Louis Armand (spéléologue)

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Louis Armand
Description de cette image, également commentée ci-après

Louis Armand (à gauche) et Clément Drioton (à droite) lors de l'exploration du Creux du Soucy en 1905

Naissance
Parrache (Aveyron)
Décès
Le Rozier (Lozère)
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Autres activités

Louis Armand (1854 - 1922) est un célèbre spéléologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Armand est né le à Parrache sur le territoire de la commune de Vabres-l'Abbaye près de Saint-Affrique dans l'Aveyron.

Il s'installe comme forgeron au Rozier, dans le département voisin de la Lozère.

Édouard-Alfred Martel (1859-1938), considéré comme le père de la spéléologie moderne, confie à Louis Armand quelques travaux pour équiper ses premières prospections souterraines, réalisées à proximité. Martel fit la connaissance d'Armand au village du Rozier. Armand lui répara avec tant de dextérité les pièces détériorées de son canot pliant qu'il lui demanda aussitôt de faire partie de son équipe. Dès la deuxième campagne de Martel (1889), Armand en était promu contremaître. Émile Foulquier et Hippolyte Gausse l'assistaient. Louis Armand se passionne alors pour cette discipline naissante, devenant successivement le compagnon, le contremaître et enfin l'ami de Martel.

Pendant vingt ans, jusqu'en 1907, il fut de la plupart des expéditions souterraines du maître: Causses majeurs du Rouergue et du Gévaudan avec Gabriel Gaupillat, Ardèche et Vaucluse (1892), Côte d'Or (1904-1905), grand canyon du Verdon (1905-1906) calanques et clues de Provence (1907), Lot et Dordogne, etc. et suivit ce dernier aux îles Baléares lors d'une campagne organisée, en 1896, à l'instigation de l'archiduc d'Autriche,Léopold Salvator. En sa compagnie, il effectue notamment la première descente dans un gouffre qui sera baptisé l'aven Armand.

Martel écrit de lui, en 1922 :

« Il faut dire que partout, il a grandement assuré le succès par ses remarquables dons d'adresse, d'initiative, de compréhension, de force et de courage. Quant au dévouement (le mot doit être répété), il ne sera pas possible de relater ici les trop nombreuses circonstances où son sang-froid, son juste coup d'œil, son mépris du danger ont positivement sauvé la vie à plusieurs de ses compagnons. Enfin, en témoignant le plus profond respect à son intégrité, son désintéressement, sa modestie, son enthousiasme de chercheur, on n'aura pas encore épuisé la liste des rares qualités qui ont fait de lui le plus précieux et le plus regretté des collaborateurs… Je ne rapellerai point la liste des livres et mémoires où sont relatés en détail les exploits d'Armand. Ce serait donner la bibliographie de mes propres ouvrages.»

En reconnaissance, Martel a tenu à associer Armand au monument qui lui a été dédié de son vivant. Ce monument a été érigé par souscription publique sur la commune de Mostuéjouls, au pont de la Muse, confluent du Tarn et de la Jonte, par le sculpteur Joseph Malet. Il fut inauguré le , en même temps que l'aven Armand, 30 ans après la découverte de celui-ci.

Louis Armand, lorsqu'il n'était pas en campagne avec Martel, se faisait embaucher par d'autres explorateurs (Armand Viré, Jacques Maheu) et, entre temps, continuait à exercer son métier de forgeron en réalisant des aménagements touristiques dans des gorges et dans des grottes : grotte de Dargilan, Tindoul de la Vayssière, gouffre de Padirac dont il a construit le grand escalier métallique de 36 mètres.

Louis Armand obtint la Grande médaille d'argent du Club Cévenol (1899) ; à l'instigation de Martel, il a été fait le 30 janvier 1906 Chevalier du Mérite agricole.

Il meurt en 1922 au Rozier (Lozère) d'une affection de l'estomac.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]