François Villeroy de Galhau

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François Villeroy de Galhau
François Villeroy de Galhau en 2017.
François Villeroy de Galhau en 2017.
Fonctions
Gouverneur de la Banque de France
En fonction depuis le
(2 ans, 5 mois et 25 jours)
Prédécesseur Christian Noyer
Biographie
Date de naissance (59 ans)
Lieu de naissance Strasbourg, Bas-Rhin
(France)
Nationalité française
Diplômé de Polytechnique
ENA
Profession Haut fonctionnaire

François Villeroy de Galhau
Gouverneurs de la Banque de France

François Villeroy de Galhau, né le à Strasbourg, est un ancien banquier et haut fonctionnaire français. Il est gouverneur de la Banque de France depuis le 1er novembre 2015[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

François Villeroy de Galhau est issu d'une famille industrielle de l'Est (Villeroy & Boch), entre la Lorraine et la Sarre, d'où son allemand courant[2]. Il est un ancien élève du lycée Saint-Louis-de-Gonzague, de l'École polytechnique (promotion 1978), énarque (promotion Louise Michel, 1984, major de la voie économique) et inspecteur des finances.

De 1990 à 1993, il est conseiller européen du ministre des finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy, et occupe ensuite diverses responsabilités à la Direction du Trésor à Bercy, puis à Bruxelles comme conseiller financier à la représentation permanente de la France.

Sous le gouvernement de Lionel Jospin, il est directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn de 1997 à 1999, de Christian Sautter de 1999 à 2000 au ministère de l'Économie et des Finances, puis directeur général des impôts de 2000 à 2003.

En 2003, il devient président-directeur général de Cetelem, société de crédit à la consommation du groupe BNP Paribas, puis responsable de la banque de détail du groupe en France (2008). François Villeroy de Galhau est directeur général délégué du groupe BNP Paribas, chargé des Marchés domestiques et de la RSE du au . Il est ensuite chargé, par le gouvernement, de s'occuper d'une mission sur le financement de l'investissement des entreprises[3]. Cette mission fait l’objet d’un rapport remis au Premier ministre Manuel Valls le 26 septembre 2015[4].

En septembre 2015, il est proposé au poste de gouverneur de la Banque de France. Un collectif de 150 économistes a signalé le risque de conflit d'intérêts que représente cette nomination et a demandé aux parlementaires de s'y opposer[5]. À l'inverse, trois anciens gouverneurs de la Banque de France ont défendu sa candidature[6]. Lors de son audition devant la Commission des finances de l’Assemblée nationale, il prend des engagements pour « garantir qu’il n’y aurait jamais de situation de conflit d’intérêts »[7]. Il reçoit l’avis favorable des commissions parlementaires compétentes, qui participaient pour la première fois à la procédure de nomination.[8] Il est nommé gouverneur par le président de la République à partir du 1er novembre[9]. Il préside à ce titre l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution[10].

Il siège au conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne à Francfort, aux côtés des six membres du directoire et des gouverneurs des banques centrales nationales des dix-huit autres pays de la zone euro, dont le président de la Banque centrale du Luxembourg Gaston Reinesch[11], qui a travaillé plusieurs années durant avec lui au conseil d'administration de BGL BNP Paribas[12], à l'époque présidé par le Luxembourgeois et vice-présidé par le Français.

Par souci de transparence, la Banque de France révèle le salaire de son gouverneur, établi à 283 129 euros brut en 2016[13].

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

François Villeroy de Galhau exerce en qualité de gouverneur de la Banque de France des mandats qui lui sont confiés dans le cadre du Code monétaire et financier, parmi lesquels :

Fonctions passées[modifier | modifier le code]

Dans le débat public[modifier | modifier le code]

François Villeroy a longtemps été membre du conseil d'administration des Semaines sociales de France, aux côtés de Michel Camdessus, de Jean Boissonnat et d'autres personnalités du monde de la finance et de l'économie préoccupées par l'action sociale de l'Église catholique.

