Leigneux

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Leigneux
Leigneux
Église Sainte Marie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Boën-sur-Lignon
Intercommunalité Loire Forez Agglomération
Maire
Mandat
Bernard Mioche
2014-2020
Code postal 42130
Code commune 42119
Démographie
Population
municipale
380 hab. (2016 en diminution de 4,52 % par rapport à 2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 08″ nord, 3° 58′ 37″ est
Altitude Min. 389 m
Max. 588 m
Superficie 4,53 km2
Localisation

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Leigneux est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Classée commune en zone de montagne[1], Leigneux dispose de parcelles de vigne qui produisent des vins en appellation Côtes du Forez.

Leigneux a abrité pendant environ huit siècles (de 993 ou 1050 à 1791) un prieuré de bénédictines érigé en Chapitre noble de dames chanoinesses par lettres patentes du roi Louis XV en 1748. La place du chapitre est un ensemble singulier de maisons canoniales du XVIIIe siècle. Le chœur de l'église abrite le tombeau de Sainte Albane qui aurait fondé le monastère vers 1050[2].

La commune est adossée à une vaste colline boisée qu'inclut l'ancien Volcan de Travorche[réf. nécessaire].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur l'extrème bord oriental du Massif central, Leigneux fait partie du Forez.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Leigneux est à 3 km de Boën-sur-Lignon ; 20 km de Montbrison; 20 km de Feurs; 60 km de Saint-Étienne; 88 km de Clermont-Ferrand; 102 km de Lyon.

Relief[modifier | modifier le code]

La mairie se situe à une altitude d'environ 420 mètres. Les points culminants sont "Les Grands Pins" (588 m), "Le Crozet" (581 m) et le "Volcan de Travorche" (569 m)[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Lignon et l'Anzon. Les deux cours d'eau ont leur confluence sur la commune au lieu-dit de Lardy.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune est très boisée et la végétation est constituée essentiellement de chênes sessiles et chênes pédonculés, de pins sylvestres. La vigne autrefois très présente reste exploitée sur le territoire de la commune[réf. nécessaire].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

Principaux lieux d'habitation : Le Chapitre, Le Bourg, Le Garet, Lardy, Le Bruc, Les Junchuns, Le Mas, Chozieux.

L’Astrée, roman pastoral, écrit de 1607 à 1627, par Honoré d'Urfé dont l'intrigue se déroule sur les berges du Lignon en Forez.

Transports[modifier | modifier le code]

Leigneux est située sur la D6, à proximité immédiate de la D1089 (ancienne Nationale 89).

Les embranchements autoroutiers les plus proches sont la sortie Feurs de l'A72 (axe Saint-Étienne-Clermont-Ferrand) et la sortie Noirétable de l'A89 (axe Clermond-Ferrand - Lyon).

La gare SNCF la plus proche se trouve à Boën-sur-Lignon (à 3 km). Plusieurs A/R journaliers vers/de Saint-Étienne.

La commune est desservie par le Bus 112 du réseau de Transport interdépartemental de la Loire (TIL)[4].

Leigneux est desservi également par les cars scolaires (cf. ci-dessous le paragraphe "École et scolarité").


Histoire[modifier | modifier le code]

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Cité[5] dans l'Astrée d'Honoré d'Urfé, Leigneux rayonne au cœur de la vieille France et de ses anciennes provinces.

La commune doit sa renommée et son patrimoine historique[6] à un monastère de religieuses bénédictines fondé, selon la légende, par Sainte Albane au XIe siècle (la terre semble avoir été concédée dès 993 à l'abbaye de Savigny par Ayceline de Forez, abbesse de Saint-Pierre-les-Nonnains à Lyon et sœur de Arthaud II, comte de Forez)[7].

Prieuré dépendant de Savigny[8], Sainte Marie de Leigneux[9] accueille pendant des siècles les dames nobles du comté du Forez et des provinces voisines (Bourgogne et Auvergne). Le monastère de bénédictines est érigé en chapitre noble en 1748. Alors que le recrutement nobiliaire à Leigneux est une pratique immémoriale, la nécessité de prouver son origine aristocratique est codifiée à cette époque: les jeunes filles qui postulent pour entrer au chapitre de Leigneux doivent désormais fournir leurs "preuves de noblesse" (5 degrés au moins de noblesse du côté paternel tandis que la mère doit être a minima demoiselle)[10].

