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Sylvothérapie

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Sylvothérapie
Promeneurs dans la forêt de cyprès de Kiso (dans la Forêt récréative naturelle d’Akasawa, célèbre dans la préfecture de Nagano, et souvent citée comme l’un des berceaux du shinrin‑yoku) ; Les cyprès sont réputés produire beaucoup de phytoncides
Présentation
Type
Activité humaine (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Emplacement
Promeneurs dans le parc Futatabi de Kobe au Japon.
Dans les forêts de l'île de Yakushima, des expérimentations scientifiques sur les « bains de forêt » sont menées par Yoshifumi Miyazaki depuis 1990[1].
L'île de Yakushima, située au sud du Japon et presque entièrement enforestée, classée parc national, zone Ramsar et réserve de biosphère est caractérisée par des forêts à haut degré de naturalité.

La sylvothérapie ou bain de forêt (shinrin-yoku (森林浴?) en japonais, Shinrin signifiant « forêt », et yoku signifiant « bain ») est une pratique de soin non conventionnelle et une pratique traditionnelle japonaise consistant à s'immerger sensoriellement en milieu forestier pour améliorer sa santé.

Elle s'inscrit dans les approches non médicamenteuses d'amélioration de la santé pulmonaire et cardiovasculaire, et de la santé mentale (ciblant alors l'anxiété, la dépression et la gestion du stress). Elle repose notamment sur les principes suivants : les forêts éliminent une part importante de l'empoussièrement et de la pollution de l'air en interceptant les particules à la surface des plantes et en absorbant de nombreux polluants gazeux via les stomates des feuilles ; et les plantes émettent des molécules antimicrobiennes (phytoncides). Le bain de forêt a des bénéfices psychosociaux (diminution du stress dans un contexte de naturalité, s'il est sécurisé) et d'autres effets bénéfiques documentés, qui ne sont pas que subjectif. Un nombre croissant d'études, durant plus de 30 ans, ont en effet mis en évidence qu'il induit une augmentation (durant plusieurs semaines, jusqu'à un mois) du nombre de cellules immunitaires NK (importantes dans la surveillance tumorale et antivirale), ainsi que des améliorations de l'humeur, de la santé mentale et de la fonction pulmonaire, indiquant que l'effet apaisant de la forêt dépasse largement la simple impression subjective. Ces bénéfices se traduisent notamment par une baisse des taux sanguins de cortisol et d'adrénaline, une diminution de la tension artérielle après l'immersion en forêt, et des effets positifs documentés sur les systèmes nerveux, immunitaire et inflammatoire[2]. Il se traduit par exemple par des baisses des taux sanguins de cortisol et d'adrénaline ; et par une diminution de la tension artérielle après un bain de forêt, avec des bénéfices rapportés pour les systèmes nerveux, immunitaire et inflammatoire)

Cette pratique s'inscrit dans les approches plus large d'exposition du corps à la Nature ou à la végétation — on parle aussi de greenness et de paysages thérapeutiques[3] et de naturalité — qui font l'objet d'un intérêt scientifique croissant, notamment après que lors de la pandémie de Covid-19, on ait observé que la sévérité de la maladie était moindre dans les régions disposant d'un plus grand nombre d'arbres par habitant (même en tenant compte de la densité de population)[4],[5].

L'idée que la nature a des vertus thérapeutiques est ancienne. Elle était par exemple présente par exemple chez les Celtes, et s'exprime encore aujourd'hui au travers d'une injonctions populaires qui est « touch grass »[2].

Au Moyen Âge, les terpénoïdes présents dans l'atmosphère forestière notamment des conifères, sous forme d'oléorésines étaient utilisés pour soigner certaines maladies[6].

Au XIXe et au début du XXe siècle, des cures pour tuberculeux sont développées dans certains pays, particulièrement en forêts tempérées ou nordiques. Des sanatoriums (et leur solarium) et divers types de centres de cures sont installés dans des environnements forestiers ou en bordure de lac où le programme thérapeutique implique de longues promenades dans les forêts de résineux[7].

Le terme shinrin-yoku a été inventé par le ministère japonais de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche en , et peut être défini comme le bain de forêt (promenade ou court séjour dans une forêt[8]. Des recherches systématiques sur ce sujet débutent au Japon en 2004[9]. Puis en , le Dr Qing Li et plusieurs de ses collègues fondent une nouvelle discipline appelée « sylvothérapie » (forest medicine)[10].

En 2026, la revue Nature rapporte[2] que durant la pandémie de Covid-19, des chercheurs italiens ont observé que les régions disposant d'un plus grand nombre d'arbres par habitant présentaient des taux et une sévérité moindres de la maladie ; même en tenant compte de la densité de population[11],[12], un résultat qui s'inscrit dans un ensemble d'études internationales[13] dont l'une, au Canada a évalué à plusieurs centaines de millions de dollars/an les effets totaux sur la santé des seuls arbres urbains du Canada[14], une autre évaluant les bénéfices pour la santé à des milliards de dollars par an pour les USA[13] ; toutes suggérant que l'exposition aux environnements forestiers peut réduire le risque d'infections respiratoires, d'affections inflammatoires telles que l'asthme, l'emphysème ou la bronchite, ainsi que de certains cancers[2] (mais avec un risque accru de maladie de Lyme dans certaines régions).

