Carnac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Carnac
Carnac
Vue de la ville depuis le tumulus Saint-Michel.
Blason de Carnac
Blason
Carnac
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Olivier Lepick
2020-2026
Code postal 56340
Code commune 56034
Démographie
Gentilé Carnacois
Population
municipale
4 236 hab. (2019 en augmentation de 1,27 % par rapport à 2013)
Densité 130 hab./km2
Population
agglomération
7 859 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 35′ 05″ nord, 3° 04′ 46″ ouest
Altitude 16 m
Min. 0 m
Max. 45 m
Superficie 32,71 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Carnac
(ville-centre)
Aire d'attraction Carnac
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Quiberon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bretagne
Voir sur la carte administrative de Bretagne
City locator 14.svg
Carnac
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Carnac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Carnac
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Carnac
Liens
Site web http://www.carnac.fr/

Carnac [kaʁnak] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

La commune est connue pour ses alignements de 2 934 menhirs[1], ainsi que pour sa station balnéaire qui en fait une destination prisée.

Géographie[modifier | modifier le code]

La baie de Quiberon à Carnac, près de la pointe Churchill.

Carnac est située sur la limite nord de Mor braz, sur la côte atlantique, entre le golfe du Morbihan à l’est et la presqu'île de Quiberon à l’ouest. C'est une commune littorale très vaste puisqu'elle occupe une surface de 3 271 hectares. L'altitude de la commune est faible, mais on rencontre de nombreuses buttes qui ont servi de repère pour la construction de monuments mégalithiques.

Le granite de Carnac des géologues forme l'essentiel du sous-sol. C'est une roche claire légèrement feuilletée, dans laquelle l'érosion a pu dégager des blocs tantôt massifs tantôt tabulaires, propices à la construction de monuments mégalithiques.

Le littoral nord-est de la baie de Quiberon entre, à gauche, la Pointe du Pô et, à droite, la Pointe de Saint-Colomban, en Carnac, vu depuis la Pointe de Pen er Lé en Plouharnel.

Le littoral est assez découpé, avec de l'ouest vers l'est, successivement l'Anse du Pô, la Pointe du Pô (qui donnent sur la Baie de Plouharnel), la Plage de Saint-Colomban, la Pointe Saint-Colomban, la Plage de Ty-Bihan et celle de Légénès, puis, à l'est du port (Port en Dro), la Grande Plage, la Pointe Churchill, la plage de Beaumer et celle de Men Du.

Le littoral de Carnac

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Climat[modifier | modifier le code]

Statistiques 1981-2010 et records Station CARNAC (56) Alt: 9m 47° 34′ 24″ N, 3° 04′ 06″ O
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,5 4,5 5,5 6,9 10,2 12,6 14,5 14,3 12,1 10,6 6,9 4,5 9
Température moyenne (°C) 7,3 7,9 9,6 11,5 14,7 17,6 19,3 19,4 17,1 14,2 10,3 7,5 13,1
Température maximale moyenne (°C) 10,2 11,3 13,6 16 19,2 22,6 24,1 24,4 22,1 17,8 13,7 10,5 17,2
Record de froid (°C)
date du record
−11,5
02.1997
−8,5
11.2012
−7
01.2005
−1,7
03.1996
1,1
13.2010
4,6
03.1996
8
01.2011
6,9
28.1998
4,4
29.1995
−2
30.1997
−3,5
22.1996
−7,5
29.1996
−11,5
1997
Record de chaleur (°C)
date du record
15
16.1996
16,6
14.1998
25,5
29.2012
28
26.2011
31,5
25.2012
35,1
22.2003
37,7
16.2006
37,2
10.2003
33,2
05.2004
27,5
01.1997
19,3
09.2006
15,9
04.2000
37,7
2006
Précipitations (mm) 93,8 69,9 60,8 65,4 62,4 36,8 42,5 47,6 63 89,5 101,5 99,6 832,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 13,1 10,1 9,6 10,9 10,3 6,3 6,8 7,1 8 12,5 13,1 13,8 121,6
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 6,1 5,8 3,8 4,8 4,6 2,3 2,7 2,9 3,9 5,9 7,1 6,6 56,5
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 3,1 2,5 1,7 2 1,6 0,8 1,1 1,5 2,1 3 3,5 3,1 26
Source : [MétéoFrance] « Fiche 56034002 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Carnac est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Carnac, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[5] et 12 856 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carnac, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 2 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[10]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 15,7 % 530
Équipements sportifs et de loisirs 3,5 % 119
Terres arables hors périmètres d'irrigation 6,3 % 213
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 14,5 % 490
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 26,0 % 878
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 0,5 % 17
Forêts de feuillus 2,3 % 79
Forêts de conifères 18,4 % 622
Forêts mélangées 6,2 % 209
Pelouses et pâturages naturels 0,5 % 18
Landes et broussailles 1,9 % 64
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,9 % 64
Plages, dunes et sable 0,5 % 18
Marais maritimes 0,1 % 4
Estuaires 1,2 % 39
Mers et océans 0,5 % 16
Source : Corine Land Cover[13]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Villas du début du XXe siècle le long du front de mer (plage de Légenès).

