Claude Bébéar
| Président d'honneur (d) Institut Montaigne | |
|---|---|
| - | |
| Président d'honneur (d) AXA | |
| - | |
| Président d'honneur (d) Orchestre à l'école | |
| à partir de | |
| Président Institut Montaigne | |
| - | |
| Président du conseil de surveillance AXA | |
| - | |
| Conseiller municipal de Rouen | |
| - | |
| Président-directeur général AXA | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinctions |
Claude Bébéar, né le à Issac (Dordogne) et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un homme d'affaires français.
Il est responsable de la fusion de plusieurs compagnies d'assurance, jusqu'à la création d'Axa Assurances[1]. En 2000, il confie les rênes d'Axa à Henri de Castries et en devient le président d'honneur.
Claude Bébéar est parfois surnommé le parrain du capitalisme français[2],[3].
Biographie
[modifier | modifier le code]Enfance et études
[modifier | modifier le code]Claude Bébéar naît le à Issac, en Dordogne, dans une famille d'instituteurs. Son nom de famille, unique en France, aurait été donné à son arrière-grand-père lorsque celui-ci a été recueilli par des religieuses[4].
Il fait ses études au lycée Gay-Lussac de Limoges.
Après être entré à l'École polytechnique (Promotion X 1955) et avoir fait son service militaire en Algérie[5], il entre au groupe des Anciennes Mutuelles d'assurances.
En 1958, il passe le diplôme de l'Institut des actuaires de Paris.
Carrière professionnelle
[modifier | modifier le code]En 1975, il est nommé directeur général des Anciennes Mutuelles, qui deviennent par la suite les Mutuelles unies[6],[7].
En 1982, il prend la présidence du groupe Drouot[8].
En 1985, il crée Axa qui, de fusions en fusions et avec des aux « raids » hostiles, finit par absorber l'UAP et devient le premier groupe français d'assurance[9]. L'internationalisation du groupe se poursuit[10].
En 1999, Claude Bébéar prend le contrôle de la treizième société d'assurance-vie japonaise, la Nippon Dantai.
En , il confie les rênes de la présidence du directoire d'Axa à Henri de Castries et devient président du conseil de surveillance d'Axa. Par ailleurs, il crée, avec Alain Mérieux et Henri Lachmann, l'Institut Montaigne qu'il préside, un groupe de réflexion politique[11]. Il est également membre du comité de soutien de l'institut Turgot, un laboratoire d'idées libéral[12].
En 2002, Claude Bébéar est considéré comme l'un des principaux acteurs de la chute du PDG de Vivendi Universal, Jean-Marie Messier[13]. Le prêt d'un avion privé de Vivendi, équipé d'une douche, aurait déclenché la décision de Claude Bébéar qui aurait dit : « Il représente un danger pour la place de Paris… il faut avoir sa peau[14]. »
La même année, au cours d'une discussion sur l'an 2000, il évoque le « suicide démographique » de la race blanche[15].
En 2008, il devient président d'honneur de l'association Orchestre à l'école[16].
Fin de vie
[modifier | modifier le code]Claude Bébéar meurt le , à l'âge de 90 ans[17],[18],[19].
Mécénat
[modifier | modifier le code]En 1986, il crée et préside jusqu'en l'Institut de mécénat de solidarité, devenu aujourd'hui Les entreprises pour la Cité, qui héberge le secrétariat général de la Charte de la diversité.
En 1997, George H. W. Bush lui remet le Point of Light Award, (prix qui récompense l'entreprise « la plus en pointe dans le domaine du mécénat humanitaire ». C'est alors la première fois qu'il est remis à une entreprise non américaine[20]).
Affaires judiciaires
[modifier | modifier le code]Le , il est mis en examen avec Henri de Castries pour « blanchiment de capitaux aggravé » dans l’affaire PanEuroLife[21], ce qui lui vaut de passer une nuit en cellule. Cette affaire s'est soldée par un non-lieu général[22].
Vie privée
[modifier | modifier le code]À la fois épicurien et catholique pratiquant[23], Claude Bébéar est marié et père de cinq enfants (son épouse Catherine est morte en 2016).
Positions politiques
[modifier | modifier le code]En 1989, il est élu conseiller municipal de Rouen sur la liste du maire centriste sortant, Jean Lecanuet. Celui-ci, qui considérait Claude Bébéar comme un promoteur exemplaire de la capitale haut-normande auprès des industriels, aurait envisagé d'en faire son successeur à la mairie de Rouen mais l'entrepreneur démissionne en , sans même aller jusqu'au terme de son mandat local[24].
En 2013, d'après Le Canard enchaîné, Claude Bébéar financerait de façon importante La Manif pour tous, mouvement opposé au mariage pour tous[25].
En , dans une tribune publiée dans Les Échos, Claude Bébéar apporte publiquement son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle[26],[27].