Grâce à la protection octroyée en 1758 par lettres patentes du roi Louis XV, le chapitre noble de Leigneux connaît son âge d'or durant la seconde moitié du XVIIIe siècle[11].

Ainsi, entre 1748 et 1791 (date de la dernière assemblée capitulaire[12]), Leigneux appartient au cercle restreint des chapitres nobles de France où de jeunes demoiselles bien nées, mais souvent désargentées, peuvent bénéficier d'une éducation mi-religieuse, mi-mondaine dispensée par des "Dames tantes" portant de titre de "chanoinesses comtesses"[13]. Sous l'autorité de la prieure, ces dames nobles, profès et prébendées, hébergent dans leur maison canoniale plusieurs "nièces" dispensées de vœux religieux formels et autorisées, le cas échéant, à revenir dans le monde pour nouer de belles alliances[14]. Situé alors sur le territoire de la paroisse de Trelins, le prieuré a ses propres prètres prébendiers. Sur le plan temporel, les Dames de Leigneux ont droit de moyenne et basse justice. La haute justice est exercée par le Seigneur de Couzan, premier baron du Forez.

En 1780, la suppression de l'abbaye de Savigny[15],[16] (dont relevait Leigneux pour la nomination de sa prieure) entraîne un changement de statut[17]. En 1784-1785, le chapitre est élevé au rang d'abbaye, dépendant désormais de l'Archevêque de Lyon sur le plan religieux. Ce changement induit un partage des biens de l'abbaye de Savigny entre les chapitres nobles de Leigneux, d'Alix[18] et de l'Argentière[19],[20]. Il induit aussi une sécularisation de l'institution, mouvement qui n'est pas sans susciter des débats et des divisions entre les "Dames de Leigneux" jusqu'à la veille de la Révolution[21]. En effet, à la Révolution française, les terres et les biens du chapitre ainsi que les maisons des chanoinesses sont vendus[22] comme biens nationaux[23],[24],[25]. La plupart des chanoinesses quittent alors Leigneux pour trouver refuge au sein de leurs familles. Plusieurs personnalités locales, dont le diacre Jean Patural qui refuse la Constitution civile du clergé (cf. infra), sont alors inquiétées voire condamnnées pour menées anti-révolutionnaires.

En 1789, Leigneux exprime ses doléances au travers de ses propres délégués[26].

Leigneux est érigé en Commune pendant la Révolution Française (la commune tient ses propres registres d'état-civil dès 1792).

Les limites définitives de Leigneux avec les communes de Trelins et de Boën-sur-Lignon sont fixées en 1827[27]. C'est à cette date que les hameaux de Chassin, Cromorel, Matorges, Le Clos et Le Montaillard sont rattachés à la commune de Trelins. Pour leur part, Les Junchuns et Le Bruc restent partie intégrante de la commune de Leigneux. La commune intègre également les hameaux de Chozieux et du Mas.

En 1829, Leigneux devient une paroisse distincte de la paroisse de Trelins[27]. L'église devient donc église paroissiale.

En 1827, une école de jeunes filles, tenue par des religieuses de l'instruction du Puy, ouvre ses portes. Ensuite, de 1843 à 1963, Leigneux accueille un pensionnat de jeunes filles dirigé par les sœurs de l'Enfant Jésus de Claveisolles.

Liste des prieures de Sainte Marie de Leigneux[modifier | modifier le code]

Liste indicative des prieures du monastère (Ordre de Saint Benoît) puis chapitre noble de Sainte Marie de Leigneux, sur la base des sources disponibles[28]. Les dates indiquent la période vers laquelle la prieure a exercé sa mission de supérieure.

Jusqu'en 1780, la nomination de la prieure est à la charge de l'Abbé de Savigny. Après cette date, elle dépend de l'Archevêque de Lyon.