L'agglomération de Carnac est double : le village traditionnel, désormais une ville, s'est développé à l'écart du littoral, mais une autre agglomération, Carnac-Plage s'est développée au XXe siècle, principalement le long de la Grande Plage et du port, en raison de l'attractivité balnéaire, accrue par le fait que les plages sont exposées plein sud.

Habitat[modifier | modifier le code]

En 2016 on recensait 8 572 logements à Carnac. Carnac étant un lieu de villégiature très prisé, une forte proportion des logements étaient des résidences secondaires puisqu'on en dénombrait 6 124 (71,4 %) contre 2 245 résidences principales (26,2 %), et 203 logements vacants (2,4 %). Sur ces 8 572 logements 4 980 étaient des maisons (58,1 %) contre 4 516 des appartements (41,0 %). Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Carnac en 2016 en comparaison avec celles du Morbihan et de la France entière.

Le logement à Carnac (56) en 2016.
Carnac[14] Morbihan[15] France entière[16]
Résidences principales (en %) 26,2 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 71,4 18,0 9,6
Logements vacants (en %) 2,4 7,5 8,1

En 2020, 71,4 % des logements de Carnac étaient, selon l'INSEE, des résidences secondaires[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Carnac en 1387[18].

Karnag en breton[19].

Il s'agit d'un type toponymique en *-ācon (généralement latinisé en -acum[20], -acus, dans les textes rédigés en latin), suffixe de localisation et de propriété, d'origine gauloise. Il est fréquent sous forme de terminaison -ac dans la région, comme dans le sud de la France et correspond au suffixe brittonique *-ōgon qui a donné la terminaison -oc en vieux breton, puis -euc et enfin -ec (> néo-breton -eg cf. gallois -og)[21].

Le premier élément Carn- représente le celtique[20] et pré-celtique *karn- qui signifie « amas de pierre »[20], dérivé du pré-indo-européen *kar « pierre, rocher » (celtique cairn « tas de pierres »→« tumulus »→« lieu sacré », breton karn « tas de pierre »)[20]. Selon Léon Fleuriot, il est arrivé que les Bretons ajoutent -ac à des radicaux bien vivants dans leur langue, tels que carn- dans Carnac[21]. Enfin, Albert Dauzat reste assez vague en employant le mot « celtique », ce peut être aussi bien du gaulois (langue celtique continentale) que du breton (langue celtique brittonique insulaire), car rien n'empêche en effet que Carnac constitue une remotivation par le breton d’un toponyme entièrement gaulois comme Carnac-Rouffiac ou certains Charnay, Charnat et Charny.

Remarque : Xavier Delamarre mentionne le gaulois carnitu, carnitus attesté dans des inscriptions qui signifirait « a placé, a érigé (une tombe) ». Il cite W. Meid, pour qui karni- est un verbe qui à l'origine voulait simplement dire « empiler des pierres » qui a pris le sens plus technique d’« ériger un tombeau ». D'un point de vue étymologique, le radical carn- est semblable au vieil irlandais carn « tas de pierre, notamment au dessus d'une tombe » (et non pas celtique cairn comme chez Albert Dauzat) et au gallois carn « tas de pierre », carnedd « ruines », implicitement, la racine carn- est panceltique. X Delamarre ajoute que la racine *kar- « pierre » semble pré-indo-européenne, mais qu’on la retrouve en germanique : vieux norois hörgr « tas, amas » et anglo-saxon hearg « temple » (de l'indo-européen *karukos)[22].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site de Carnac a probablement été occupé sans interruption depuis le Ve millénaire av. J.-C., bien que les datations précises fassent défaut[23]. La commune ne compte pas moins de cent quarante sites mégalithiques, dispersés pour la plupart sur les collines ou dans des propriétés.

Le site de la Pointe Saint-Colomban a été occupé dès le début du paléolithique (450 000 ans environ) : des hommes se sont installés à l'aplomb d'une falaise, sur une plage ancienne constituée de galets, Los d'un épisode climatique interglaciaire ; des choppers (galets aménagés) et un petit outillage formé d'éclats de quartz et de silex ont été trouvés, utilisés par les homo erectus qui vivaient alors[24].

Le tumulus Saint-Michel est construit entre 5000 et 3400 ans av. J.-C. (au Néolithique). À la base, il est long de 125 mètres, large de 60 mètres, et mesure 12 mètres de haut. Il a nécessité 35 000 mètres cubes de pierres et de terre. C'est un tombeau pour les membres d'une élite, il contenait divers objets funéraires pour la plupart exposés dorénavant au musée de Préhistoire, notamment des pendeloques et perles en variscite, une roche provenant d'Espagne.

La chapelle érigée dessus, construite en 1663, a été détruite en 1923 pour être reconstruite à l'identique en 1926.

Menhirs dans l'alignement du Ménec.

