Jacques-Constantin Périer

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Jacques-Constantin Périer
T1- d171 - Fig. 88. — Jacques-Constantin Périer.png
Biographie
Naissance
Décès
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Activité

Jacques-Constantin Périer (Paris, id., )[1] est un ingénieur français autodidacte et homme d'affaires qui a fondé avec son frère la Compagnie des eaux de Paris, société au cœur des grandes spéculations boursières sous Louis XVI.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Joseph-Constantin Périer est receveur général des domaines et bois de la généralité d'Alençon.

Sa première invention fut une pompe centrifuge[1].

Il est protégé par le duc de Chartres et le duc d'Orléans

L’alimentation en eau de Paris[modifier | modifier le code]

Avec son frère Auguste Charles, lui aussi homme d’affaires, il a le projet d’alimenter en eau la ville de Paris par une pompe à feu comme c’est le cas à Londres. Il obtient la concession en 1777 et il fonde la Compagnie des Eaux de Paris en 1778[2].

En 1779, James Watt accorde le droit de construire des machines de son invention, fournissant les plans. Watt détenait en 1778 un privilège de la commercialisation de sa machine en France, privilège dont passe outre Périer, qui en commercialisera également. En 1786, Watt se voit indemnisé d'un montant de 51 600 livres[3]. La machine est mise en service en 1781 pour pomper l’eau de la Seine et à la distribuer par des canalisations dans Paris. À ce sujet, Périer écrit en 1810 « Je ne suis point l'inventeur des machines à vapeur. Mais je suis le créateur de cette branche d'industrie en France »[3].

Renvoyés de la société, les frères Périer intentent un procès pour se voir restituer 300 actions, et obtiennent une dédommagement financier de 1 200 000 livres[4],[5]. Des difficultés existent pour l'application de cet arrêt, et une pétition est adressée à l'Assemblée nationale, lue en séance publique du 24 décembre 1790 et renvoyée en commission[6].

Jacques Constantin Périer est également associé avec Nicolas Bettinger, et intéressé avec lui dans l’exploitation de la fonderie et forge de canons d’Indret, en aval de Nantes.

La rue des Frères-Périer est à l’emplacement de cette ancienne pompe de Chaillot, dans le 16e arrondissement[7].

Machines de rotation de Littry[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, les frères Périer ont fabriqué des machines d'extraction à vapeur dites « de rotation » pour plusieurs fosses des houillères de Littry. L'une d'entre elles est conservée au musée de la mine du Molay-Littry, c'est la plus ancienne machine à vapeur préservée en France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Mémoires de l'Académie royale des sciences de l'Institut de France, vol. 3 », sur books.google.fr (consulté le 21 septembre 2016).
  2. graphisme technique
  3. a et b Jean Bouvier, « Jacques Payen, Capital et machine à vapeur au XVIIIe siècle, Les frères Périer et l'introduction en France de la machine à vapeur de Watt », Revue Historique, Presses Universitaires de France, vol. 246, no 499,‎ , p. 207-209 (lire en ligne)
  4. Arrêt du Parlement, 22 septembre 1790
  5. « Le détournement des eaux de l'Yvette » (3e partie), Chronique du Vieux Marcoussy, juin 2011.
  6. Archives parlementaires de 1787 à 1860 (lire en ligne)
  7. rue des frères Perier

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]