  • Sainte Albane (Vers 1050)
  • (…)
  • « G. » (vers 1250-1251)
  • Marguerita (vers 1257)
  • Alice de Beaune (vers 1273- 1278, décédée avant 1292)
  • Arthaude de Beaune (vers 1278-1315)
  • Heliote de Thelis (vers 1292)
  • Margueronne de Tarare / Marguerite de Taratro (vers 1296)
  • Beatrix de Bonvin (vers 1309-1317)
  • Marguerite de Chadeneu / Marguerite de Chadenac (vers 1294-1324)
  • Marguerite de Tely / Margerone de Tely (vers 1325-1343)
  • Isabelle de Chalmazelle / Isabelle de Marcilly (vers 1348-1386)
  • Beatrix de Mansiac / Béatrice d'Amanziaco = d’Amanzé (vers 1386-1399)
  • Marguerite de Pomerïa / Marguerite de Tarare / Margarita de Rosses (vers 1402-1403)
  • (…)
  • Briansona de Pruneria (vers 1449-1458)
  • (…)
  • Maria de Combis (fin XVe siècle)
  • Brianconne de Sarron (vers 1501)
  • Margarita d'Albon (début XVIe siècle ou fin XVe siècle)
  • (…)
  • Francisca de Semur (vers 1560-1578)
  • Madeleine de Semur (vers 1596-1604)
  • Magdalena Mitte de Chevrières (vers 1606-1615)
  • Gasparde de Simiane (1616-1616)
  • Ysabelle de (Talaru) Chalmazelle (vers 1632)
  • Catharina d'Albon (vers 1637-1645)
  • Anna d'Albon (vers 1653)
  • Maria de Sainte Colombe (1653-1678)
  • Antonia de Sainte Colombe (vers 1679-1682)
  • Antoinette de Sainte Colombe (vers 1682-1699). Homonyme de la précédente.
  • Martha de Sainte Colombe (après 1699 et avant 1710)
  • Benedicta de Sainte Colombe (vers 1710-1722)
  • Jeanne Madelaine (de Fuligny) de Damas (1723-1743)
  • Marie Charlotte Françoise Aimée de Pons Praslin (1744-1749). En provenance du Chapitre noble de Poulangy.
  • Claudine Philippine d'Apchon (prieure avérée en 1760 et 1766, encore novice en 1754)
  • Marie Anne Françoise de Clugny de Thenissey (1767-1783). En provenance du Chapitre noble d’Alix.
  • Catherine de Gayardon de Tiranges (1783-1791). Prieure puis prend le titre d'abbesse à compter de 1785 lorsque le Chapitre noble de Sainte Marie de Leigneux est érigé en abbaye à la suite de la suppression de l’abbaye de Savigny.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2017, Leigneux est membre de Loire Forez Agglomération. Elle faisait auparavant partie de la Communauté de communes du Pays d'Astrée.

Liste des maires depuis 1965[modifier | modifier le code]

Liste des Maires successifs depuis 1965
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 juin 1995 Dominique Chèze Non affilié  
juin 1995 mars 2008 Claudius Perret Non affilié  
mars 2008 En cours Bernard Mioche[29] Non affilié réélu en mars 2014

Liste des maires de la période révolutionnaire à 1965[modifier | modifier le code]

Selon les registres d'état-civil depuis 1792[30] et les registres du conseil municipal depuis 1806[31] :

  • Révolution française-1808 : Michel Lafay
  • 1808-1820 : Claude Marie Roche (habitant alors le hameau de Cromorel)
  • 1820-1821 : Claude Patural
  • 1821-1826 : Antoine Picon
  • 1826-1844 : Jean-Baptiste Lestra (Vigneron)
  • 1844-1873 : Pierre Rambaud (nouvelle nomination en 1855)
  • 1873-1878 : Antoine Marie Lestra (petit fils de Jean-Baptiste Lestra qui précède)
  • 1878-1881 : Antoine Coiffet
  • 1881-1887 : Antoine Gaumond
  • 1887-1890 : Antoine Marie Lestra (2e mandat, cf. supra)
  • 1890-1913 : Jean-Claude Roche
  • 1913-1919 : Jean Chazelle
  • 1919-1934 : Jean Rose
  • 1934-1944 : Emile Messie
  • 1944-1965 : Joseph Midroit (propriétaire d'une scierie)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].

