Philippe Henri de Ségur

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Philippe Henri de Ségur
Image illustrative de l’article Philippe Henri de Ségur
Le Maréchal de Ségur, 1789
par Élisabeth Vigée-Lebrun
musée national du château de Versailles

Titre Marquis de Ségur
Autres titres Baron de Romainville[1]
Seigneur de Ponchapt et de Fougueyrolles[1]
Prédécesseur Henri François, comte de Ségur
Successeur Louis Philippe, comte de Ségur
Arme Cavalerie
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Grade militaire Maréchal de France
Années de service 1739 - 1787
Gouvernement militaire Gouverneur du comté de Foix
Gouverneur de la Franche-Comté
Conflits Guerre de Sept Ans
Distinctions Chevalier du Saint-Esprit
Autres fonctions Lieutenant-général
Secrétaire d'État à la Guerre
Biographie
Dynastie Maison de Ségur
Surnom Maréchal de Ségur
Naissance
Paris
Décès (à 77 ans)
Paris
Père Henri François, comte de Ségur
Mère Philippe Angélique de Froissy
Conjoint Louise Anne de Vernon
Enfants Louis Philippe, comte de Ségur
Joseph-Alexandre de Ségur

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Philippe Henri, marquis de Ségur, né le , mort le , petit-fils du Régent, est un gentilhomme français, officier durant les guerres de Louis XV, secrétaire d'État à la Guerre de Louis XVI de 1780 à 1787, maréchal de France en 1783.

Biographie[modifier | modifier le code]

Philippe Henri de Ségur est le fils d'Henri François, comte de Ségur (1689-1751), et d'Angélique de Froissy (1702-1785), fille naturelle légitimée du Régent. Il est ainsi le cousin germain du duc d'Orléans, du prince de Conti, du duc de Modène et de la duchesse de Penthièvre.

Il fait d'abord une carrière dans l'armée : il est cornette et capitaine au régiment de Rosen Cavalerie (1739), colonel des régiments Vexin () et Soissonnais () et sert sous le commandement de son père en Italie et en Bohême. Il est blessé à Roucoux, dans les Flandres, en octobre 1746, perd un bras à la bataille de Lauffeld en 1747 et est nommé brigadier le . Le , il succéda à son père comme lieutenant général en Champagne et Brie et devient maréchal de camp le . En 1753, il est nommé gouverneur du comté de Foix.

Durant la Guerre de Sept Ans, il se bat à Hastenbeck (1757), Crefeld (1758) et Minden (1759). Il est nommé inspecteur général de l'infanterie le et lieutenant général le . En octobre 1760 il est fait prisonnier à la bataille de Clostercamp. Durant sa captivité il est distrait par les pièces galantes et même un peu libres illustrées par de Besenval que rédige et lui envoie tous les jours la joyeuse Académie de Drevenich. Il devient chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit le .

Les capacités qu'il démontre comme gouverneur de la Franche-Comté en 1775 le font nommer Secrétaire d'État à la Guerre le . Il crée en 1783 un état-major général permanent et prend des règlements remarquables concernant les casernes et les hôpitaux militaires. Il endosse la responsabilité de l'édit réactionnaire dit « édit de Ségur » exigeant en 1781 quatre degrés de noblesse pour les nominations d'officier, mais il semble qu'il ne l'ait pas approuvée.

Fait maréchal de France le .

Anecdotiquement, il a signé, en tant que ministre de la guerre, le brevet de cadet-gentilhomme de Napoléon Bonaparte en 1784.

Il démissionne de son département ministériel le .

Durant la Terreur, il est enfermé à la prison de la Force et, après sa libération, est réduit à la plus grande pauvreté.

À partir de 1796, il participa, au côté de ses deux fils, aux activités de la joyeuse société chantante des dîners de Vaudeville[2].

Napoléon Ier lui accorde une pension en 1800. A cette occasion, il le reçoit aux Tuileries et lui fait rendre les honneurs par la Garde consulaire. Il meurt l'année suivante.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Louise-Anne-Madeleine de Vernon, marquise de Ségur.

En 1749, il épouse Louise Anne de Vernon, créole de Saint-Domingue, fille d'Alexandre de Vernon, conseiller du roi au Conseil supérieur de Saint-Domingue, et d'Anne Duvivier. De leur mariage, naissent deux fils :

Récapitulatif[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier du Saint-Esprit

Armoiries[modifier | modifier le code]

Écartelé: aux 1 et 4, de gueules au lion d'or ; aux 2 et 3, d'argent plain[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roglo 2012.
  2. Les quarante-huit quartiers de Paris : biographie historique et anecdotique des rues, des palais, des hôtels et des maisons de Paris (3e édition), par Girault de Saint-Fargeau, E. Blanchard Éditeur, Paris 1850, page 210.
  3. Jean-Jacques Fiechter, Le baron Pierre-Victor de Besenval : 1721-1791, Delachaux et Niestlé, 1993.
  4. a et b Popoff 1996, p. 105.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]