Divertissement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Convives jouant au kottabos et jeune fille jouant de l'aulos dans la Grèce antique (vers 420 av. J.C.). Banquets et musiques étaient parmi les principaux divertissements dans l'Antiquité.

Un divertissement est une activité qui permet aux hommes d'occuper leur temps libre en s'amusant et de se détourner ainsi de leurs préoccupations. Les divertissements forment l'essentiel de la famille plus large des loisirs : par exemple, une conversation, amicale et plutôt inattendue, entre anciens collaborateurs sera un loisir notable dans l'entreprise sans être un divertissement.

Le divertissement a été étudié par différents philosophes, en particulier Blaise Pascal. Depuis l'ère de la société de consommation et des loisirs, il est devenu un secteur d'activité économique florissant notamment concernant les parcs de loisirs et de divertissement ainsi que les médias.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme divertissement est d'origine latine, il est apparu en Europe à la fin du XVe siècle[1]. Il désignait alors l'action financière de détourner à son propre profit, ou distraire, une part de l'héritage. Par la suite, cette définition a été reprise pour l'appliquer à l'action de détourner l'essentiel en général et, par extension, à ce qui détourne quelqu'un de l'essentiel. Progressivement, il s'est associé à l'idée de plaisir et plus tard de loisirs.

L'approche de Blaise Pascal[modifier | modifier le code]

En 1662, le philosophe français Blaise Pascal élabore une approche renommée du divertissement qui sera publiée en 1670 dans les Pensées. Il y développe l'idée contradictoire selon laquelle il est nécessaire à l'homme de se distraire et donc essentiel pour lui de se détourner de l'essentiel. En se détournant de l'essentiel, l'homme atteint donc ...l'essentiel divertissant. C'est-à-dire que, se concentrant de plus en plus par l'action de se détourner de l'essentiel, l'homme se débarrasse totalement de l'essentiel qui l'obsède pour se concentrer sur la distraction de plus en plus pure donc sur "l'essentiel divertissant"!

Selon Blaise Pascal, tout le monde est en proie au divertissement, qui consiste à la recherche désespérée d’une consolation face à la difficulté d’être soi. Le divertissement renvoie aux activités humaines futiles (recherche de la gloire ou des biens matériels) pour échapper à notre condition. Le divertissement révèle le fait que l’homme éprouve des difficultés à vivre avec lui-même, à être en paix avec ce qu’il est. Cette condition fuie, c’est précisément la mortalité et la contingence de l’existence. Face à cette crainte (Pascal n’utilise pas encore le concept d’angoisse), l’ego cherche à faire diversion[2].

En 1947, Jean Giono reprend cette approche dans son roman Un roi sans divertissement, dont le titre est tiré d'une citation des Pensées : « Qu'on laisse un roi tout seul sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l'esprit, sans compagnie et sans divertissement, penser à lui tout à loisir, et l'on verra qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères ».

Divertissements[modifier | modifier le code]

Dralion-Vienna.jpg

Quelques exemples d'activités qui permettent de se divertir :

Elles prennent des formes différentes selon les lieux et les époques. Elles marquent plus ou moins les civilisations. L'une des plus anciennes est la danse et l'une des plus modernes est l'accès à des centres d'intérêt multiples via internet. Les arts plastiques, la musique, la fête et le sport passent à travers les âges et les cultures.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lexilogos
  2. « Pascal et le divertissement », sur la-philosophie.com