Esvres

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Esvres
L'église Saint-Médard.
L'église Saint-Médard.
Blason de Esvres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Tours
Canton Monts
Intercommunalité Touraine Vallée de l'Indre
Maire
Mandat
Jean-Christophe Gassot
2014-2020
Code postal 37320
Code commune 37104
Démographie
Gentilé Esvriens / Esvriennes
Population
municipale
5 702 hab. (2015 en augmentation de 26,07 % par rapport à 2010)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 17′ 06″ nord, 0° 47′ 13″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 96 m
Superficie 35,85 km2
Localisation

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Esvres

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Esvres
Liens
Site web www.ville-esvres.fr

Esvres[1], appelée également Esvres-sur-Indre, est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Esvres est située sur l'Indre, au niveau du confluent de l'Échandon. La localité se trouve à environ 16 km au sud-est de Tours. Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Esvres
Chambray-lès-Tours Larçay / Veretz Azay-sur-Cher
Veigné Esvres Truyes
Saint-Branchs Saint-Branchs Cormery

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Géré par la Société nationale des chemins de fer français, les trains et autocars TER Centre-Val de Loire assurent la desserte de la commune, via la Gare d'Esvres, grâce à la ligne 31, liaison régulière entre les gares de Tours et Loches, via la gare de Reignac-sur-Indre.

Géré par la région Centre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseau Rémi, Réseau de Mobilité Interurbaine assure via la ligne F, la liaison Esvres ↔ VeignéTours[2].

Géré par Tours Métropole Val de Loire et exploité par Keolis Tours, le réseau Fil bleu assure via la ligne 114, la liaison Tours Centre - Gare de Tours ↔ Esvres-sur-Indre - Nécropole Esvres[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

A fin de l'Antiquité le site d'Esvres est connu sous le nom d'Evena[4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tour d'angle sud-est de l’enceinte du château d’Esvres-sur-Indre vu depuis l'impasse du Château.

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village d’Esvres est occupé depuis le deuxième siècle avant Jésus-Christ. Les nécropoles de Vaugrignon[5] et de La Haute Cour[6] ont été utilisées de La Tène finale au début du Haut-Empire. Elles peuvent constituer un même espace funéraire, composé de plusieurs ensembles. Un habitat a été reconnu sur le rebord du plateau et sous le village actuel sur plus de 2 ha grâce à aux recherches archéologiques. Il pourrait s'agir d'un site routier localisé le long des routes bordant l'Indre et d'une éventuelle voie reliant Caesarodunum (Tours) à Augustoritum (Limoges) par Manthelan[4].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site est un vicus (Evena vicus) de la fin de l'Antiquité, Grégoire de Tours indique qu'une église y a été fondée au VIe siècle. Des monnaies sont frappées au nom du vicus d'Esvres durant les VIe et VIIe siècless.

Du VIIIe au Xe siècle Esvres est le chef-lieu d'une viguerie de Touraine. Les découvertes archéologiques témoignent de l’occupation du bourg : la présence de sarcophages et les bas reliefs en remploi dans le chevet de l'église concordent avec la mention d'un lieu de culte du haut Moyen Age à l'emplacement de l'édifice actuel. Outre le château et l'église aucun vestige ne se rapporte à l'occupation médiévale. Quelques observations de terrain confortent l'hypothèse d'une enceinte pour interpréter l'anomalie parcellaire qui marque la morphologie du bourg ancien, mais elle n'est ni datée ni caractérisée[4].

Les XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

La commune s'est développée de manière importante à partir des années 1960, profitant de sa proximité avec la ville de Tours. La croissance démographique s’accélère nettement entre 2010 et 2015, avec 26 % d'habitants en plus, la troisième plus forte du département d'Indre-et-Loire. La municipalité a en effet encouragé les constructions, délivrant jusqu'à 200 permis de construire par an. Suite à un changement de majorité, la ville décide cependant de revenir sur cette politique afin d'éviter « de basculer en grosse cité-dortoir, sans vie », selon le maire Jean-Christophe Gassot[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Henri Perreau    
1945 1946 Louis Vergne    
1946 1947 Ernest Lejeau    
1947 1965 Louis Germain    
1965 1971 Pierre-Louis Le Gall    
1971 1977 Roger Vergne    
1977 1985 Michel Turco DVD  
1985 1995 Pierre Godel DVD  
1995 2008 Michel Turco DVD  
2008 2014 Lucie Degail DVG  
2014 en cours Jean-Christophe Gassot UMP-LR Entrepreneur en bâtiment

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Esvres en 2016[8]
Taxe Taux appliqué (part communale)
Taxe d'habitation (TH) 12,73 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 19,06 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 48,91 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 %