En 2016, la commune comptait 380 habitants[Note 1], en diminution de 4,52 % par rapport à 2011 (Loire : +1,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600478505570484439462470517
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
479411362466478489556514487
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
500536514504493486450423478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
406445410397328350349391384
2016 - - - - - - - -
380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède une école élémentaire publique, en regroupement pédagogique intercommunal avec la commune de Sail-sous-Couzan[36]. Une convention a été signée par ailleurs pour un fonctionnement harmonisé avec le RPI Les-Débats-Rivière-d'Orpra / Saint-Laurent-Rochefort[réf. nécessaire].

Pour les enfants scolarisés à Leigneux, la cantine et les services périscolaires sont assurés sur le site de Sail-sous-Couzan (car scolaire).

Le collège et le lycée général de proximité se trouvent à Boën-sur-Lignon, à 3 km de Leigneux (cité scolaire de l'Astrée).

Sports[modifier | modifier le code]

Sur les bords du Lignon à Lardy, Leigneux dispose de deux terrains de football et de deux terrains de tennis (terrain des Graves). Sur le même site se trouvent un terrain de boules et une aire de jeux (balançoires).

Tourisme et Loisirs[modifier | modifier le code]

Leigneux fait partie du Forez, territoire qui a depuis 1998 le label Villes et Pays d'art et d'histoire[37].

Le village est une étape du chemin de grande randonnée GR 89 "Chemin de Montaigne"[38].

Leigneux est par ailleurs classé village étoilé (3 étoiles dans le cadre du label de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes ou ANPCEN)[39].

La commune est également traversée par plusieurs chemins d'Astrée[40].

La commune se situe à 2 km du château de Couzan sur la commune de Sail-sous-Couzan, à 11 km du château Renaissance de la Bâtie d'Urfé (commune de Saint-Étienne-le-Molard) et à 16 km du Prieuré de Pommiers.

Leigneux est par ailleurs à 24 km de la station de ski de Chalmazel (ski de piste). Le ski de fond et les raquettes se pratiquent au Col de la Loge et au Col du Béal.

Les principales manifestations annuelles sont la brocante du 1er mai, la marche gourmande (en juin) et les illuminations du 8 décembre.

Leigneux accueille un restaurant et un hébergement chez l'habitant (chambre d'hôtes).

Vie associative[modifier | modifier le code]

La commune accueille plusieurs associations dont :

- Leigneux Animation,

- Les Amis du Chapitre,

- Les Jardins de Leigneux,

- Club de l'amitié (pour les aînés),

- Amicale Boule de Leigneux,

- L'association Ferme[41],

- Association Familles rurales[42] avec Trelins, la Fabrique et Marcilly-le-Châtel ;

- Une association communale de chasse.

- Le Sou des Écoles Leigneux/Sail[43].

Leigneux dispose d'une médiathèque communale qui fait partie du réseau des Médiathèques/Ludothèques de Loire Forez[44].

La commune accueille également des ateliers d'artiste (atelier de poterie artisanale et atelier de fabrique de tambours japonais)[réf. nécessaire].

Elle bénéficie par ailleurs des activités et du programme culturel du château de Goutelas, labellisé Centre culturel de rencontre et situé sur la commune de Marcoux, à 7 km de Leigneux.

Le cinéma le plus proche se trouve à Boën-sur-Lignon[45].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Plusieurs GAEC sont implantés sur la commune.

Les activités principales sont l'agriculture, l'élevage (bovins, porcins), la viticulture (appellation Côtes-du-forez) et la sylviculture.

Il existe un salon de coiffure, une entreprise de maçonnerie / tailleur de pierre, une boulangerie et épicerie ambulantes, un marché hebdomadaire (mardi après-midi).

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Site patrimonial remarquable, Leigneux figure dans l'Inventaire général du patrimoine culturel de la région Auvergne Rhône-Alpes[46],[47] : site inscrit (place du chapitre et abords, 6,55 ha) le 10/01/1973 ; ZPPAUP instituée le 8/10/1987 ; transformée en AVAP (Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine)[48] par Arrêté du 18/03/2016[49].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vierge.

La commune presente différents lieux remarquables[50] dont :

  • Église prieurale, église du chapitre des dames chanoinesses puis de l'abbaye. Époque de construction : XIIe siècle, remaniée au XVIIe puis au XIXe siècle. L'église possède deux chapelles dédiées l'une à la Vierge Marie, l'autre à Saint Roch. L'église dépend aujourd'hui de la paroisse Saint Vincent en Lignon[51].
  • Place du Chapitre (ensemble remarquable de maisons canoniales XVIIIe construites par l'architecte roannais Michel Carestia)[52].
  • Pont des Dames (1779).
  • Fontaine et place Sainte Albane.
  • Monument aux Morts[53], œuvre originale de 1924 de Joanny Durand.
  • Chemin de Montaigne GR 89[54],[55]
  • Volcan de Travorche, 569 mètres d'altitude (petit sommet aujourd'hui boisé, vieux de plusieurs millions d'années)[56]. Travoche signifie "Trois Fourches". Le lieu serait un ancien gibet de potence.

Leigneux dans les arts et les sciences[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Leigneux est cité dans l'Astrée, roman pastoral écrit entre 1607 et 1627 par Honoré d'Urfé et dont l'intrigue se déroule en Arcadie sur les berges du Lignon en Forez.

Leigneux (écrit Laygnieu ou Laigneu dans le roman) apparaît dans l'Astrée comme la colline des vestales et des druides[57]. Dans l'édition de 1621 de ce roman pastoral, Céladon en est dit originaire.

Par ailleurs, la poétesse française Anne de Vermont de Trécigny, dite "la bergère Annette" (cf infra - Personnalités liées à la commune) a été chanoinesse non profès au chapitre noble de Leigneux vers 1755. À cette période elle a échangé des vers galants avec Jean-Charles de Relongue de La Louptière poète champenois et journaliste (directeur du Journal des Dames en 1761)[58].

Sciences[modifier | modifier le code]

Dans le chapitre de l'Histoire Naturelle consacré à l'hirondelle au croupion blanc ou (hirondelle de fenêtre), le naturaliste et scientifique Georges-Louis Leclerc de Buffon cite le chapitre noble de Leigneux en Forez. C'est en effet en ce lieu qu'avait été observée de façon inédite une hirondelle apprivoisée par une jeune chanoinesse [59].

Musique[modifier | modifier le code]

Plusieurs chanoinesses de Leigneux ont inspiré des œuvres musicales à l'époque de la fin de l'Ancien Régime.

Ainsi, le compositeur François-Joseph Hérold a dédié vers 1785 à Madame de Lusigny, née Françoise Jeanne Marie de Ganay (1764-1840) "quatre sonates pour harpe ou piano avec accompagnement de violon et de violoncelle, opus no 2" (la partition est conservée à la bibliothèque nationale de Florence en Italie)[60]. Madame de Lusigny fut "chanoinesse non profès" à Leigneux[61] de 1770 à 1785 avant d'épouser Jean Séverin Gravier, cousin germain du ministre Charles Gravier comte de Vergennes (ce dernier fut témoin du mariage).

Par ailleurs, le compositeur Jérôme-Joseph de Momigny a dédié de la même façon en 1785 à Marguerite Josèphe Zoé de Damas "trois sonates pour piano forte ou clavecin avec accompagnement de violon, opus no 2". Cette dernière a été chanoinesse à Leigneux de 1765 à 1776 avant de rejoindre en 1776 le chapitre noble de Saint Louis à Metz[62].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Albane (ou Santa Albana ou Aybanie, Albania, Aybana), inhumée sous l'autel de l'Église de Leigneux. Le dernier jour de mars, jour de sa fête, les pèlerins venaient boire à la fontaine Sainte Albane pour soigner notamment l'hydropisie et l'épilepsie[63]. Selon la tradition, la sainte est la fondatrice du monastère de Leigneux au milieu du XIe siècle.
  • Anne de Vermont de Trécigny dite "La bergère Annette" (écrit vers 1755), poétesse, "chanoinesse non profès" à Leigneux vers 1755[64],[65].
  • Madame la Comtesse de Marbeuf née Catherine Salinguerre de Gayardon de Fenoyl (1765-1839). Ex-"chanoinesse non profès" à Leigneux (1770 à 1783). Mariée en 1783 au comte Louis Charles René de Marbeuf (1712-1786), lieutenant général des armées du Roi, commandant en chef des troupes françaises en Corse de 1772 à sa mort, et protecteur de Napoléon Bonaparte (qui lui doit sa place au collège militaire de Brienne). Madame de Marbeuf fut aussi Baronne de l'Empire sur décision de Napoléon Ier en 1813[66].
  • Marie-Benoîte-Joséphine Prévost de La Croix (1759-1838), "chanoinesse non profès" au chapitre noble de Leigneux (1770-1789), baronne de Bourgoing puis Comtesse de La Croix, surintendante de la Maison d'éducation de la Légion d'Honneur de Saint-Denis (1820-1837) où elle est inhumée. La baronne de Bourgoing fut la protectrice de Juliette Recamier qui lui fit rencontrer notamment François René de Chateaubriand.
  • Marie Madeleine de Gayardon de Fenoyl (1743-1804)[67], ancienne chanoinesse à Leigneux, prieure de 1776 à 1780 puis abbesse du chapitre noble de l'Argentière[68].
  • Marie D'Anstrudes de Tourpes (décédée en 1824), chanoinesse à Leigneux puis dernière abbesse de l'abbaye royale Saint-Pierre de Poulangy (chapitre noble en Haute Marne) de 1781 à 1791.
  • Jean Patural (1767-1793), diacre puis prêtre non jureur, arrêté et condamné à mort comme contre-révolutionnaire opposé à la constitution civile du clergé, mort à Lyon en 1793[69],[70]
  • Alexandrine Marie de Marbeuf (1784-1867). Fille du comte de Marbeuf et de Catherine Salinguerre susmentionnés[71]. Dernière chanoinesse non profès dont le nom apparaît dans le registre capitulaire[72] (adoption en 1785 par sa grande tante Madame de Tiranges, abbesse). Cette adoption a été contestée en interne. Alexandrine Marie de Marbeuf, comtesse d'Ambrugeac par union, fut sous le Premier Empire membre de la Loge maçonnique la Colombe ou "Sainte Caroline" (en référence à la sœur de Napoléon). Les réunions de cette loge étaient consacrées à la philanthropie et au culte impérial[73].
  • Denis Coiffet (1952-2015), prêtre catholique français, y est inhumé.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les communes classées en zone de montagne sur le site de l'observatoire des territoires.
  2. Présentation de la commune de Leigneux.
  3. carte sur le site Géoportail.
  4. Horaires des lignes régulières du TIL.
  5. « Tufts University: Deux visages de l'Astrée - première édition critique de l'Astrée d'Honoré d'Urfé », sur astree.tufts.edu (consulté le 2 mars 2019)
  6. http://www.leigneux.fr/decouvrir/village_de_caractere/histoire_et_patrimoine/720
  7. Anne Carcel, Le chapitre Sainte-Marie de Leigneux, 1994. L'auteur de cette monographie était Conservateur des Antiquités et Objets d'Arts de la Loire.
  8. Voir aussi : Félix Thiollier, Le Forez pittoresque et monumental, 2 tomes, A. Waltener et Cie, Lyon, 1889
  9. « Site du Musée du Diocèse de Lyon - Sainte Marie de Leigneux », sur museedudiocesedelyon.com (consulté le 3 mars 2019)