Au Japon, cette culture a conduit à créer une « médecine forestière » et à l'intégration du « bain de forêt » dans les stratégies nationales de santé, avec des bases thérapeutiques réparties sur le territoire[2].
La Corée du Sud a développé un réseau d'au moins 76 « forêts de guérison » et inclut la sylvothérapie dans son système national d'assurance maladie, tandis que des médecins aux États‑Unis et au Royaume‑Uni prescrivent aussi du temps en forêt. Les milieux forestiers sont reconnus pour atténuer les troubles respiratoires aggravés par la pollution urbaine : on y trouve des composés antiviraux volatils (phytoncides) émis par les plantes, et la forêt adsorbe et absorbe une grande partie des particules transportées par l'air, tout en offrant des températures estivales plus fraiches grâce à l'évapotranspiration, diminuant les risques de smog associés à la détresse respiratoire[2].

On a aussi montré que l'arbre urbain quand il est significativement présent a aussi des effets positifs[15]. Inversement, les feux de forêt, et en particulier les mégafeux contribuent à polluer l'air au détriment de la santé publique (mais une partie de cette pollution sera réabsorbée par des forêts).

Époque contemporaine

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En , la sylvothérapie gagne en popularité[16].

Des modélisation fondées sur des données environnementales locales ont conclu que les arbres de 86 villes canadiennes ont en 2010 éliminé environ 16 500 tonnes de pollution atmosphérique (fourchette d'estimation comprise entre 7 500 et 21 100 tonnes/an). La valeur économique des bénéfices sanitaires (service écosystémique) associés a été évaluée à 227,2 millions de dollars canadiens, avec une fourchette de 52,5 à 402,6 millions. L'ampleur de l'élimination varie fortement selon le taux d'arbres urbains dans les municipalités (atteignant 1 740 tonnes à Vancouver). Les effets sanitaires globaux incluent l'évitement d'environ 30 décès prématurés dans ces 82 villes (7 à 54 selon les estimations) et de 22 000 épisodes de symptômes respiratoires aigus (7 900 à 31 100) dans l'ensemble des villes étudiées[14].

La Corporation nationale forestière du Chili (CONAF), a repris le concept de « bain de nature » dans le cadre d'un programme Nature for Everyone, à la fois inspirée par le shinrin‑yoku, et par le grounding et les traditions andines, avec le même objectif de renforcer l'immunité et réduire anxiété, la dépression et le stress, pour une meilleure résilience psychologique. Des séances guidées de deux à trois heures, dans des aires protégées, sont centrées sur la pleine conscience et l'activation sensorielle[17].

Corée du Sud

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소백산 치유의 숲 (Sobaeksan Chiyu-ui Sup ; Forêt de guérison du mont Sobaek, située à Yeongju en Corée du Sud)

En , le Service forestier coréen (ko) et le gouvernement[18] ont ouvert la forêt récréative nationale de Saneum au statut de première forêt thérapeutique (Forêt de guérison) ; et depuis une trentaine d'autres massifs ont été classés forêts curatives (en , il y avait 32 en Corée du Sud)[19],[20], chiffre passé à 67 forêts ou installations officiellement dédiées à la thérapie forestière en 2025 (ce qui en fait l'un des pays les plus avancés au monde dans ce domaine)[21].

Dans certaines forêts, le public peut prendre connaissance des teneurs moyenne de l'air en certains phytoncides. Par exemple, dans la « Forêt verte parfumée aux pignons de pin » de la province de Gyeonggi (153 ha), qui abrite un centre de thérapie forestière géré par le gouvernement provincial. La teneur de l'air en 5 principaux terpènes est de 0.036 μg/㎥ en avril, mais de 1.477 μg/㎥ en juin, qui passent à 1.612 μg/㎥ en aout, pour atteindre un pic de 2.296 μg/㎥ en octobre[22]. Au Japon, les émissions d'α‑pinène, β‑pinène et limonène augmentent fortement avec la température, atteignant leur pic en été, mais on a constaté que les forêts de hinoki (cyprès japonais) font exception avec parfois un second petit pic de monoterpène au printemps (lié à la pousse des nouvelles aiguilles).

États-Unis

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La pratique existe aussi aux États-Unis, notamment en Californie[23].

Jonh Muir et Henry David Thoreau ont renforcé l'idée que les bains de forêt ont des effets bénéfiques pour le corps et l'esprit, notamment quand cette pratique est associée à l'activité physique[24].

Le Centre finlandais de sylvothérapie propose des visites guidées dans des forêts telles que celles autour du village de Haapasaari[25].

En France, un premier ouvrage intitulé Forêt et santé est publié sur le sujet en , par un agronome, docteur-ingénieur en écologie et ingénieur des eaux et forêts : Georges Plaisance[26]. Il ne s'agit pas d'une publication scientifique relue par des pairs, mais d'une « synthèse provisoire » compilant des retours d'expériences et les données alors disponibles sur le sujet[27]

Depuis , la forêt d'Hostens, est un site labellisé[Par qui ?] en France pour la pratique du Shinrin-yoku[28].

En , selon le Figaro et l'AFIS, il n'existe toujours aucune étude démontrant un effet significatif des « calins aux arbres » sur la santé, autre que la simple décontraction provoquée par la promenade, ou la fréquentation d'un milieu plus calme et moins pollué qu'un centre-ville[29],[30].

En , des séances d'initiation de à la sylvothérapie sont organisées lors de salons d'agro-écologie[31] ou lors de « Journées parents/enfants, repos et décrassage »[32],[33],.

Certains offices de tourismes et mairies proposent des « cures sylvatiques »[34],[35]. C'est le cas aussi de certains voyagistes[36] ou associations de quartiers[37].

En , la photographe Fanny Pastre, organise des séances de sylvothérapie[38].

