Hostens

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Hostens
La mairie (août 2015).
La mairie (août 2015).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Canton Les Landes des Graves
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Jean-Louis Dartiailh
2014-2020
Code postal 33125
Code commune 33202
Démographie
Gentilé Hostensois
Population
municipale
1 342 hab. (2014)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 39″ nord, 0° 38′ 17″ ouest
Altitude Min. 49 m – Max. 100 m
Superficie 57,64 km2
Localisation

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Liens
Site web www.hostens.fr

Hostens est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Landes de Gascogne, dans la Haute-Lande-Girondine, à l'extrême ouest du l'arrondissement de Langon et en limite du département des Landes. On y trouve une base de loisirs départementale où plusieurs activités sont proposées autour des cinq lacs.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Saint-Magne au nord, Louchats à l'est, Le Tuzan au sud-est, Mano (Landes) au sud, et Belin-Béliet à l'ouest.

Communes limitrophes de Hostens[1]
Saint-Magne
Belin-Béliet Hostens[1] Louchats
Mano
(Landes)
Le Tuzan

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous les formes médiévales Austen (1228), Austens (1273), Osten (1289)… On rappelle que les initiales en O- sont systématiquement traitées en Au- dans les parlers occitans dont le gascon. Les termes Austens, Austensis (1333) restent minoritaires et manifestement influencés par le suffixe locatif latin -ensis.

L’étymologie du toponyme est discutée :

Le H- initial et le -s final ne sont pas étymologiques. La forme restituée est donc Osten (prononcée Austen en gascon).

Le nom gascon de la commune est Ostens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg d'Hostens semble avoir été fréquenté depuis très longtemps. Les premières mentions écrites du lieu correspondent au XIIe siècle.

Un château existait au XIIIe siècle, vraisemblablement au lieu-dit le Castéra.

La population a été relativement importante puisque 956 habitants y sont cités en l'an 1726 puis 1 674 en l'an 1827.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[5].

À la Révolution, la paroisse Saint-Pierre d'Hostens forme la commune d'Hostens. Le 4 mars 1863, la commune d'Hostens est démembrée pour former la commune de Louchats[6] à partir d'un hameau au nord-est de la commune ; celle d'Hostens perd de ce fait 8 à 900 habitants sur les 1 885 recensés en 1861[7].

Pendant la fin du XIXe siècle, la commune s'ouvre, d'une certaine façon, davantage vers l'extérieur, matériellement par les nouveaux moyens de transport et intellectuellement par l'école puis par les moyens de communication. Hostens continue ainsi le changement de mode de vie amorcé au début de ce siècle par les plantations de pins et le développement du gemmage.

L'exploitation de ce bois permet la création de petites industries : scieries, distillerie de résine. Le chemin de fer apparaît à Hostens en 1880 et dès lors prend de l'importance dans la vie du bourg. La décision d'implantation du télégraphe remonte à 1891. L'électrification, quant à elle, est décidée en février 1927 mais le premier éclairage public attendra 1935.

Exploitation du lignite[modifier | modifier le code]

Dans le début des années 1930, la société Minela qui exploitait des concessions de lignite en galerie à Laluque (région d'Arjuzanx) retient le site d'Hostens comme plus avantageux, la profondeur des couches de ce combustible permettant une exploitation à ciel ouvert. Une centrale électrique est implantée à Hostens pour tirer parti de ce gisement.

Après la guerre de 39-45, la centrale et la mine, nationalisées en 1947, passent sous contrôle de l'EDF. L'activité ralentit progressivement à partir de 1960 pour cesser complètement début 1966. Une conséquence de cette perte d'activité a été la diminution de la population de la commune : elle passe de 1 269 habitants lors du recensement de 1954 à 728 habitants lors de celui de 1968 et atteint 755 habitants en 2000. Le départ définitif d'EDF en 1967 laisse un grand nombre de logements inutilisés autour du site de la centrale et des lacs correspondants aux anciens lieux d'extraction. L'idée de récupérer le site et une partie de ses installations pour créer un village de vacances placé dans un domaine départemental de 650 hectares est attribuée au préfet de région.

Des travaux d'aménagement, avec apport de sable blanc et plantations, permettent de transformer le lac de Lamothe en une plage ouverte à la baignade au début des années 1970. Le lac du Bousquey constitue une réserve pour la pêche et l'ornithologie. Des aires de pique-nique sont ouvertes en divers emplacements pour faciliter l'accueil des familles qui viennent nombreuses passer le dimanche à Hostens à la belle saison. Cet ensemble touristique est complété par des sentiers de randonnée pédestre, cavalière et VTT ainsi que par la piste cyclable Mios-Bazas construite sur l'emprise de l'ancienne voie ferrée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacques Dartiailh    
mars 2008 mars 2014 Michel Viallesoubranne    
mars 2014 en cours Jean-Louis Dartiailh DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 2014, la communauté de communes du Pays paroupian ayant été supprimée, la commune d'Hostens s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Hostensois[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 342 habitants, en augmentation de 4,52 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 507 1 326 1 369 1 677 1 719 1 674 1 663 1 730 1 824
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 812 1 885 1 111 1 077 1 094 1 059 1 101 1 133 1 146
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 124 1 130 1 153 1 063 1 075 1 078 1 101 1 077 1 269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 190 727 692 714 721 740 1 089 1 337 1 342
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Dans son état actuel, le village date essentiellement de la deuxième moitié du XIXe avec quelques maisons de maître et des habitations plus simples.
  • L'église Saint-Pierre, d'aspect général néo-gothique, a été pratiquement entièrement reconstruite entre 1850 et 1863 avec quelques remplois d'un précédent édifice ; en 1903, le clocher a été reconstruit et deux bas-côtés ajoutés[12].
  • À six km au sud-ouest du village, la petite chapelle Sainte-Catherine du hameau de Rêtis possède une architecture simple mais nettement plus attachante[13].
  • Une maison bourgeoise bâtie dans un parc au centre du village pour le Dr Pirinski, un médecin originaire de Bulgarie, est une reproduction exacte d’un château bulgare avec échauguette, donjon et encorbellements[14].
  • Cercle de l'Union Démocratique.
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Catherine Arnaud, championne de France, d'Europe (1987 à 1990) et du monde (1987 et 1989) de judo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hostens sur Géoportail, consulté le 8 août 2015.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6).
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne), n° 14807.
  4. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5), p. 167.
  5. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.XX, pages 139-146
  6. Historique des communes, p. 25, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 26 mars 2013.
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 28 octobre 2011.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Église Saint-Pierre sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 août 2015.
  13. Chapelle Sainte-Catherine sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 août 2015.
  14. Maison bourgeoise d’Hostens sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 8 août 2015.