  10. Monographie de la commune de Leigneux, par Mme Charpin, (institutrice du village), 1899 (archives privées, copie disponible en Mairie de Leigneux)
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  12. Archives départementales de la Loire, H8-1 à 6 (200 fiches envion)
  13. M. Ducas, Les Chapitres nobles de dames, recherches historiques, généalogiques et héraldiques sur les chanoinesses régulières et séculières, avec l'indication des preuves de noblesse faites pour leur admission dans les chapitres et abbayes nobles de France et des Pays-Bas,
  14. Humbert de Gallier, Filles nobles et Magiciennes: Les moeurs et la vie privée d'autrefois, Paris, Calmann-Levy,
  15. Archives du Rhône (Lyon) : 1H26 : Suppression de l’abbaye de Savigny
  16. Cartulaire de l'Abbaye de Savigny et d'Aignay : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k28912s.pdf
  17. Archives de la Diana: 1H16 – Savigny, cah. 26 fts pap. : déclaration des biens, revenues et charges du chapitre d’Alix contenant le détail des biens revenus et charges de l’ex abbaye de Savigny dont le temporel a été attribué par tiers aux chapitres d’Alix, Leigneux et l’Argentière, 1790
  18. le chapitre d'Alix.
  19. le chapitre de l'Argentière sur le site patrimoineethistoiredechazellessurlyon.fr.
  20. Archivers du Rhône (Lyon): 1J457 : Convention en 8 articles relative à la suppression de l’abbaye de Savigny – Porjet d’union des biens entre Alix, L’Argentières et Leigneux
  21. Archives Départementales de la Loire, Série H (H8, 6) : Registre des actes capitulaires du chapitre noble de Leigneux de 1755 jusqu'à la Révolution.
  22. Tatiana Taddei, « Le Chapitre de Leigneux en Forez (Loire) », Vieilles Maisons Françaises,‎ octobre 1971, n°50, pp. 42-48
  23. Fonds de la Diana, Société archéologique et historique du Forez, Montbrison (https://www.ladiana.com/): Lettres de Constance Gresolles, ex religieuses de Leigneux au sujet de diverses maisons de ce chapitre; D.ind.; P.ind.; Fonds Dulac 42 F no 0480 (1 à 10).
  24. Archives départementales de la LMoire (Saint Étienne): 3Q557 : Sieur Rigaud vend le 3 mai 1793 à Michel Roche, garde étalon à Trelins, 30 parcelles appartenant à Leigneux
  25. Archives départementales de la Loire: Confiscation de la bibliothèque du monastère de Leigneux (13 septembre 1790) et inventaires des ouvrages: Q288 (inventaire des communautés religieuses du district de Montbrison) et Q423. Livres saisis : 250 volumes in folio, 160 in quarto, 1589 in octo ou in douze.
  26. Archives départementales de la Loire.
  27. a et b Registre des conseils municipaux de Leigneux depuis 1806. Conservés à la Mairie de Leigneux.
  28. Sources : Archives de LA DIANA (Société historique du Forez, Montbrison) ; Archives de la Loire (Saint Étienne) : H8_ 1 à 6 ; Archives du Rhône (Lyon) ; Bulletins de la DIANA (Société historique du Forez) ; Dom Estiennot, Obituaire médiéval, Bibliothèque nationale, Paris, ms. Latin, 12767, papier XVII° siècle, p. 114-115 et 14. ; Marquis André d’Albon, Simples notes d’histoire lyonnaise, Fragments de l’obituaire de Leigneu-les Boën dans Revue d’histoire de Lyon, Tome X (1911), p. 206-211 selon « extraits insérés par dom Estiennot en ses recueils » ; Abbé R***, L’Ancien Forez, Revue mensuelle, Dir. Révérend du Mesnil, Montbrison 1885-1886 (3 ° et 4° années), Tome III (pp ; 322-326) et Tome IV (p. 43-48, 115-123, 170-174, 204-209, 295-301, 322-326) ; Prieuré des bénédictines de Leigneux, Extraits de l’obituaire médiéval & Obituaire du XVIIIe siècle in Recueil des Historiens de la France, Obituaires, T. V, Province de Lyon. Diocèse de Lyon, première partie, fascicule 1, Publiés par MM. Georges Guigue et Jacques Laurent, 1902, p. 440-449 ; Bedoin, Henri, Leigneu-en-Forez nous est conté, Editions Claude Bussy, 1992, 55p. ; Perroy, Edouard, Famille nobles du Forez au XIIIe siècle, Université de Saint Étienne, Tomes 1-3
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