En , l'Agence forestière du Japon (ja) propose pour la première fois d'intégrer le Shinrin-yoku (森林浴[39]) dans les préconisations d'une bonne hygiène de vie[40]. En , « il existe 65 bases de thérapies forestières certifiées par l'association japonaise Forest Therapy Society (森林セラピーソサエティー) qui est aussi l'organisme certificateur des guides de thérapie forestière et des thérapeutes de forêt, avec des postes de contrôles médicaux, sous la supervision de l'université de Chiba et de la Nippon Medical School (en) de Tokyo. Pour la seule année , on a recensé jusqu'à 5 millions de visiteurs pratiquant les parcours de thérapie forestière »[41]. Au moins deux « routes de thérapie forestière » sont disponible dans chacune des 65 forêts thérapeutiques ; ce sont des sentier pédestres scientifiquement évalué par un expert qualifié. Les chemins thérapeutiques sont choisis et évalués pour les bénéfices physiologiques et psychologiques qu'ils apportent à ceux qui les parcourent, dans un environnement beau et calme, riche en phytoncides, sécurisé, avec des pentes douces et des sentiers assez large. Par exemple, [dans l'île d'Hokkaido, les forêts thérapeutiques les plus appréciées sont celles de Sappro, Hakodate, Asahikawa et Kushiro.

Au Royaume-Uni, c'est l'administration écossaise des forêts qui a été pionnière pour la prise en compte des effets des immersions en forêt sur la santé[42].

Effet physiologique

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Effets sensoriels apaisants

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Forêt naturelle récréationnelle d'Akasawa (赤沢自然休養林), célèbre dans la préfecture de Nagano, et souvent citée comme l'un des berceaux du shinrin‑yoku.
Les plantes émettent des phytoncide ayant des propriétés antibiotiques et/ou antivirales (permettant aux plantes de se protéger notamment contre les bactéries, protozoaires et champignons)[2].

La sylvothérapie pratiquée dans de bonnes conditions (sécurisée) apaise la plupart des êtres humains, dès l'enfance, par l'immersion dans les paysages et sous-bois forestiers. Des études nord‑américaines et asiatiques indiquent chez la plupart des jeunes enfants et les adolescents une diminution du stress, de la pression artérielle, et une amélioration de l'humeur et du bien‑être général. Les travaux sur les jeunes enfants sont encore émergents et à confirmer par des études plus larges et randomisées dans différents types de forêts[43].

Au moins 11 étude ont montré que le cortisol (hormone du stress) diminue nettement après une promenade en milieu forestier (et pas en milieu urbain), mais Horiuchi et al., en 2013, dans une étude confirment cette diminution du stress chez les 11-12 ans, mais ne l'observe plus chez les personnes âgées (59 ans en moyenne)[44].

Les travaux sur les très jeunes enfants sont encore émergents et à confirmer par des études plus larges et randomisées dans différents types de forêts[43].

La naturalité du milieu stimule sensoriellement les individus conjointement via les cinq sens (vue, odorat, ouïe, toucher et goût), éventuellement accompagnée d'activités telles que la méditation, de courtes promenades ou longues randonnée, la contemplation (ou l'observation médiée le cas échéant par le dessin, la photo ou la vidéo)[45].

le bain de forêt diminue le stress, la pression artérielle, tout en facilitant l'accès à la pleine conscience[46].

Stimulation physio-biologiques

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La plupart des études citent l'effet des phytoncide émis par les arbres et autres plantes, qui sont pour beaucoup des phytohormones et/ou des composés biochimiques antibiotiques et/ou antiviraux émis dans l'air par le système immunitaire des plantes (qui se protègent ainsi des insectes, bactéries, protozoaires et champignons)[2].

Il est démontré que le système immunitaire humain réagit positivement à ces molécules (dont par exemple les terpènes émis par les feuillages des pins, cèdres et épicéas)[47].

L'hygrométrie et ses effets connexes

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Les cascades génèrent des aérosols riches en microbes, microalgues, oxygène dissous, ions chargés et phytoncides qui semblent (une fois inhalés ou déposés sur la peau) pouvoir stimuler le système immunitaire et diversifier le microbiote humain (ici : cascade de Beauchamp, dans le parc national de Great Otway ; Beech Forest, Victoria, en Australie en 2019).

Une hypothèse est que l'hygrométrie ambiante (généralement plus élevée et plus stable dans le sous-bois) joue aussi un rôle. Associée à l'inhalation de molécules telles que les phytocyanides, elle améliorerait la santé pulmonaire[2].

Dans certaines forêts outre l'hygrométrie issue de l'évapotranspiration et de l'évaporation de mares, lacs forestiers ou autres zones humides, les embruns de cascades, torrents et ressauts ou obstacles de cours d'eau rapides, etc. sont des formes de nébulisations (aérosolisation) très riches en microbes et microalgues, oxygène dissous, ions chargés et phytoncides, qui une fois inhalées ou déposées sur la peau pourraient eux aussi renforcer le système immunitaire et la biodiversité du microbiote humains, avec des effets bénéfiques pour la santé[2], en particulier pour les voies respiratoires[48] quand ces aérosols sont inhalés, même en faible quantité ; selon une revue d'étude par Andersen et al. (2021), outre les terpènes et les ions chargés présents près des cours d'eau ; les micro‑organismes véhiculés dans l'air par les embruns contribuent à moduler les réponses immunitaires, tout comme les phytoncides émis par les arbres[49]. Selon l'italien Michele Antonelli (médecine préventive et intégrative en Italie), l'eau ainsi aérosolisée peut également augmenter l'exposition d'une personne aux terpènes libérés par les arbres[2].

Autres sources de bénéfices

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Le psychologue Claude Berghmans, ajoute comme source de bénéfice que le moment du bain de forêt permet un autre rapport à l'espace et au temps « entraînant une prise de recul par rapport au quotidien »[50].

