Louis Armand (spéléologue)

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Louis Armand
Image dans Infobox.
Louis Armand (à gauche) et Clément Drioton (à droite) lors de l'exploration du Creux du Soucy en 1905
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
française
Activité
Autres informations
Distinction

Louis Armand (1854-1921) est un spéléologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis Armand est né le à Parrache sur le territoire de la commune de Vabres-l'Abbaye près de Saint-Affrique dans l'Aveyron.

Fils de Jacques Armand et d'Eulalie Rascalou, il s'installe comme forgeron au Rozier, dans le département voisin de la Lozère.

Ses compétences le font remarquer par Édouard-Alfred Martel qui l'associe à ses campagnes d'explorations spéléologiques pendant vingt ans

Il épouse Irma Girard.

Il meurt le [Note 1] au Rozier (Lozère) d'une affection de l'estomac.

Activités spéléologiques[modifier | modifier le code]

Édouard-Alfred Martel (1859-1938), considéré comme le père de la spéléologie moderne, confie à Louis Armand quelques travaux pour équiper ses premières prospections souterraines, réalisées à proximité. Martel fit la connaissance d'Armand au village du Rozier. Armand lui répara avec tant de dextérité les pièces détériorées de son canot pliant qu'il lui demanda aussitôt de faire partie de son équipe. Dès la deuxième campagne de Martel (1889), Armand en était promu contremaître. Émile Foulquier et Hippolyte Gausse l'assistaient. Louis Armand se passionne alors pour cette discipline naissante, devenant successivement le compagnon, le contremaître et enfin l'ami de Martel.

Pendant vingt ans, jusqu'en 1907, il fut de la plupart des expéditions souterraines du maître: Causses majeurs du Rouergue et du Gévaudan avec Gabriel Gaupillat, Ardèche et Vaucluse (1892), Côte-d'Or (1904-1905), grand canyon du Verdon (1905-1906) calanques et clues de Provence (1907), Lot et Dordogne, etc. et suivit ce dernier aux îles Baléares lors d'une campagne organisée, en 1896, à l'instigation de l'archiduc d'Autriche,Léopold Salvator. En sa compagnie, il effectue notamment la première descente dans un gouffre qui sera baptisé l'aven Armand.

Martel écrit de lui, en 1922 :

« Il faut dire que partout, il a grandement assuré le succès par ses remarquables dons d'adresse, d'initiative, de compréhension, de force et de courage. Quant au dévouement (le mot doit être répété), il ne sera pas possible de relater ici les trop nombreuses circonstances où son sang-froid, son juste coup d'œil, son mépris du danger ont positivement sauvé la vie à plusieurs de ses compagnons. Enfin, en témoignant le plus profond respect à son intégrité, son désintéressement, sa modestie, son enthousiasme de chercheur, on n'aura pas encore épuisé la liste des rares qualités qui ont fait de lui le plus précieux et le plus regretté des collaborateurs… Je ne rappellerai point la liste des livres et mémoires où sont relatés en détail les exploits d'Armand. Ce serait donner la bibliographie de mes propres ouvrages. »

En reconnaissance, Martel a tenu à associer Armand au monument qui lui a été dédié de son vivant. Ce monument a été érigé par souscription publique sur la commune de Mostuéjouls, au pont de la Muse, confluent du Tarn et de la Jonte, par le sculpteur Joseph Malet. Il fut inauguré le , en même temps que l'aven Armand, 30 ans après la découverte de celui-ci.

Louis Armand, lorsqu'il n'était pas en campagne avec Martel, se faisait embaucher par d'autres explorateurs (Armand Viré, Jacques Maheu) et, entretemps, continuait à exercer son métier de forgeron en réalisant des aménagements touristiques dans des gorges et dans des grottes : grotte de Dargilan, Tindoul de la Vayssière, gouffre de Padirac dont il a construit le grand escalier métallique de 36 mètres.

Notoriété et reconnaissance[modifier | modifier le code]

Louis Armand obtint la médaille du Club cévenol en 1899.

À l'instigation de Martel, il est fait chevalier du Mérite agricole le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis Armand est décédé au Rozier (Lozère) le . Une erreur a été commise et reproduite notamment sur Internet et même dans un des écrits de Martel en 1927 : il y a été indiqué le décès de Louis Armand en date . Martel avait cependant indiqué la vrai date du décès dans son premier article publié dans la revue du Club Cévenol en 1922. En outre, le relevé du maire du Rozier Louis Curvelier dans l'état civil, en est la preuve :

    « Armand Louis né, à Vabres canton de St Affrique, Aveyron, le vingt trois août mil huit cent cinquante quatre, soixante six ans serrurier, fils de Armand Jacques et de Rascalou Eulalie, décédés, époux de Irma Girard domiciliée au Rozier, est décédé en son domicile au Rozier. Dressé, le vingt-trois janvier mil neuf cent vingt un à midi sur la déclaration de Biau Léon cinquante six ans menuisier et de Costecalde Léon cultivateur soixante trois ans, tous deux voisins du défunt domiciliés en cette commune qui, lecture faite, ont signé avec nous Curvelier Louis Maire du Rozier : Biau - Costecalde ».

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]