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 1er janvier 2016, Esvres est jumelée avec :

La commune d'Esvres a également un partenariat avec la ville de Messamena au Cameroun.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2015, la commune comptait 5 702 habitants[Note 1], en augmentation de 26,07 % par rapport à 2010 (Indre-et-Loire : +2,45 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 588 1 588 1 779 1 751 1 739 1 801 1 820 1 818 1 833
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 859 1 871 1 813 1 776 1 867 1 808 1 862 1 770 1 802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 765 1 681 1 637 1 625 1 543 1 661 1 681 1 765 1 955
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 081 2 473 3 050 4 160 4 234 4 278 4 403 4 523 5 702
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges de la Commune d'Esvres en 2014 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,3 
2,8 
75 à 89 ans
3,3 
8,2 
60 à 74 ans
8,4 
9,8 
45 à 59 ans
10,6 
10,9 
30 à 44 ans
11,1 
6,6 
15 à 29 ans
6,9 
10,3 
0 à 14 ans
10,7 
Pyramide des âges en Indre-et-Loire en 2014 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,0 
3,6 
75 à 89 ans
5,3 
7,4 
60 à 74 ans
8,4 
9,6 
45 à 59 ans
10,0 
9,1 
30 à 44 ans
9,3 
9,0 
15 à 29 ans
9,3 
9,0 
0 à 14 ans
8,6 

Enseignement et Jeunesse[modifier | modifier le code]

La commune d'Esvres est dotée de nombreux établissements scolaires :

  • l'école maternelle Les Sources ;
  • l'école primaire publique Joseph-Bourreau ;
  • l'école primaire privée Sainte-Thérèse ;
  • le collège Georges-Brassens.

La municipalité concentre principalement ses projets autour de l'enseignement et de la jeunesse sur le territoire communal.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Un marché est organisé tous les samedis matins. Tous les ans, un marché de Noël et un forum des associations sont également organisés.

Santé[modifier | modifier le code]

Esvres est une commune bien dotée en professionnels de santé avec des médecins généralistes, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers, dentistes, ergothérapeutes...

Sports[modifier | modifier le code]

Une multitude d'associations présentes sur Esvres permet à la population de pratiquer de nombreux sports, comme le football, le rugby, le tennis, le tennis de table, le roller-hockey, le volley-ball ...

Divers[modifier | modifier le code]

Un crématorium (il y en a 269 en activité en France) est opérationnel dans la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre-Pierre Odart, polytechnicien, ampélographe et maire de la commune de 1818 à 1826.
  • Mata Hari (1876-1917), danseuse et courtisane, y séjourna en 1910-1911 au Château de la Dorée, loué à la Comtesse de La Taille-Trétinville par son amant le banquier Xavier Rousseau.
  • Noël Carlotti (1900-1966), grande figure de la Résistance, prêtre catholique, aumônier du camp de concentration de Watenstedt (satellite de Neuengamme), président national de la Fédération des amicales de réseaux « Renseignement et évasion », curé de la commune de 1945 à 1966.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Esvres-

Les armes d'Esvres se blasonnent ainsi :

D'or à une roue dentée de sable encerclée de deux tiges de blé de sinople, à trois tours couvertes de gueules, soutenues d'une grappe de raisin fruitée du même, tigée et feuillée aussi de sinople, brochant sur le tout.

Le blason a été créé par Etienne BLANCHET, maître d’œuvre à Esvres ; les armoiries dessinées par Dominique MORCHE, dessinateur publicitaire originaire d’Esvres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Code officiel géographique sur le site de l'Insee, consulté le 3 janvier 2014.
  2. [1]
  3. « Réseau Fil Bleu » (consulté le 28 décembre 2015)
  4. a, b et c Jean-Philippe Chimier, Jacques Dubois, Nicolas Fouillet et Thomas Pouyet, Esvres, dans : Atlas Archéologique de Touraine, Tours, Féracf, coll. « Suppléments à la Revue Archéologique du Centre de la France » (no 53), (lire en ligne)
  5. Sandrine Riquier, « La nécropole gauloise de “ Vaugrignon ” à Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire) », Revue archéologique du Centre de la France,‎ (lire en ligne)
  6. « La Haute Cour - ensemble1 », sur inrap.fr,
  7. Un bond démographique qui fait peur aux maires sur La Nouvelle République du Centre-Ouest, le 5 janvier 2018
  8. [2]
  9. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Données Insee Commune d'Esvres 2014 Consulté le 28/12/2017.
  15. Données Insee Indre-et-Loire 2015 Consulté le 28/12/2017.