Les alignements mégalithiques auraient été érigés entre 4 000 et 2 000 ans av. J.-C., soit au Néolithique moyen ou final[25], mais on ignore toujours quel groupe culturel a construit ces alignements, et à quelle époque exacte[26].

Les alignements sont partagés en plusieurs groupes distincts. Les alignements du Ménec regroupent 12 rangées convergentes de menhirs qui s’étendent sur plus d’un kilomètre, avec les restes de cercles de pierres à chaque extrémité. Les pierres les plus grandes, à l’ouest, atteignent 4 m de haut ; leur hauteur moyenne décroit le long de l’alignement pour atteindre 60 cm de hauteur à l’extrême est. Ce schéma est répété dans les alignements de Kermario un peu à l’est. D’autres alignements plus petits parsèment le site, comme ceux de Kerlescan et du Petit Ménec.

Une légende, qui n'a aucun sens historique puisqu'elle fait intervenir un chrétien avant la romanisation de la Gaule, dit que saint Cornély, poursuivi par des soldats romains, se retourna et les figea en pierres, appelées menhirs aujourd'hui.

Outre les grands alignements, de multiples dolmens, groupes de dolmens, tertres tumulaires et fragments d'alignements se trouvent dispersés aux alentours, dans les landes, sur les collines (Mané), voire sur la plage et sous le niveau de la mer (alignement de Kerdual). Les sépultures mégalithiques représentent presque tous les types d'architecture connus, dolmen à couloir simple à chambre ronde (Kergalad, Kergo, Kerdrain, Kervilor), ovale (Mané Grag, Mané Brizil) ou carrée (Kercado), dolmen évasé, dit "en bouteille" (Mané Kerioned, Kermario), dolmen transepté (Keriaval, Klud er Yer), allée couverte (Kergrim), sépulture à entrée latérale (Kerlescan), etc. Les tertres bas, bien moins spectaculaires que les grands tumulus comme Le Moustoir, Crucuny ou saint Michel, parsèment les landes (Mané Pochat er Yeu, Mané Ty Ec, Er Gradouresse, Lann Granvillarec, Castellic, etc.). Les mieux étudiés sont ceux qui sont surmontés par les alignements (Le Manio 2) ou associés à eux (Kerlescan). Ils sont souvent "indiqués" par des menhirs. L'un de ces tertres est même attaqué par la mer à Kerdual. De nombreux menhirs isolés sur la commune sont de taille imposante (Kergalad, Mané Pleurec, Kerderff, Crifol, Kergo, Le Manio, etc.), Les fragments d'alignements sont également très nombreux (Keriaval, Mané er Ouah ty hir, Kerguéarec, Le Lac, etc.). Finalement, la densité de monuments mégalithiques sur la commune (et sur les communes limitrophes) est exceptionnelle, malgré les destructions multiples dont beaucoup ont été victimes (Rogarte, Kerozillé, Kerléarec, etc.), à tel point que des monuments n'ont sûrement toujours pas été répertoriés officiellement, perdus dans les landes impénétrables. Sans l'intervention de l'archéologue Zacharie Le Rouzic pour classer les sites les plus importants, de très nombreux dolmens auraient disparu sous l'action des carriers.

Une partie des alignements du Ménec.

Les vestiges d'une vingtaine de structures liées à la combustion, datant du néolithique moyen et entourant un petit menhir ont été mis au jour en 2009 sur le site de Montauban en Carnac. Cette disposition reste pour l'instant inexpliquée[27].

Antiquité gallo romaine[modifier | modifier le code]

James Miln a fouillé en 1874 la villa gallo-romaine "Les Bosséno", située entre Cloucarnac et Montauban[28]. Les objets trouvés se trouvent au Musée de préhistoire de Carnac[29]. « Cette villa était un important établissement comprenant maison d'habitation, maison d'exploitation rurale, bains, sacellum (temple) » a écrit James Miln[30].

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée indique :

« Maisons nobles : en 1390, le manoir de Rumeur appartenait à Jean d'Auray[31] ; les Liens [Lessien] au seigneur de Malestroit ; Kerveller à Olivier Aradon[32] ; le Lach (le Loch) à Olivier de Vitré ; le château de Kercado à ? ; en 1500, le manoir du Laz à Henri Champion, Bauver (Bouver) à Gilles d'Auray ; en 1520 Kergouillard et Kerdréan à Henri Dimanach[33]. »

En 1455 on dénombrait à Carnac 142 tenues habitées et 38 tenues frostes (fermes abandonnées) ; en 1685 on y comptait 305 exploitations occupées et aucune abandonnée[34].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Cornély actuelle fut construite au XVIIe siècle ; son clocher date de 1639.

