Montmarault
| Montmarault | |||||
L'église Saint-Étienne. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Allier | ||||
| Arrondissement | Montluçon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Commentry Montmarault Néris Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Didier Lindron 2020-2026 |
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| Code postal | 03390 | ||||
| Code commune | 03186 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Montmaraultois [1] | ||||
| Population municipale |
1 524 hab. (2018 |
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| Densité | 169 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 19′ 06″ nord, 2° 57′ 20″ est | ||||
| Altitude | Min. 394 m Max. 498 m |
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| Superficie | 9 km2 | ||||
| Unité urbaine | Commune rurale | ||||
| Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Commentry | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Géolocalisation sur la carte : Allier
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
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Montmarault est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie[modifier | modifier le code]
Localisation[modifier | modifier le code]
Montmarault est située au centre-ouest du département de l'Allier, à 26,9 km à l'est de Montluçon et à 40,2 km au sud-ouest de la préfecture Moulins[2], à vol d'oiseau.
Quatre communes sont limitrophes[3] :
Hydrographie[modifier | modifier le code]
Le Reuillon prend sa source sur le territoire de la commune.
Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]
Montmarault est située sur un carrefour d'axes routiers nationaux et européens. L'échangeur 11 de l'autoroute A71 (E11) la relie à Paris et à Clermont-Ferrand ; elle est également l'origine de la route nationale 79 (E62) menant vers Moulins et Mâcon, portion de la RCEA (Route Centre-Europe Atlantique), surnommée la route tueuse en raison des accidents mortels très fréquents.
La commune est également traversée par les routes départementales 4 (vers Beaune-d'Allier et Saint-Éloy-les-Mines au sud-ouest), 16 (vers Villefranche-d'Allier et Cosne-d'Allier au nord-ouest), 46 (ancienne route nationale 146 vers Saint-Pourçain-sur-Sioule, Vichy et Roanne à l'est), 68 (vers Blomard au sud-sud-est et Sazeret au nord), 204 (desserte interne de la commune) et 945 (vers Deux-Chaises, desservant une zone d'activités)[3].
La commune est labellisée Village étape depuis 2012.
Urbanisme[modifier | modifier le code]
Typologie[modifier | modifier le code]
Montmarault est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].
Occupation des sols[modifier | modifier le code]
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (85,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (74,3 %), zones urbanisées (12,2 %), terres arables (7,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,7 %)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].
Toponymie[modifier | modifier le code]
Au XVIIIe siècle, l'orthographe habituelle était Montmaraud.
Histoire[modifier | modifier le code]
Politique et administration[modifier | modifier le code]
Population et société[modifier | modifier le code]
Démographie[modifier | modifier le code]
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].
En 2018, la commune comptait 1 524 habitants[Note 2], en augmentation de 1,53 % par rapport à 2013 (Allier : −1,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Enseignement[modifier | modifier le code]
Montmarault dépend de l'académie de Clermont-Ferrand et gère les écoles maternelle et élémentaire Pierre-et-Marie-Curie[18].
Le collège Jeanne-Cluzel est situé sur la commune[18] et géré par le conseil départemental de l'Allier.
Il existe une école élémentaire privée (Sainte-Thérèse)[18].
Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]
Lieux et monuments[modifier | modifier le code]
- Église Saint-Étienne, édifiée aux XIIe et XIIIe siècles ; elle possède un clocher du XVIIIe siècle, une copie du Saint Michel terrassant le dragon de Raphaël[Note 3] et un bénitier du XVe siècle portant les armes des ducs de Bourbon.
- Étangs de Miquet et de Mazelier.
- Château de Montmarault (château Camus) qui servit en 1940-44 d'état-major au groupement 39 (le Foucaud) des chantiers de jeunesse.
- Musée du Chemin de fer de l'Allier[20]. Il est installé sur l'ancien site des Chemins de fer économiques.
Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]
- Maurice Ardouin (1932-1999), artiste peintre, repose au cimetière de Montmarault. Son œuvre abonde en vues de la région, où il a souvent séjourné, après y avoir passé une partie de son enfance.
- Matthieu Auroux des Pommiers (1670-1742), né à Montmarault, jurisconsulte et commentateur de la Coutume de Bourbonnais.
- Louis-Auguste Camus de Richemont (, Montmarault (province du Bourbonnais) - ✝ , Charrin (Nièvre)), était un général d'Empire et homme politique français du XIXe siècle.
- Christophe François Camus de Richemont (, Montmarault - ), frère du précédent, général des armées de la République et de l'Empire, mort au combat à Leipzig.
- Gilbert Desmaroux de Gaulmin (1815, Montmarault - 1885), avocat, député (1849-1870) et président (1861-1870) du Conseil général de l'Allier.
- Émile Durin, né le à Montmarault, cogérant de la Manufacture Française des Pneumatiques Michelin de 1951 à 1962.
- Jean-François Hennequin, né à Montmarault le , général français, baron de l'Empire.
- Charles Gilbert Tourret (1795-1858), député de l'Allier (1837-1842), ancien ministre (1848).
- Marcel Vacher (1858-1919), maire de Montmarault, député de l'Allier (1895-1898), commandeur du Mérite agricole et officier de la Légion d'honneur. Il épouse une Camus et réside au Château Camus.
Héraldique[modifier | modifier le code]
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Les armes de la commune se blasonnent ainsi : De sinople au soleil d’or accompagné de huit besants d’argent ordonnés en orle.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
Articles connexes[modifier | modifier le code]
Liens externes[modifier | modifier le code]
Notes et références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
- Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
- Huile sur toile, d'après Raphaël (original au musée du Louvre). Vers 1620 ; le tableau a été donné à cette date à l'église de Montmarault par Jean Zamet, capitaine et surintendant du château de Fontainebleau, qui était seigneur engagiste de la châtellenie de Murat, dont dépendait Montmarault. Classé M. H. en 1991[19].
Références[modifier | modifier le code]
- https://www.habitants.fr/allier-03
- Lionel Delvarre, « Orthodromie entre "Montmarault" et "Moulins" », sur lion1906.com (consulté le 19 août 2018).
- « Géoportail », sur geoportail.gouv.fr (consulté le 19 août 2018)
- « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
- « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
- « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
- « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
- IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
- Association des maires et présidents de communautés de l'Allier, « Liste des maires de l'Allier » [PDF], (consulté le 6 juin 2014)
- Stéphane Aubouard, « Migrants. Des villages à bras ouverts », L'Humanité, (consulté le 2 mars 2019)
- « Didier Lindron élu premier magistrat de la commune », La Montagne, , p. 9 (édition de l'Allier).
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
- « Annuaire : Résultats de recherche », sur education.gouv.fr, Ministère de l'Éducation nationale (consulté le 19 août 2018).
- Cahiers bourbonnais et du Centre, 31, 1987, p. 30.
- Site Allier Bourbonnais Tourisme.
