Jacques de Larosière

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : La Rosière.
Jacques de Larosière
Image illustrative de l'article Jacques de Larosière
Fonctions
Gouverneur de la Banque de France

(5 ans 11 mois et 28 jours)
Prédécesseur Michel Camdessus
Successeur Jean-Claude Trichet
Directeur général du
Fonds monétaire international

(8 ans 6 mois et 29 jours)
Prédécesseur H. Johannes Witteveen
Successeur Michel Camdessus
Biographie
Nom de naissance Jacques de Larosière de Champfeu
Date de naissance (87 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Diplômé de Sciences Po Paris, ENA
Profession Haut fonctionnaire d'État

Jacques de Larosière de Champfeu, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français. Il a été notamment directeur général du Fonds monétaire international (1978–1987) et gouverneur de la Banque de France (1987–1993).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Robert de Larosière, Capitaine de Vaisseau (1896-1970) et Hugayte de Champfeu (1898-1986)[1] et ancien élève du Lycée Louis-le-Grand, puis de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1950), il choisit le corps de l'Inspection générale des finances au sortir de l'École nationale d'administration (promotion 1958, en même temps que Michel Rocard).

En 1960, il épouse France du Bos (décédée en 2017) dont il a deux enfants, dont l'un est magistrat judiciaire (nommé premier président de la cour d'appel de Cayenne en 2015), et il devient chargé d'enseignement en économie à Sciences Po Paris[2].

Il fait carrière à la Direction du Trésor, puis au ministère de l'Économie et des Finances. À la fin de son mandat à ce ministère et pendant sa campagne à l'élection présidentielle de 1974, Valéry Giscard d'Estaing le choisit comme directeur de cabinet. Il reste cinq mois à ce poste avant d'être nommé directeur du Trésor, poste qu'il conserve jusqu'en 1978.

Il est alors nommé directeur général du Fonds monétaire international (1978–1987), puis gouverneur de la Banque de France (1987–1993) avant d'assumer, en 1993, la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. La même année, le , il est élu à la section générale de l'Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil du cardinal Henri de Lubac.

Depuis 1998, date de la fin de son mandat à la BERD, il est conseiller auprès de Michel Pébereau, président de BNP Paribas[3]. À la suite de la crise financière de 2008-2009, il remet à la Commission européenne un rapport sur la régulation financière[4], dans lequel il demande un renforcement de la régulation du secteur financier et appelle à la création d'un mécanisme d'alerte précoce placé sous les auspices de la BCE[5],[6].

Jacques de Larosière est enfin président du comité stratégique de l'Agence France Trésor. Il est également président d'EUROFI[7], association regroupant de nombreux acteurs des secteurs bancaires et financiers européens.

En 2016, il publie 50 ans de crises financières, un livre dans lequel il dénonce les conséquences de l'effondrement du système mis en place avec les accords de Bretton Woods. L'avènement des changes flottants de 1971 sont, selon lui, à l’origine des déséquilibres structurels actuels qui pèsent sur l'économie mondiale. Il critique la création monétaire illimitée initiée aux Etats Unis par la FED de Ben Bernanke, imitée ultérieurement, à une moindre échelle, par la BCE sous le nom de "quantitative easing", laquelle « n’est tout au plus qu’un palliatif lui-même source de dangers ». Il pointe du doigt la fuite en avant des politiques actuels qui ne laissent « aux générations futures que le choix entre payer une dette trop lourde ou la renier »[8].

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • 50 ans de crises financières, Odile Jacob, 2016, 272 p.
  • Les lames de fond se rapprochent, Odile Jacob, 2017, 178 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]