D'autres éléments, naturels — non directement associés aux arbres, mais associés aux forêts — semblent aussi impliqués :

les microorganismes du sol

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Les sols forestiers sont les plus riches en microorganismes. Avec quelques précautions (pour éviter les bactéries responsable du tétanos, du charbon, du botulisme ou de la toxoplasmose), ils peuvent contribuer à réenrichir le microbiote humain (cutané et intestinal notamment)[2].

Le sol forestier est par exemple riche en bactéries du genre Streptomyces (utilisé pour produire de nombreux antibiotiques) et en bactérie Mycobacterium vaccae, laquelle semble pouvoir moduler directement la réponse de macrophages humains en réduisant l'expression de gènes pro‑inflammatoires après un stress immunitaire (ce qui en fait un candidat potentiel pour prévenir ou limiter l'inflammation et la neuroinflammation induites par le stress (un processus impliqué dans l'apparition et l'évolution de nombreuses affections inflammatoires et de troubles psychiatriques liés au stress démontrés sur le modèle animal et des études cliniques qui convergent pour montrer que le recrutement et l'activation de monocytes pro‑inflammatoires — associés à une production accrue de cytokines telles qu'IL‑6 et IL‑12 — constituent un mécanisme central reliant inflammation exacerbée, asthme allergique et vulnérabilité au stress, ces altérations immunitaires étant corrélées à un risque accru de troubles anxieux, dépressifs, suicidaires et de PTSD, ainsi qu'à une amélioration des symptômes quand les voies inflammatoires correspondantes sont bloquées)[51].

Et en milieu urbain ?

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Au-delà de la forêt, et en ville notamment, l'arbre et les services écosystémiques qui lui sont associés[52],[53] fourniraient, notamment via leurs « effets modérateurs sur le climat, la réduction de l'énergie consommée par les constructions, la réduction du carbone atmosphérique (CO2), l'amélioration de la qualité de l'air, l'atténuation des impacts des eaux de ruissellement et des inondations, la protection contre les rayons ultraviolets et contre l'érosion du sol, la baisse du niveau sonore et la fourniture de denrées alimentaires, de bois d'œuvre, de médicaments, d'environnements esthétiques et d'opportunités de loisirs »[54].

D'après Simone Kühn (responsable du groupe Lise Meitner sur les neurosciences environnementales, à l'Institut Max Planck de Berlin) et ses collègues, en 2017, dans Scientific Reports, les citadins vivant à moins d'un kilomètre d'une forêt ont une structure amygdalienne plus « normale » que celle des urbains (et vraisemblablement plus résistante au stress)[55]. En 2022, dans la revue Nature[56], elle observe via l'imagerie cérébrale que chez des adultes en bonne santé, l'activité de l'amygdale diminue après une heure de promenade en forêt quand la personne est expérimentalement exposée à un stress, confirmant la baisse de pensées de rumination, uniquement autodéclarées par les participants ayant marché en forêt à l'étude, unique dans le cortex préfrontal sous-génual (sgPFC), associées à la rumination, alors que cet effet (et la différence visible sur l'imagerie) n'apparaissait nullement dans le groupe qui a fait une promenade en ville dans une rue animée[57],[56] (l'amygdale est connue pour être « cruciale pour [le] traitement de la peur et du stress par le cerveau)[58]. Les auteurs notent que chez ceux qui ont marché 60 min en forêt « l'interaction dans l'activation de l'amygdale était latéralisée et principalement déterminée par l'activité dans l'amygdale droite » ; la marche en ville n'a pas augmenté l'activité de l'amygdale, mais cette promenade n'a pas non plus eu d'effet de diminution de l'activité (systématiquement observée chez ceux qui avaient marché en forêt)[56]. Les zones cérébrales positivement modifiées par la promenade en forêt sont celles liées au stress (amygdale bilatérale), les auteurs n'ont détecté, après une heure de promenade, aucun changement dans les zones cérébrales liées à la cognition. Enfin, les participants ayant marché en forêt « ont apprécié la promenade plus que ceux qui sont allés se promener dans l'environnement urbain »[56].

Selon elle, l'exposition d'individus en bonne santé à des « chants de naissance » montre une anxiété plus faible que ceux exposés à des bruits de circulation[16].

Les pratiques de sylvothérapie varient selon les personnes, la saison et/ou les guides qui proposent cette activité. Par exemple, en Corée du Sud, cette activité est pratiquée dans un réseau de « forêts de bien-être », silencieuses, où ont été spécialement aménagées des plateformes de méditation, des zones de repos et des aires d'activité de groupe. Ici, la sylvothérapie intègre généralement la marche consciente et lente, entrecoupée de pauses sensorielles (consacrées à l'écoute, au toucher et à la respiration), une méditation guidée (assise ou allongée) et des exercices respiratoires et de relaxation sensorielle, avec parfois parfois des ateliers créatifs (bois, feuilles, sons). La Corée du Sud a mis en place une formation officielle de “forest healing instructors”, chargés d'accompagner les participants (dont groupes de salariés, d'étudiants, de personnes âgées...), d'adapter les exercices et de garantir la sécurité. Entre le lancement de ces programmes (2016) et 2025, près d'un million de Sud-Coréens avaient participé à l'un de ces séjours en forêt (parfois sur plusieurs jours avec nuits d'hôtel associées)[59]. Au japon, Le Japon il y a aussi des guides certifiés, et plus de 60 forêts dédiées à cette pratique qui intègre aussi des exercices d'olfaction avec parfois parfois un bain de pieds en rivière ou un thé forestier.

Ailleurs, la pratique est généralement moins codifiée, et parfois comme aux États-Unis pratiquée dans les parcs nationaux avec un animateur et/ou psychologue (écopsychologie, thérapie d'exposition à la nature), par exemple pour des vétérans victimes de stress post-traumatique ou des personnes souffrant de stress chronique) ; il est parfois proposé de dormir en forêt, ou d'enlacer les arbres, de marcher pieds nus avec les yeux bandés, de monter dans un arbre[60]. Le Canada a lancé PaRx, un programme centré sur la prévention où des médecins peuvent prescrire des heures de nature par semaine, et des visites de parcs nationaux (avec entrée gratuite pour ces patients).

Une étude menée par Davide Clemente, Luciano Romano, Elena Zamboni et Giuseppe Carrus montre la vision d'image de forêts en réalité augmentée permet de diminuer l'anxiété[61].

Certains joignent à cette pratique de base, des approches telles que la botanique, l'ethnobotanique, la consommation de plantes sauvages, la gemmothérapie (usage pseudo-thérapeutiques des bourgeons) et/ou un travail sur l'écoanxiété et/ou la solastalgie ; les médias associent souvent la sylvothérapie au développement personnel[62].

Évaluation scientifique

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Exemple d'équipement des (2024) participants à l'étude Immersion in nature enhances neural indices of executive attention[63]
Après une promenade dans la nature ou en ville, les participants de l'étude effectuent des tests d'attention[63].

Elle porte tant sur les aspects sociopsychologiques que physiologiques et neurologique de « bains de forêt » effectués seul ou en groupe et à différents âges et saison.

Concernant les effets cognitifs et psychologiques : depuis la fin des années 1980, la recherche sur les effets bénéfiques du contact avec la nature a fait émerger deux principaux cadres théoriques, complémentaires :

  1. la « théorie de la restauration de l'attention »[64]. On a en effet montré que l'exposition au milieu naturel peut améliorer l'attention involontaire, dans un processus également favorable à une restauration des processus d'attention volontaire[65]. Ainsi par exemple, passer du temps en forêt ou dans la nature peut améliorer la mémoire de travail[66], et l'attention dirigée[67].
  2. la « théorie de la récupération du stress »[68], dans des environnements naturels calmes et apaisants, favorable aux émotions positives[69] ; une récupération que l'on mesure par la diminution de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et de la principale hormone liée au stress (le cortisol)[70],[71].

Une revue d'étude (2021) dit avoir « trouvé des preuves d'associations entre l'exposition à la nature et l'amélioration des fonctions cognitives, de l'activité cérébrale, de la tension artérielle, de la santé mentale, de l'activité physique et du sommeil »[72].

Une étude (d'abord sur 12 hommes en bonne santé âgés de 35 à 56 ans) a comparé les effets d'un bain de forêt, de 3 jours, à ceux d'une visite touristique urbaine de 3 jours sur l'activité des cellules NK, sur leur nombre et sur l'expression de protéines anticancéreuses (avec des prélèvements sanguins et urinaires réalisés durant le séjour ainsi que 7 et 30 jours après). Le bain de forêt a entraîné une augmentation significative de l'activité NK, du nombre de cellules NK et T, ainsi que des lymphocytes exprimant la perforine, granulysine et granzymes A/B, parallèlement à une diminution de l'adrénaline urinaire. Ces effets persistaient plus d'une semaine après le retour, et un mois après le nombre des cellules NK était encore élevé. Inversement, un séjour touristique urbain d'une même durée n'a produit aucune amélioration comparable. Des phytoncides (notamment l'alpha‑pinène et le bêta‑pinène) détectés dans l'air forestier ne l'était presque pas en milieu urbain. Les auteurs suggèrent un effet des composés volatils émis par les arbres, et une réduction du stress, contribuant à augmenter pour au moins une semaine, l'activité immunitaire ainsi stimulée en forêt[73]. Une autre étude (2007) avait déjà observé une hausse des protéines réputées protectrices contre le cancer après un bain de forêt[74].

Un travail, en 1998, a concerné 87 diabétiques non insulinodépendants âgés en moyenne de 61 ans : après neuf séances de marche en forêt, en six ans, une diminution systématique de leur glycémie a été constatée lors des mesures faites après chaque sortie (baisse comprise entre 179 mg × 100 mL⁻¹ à 108 mg × 100 mL⁻¹), évoquant un effet bénéfique notable de l'exposition forestière sur le contrôle glycémique[75].

Une question est celle de la dose‑effet (combien de temps doit idéalement durer le « bain » de nature pour en tirer le meilleur profit pour la santé ?). La réponse varie fortement selon les personnes et le contexte, mais une méta‑analyse des études publiées depuis quarante ans sur ce point a conclu que la réponse est un schéma quadratique — plutôt qu'une relation linéaire — décrit le mieux la réponse : les bénéfices psychologiques augmentent jusqu'à un seuil au‑delà duquel les gains se stabilisent ou diminuent légèrement[76].

Effets cardiovasculaires

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Pratique du bain de forêt (shinrin-yoku, ici en 2011 en été et en forêt de feuillus) par des volontaires dont on mesure la pression artérielle[9]
(voir ci-dessous)
L'étude a conclu à une pression artérielle diminuée pour la marche en forêt (par rapport à une marche comparable, mais faite en ville). Cette baisse de pression artérielle était d'environ 7 à 8 mmHg[9].

Dans le monde, vers 2020, les maladies cardiovasculaires concernent plus de 523 millions de personnes[77]. Elles comptent parmi les premières causes de morbidité et de mortalité, notamment en lien avec l'hypertension, qui est aussi un source de risques d'AVC. Or, les études faites depuis 2004 montrent que le « bain de forêt » dans une forêt ancienne tend à diminuer la pression artérielle et la fréquence cardiaque[78],[9]. Les données physiologiques objectives, comme les données subjectives (ressentis des volontaires) confirment les effets relaxants et anti‑stress du Shinrin‑yoku[79].

Une étude danoise, large (basée sur une cohorte de 19 070 infirmières danoises suivies jusqu'en 2018) a porté sur l'effet sur la santé cardiovasculaire, de vivre près de divers types d'espaces verts et/ou bleus (cours d'eau, lac, littoral). Elle a conclu à des effets plus marqués chez les personnes de moins de 50 ans et à un risque diminué d'AVC à proximité des bois et forêts, quel que soit le statut socioculturel et quel que soit le degré d'urbanisation du lieu de vie (cette corrélation n'a pas été observée près des autres milieux naturels), mais une biodiversité globalement élevée dans des milieux naturels environnants semble jouer un rôle protecteur plus général[78].

Selon Qing Li (2025), s'appuyant sur l'ensemble des données scientifiques publiées : le shinrin‑yoku a un intérêt préventif contre les maladies cardiovasculaires[9]. L'abaissement de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque qu'il procure semblent notamment lié aux mécanismes physiologiques de modulation des hormones de stress, et à l'influence du bain de forêt sur l'équilibre entre le système nerveux parasympathique et le système nerveux sympathique, ainsi qu'au sommeil amélioré. En particulier, le bain en forêt calme l'activité nerveuse sympathique (ce qui se traduit par une composante HF de la variabilité cardiaque qui tend à augmenter tandis que le ratio LF/(LF+HF) diminue ; et par une diminution du taux de cortisol salivaire). Le bain de forêt, inversement, augmente l'activité nerveuse parasympathique, et régule l'équilibre du système nerveux autonome (qui assure l'homéostasie de l'organisme)[80],[79],[81],[82],[83].

Valeur de certaines études réalisées sur le sujet

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Groupe de 13 femmes participant à une étude sur l'effet d'un bain de forêt feuillue sur les concentrations urinaires d'adrénaline (indicateur de stress aigu) et de noradrénaline (indicateur d'attention, de vigilance et de « tonicité » du système nerveux), qui sont deux indicateurs généraux du stress physiologique et de l'activité du système nerveux sympathique, lors d'un séjour de 3 jours et 2 nuits[9].
Résultats ci-dessous.
Résultats de l'expérimentation (moyenne ± erreur standard ; n = 13). Une analyse de la variance à deux facteurs sans mesures répétées montre que le bain de forêt a dans ce cas significativement diminué le taux d'adrénaline urinaire (par rapport à la valeur avant l'immersion en forêt), et ce dès la première immersion[9]. Il a été reproché à ce type d'études un faible nombre de participants, mais elle est facile à répliquer.
D'après Li et al. (2008).
Facteurs expliquant que le bain de forêt (shinrin-yoku) contribue à la prévention des maladies cardiovasculaires, en jouant sur les hormones du stress, le système nerveux autonome, le sommeil, la pression artérielle, le rythme cardiaque[9]...
Mécanismes d'action du bain de forêt (shinrin-yoku) sur la pression artérielle et le rythme cardiaque : rôle des hormones du stress, du système nerveux autonome, du sommeil et du système rénine-angiotensine[9].

En , date officielle de création de la « sylvothérapie » (forest medicine) en tant que nouvelle discipline par le Dr Qing Li et plusieurs de ses collègues[10], ceux-ci la présentent comme une science interdisciplinaire « qui rentre dans les catégories des médecines alternative, environnementale et préventive, et qui porte sur les effets des milieux forestiers sur la santé humaine[40] ».

En , des études principalement réalisées au Japon (autour de l'immunologiste Qing Li notamment, avec le shinrin yoku), mais également en Corée ou en Chine[84], suggèrent que la sylvothérapie a plusieurs aspects bénéfiques, dont des effets notables sur la santé mentale et cardiovasculaire, sur la glycémie et le système immunitaire[85] ou encore sur le stress[86]. Une partie de ce courant intègre aussi la forêt comme source d'aliments[42] (du gibier aux végétaux en passant par les champignons) ou de suppléments nutritionnels[42] (sève, écorces, bourgeons, feuilles, pollen, nœuds du bois…) et s'est développée autour des thèmes de la forêt-jardin et de la forêt comestible. Selon Miyazaki Yoshifumi, en , les effets de variantes de contact avec des éléments naturels étaient aussi en cours d'études au Japon telles que l'observation du ciel nocturne, des nuages, des cascades, les jeux d'eau ou de concerts donnés en forêt[87], de même pour la durée de contact (15 min de shinrin-yoku) ou pour les effets selon l'heure de la journée[87].

En France, en 2019, La Revue forestière française et la revue Santé publique ont coproduit en un numéro spécial sur le sujet, appuyé sur des revues de la littérature scientifique ayant retenu 118 publications traitant des bénéfices pour la santé liés à l'exposition à la forêt provenant presque toutes d'Asie, principalement du Japon[88],[89]. Cette synthèse suggère une influence des bains de forêt et de la respiration de phytoncides, composés organiques volatils antimicrobiens (terpénoïdes, pinènes, bornéol, linalol, limonènes…) émis dans l'air par les arbres, sur la santé, le bien-être physique (système immunitaire, cardiovasculaire, hormones…) et/ou mental (humeur, stress…). Les résultats sur le bien être physique « indiquent un effet favorable de l'exposition à la forêt sur le niveau individuel de stress ». Concernant le système cardiovasculaire, « la plupart des travaux qui étudient les paramètres cardiovasculaires ont conclu que la prise d'un bain de forêt pourrait favoriser la santé en réduisant le niveau des facteurs corrélés au risque de maladie cardiovasculaire » Pour les systèmes immunitaire et hormonal « Des sujets ont été envoyés en forêt et un prélèvement sanguin a été effectué pour mesurer les paramètres avant et après l'exposition à la forêt (...) le nombre de cellules NK et leur activité ont augmenté de façon significative après une marche de deux heures en forêt, trois fois en deux jours, de même pour le taux de granulysine, de perforine et de granzymes A et B, alors que le taux de lymphocytes T a diminué de façon significative dans la plupart des cas (...) l'activité des lymphocytes NK et leur accroissement en nombre ont duré respectivement plus de sept jours et plus de trente jours(...) le cortisol atteignait des valeurs significativement plus faibles en milieu forestier que dans les milieux urbains »[89].

Certains promoteurs de la sylvothérapie défendent cette pratique comme permettant de « rééquilibre[r] les personnes au niveau mental, émotionnel, et physique grâce à des stimulations sensorielles. C'est un travail sur la respiration et la relaxation. »[90].

Quelques études ont porté, en Finlande, en 2019[91], 2021[92], sur le cas particulier des effets du bain de forêt hivernal (dans la forêt enneigée).

En 2021, Alix Cosquer (CNRS), auteur d'un Que sais-je ? sur la sylvothérapie, constate qu'elle est encore souvent perçue en France comme une mode ou un outil de développement personnel, mais qu'elle s'appuie en réalité sur un corpus réel de recherches internationales, principalement japonaises. La France n'a pas de programme de recherche structuré relatif à cette pratique[93].

Une partie des études sur le sujet ont été publiées dans des revues mineures, et montrent essentiellement des corrélations, sans qu'aucun mécanisme de type pharmacologique n'ait jusqu'alors été démontré avec certitude : s'il est probable que la fréquentation d'espaces naturels et de forêt en particulier soit bénéfique au bien-être, la dimension proprement thérapeutique de la sylvothérapie demeure donc en l'état non démontrée scientifiquement. D'après un podcast de la Radio télévision suisse (RTS) en , « d'un point de vue scientifique, la compréhension des mécanismes qui opèrent ces effets en est à ses débuts »[94].

Plusieurs ECR (essais randomisés contrôlés), nationaux et internationaux, ont été publiés et ont fait l'objet d'une méta-analyse[95]. Et un travail scientifique de métaanalyse des travaux antérieurs et récents est en cours depuis les années 2010, avec notamment en 2017[96], en 2020[97], en 2021[98],[99], puis en 2022[100], six revues d'études et revue systématiques, qui toutes concluent à des effets positifs significatifs et mesurables pour la santé physique et psychique (y compris pour le traitement et/ou la prévention de la dépression, de la rumination mentale et de l'anxiété)[99]. Une étude large (33 490 participantes) et basée sur 350 millions d'images de rue américaines (2007–2020) analysées avec une IA a montré que le simple fait de voir des arbres autour de son domiciles est associé à une moindre risque de diagnostic de dépression (alors que voir de l'herbe n'est protecteur que dans les zones à faible pollution particulaire), et ceci indépendamment des facteurs spatiaux, comportementaux et des indices satellitaires classiques)[101].

Des études ont plus spécifiquement porté sur les effets du bain de forêt sur le stress post-traumatique (d'anciens combattants par exemple)[102], sur des dépressions liées à l'alcoolisme[103] ou la schizophrénie[104] ou encore sur des dépression et anxiétés subies par des patients porteurs de séquelles durables d'un AVC[105] ; dans toutes ces études, les auteurs ont conclu à une amélioration chez les patients ayant bénéficié d'une sylvothérapie, par rapport aux groupes-témoins exposés au milieu urbain.

Début 2024, un nouvel essai randomisé contrôlé a été publié, basé cette fois sur l'électroencéphalographie. Il a porté sur trois aspects (et réseaux anatomiques correspondants) responsables de différentes fonctions de l'attention : l'alerte, l'orientation et le contrôle exécutif[63],[106], et ce, avant et après une promenade de 40 minutes dans la nature ou une promenade de 40 minutes dans un environnement urbain pour le groupe témoin. Les auteurs ont recherché et décrit des changements comportementaux, et neuronaux. Par rapport à ceux qui ont marché en ville, ceux qui ont marché dans la nature ont jugé que leur marche avait été plus réparatrice, et ils ont montré un meilleur contrôle exécutif au niveau neuronal.

En 2024, une méta-analyse basée sur une revue d'études extraites de bases de données nationales et internationales (Web of Science, ScienceDirect, PubMed, Embase et Cochrane Library, China National Knowledge Infrastructure, Wanfang Database, China Biomedical Literature Service System), a fait le point sur la l'effet de la sylvothérapie sur plusieurs indicateurs (psychologiques et physiologiques) de santé. À partir de 85 articles retenus pour ce travail, l'étude conclue à l'amélioration des scores des états d'humeur, mesurés par diverses échelles, dans le groupe forestier, par rapport au groupe urbain. « Les mesures de pression artérielle systolique (pression dans les artères lorsque le cœur se contracte), de pression artérielle diastolique (pression dans les artères lorsque le cœur est au repos entre deux battements), de fréquence cardiaque, d'indicateur du système nerveux sympathique [LN (LF/HF) : indicateur mesuré par le logarithme naturel du rapport entre les basses fréquences (LF) et les hautes fréquences (HF) de la variabilité de la fréquence cardiaque], de cortisol (hormone de stress mesuré dans la salive) et de facteurs inflammatoires sériques (marqueurs d'inflammation mesurés dans le sang) étaient plus faibles dans le groupe forestier que dans le groupe urbain, tandis que le niveau de l'indicateur du système nerveux parasympathique était plus élevé dans le groupe forestier que dans le groupe urbain ». Pour tous ces paramètres les différences étaient statistiquement significatives. Les auteurs précisent que :

  • pour l'amélioration la fréquence cardiaque et du taux (baisse) du cortisol salivaire, les effets étaient rapides (amélioration la plus significative dans les premières minutes) ;
  • les effets d'amélioration de la tension artérielle et de l'état émotionnel était par contre meilleur quand l'immersion en forêt était comprise entre 0,5 et 3 heures ;
  • les effets de réduction de la pression artérielle systolique et de la pression artérielle diastolique étaient meilleurs chez les personnes passant plus de 3 h en forêt ;
  • la méditation en position assise a plus efficacement amélioré certains paramètres émotionnels et psychologiques (fatigue notamment) alors que la marche en forêt a elle, plus efficacement amélioré des paramètres physiologiques tels que la pression artérielle (systolique et diastolique) ainsi que la fréquence cardiaque ;
  • Sauf pour la pression artérielle, les bénéfices de la sylvothérapie pour la santé sont plus marqués pour le groupe des jeunes que les personnes d'âge moyen et âgées.