Le , le duc de Penthièvre acquiert les "terres vaines et vagues" situés au sud du bourg de Carnac, y compris les paluds régulièrement recouverts par la mer, en dépit des protestations des riverains[35].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Carnac en 1778 :

« Carnac, sur la côte, à cinq lieues et demie à l'ouest-sud-ouest de Vannes, son évêché, à 25 lieues et demie de Rennes et à deux lieues et demie d'Auray, sa subdélégation et son ressort. On y compte environ 2 300 communiants[36]. La cure est à l'ordinaire. (...) Le territoire de Carnac renferme des terres fertiles et des landes qui méritent les soins du cultivateur. C'est un pays agréable. On y voit les chapelles de Saint-Michel et de Saint-Clément[37]. »

Dans ce même texte, Jean-Baptiste Ogée décrit longuement les "pierres levées" de Carnac.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif du débarquement des Émigrés le

Le , des Émigrés, environ 15 000 hommes transportés par les Anglais débarquent sur les plages de Légenèse et Ty Bihan et se répandent dans les environs de Carnac. « Un Te Deum est chanté le lendemain dans toutes les églises de la côte ». les Bleus reprennent Carnac le 15 messidor an III () et parviennent à disperser le l'armée émigrée, qui se rend le à Quiberon[28].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Carte de Carnac à la fin du XVIIIe siècle avant l'aménagement de son littoral

Les principaux faits du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , les terrains acquis un siècle plus tôt par le duc de Penthièvre sont acquis par Charles Armand de Keranflec'h[38]. Ce dernier fixe les dunes, notamment en y plantant des oyats et aménage un port, des parcs à huîtres et des salines, ainsi qu'une ferme, la "Ferme du Palud"[35].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Carnac en 1843 :

« Carnac (en breton "Querrec", sous l'invocation de saint Corneille, que les pèlerins nomment saint Cornély). (...) Superficie totale : 3 902 hectares, dont (...) terres labourables 1 206 ha, prés et pâtures 389 ha, bois 78 ha, vergers et jardins 45 ha, landes et incultes 2 063 ha, étangs 21 ha, châtaigneraies 17 ha (...). Moulins du Laz, de Gouyandeur, de Kerdrain, à eau ; de Kerfréral, de Kermaux, du Manio, du Courdiec, à vent. Étangs de Gouyandeur, du Laz, du Pô. Château du Laz. (...) Il y a foire le 15 avril, le 17 mai, le 1er juillet, le 13 septembre (...). Géologie : constitution granitique. On parle le breton[33]. »

Frank Davies[39], qui visita Carnac vers le milieu du XIXe siècle, déplore les dégradations des sites archéologiques :

« Il est bien regrettable que des mesures n'aient pas été prises, soit par le gouvernement, soit par les propriétaires de terrains, pour empêcher les déprédations commises à cet assemblage mystérieux de monuments granitiques par les paysans des environs ; les maisons, les moulins à vent et les murs, dans toutes les directions, sont faits avec ces pierres commodes (...). En vérité, si le temps a balayé l'histoire de ces monuments, l'homme est coupable d'une bien pire profanation, en enlevant en charrette les monuments eux-mêmes[40]. »

En 1864, le quartier de La Trinité-sur-Mer et son port d'estuaire sont détachés de la commune, pour constituer une commune séparée. En 1865, La Trinité-sur-Mer devient également une paroisse distincte. En effet, les marins-pêcheurs jugeaient l'église Saint-Cornély de Carnac trop éloignée du port, et en réclamaient une à proximité.

Vue générale des Bosseno vers 1875 (dessin d'après une aquarelle de James Miln).

Le monument aux morts de Carnac porte les noms de 11 soldats morts pour la France pendant la Guerre de 1870[41].

Vers 1875, l'archéologue écossais James Miln (1819-1881) vient étudier le site et prend comme guide et aide Zacharie Le Rouzic (1864-1939). Après la mort de son mentor, Le Rouzic sera le gardien puis le conservateur du musée de la Préhistoire et, bien qu'autodidacte, il deviendra un spécialiste internationalement reconnu des mégalithes de la région.

Le tourisme prend son essor dans la seconde moitié du XIXe siècle : de nombreux écrivains et artistes sont, à partir de la période romantique, attirés par les monuments mégalithiques, comme Prosper Mérimée, Victor Hugo, Gustave Flaubert et de nombreux autres.

Les terrains acquis par Charles Armand de Keranflec"h sont vendus en 1864 par ses héritiers à Jules Adrien Gy[42].

Les croyances traditionnelles[modifier | modifier le code]

Dolmen christianisé à Carnac (Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, par Charles Nodier, Justin Taylor et Alphonse de Cailleux, 1845-1846).

Paul-Yves Sébillot raconte que vers 1880 encore, la femme stérile se déshabillait complètement et courait autour d'un menhir, poursuivie par son mari auquel elle finissait par se rendre. Les parents des époux faisaient bonne garde aux alentours pour écarter les éventuels passants.. Il raconte aussi que, toujours à Carnac, un dolmen ruiné passait pour procurer un mari à celle qui allait s'asseoir dessus au clair de lune ; les jeunes filles s'y rendaient nombreuses, si bien que le clergé se résolut à les y conduire toutes en procession un jour de printemps. Vers 1910 la procession avait encore lieu, mais on n'en savait plus l'origine.[43].

Le même auteur raconte aussi que les habitants croyaient que certains menhirs passaient pour aller, la nuit de Noël, se plonger dans la baie de Saint-Colomban. Dans le trou laissé béant par leur absence éphémère (car ils ne faisaient qu'un rapide "aller et retour" entre les douze coups de minuit) on pouvait voir des trésors cachés au fond. Un homme voulut en profiter pour devenir riche (...) mais il oublia de compter le nombre des coups de cloche et, au douzième, le menhir à son retour l'écrasa»[44].

Le pardon des chevaux et celui des bestiaux[modifier | modifier le code]

Le pardon des chevaux de Carnac fut, selon Zacharie Le Rouzic, créé seulement vers 1900. Le curé de Carnac ayant constaté qu'il n'y avait pas de saint Éloi dans la région acheta une statue le représentant et la plaça dans la vieille chapelle de Saint-Antoine, à 2 km du bourg. Il fit célébrer sa fête le , avec une bénédiction des chevaux. En peu d'années, l'usage s'établit et l'on a compté juqu'à 400 chevaux autour de la chapelle pendant la messe. La chapelle, désormais dénommée "chapelle Saint-Antoine et Saint-Éloi" se trouve sur le territoire de la commune voisine de Plouharnel[45].

À Carnac, c'est saint Cornély qui est le patron des bestiaux. Le pardon se déroule le deuxième dimanche de septembre. (...) Les paysans des environs amènent, groupés par villages, leurs bestiaux en pèlerinage à Saint-Cornély, les uns attachés, les autres en liberté. On leur fait faire d'abord le tour de l'église. (...) Ensuite les paysans conduisent leurs bestiaux à la fontaine et répandent son eau sur leurs têtes. Le clergé n'y assistait pas, car il s'agit probablement de la survivance d'un vieux rite païen[46].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

La "Société Carnac Plage", fondée en 1899 par Désiré Jamet[47], un ingénieur originaire de Belle-Île et M. Payot, un homme d'affaires parisien, acquiert les terrains possédés jusqu'à son décès survenu en 1897 par Jules Adrien Gy et entreprend l'aménagement et le lotissement des dunes bordant la Grande Plage entre Port en Dro et la plage de Beaumer[35]. En 1903, une station balnéaire est créée sur les anciens marais salants du Breno, elle se développe beaucoup faisant de Carnac une ville bicéphale : Carnac-ville et Carnac-Plage : entre 1900 et 1930, les frères Jamet notamment construisent de nombreux villas (Villa Velleda, Ker Yonnick, Ker Margared, Ker Melenec, etc.) sur le front de mer de la Grande Plage et des plages avoisinantes ; le "Grand Hôtel de Carnac-Plage" est inauguré en juin 1903[48].

La "Société du tramway Trinité-sur-Mer-Étel" est créée aussi en 1899 par les deux mêmes hommes.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Carnac porte les noms de 162 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux huit sont morts en Belgique dont dès 1914 Jean Brien et Joseph Le Pevedic à Dixmude lors de la Bataille de l'Yser, Joseph Le Prado à Rossignol et Arthur Tuffigo ainsi que Joseph Le Quellec dans les combats de Maissin ; neuf dans les Balkans dans le cadre de l'expédition de Salonique (Alexandre Audic, Xavier Le Plaire, Ferdinand Tanguy, Pierre Tanguy à Salonique et François Le Guennec à Moudros (Grèce), Jean Galudec à Venise, Benjamin Hellec et Eugène Prado en Serbie, Aimable Le Goff en Bulgarie) ; 14 (Félix Audo, Joseph Brizac, Eugène Chainon, Jean Corlobe, Auguste Franger, François Kermorvant, Th. Le Diabat, Jean Le Gouar, Jean Le Guennec, Joseph Martelot, Émile Le Mouroux, Jean Marie Mahéo, Alfred Pessel, Émile Pujol) sont des marins disparus en mer ; un soldat (Jean Kerzerho) est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[41].

Deux soldats originaires de Carnac sont morts le au Maroc (Th. Le Moing le et Jean Quintin le )[49].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un médecin local, le docteur Étienne Saint-Martin, profitant de l'ensoleillement exceptionnel dont jouit la région (2 044 heures par an en moyenne pendant la période 1930-1959 selon les données relevées par le docteur lui-même) développe une station climatique, prodiguant notamment des soins aux enfants rachitiques et aux malades atteints de lésions osseuses[50].

L'Agence Rol a effectué en septembre 1924 un reportage photographique sur Carnac, ses mégalithes et le Pardon de saint Cornély. Ces nombreuses photographies sont consultables sur Gallica ; parmi elles :

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Ces photos montrent que la description du Pardon faite en 1843 par A. Marteville et P. Varin est encore valable près d'un siècle plus tard :

« L'assemblée, ou pardon de saint Corneille, qui a lieu dans la première quinzaine de septembre, est une des plus fréquentées de Bretagne. On y porte la bannière du saint dans un lieu désigné, où se vendent les bestiaux qui lui ont été offerts. C'est un produit lucratif pour la fabrique, qui profite aussi de la vente des attaches de vaches. Ces attaches passent dans le pays pour garantir les bestiaux des maladies contagieuses[33]. »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Carnac porte les noms de 38 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces morts, Robert Brelet[51], mort au camp de concentration de Dachau le  ; Bénoni Caradec, gendarme qui fut résistant FFI, tué à l'ennemi au château de Kergras en Hennebont le , décoré de la Croix de guerre ; Paul Goffeny[52] est mort en combat aérien le à Arvert (Charente-Maritime pendant les combats du siège de Royan[53]) ; Pierre Stéphan, sergent-chef dans l'armée de l'air est mort le en Tunisie ; Placide Le Floch est mort à Leysin en Suisse; Joseph Le Gloahec, Joseph Le Gosles, Fernand Le Roux[54] et André Le Vœux sont des marins disparus en mer ; Henri Rioux est mort en captivité en Allemagne[41].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats originaires de Carnac (Henri Kergosien[55], Jean Rio) sont morts pendant la Guerre d'Indochine et trois autres (Gérard Collet[56], Jean Le Gouguec, Michel Mary[57]) sont morts pendant la Guerre d'Algérie[58].

En 1978, un centre de thalassothérapie voit le jour, bâti sur une partie des salines asséchées[59]. Il reste encore quelques salines mais elles ne sont plus exploitées. En face d'elles est construit le casino de Carnac en 2002, repris par le groupe Ardent fin 2016[60].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 2013, la construction d'une maison individuelle, sur le tertre de Lann Granvillarec, permet la découverte d'un nouveau tumulus du Néolithique moyen datant d'environ 5000 av. J.-C.[61]

Symboles de la ville[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Carnac (Morbihan).svg

Les armoiries de Carnac se blasonnent ainsi :

D’azur à la bande cousue de gueules chargée de six menhirs d’or, accompagnée en chef d’un soleil non figuré d’or et en pointe d’un navire cousu de gueules équipé et flammé d’argent. Conc. L. Ermoy.

  • Les armes de l'écu violent intentionnellement la règle de contrariété des couleurs. Elles sont dites "à l'enquerre". Le but est ici de commémorer le massacre des chouans de Carnac en suscitant l'intérêt de l'observateur à la raison de cette anomalie.


[62]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6962 4022 7042 7423 0543 4073 4373 6983 838
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 8623 9152 8642 8332 8072 8712 8312 9012 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 1253 1563 2693 0083 0412 9603 0653 8463 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 6363 6553 7333 9624 2434 4444 4454 2274 260
2019 - - - - - - - -
4 236--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1913 1941 Joseph Le Rouzic PRRRS Ingénieur agronome
Député du Morbihan (1910-1919)
1959 1964 Léon Lorec   Directeur d'école
1964 1996 Christian Bonnet UDF-PR Ministre (1972-1981)
Sénateur du Morbihan (1983-2001)
Député de la 2e circonscription du Morbihan (1956-1972 puis 1981-1983)
Conseiller général du canton de Belle-Île (1958-2002)
1996 1998 Olivier Buquen UDF-DL Haut fonctionnaire
Conseiller régional (1998-2000)
1998 2001 Francis Thomas DVD Officier de l'Armée de Terre en retraite
2001 2004 Jacques Bruneau DVD Gérant de société
2004 2010 Michel Grall UMP Député de la 2e circonscription du Morbihan (2007-2012)
2010 2014 Jacques Bruneau DVD Gérant de société
2014
Réélu le 23 mai 2020[65]
En cours Olivier Lepick SE Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

En 2014, trois candidats s'opposent pour les municipales 2014 à Carnac :

  • Marc Le Rouzic avec la liste Ensemble pour l'avenir de Carnac[66] ;
  • Jeannine Le Golvan avec la liste Carnac, un souffle nouveau[67] ;
  • Olivier Lepick avec la liste Carnac à votre image[68].

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[69].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine préhistorique[modifier | modifier le code]

Établissements

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cornély de Carnac.

Dédiée à saint Cornély, protecteur des bêtes à cornes ; sa statue se trouve placée au-dessus du fronton du portail ouest. Le porche du flanc nord est surmonté d'un baldaquin en granit en forme de couronne dont on ne trouve pas d'autre exemplaire en Bretagne. L'intérieur contient également des pièces exceptionnelles : l'orgue du XVIIIe siècle est classé. Les voûtes lambrissées sont décorées sur 750 m2.

  • Le village et la Chapelle Saint-Colomban de Carnac, XVIe siècle : cet ancien village, dont les maisons sont en granit, se situe au sud-ouest de Carnac et domine l'anse du Pô. Les habitants y ont longtemps vécu de la terre et de la mer. La chapelle est dédiée au moine missionnaire irlandais saint Colomban, qui s'installa dans la région vers 610. Il est le saint patron des faibles d'esprit. À l'est de la chapelle, se situe la fontaine à deux bassins. Le lavoir était un lieu de rencontre pour les femmes du village. Au sud du village, en bordure de mer se trouvent deux cheminées, vestiges d'une forge. Selon d'autres sources et la tradition locale, il s'agirait d'une ancienne brûlerie de goémon, utilisée pour produire de l'engrais. La situation géographique est plus conforme à cette hypothèse.

