 2007 :
SFR 40,5 %, LDCom 29,5 %
Après le  :
SFR 100 %[1]
Activité Opérateur de télécommunications
Produits Neuf, Neuf Cegetel entreprises
Filiales Jet Multimédia, LD Collectivités, Wengo, Efixo, Fibres Optiques Défense
Effectif 2 645 (hors Jet Multimedia et AMSE)
Site web - neuf-ci

Neuf Cegetel était une entreprise française de télécommunications fondée en 2005 par la fusion-acquisition de Neuf Telecom avec Cegetel. Elle a disparu en 2009 avec la fusion dans le groupe SFR.

Historique[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Neuf (entreprise) et Cegetel.

Neuf Cegetel voit le jour le , lors de la fusion entre Neuf Télécom de Cegetel, qui regroupait l'activité de téléphonie fixe et internet de SFR[2]. Le feu vert des autorités de la concurrence est obtenu le et le est dévoilée l'identité visuelle du groupe, dont le président a été Jacques Veyrat et le directeur général Michel Paulin.

En échange de la scission de Cegetel, SFR récupère 28 % du capital de Neuf Cegetel, puis monte à 40,48 % après divers rachats de parts minoritaires. LDCom, filiale du Groupe Louis-Dreyfus, propriétaire de Neuf Télécom avant la fusion, en possède 29,5 %.

Neuf Cegetel lance sa propre offre de téléphonie mobile et prend le contrôle de AOL France en 2006[3], de Club Internet et des activités internet de de Tele 2 France en 2007[4].

D'autre part, Neuf Cegetel a mis la main sur deux petites sociétés de télécoms : Tradingcom, qui fait du trading de minutes (pour environ 2 millions d'Euros) et OzoneParis, spécialiste du Wi-Fi sur Paris, pour environ 10 millions d'euros.

En décembre 2007, le groupe Louis-Dreyfus signe avec SFR un accord de cession de ses parts dans Neuf Cegetel, soit 29,5 % du capital[5]. Cette cession intervient en décembre 2007 ; SFR devient alors l'actionnaire majoritaire de Neuf Cegetel. Cela a entraîné la démission des trois administrateurs du Groupe Louis-Dreyfus dont celle du P-DG Jacques Veyrat, remplacé par le P-DG de SFR, Frank Esser.

En mai 2008, SFR lance une OPA simplifiée sur le flottant en Bourse de Neuf Cegetel, 20,13 % du capital, en vue d'obtenir la totalité des actions de cette dernière. À la fin de cet OPA, le nouvel ensemble SFR + Neuf Cegetel pèsait 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires, et était le premier opérateur alternatif (non issu des opérateurs historiques) en Europe[6].

Depuis juillet 2008, SFR détient 100 % des parts de Neuf Cegetel et se présente donc comme le principal concurrent d'Orange, cela lui permet également de devenir un opérateur intégré, à l'image d'Orange, c'est-à-dire proposant des services comprenant de la téléphonie mobile et de l'accès fixe à Internet. Depuis octobre 2008 SFR commercialise des offres par l'intermédiaire de Neuf Cegetel ; le , Neuf Cegetel est devenu SFR.

Chiffres clés[modifier | modifier le code]

en M€ 2007[7] 2006 2005 variation 07/06 chiffres mars 2008
Chiffre d’affaires 3 348 2 897 2 752 2 579 +16 %
CA Opérateurs 871 1 054 1 106 1 134 -17 % 200 clients opérateurs français et internationaux
CA Entreprises 1 039 971 908 848 +7 % 179 000 sites d'entreprise
CA Particuliers 1 438 872 738 598 +65 % 5 millions de clients dont 3,294 millions ADSL
EBITDA 728 544 234 162 +34 %

Filiales[modifier | modifier le code]

Autres raisons sociales liées historiquement à Neuf Cegetel[modifier | modifier le code]

Mises en cause et controverses[modifier | modifier le code]

Le , sur plainte de l'UFC Que Choisir, le Tribunal de Nanterre a condamné en première instance la société Neuf Télécom pour diverses clauses illicites et abusives contenues dans ses conditions générales. Le jugement a été affiché sur le site de Neuf Télécom durant un mois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Le Flanchec, Le Cas SFR-Cegetel, Revue Française de Gestion, 2004