Clubs
[modifier | modifier le code]Il est membre de l'Académie des sports ainsi que du club Le Siècle.
Mandats sociaux
[modifier | modifier le code]- Business Angels des Cités et Alliance Transport et Accompagnement.
- Administrateur de Schneider Electric.
- Président d'honneur de l'association NQT.
Patrimoine et revenus
[modifier | modifier le code]D'après sa déclaration à la suite de sa nomination au conseil des sages mis en place par le Medef[28] :
- retraite Axa 438 000 € ;
- jetons de présence Mutuelles Axa, BNP-Paribas, Schneider et Vivendi 360 000 € ;
- 3 340 000 options sur titre Axa ;
- son patrimoine s’élève à 106 millions d’euros[29]. Mais selon le Canard Enchaîné, qui l'écrit dans l'article « Le grand chef des goinfres », sa fortune pourrait s'élever à un milliard d'euros[30],[31].
Distinctions
[modifier | modifier le code]
Grand officier de la Légion d'honneur ()[32].
Officier de l'ordre national du Mérite (décret du 9 mai 1988).
Claude Bébéar est membre du comité d'honneur de la revue littéraire Le Cerf-volant.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Tancrède Blondé, « Claude Bébéar ou l'As de la croissance externe »
- ↑ Sylvie Ramadier, « Les trois visages de Claude Bébéar », sur Les Echos,
- ↑ Jérôme Béglé, « L’ancien monde n’a pas encore complètement disparu ! », sur Le Point,
- ↑ Dominique Gallois, « Claude Bébéar, figure du capitalisme français et fondateur de l’assureur Axa, est mort »
, Le Monde, (consulté le )
- ↑ Biographie sur le site d'Axa
- ↑ « AXA rend hommage à Claude Bébéar, son fondateur », sur mutuelles-axa.fr (consulté le )
- ↑ Cette nomination fut un peu le fruit du hasard : André Sahut d'Izarn (1905-1972), qui cherchait un successeur, l'avait recruté sur recommandation de son fils, Philippe Sahut d'Izarn, qui était son camarade de la promotion 1955 de Polytechnique ; la principale référence de Claude Bébéar était d'avoir été « caissier » de sa promotion de Polytechnique, fonction formatrice, qui constituait un gage de sérieux aux yeux du polytechnicien André Sahut d'Izarn.
- ↑ « La fin d'une histoire de cinquante ans », sur FIGARO, (consulté le )
- ↑ « C'était « Crocodile Claude » : décès de Claude Bébéar, le bâtisseur d'AXA », sur Les Echos,
- ↑ « Décès de Claude Bébéar : le fondateur du groupe Axa s’en est allé », sur L'Argus de l'assurance, (consulté le )
- ↑ Institut Montaigne
- ↑ Institut Turgot
- ↑ « Jean-Marie Messier, les six mois de chute », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Le journal de la chute », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
- ↑ « La sortie inattendue de M. Bébéar sur la "race blanche" », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Claude Bébéar, fondateur d’Axa, est mort à 90 ans », sur parismatch.com, (consulté le )
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- ↑ « Deuils – Claude Bébéar », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Claude Bébéar, fondateur d’Axa et patron des patrons, est mort à 90 ans », sur www.latribune.fr, (consulté le )
- ↑ « Claude Bébéar avec Maryvonne de Saint Pulgent », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ Par Le 18 septembre 2009 à 22h55, « PanEuroLife : ce que dit le rapport secret du parquet », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ « Non-lieu général dans l'affaire PanEuroLife », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Claude Bébéar le conquérant », sur L'Express, (consulté le )
- ↑ « M. Bebear quitte le conseil municipal de Rouen. », Le Monde, .
- ↑ Hervé Liffran, « La manif fourre-tout était cousue d’or », Le Canard enchaîné, , p. 4
- ↑ « Claude Bébéar : "Pourquoi je vais voter pour Emmanuel Macron" - Les Echos », sur www.lesechos.fr (consulté le )
- ↑ « "En marche!" Macron dans son fauteuil club » (consulté le )
- ↑ L'Expansion.com, « Bébéar publie sa richesse avant de superviser les rémunérations des patrons », sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le ).
- ↑ « lemaitre.blog.lemonde.fr/2009/… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ « lci.tf1.fr/economie/entreprise… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ https://archive.wikiwix.com/cache/20210428142356/http://avif.pyxel.info/infos/infocanard060509.html.
- ↑ « Promotion de Pâques de la Légion d'Honneur », sur L'Obs (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Claude Bébéar, Philippe Manière, Ils vont tuer le capitalisme (livre d'entretien), Plon, 2003, (ISBN 2-259-19831-7)
- Christophe Labarde, Les Grands fauves, Plon, 2021.
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :