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • La chapelle de la Madeleine : le village de Kerguéarec était autrefois une léproserie. La chapelle actuelle a été reconstruite en 1976 ;
  • La chapelle Saint-Aubin (Saint-Albin) dans le village du Hahon (c'était la chapelle de l'ancienne frairie du Hahon) ;

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Tumulus et chapelle Saint-Michel.

Elle a été construite sans doute vers 1813 puis vers 1925 sur les mêmes plans que la chapelle originale qui, elle, datait de 1664. En contrebas, la fontaine Saint-Michel, fontaine de dévotion. Les femmes de marins en mer montaient à la chapelle pour la balayer dans le sens où elles voulaient voir souffler le vent. Elles venaient ensuite prier à la fontaine et boire de l'eau. Son pardon a lieu en septembre. Fresques représentant la marche du peuple de Dieu vers la Jérusalem Céleste par Alice Pasco (1926 -2013).

Environnement[modifier | modifier le code]

En plus des plages, Carnac a 60 % de son territoire couvert par la campagne, des forêts et des landes.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Karnag.

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 28 avril 2006. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 14 janvier 2011.

À la rentrée 2017, 35 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique[71].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Carnac dans les arts[modifier | modifier le code]

Léon Germain Pelouse : Les pierres de Carnac (huile sur toile, Musée des beaux-arts de Vannes).

Sports[modifier | modifier le code]

La vie sportive de Carnac est regroupée autour de plusieurs clubs sportifs :