Cette revue d'étude conclue qu'outre une sensation de détente et de confort psychologique, la thérapie ]forestière « peut abaisser la pression artérielle et le rythme cardiaque, réguler le système nerveux autonome ; elle peut aussi réduire la libération d'hormones de stress et abaisser les taux sériques de facteurs inflammatoires, exerçant secondairement un effet d'amélioration des troubles cardiovasculaires et immunitaires. Mais la durée de la thérapie, la forme et l'âge des sujets ont un certain impact sur les effets de la pratique de la sylvothérapie ».
Les auteurs notent que différents milieux naturels pourraient avoir des effets différents sur les participants (certaines forêts, ou le fait de s'y perdre ou d'y être seul peut susciter du stress ou de la peur au lieu de la relaxation[107], pour certains (hommes, femmes, jeunes, personnes âgées, avec ou sans compagnons ou chiens, etc., se promener dans une forêt (entretenue, sauvage…) peut être plus ou moins agréable[108]. Certains attribuent au sujet une forte dimension culturelle et estiment que ce qui vaut au Japon ou en Allemagne pourrait être différent ailleurs[29]. Les auteurs invitent donc les futures études à intégrer des publics variés, et à noter comment le cerveau réagit aux bains de nature selon le type d'environnements (ex. : parc urbain ou jardin botanique), et à tester ces effets auprès de cultures variées[109],[110].

Facteurs externes

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Selon un article paru dans Le Figaro, l'activité physique et la détente induite par la promenade expliqueraient ces effets positifs plutôt que le milieu lui-même. Mais des étude récentes (2022, 2026) publiée dans le journal Nature (avec imagerie cérébrale à l'appui) ont confirmé des effets positifs dont pour une partie du cerveau importante pour la gestion du stress, effet significatif, qui est observé dès après une heure de promenade en forêt, mais qui est absent après une heure de promenade en ville[56].

Risques potentiels

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Risques biologiques

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Séance de sylvothérapie où les participants sont allongés au sol pieds nus.

Des précautions sont à prendre. Concernant l'enlacement des arbres, des médecins mettent en garde contre l'exposition à une mousse du genre Frullania, qui expose à des démangeaisons pouvant s'étendre sur le corps. De nombreux genres de lichens fixés sur les écorces peuvent aussi susciter des allergies si on les écrase, via l'acide usnique qu'ils contiennent, causant parfois un eczémas éventuellement aggravés par l'exposition au soleil[111],[112]. En forêt tropicale notamment, qelques espèces animales dangereuses pour l'humain vivent dans les arbres (chenilles urticantes, abeilles et frelons, serpents…)[113]. Des tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme[113]. Les arbres émettent aussi des composés organiques volatils qui sous l'effet des UV solaires se transforment en aérosols organiques secondaires et en ozone troposphérique (mais généralement loin sous le vent des forêts car cette transformatoin est lente). Le suc de certaines plantes provoque de sévères dermatites de contact : ex Grande Berce ou Sumac vénéneux, rare en Europe, qu'on peut trouver en lisière ou dans certaines clairières) ; ou certains pollens, spores fongiques, mycélium, algues, bactéries peuvent aussi déclencher ou d'aggraver des allergies. Les études épidémiologiques ayant évalué l'impact de l'exposition au milieu naturel sur l'asthme et les allergies restent hétérogènes, rapportant des effets tantôt positifs, tantôt négatifs voire inexistants[114].

Possibilités d'escroquerie

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En , Le Figaro a relayé des avis considérant que certaines formes de sylvothérapie (embrasser les arbres) seraient une « nouvelle escroquerie médicale » ou auraient des effets mal démontrés (en raison notamment du faible nombre de sujets suivis lors des premières études)[29]. Aux États-Unis et en France, plusieurs sylvothérapeutes proposent depuis les années 2020 des stages payants de bien-être plus ou moins inspirés de ces publications, consistant souvent à enlacer les arbres, prétendant qu'il s'agit d'une thérapie éprouvée et d'une tradition ancienne, ce qui n'est pas le cas. Ces affirmations sont basées sur les travaux du Dr Qing Li de la Nippon Medical School (en) dont les résultats ont été répétés par plusieurs autres équipes de chercheurs, souvent en conditions contrôlées, mais avec un faible nombre de participants et/ou sans randomisation ou de groupes témoins stricts ; des chercheurs comme Peter Kareiva estiment que les résultats de Qing Li sont prometteurs mais qu'il faut encore des protocoles scientifiques plus robustes pour établir une causalité et mieux expliquer le phénomène[29].

Des séances de sylvothérapie sont proposées dans le cadre de l'écotourisme, par exemple par une société louant des cabanes dans les arbres à Esvres-sur-Indre[115].

En , une partie des fonds récoltés par la Ligue nationale contre le cancer ont été utilisés pour financer des ateliers de bien-être, dont de la sylvothérapie[116].

Articles connexes

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Liens externes

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Bibliographie

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Notes et références

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