Boris Gamaleya

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Boris Gamaleya
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
FontainebleauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint

Boris Gamaleya est un poète français né le à Saint-Louis de La Réunion et mort le à Fontainebleau[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Boris Gamaleya est le fils d'une mère originaire de l'île de La Réunion et d'un père russe émigré sur place après la Révolution d'Octobre[2].

Victime de l'ordonnance prise par le Premier ministre Michel Debré en 1960, l'ordonnance Debré, il est contraint avec son épouse Clélie Gamaleya et onze autres fonctionnaires communistes et anti-colonialistes de migrer en France métropolitaine. Il devient enseignant en région parisienne. Il milite alors contre l'instigateur de la mesure devenu député de l'île et contre toutes ses créations suivantes, au premier rang desquelles le Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer, qui organise l'émigration des Domiens vers le continent à compter de 1963. De 1963 à 1980, 1 630 enfants ont été envoyés depuis La Réunion dans des départements de métropole en perte de vitesse démographique, cette affaire est connue sous le nom des enfants de la Creuse[3].

Boris Gamaleya fait irruption dans la littérature réunionnaise en 1973 avec Vali pour une reine morte, une œuvre publiée à compte d'auteur aussi fondatrice pour elle que le Gouverneur de la rosée de Jacques Roumain pour la littérature haïtienne ou que Le Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire pour celle des Antilles françaises. Écrit à Romainville entre 1960 et 1972, ce recueil de poèmes profondément marqué par l'exil se veut le support d'une résistance dès son titre : clamer le vali (instrument de la musique malgache), c'est nier d'entrée une France considérée comme geôlière.

Revenu à La Réunion un an avant la publication de Vali et après une grève de la faim, il y lance bientôt une revue engagée appelée Bardzour qui collecte les contes de tradition orale et publie des chroniques sur le créole réunionnais, entre autres choses.

Boris Gamaleya et son épouse ont quitté La Réunion en 2012 pour venir s’installer plus près de leurs enfants, à Barbizon[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Volcan à l'envers ou Mme Desbassayns, Le Diable et le Bondieu, ASPRED, Saint-Leu, 1983.

Livre pour la jeunesse[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Boris Gamaleya, mort d'un grand poète », sur Clicanoo.re, (consulté le 1er juillet 2019)
  2. Boris Gamaleya -- biographie, bibliographie, enregistrements sonores (île en île)
  3. Écoles différentes
  4. Macke, Jean-Sébastien, « Fonds Gamaleya », Continents manuscrits. Génétique des textes littéraires – Afrique, Caraïbe, diaspora,‎ (ISSN 2275-1742, lire en ligne, consulté le 3 avril 2018)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Beniamino, La légende des cimes : Lecture de "Vali pour une reine morte", de Boris Gamaleya, Éd. Ader, coll. « Ti Kabar » (no 11), (OCLC 35114695)
  • Centre transdisciplinaire d'épistémologie de la littérature (dir. Patrick Quillier et Dominique Ranaivoson), Boris Gamaleya, "les polyphonies de l'extrême", Nice, Ed. Sépia, cop, , actes du colloque de Nice 25-26 novembre 2004, Université de Nice (OCLC 800644154)

Liens externes[modifier | modifier le code]