  • CFC, le Carnac Football Club[72] ;
  • le Centre Équestre des Menhirs[73] ;
  • La Raquette Carnacoise[74] ;
  • le Tennis Club Carnac Beaumer ;
  • le Yacht Club de Carnac[75] (YCC).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ORTF, « Les menhirs de Carnac », L'Ouest en Mémoire (INA), (consulté le ).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Carnac », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Carnac », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Données statistiques sur les communes de Métropole communes; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  14. « Chiffres clés - Logement en 2016 à Carnac » (consulté le ).
  15. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans le Morbihan » (consulté le ).
  16. « Chiffres clés - Logement en 2016 dans la France entière » (consulté le ).
  17. Martin Vaugoude, « Limiter les résidences secondaires : le sujet qui divise la Bretagne. », sur https//www.letelegramme.fr, (consulté le ).
  18. Base de données KerOfis : « Carnac » (lire en ligne) [1]
  19. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2000, pp. 28, 61 et 62.
  20. a b c et d Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 149a.
  21. a et b Léon Fleuriot, Les Origines de la Bretagne : l'émigration, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique » (no 34), (1re éd. 1980), 353 p. (ISBN 2-228-12711-6, présentation en ligne), p. 81 - 82, [présentation en ligne]
  22. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Arles/impr. en Lituanie, Éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-631-3 et 2-87772-631-2, OCLC 1055598056, lire en ligne), p. 105 - 106
  23. Lionel Visset, Dominique Sellier, Jean L'Helgouach, « Le paléoenvironnement de la région de Carnac. Sondage dans le marais de Kerdual, La Trinité-sur-Mer (Morbihan) », dans Revue archéologique de l'ouest, 12, Rennes, 1995, p. 57-71, part. p. 58-59 (en ligne).
  24. Le Cloirec, Robert, « Le gisement paléolithique inférieur de La Pointe de Saint-Colomban, Carnac (Morbihan) », Gallia Préhistoire, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 28, no 1,‎ , p. 7–36 (DOI 10.3406/galip.1985.2221, lire en ligne Accès libre, consulté le ).
  25. site officiel des monuments nationaux des alignements de Carnac consulté le 17 décembre 2008.
  26. Lionel Visset, Dominique Sellier, Jean L'Helgouach, « Le paléoenvironnement de la région de Carnac. Sondage dans le marais de Kerdual, La Trinité-sur-Mer (Morbihan) », dans Revue archéologique de l'ouest, 12, Rennes, 1995, p. 58(en ligne).
  27. Yves Menez et Stéphane Hinguant, Fouilles et découvertes en Bretagne, Rennes Paris, Éd. Ouest-France Inrap, , 143 p. (ISBN 978-2-7373-5074-0).
  28. a et b « Histoire - Carnac », sur carnac.fr (consulté le ).
  29. Musée préhistorique James Miln-Zacharie Le Rouzic (Carnac, Morbihan), "Catalogue du Musée archéologique James Miln-Zacharie Le Rouzic", 1940, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6572625v/f190.image.r=Boss%C3%A9no?rk=85837;2
  30. "Revue archéologique", 1877, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2036036/f213.image.r=Boss%C3%A9no?rk=300430;4
  31. Jean d'Auray, grand veneur du duc de Bretagne, marié vers 1405 avec Anne de Québriac
  32. Olivier d'Aradon, ou d'Arradon ; le château de Kerdréan, berceau de la famille d'Arradon, est situé à Arradon
  33. a b et c A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiCkseZ75fYAhVHIewKHY0zB2QQ6AEIODAD#v=onepage&q=Carnac&f=false
  34. Jean Gallet, "Seigneurs et paysans bretons du Moyen-Âge à la Révolution", éditions Ouest-France Université, 1992, (ISBN 2-7373-1023-7).
  35. a b et c « Limafoxromeo et Carnac-Plage », sur sitelimafox.free.fr (consulté le ).
  36. Personnes en âge de communier
  37. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiCkseZ75fYAhVHIewKHY0zB2QQ6AEIODAD#v=onepage&q=Carnac&f=false
  38. Charles Marie Armand de Keranflec'h, né le à Saint-Brieuc, décédé le à Rennes, propriétaire des terres de Rosneven en Bulat-Pestivien, Launay en Callac, Le Lein en Plusquellec et Coëtdiquel en Bubry
  39. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs que vingt ans plus tard.
  40. Frank Davies, "Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne", éditions des Montagnes Noires, 2012, (ISBN 978-2-919305-22-3).
  41. a b et c Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Relevé v21 », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  42. Jules Adrien Gy, décédé le .
  43. Paul-Yves Sébillot, "La Bretagne et ses traditions", Maisonneuve et Larose, 2e édition, 1997, (ISBN 2-908670-46-1).
  44. Paul-Yves Sébillot, "La Bretagne et ses traditions", ëditions Maisonneuve et Larose, 2e édition, 1997, (ISBN 2-908670-46-1).
  45. https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=56168_11
  46. Paul-Yves Sébillot, "La Bretagne et ses traditions", éditions Maisonneuve et Larose, 2e édition, 1997, (ISBN 2-908670-46-1).
  47. Ange Marie Désiré Jamet, né le à Bangor, décédé le à Carnac
  48. « Villas de Carnac / OT Carnac », sur OT Carnac (consulté le ).
  49. Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Relevé v21 », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  50. E. Saint-Martin et H. Grisollet, Carnac-Plage, "Annales d'Hydrologie et de Climatologie", no 84 et 85, compte-rendu par Charles-Pierre Péguy, "Norois" no 32, année 1961, consultable http://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1961_num_32_1_4534_t1_0472_0000_1
  51. Robert Brelet, né le à La Rochelle, déporté de Rennes le vers Belfort puis transféré à Natzweiler le , inhumé à la nécropole nationale Le Struthof, voir http://memoiredeguerre.pagesperso-orange.fr/convoi44/list-dep-train-b.htm
  52. Paul Goffeny, né le à Carnac
  53. Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Relevé v21 », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  54. Fernand Le Roux, né le à Plounéour-Ménez (Finistère), second maître électricien à bord du Surcouf, disparu en mer le .
  55. Henri Kergosien, né le à Plouharnel, marsouin au régiment d'infanterie coloniale du Maroc, tué à l'ennemi le au Rocher Notre-Dame (Cochinchine)
  56. Gérard Collet, né le à Carnac, lieutenant, mort le en Algérie
  57. Michel Mary, né le à Carnac, sous-lieutenant au 51e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi dans la forêt de Mouas près de Constantine le , décoré de la Légion d'honneur et de la Croix de la valeur militaire
  58. Eric Blanchais, « MémorialGenWeb Relevé v21 », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  59. https://www.ouest-france.fr/economie/hotellerie/restauration/bio-temps-belle-mer-pour-la-thalasso-de-carnac-4483958
  60. « Casino Circus de Carnac », sur https://www.ouest-france.fr, (consulté le ).
  61. Un tumulus néolithique stoppe le chantier d'une maison, voir [2]
  62. « La règle de contrariété des couleurs », Les Chroniques des Vraels,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  63. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  64. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  65. « Olivier Lepick, maire de Carnac, installé pour un deuxième mandat », sur Le Télégramme, (consulté le ).
  66. http://www.ensemble-carnac.fr
  67. https://www.ouest-france.fr/municipales-carnac-la-liste-de-jeannine-le-golvan-1936194
  68. « « Carnac à votre image ». La liste se dévoile sur Internet », sur letelegramme.fr, Le Télégramme, (consulté le ).
  69. http://www.agenda21france.org/agenda-21-de-territoire/fiche.html?r_id=1202&list FICHE | Agenda 21 de Territoires - Carnac], consultée le 27 octobre 2017
  70. Voir le plan des alignements de Carnac de la maison des mégalithes.
  71. (br) EOLAS, « Enseignement - Ofis Publik ar Brezhoneg », sur opab-oplb.org (consulté le ).
  72. Carnac FC
  73. Le Centre Équestre des Menhirs
  74. La Raquette Carnacoise
  75. YC Carnac

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documents d'archives

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]