Marols

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Marols
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Montbrison
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Jean-Claude Civard
2014-2020
Code postal 42560
Code commune 42140
Démographie
Gentilé Marolais, marolaises
Population
municipale
416 hab. (2014 en augmentation de 7,77 % par rapport à 2009)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 28′ 45″ nord, 4° 02′ 45″ est
Altitude Min. 620 m
Max. 1 184 m
Superficie 14,94 km2
Localisation

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Marols
Marols, paysage du Bas-Forez.

Marols est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est un petit village situé à 865 m d'altitude.

Géographie[modifier | modifier le code]

Marols fait partie des monts du Forez.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé des traces de travaux préhistoriques au lieu-dit les Rochers avec une enceinte en pierres sèches, des poteries et un menhir.

Le village s'est développé au Moyen Âge grâce à la proximité de l'ancienne voie militaire romaine, la voie Bolène, qui reliait Lyon à Toulouse par Feurs. Cette voie était encore utilisée pour permettre aux pèlerins et aux marchands d'aller vers Le Puy-en-Velay et prendre la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le nom du village vient probablement des racines celtiques maros = grand et ialo = clairière. Le territoire était riche en bois, en terres agricoles et en pâtures.

La première mention du village apparaît au XIe siècle dans le cartulaire de Savigny. Marols est alors une des châtellenies du comté de Forez.

Le prieuré de Saint-Romain-le-Puy y a installé au XIIe siècle un petit prieuré avec une chapelle pour mettre en valeur les terres qu'il possédait. On note en 1291 la mention d'un château à Marols.

Les XIIe et XIIIe siècles ont été prospères mais le déclin est arrivé au milieu du XIVe siècle avec la guerre de Cent Ans et la peste noire. Le village et l'église sont fortifiés.

Au XIIIe siècle les moines de l'abbaye d'Ainay laissent la place aux chanoines de Saint-Just de Lyon puisqu'elle avait pour collateur l'obédiencé de Saint-Just de Lyon. Le chapitre de Saint-Just nommait à la cure de Marols.

En 1323, François de Saint-Priest (mort en 1362), dit Chinard, est châtelain comtal de Saint-Bonnet-le-Château, Marols et Lavieu. Il est conseiller du comte de Forez Jean Ier, puis de son fils Guy ou Guigues VII. .

Le village dut subir les troubles des guerres de religion. Le baron des Adrets et ses troupes protestantes prennent le village et incendient les maisons.

En 1789, le village dépend de la justice de Saint-Bonnet-le-Château.

En 2011, Marols se voit accordé le titre de village de caractère suite aux rénovations effectuées en son sein depuis quelques années.

En 2013, Marols devient également un village d'artiste. En effet, de nombreux artistes (peintres, sculpteurs…) sont présents dans le village et exposent leur œuvres.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Marols (Loire).svg

Les armoiries de Marols se blasonnent ainsi :

D’argent à la coquille de sable ; au chef d’azur chargé d’une église fortifiée d’un donjon d’argent, maçonnée de sable, mouvant du trait du chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Maurice Pezdevsek    
2014 en cours Jean-Claude Civard[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2014, la commune comptait 416 habitants[Note 1], en augmentation de 7,77 % par rapport à 2009 (Loire : +1,5 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800 600 774 908 973 903 975 959 971
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 001 871 874 834 814 807 821 839 853
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
839 784 719 612 620 624 546 521 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
404 344 295 285 310 331 373 398 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Marols, l'église fortifiée.
  • Église Saint-Pierre[6]

Une première chapelle fut construite au XIIe siècle par les moines bénédictins venus du prieuré de Saint-Romain-le-Puy. C'était un bâtiment d'une dizaine de mètres de long avec un clocher.
Les troubles de la seconde moitié du XIVe siècle amenèrent les moines à assurer la protection de leur prieuré en l'entourant d'une enceinte fortifiée et en construisant sur le chevet de l'église le donjon appelé « tour de Marols » d'une vingtaine de mètres de hauteur avec mâchicoulis. Ils agrandirent l'église en édifiant la nef actuelle et en renforçant ses défenses extérieures avec trois grands arcs sur chaque mur latéral.
La prise du village par les troupes du baron des Adrets en 1562 et l'incendie de l'église a entraîné des dégradations qui ont dû être réparées. Un portail très sobre et les chapelles latérales ont été ajoutés au XVIe siècle à l'ouest.
En 1772, les chapelains de Saint-Just de Lyon qui avaient succédé aux moines de Saint-Romain constatèrent que la tour nécessitait des réparations urgentes. Ils essayèrent de les faire payer par les villageois. Ceux-ci étant déjà lourdement taxés refusèrent. Les chapelains envisagèrent alors d'abattre la tour, mais finalement renoncèrent et entreprirent les réparations à leurs frais l'année suivante.
De nouvelles réparations furent faites sur la tour en 1838 aux frais de la municipalité. Le chœur a été restauré au XIXe siècle.
En 1973, le service des Monuments historiques restaura l'intérieur de l'église[7].
L'église conserve de ses différentes étapes de construction des styles différents : voûtes en plein cintre près du chœur et chapiteaux romans, voûtes sur croisée d'ogives de la première travée et des chapelles. La tour occidentale est moderne. En 1994, sous la direction Henri Lazar, architecte des Bâtiments de France, un vitrail fut réalisé pour le chœur de l'église, L'arrivée de la colombe de la Paix par Joël Mône.

  • Porte fortifiée[8] et remparts

L'Armorial de Guillaume Revel permet de voir l'aspect du village vers 1450, avec ses remparts et sa porte fortifiée. Les remparts ont été intégrés comme murs extérieurs des maisons entourant l'église. Une tour en poivrière se trouve à l'angle de la maison Coste.

  • Chapelle Saint-Roch

Elle se trouve dans le cimetière. Elle a été construite au XVIIe siècle pour remercier ce saint protecteur après la disparition de la peste.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marols sur le site de l'association des maires de France, consulté le 31 mai 2015.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Notice no PA00117506, base Mérimée, ministère français de la Culture : église sauf le clocher occidental
  7. Documentation : notices à l'intérieur de l'église
  8. Notice no PA00117508, base Mérimée, ministère français de la Culture : Porte

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J-E Dufour, Dictionnaire topographique du département de la Loire, 542-543, Publications de l'université de Saint-Étienne, Saint-Étienne, 2003 (ISBN 2-86272-412-2)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]