Plus médiatisé depuis 2003, il intervient régulièrement dans la presse, à la radio voire à la télévision, à titre professionnel comme à titre personnel, sur l'Europe et la relation franco-allemande, sa vision du management, ou les réformes économiques[17].

Sa réflexion éthique est au cœur de son action économique et sociale, notamment à propos de la finance. Dans son dernier livre, L'Espérance d'un Européen, il prend parti clairement pour le modèle social européen, et propose un programme pour l'emploi des jeunes à travers un grand « Erasmus pro »[18].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Développement des activités financières au regard des exigences éthiques du christianisme, éd. Librairie Vaticane, 1994
  • Dix-huit leçons sur la politique économique : à la recherche de la régulation, avec Jean-Claude Prager, préface de Michel Pébereau, Le Seuil, 2003, 2e édition 2006
  • L'Espérance d'un Européen, éd. Odile Jacob, 2014 (ISBN 978-2738130914)

Tribunes[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Le changement dans l'État, c'est possible », in Sociétal, 2002, no 35, p. 26-30
  • « Bercy : la réforme sans le grand soir ? »[19], En temps réel, cahier 13, mars 2004
  • « Justice et fiscalité », in Études, no 4064, avril 2007, p. 463-474
  • « La vocation d'un dirigeant est aussi d'être un serviteur à l'écoute », in La Vie, no 3260 du 21 au 27 février 2008, p. 18-19

Dans La Croix[modifier | modifier le code]

  • « Ces entreprises qui font l'Europe », 22 mars 2006
  • « La pression et le bénédictin », 28 décembre 2006
  • « Voyage dans le cerveau du monde », 13 juin 2007
  • « Un trésor trop discret », 24 octobre 2007
  • « Y a-t-il un pilote dans l'avion ? », 26 septembre 2008
  • « Sagesses de mon village allemand », 17 septembre 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographies des membres du conseil général », Banque de France,‎ (lire en ligne).
  2. (de) Christian Schubert, « François Villeroy de Galhau: Ein Deutschland-Kenner für die EZB », Frankfurter Allgemeine Zeitung,‎ (ISSN 0174-4909, lire en ligne)
  3. « François Villeroy de Galhau, prochain gouverneur de la Banque de France? », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  4. « Rapport sur le financement de l’investissement des entreprises », sur Gouvernement.fr (consulté le 28 mars 2017).
  5. « Banque de France : « François Villeroy de Galhau est exposé à un grave conflit d’intérêts » », .
  6. « Banque de France : trois ex-gouverneurs soutiennent Villeroy de Galhau », sur www.liberation.fr, .
  7. « Assemblée nationale ~ Compte rendu de réunion de la commission des finances, de l'économie générale et du plan », sur assemblee-nationale.fr (consulté le 30 mars 2017).
  8. LOI n° 2010-838 du 23 juillet 2010 relative à l'application du cinquième alinéa de l'article 13 de la Constitution, (lire en ligne)
  9. Décret du 30 septembre 2015 portant nomination du gouverneur de la Banque de France - M. VILLEROY de GALHAU (François)
  10. « Collège de supervision », Banque de France,‎ (lire en ligne)
  11. European Central Bank, « Governing Council », sur European Central Bank (consulté le 1er septembre 2016).
  12. « Curriculum-Vitae de Gaston_Reinesch ».
  13. BFM BUSINESS, « La Banque de France dévoile le salaire de son gouverneur », sur BFM BUSINESS (consulté le 5 novembre 2017)
  14. « Michel Sapin a présidé le premier Comité national de l’éducation financière », Le portail des ministères économiques et financiers,‎ (lire en ligne).
  15. « Équipe | En Temps Réel », (consulté le 29 mars 2017)
  16. « Site Bayard - Présentation et histoire > Organigramme », (consulté le 29 mars 2017)
  17. « Actualités », Banque de France,‎ (lire en ligne).
  18. « L'espérance d'un européen avec François Villeroy de Galhau », France Inter,‎ (lire en ligne).
  19. Texte en ligne (pdf, 36 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Apolline de Malherbe, « François Villeroy de Galhau : l'Europe chevillée au corps », in La Tribune, 25 juillet 2008

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]