Hôtel de Rothelin-Charolais

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Hôtel de Rothelin-Charolais
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L'hôtel de Rothelin-Charolais, situé à Paris au no 101 rue de Grenelle, est un hôtel particulier construit vers 1703 pour Philippe d'Orléans, marquis de Rothelin. Il est attribué (de façon discutée) à Pierre Cailleteau dit Lassurance[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Construit en 1704 par le marquis de Rothelin, ce dernier agrandit le terrain par l'acquisition de quelques parcelles, s'endette et doit vendre cette propriété à un banquier suisse, Antoine Hogguer [2]. Vendu en 1735 au maréchal de camp Thomas Legendre de Collandre, il est acquis l'année suivante par la princesse de Charolais, Louise-Anne de Bourbon-Condé, qui l'agrémente d'un décor style Louis XV[1].

En 1758, à la mort de Mademoiselle de Charolais, Louis-François de Bourbon, futur prince de Conti reçoit l’hôtel en héritage est y réside jusqu’en 1793, date à laquelle un décret place en état d’arrestation tous les membres de l’ex-famille royale[3].

L’hôtel est ensuite acheté par l’État (en 1825) , adapté par Jules de Joly[4] et occupé par :

L'hôtel fait l’objet d’un classement et d'une inscription simultanée au titre des monuments historiques depuis le [5].

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012), l'hôtel de Rothelin-Charolais abrite le siège du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire jusqu'en 2010. Le ministre de l'Immigration Éric Besson y épousa sa compagne, Yasmine Tordjman, le , quelques semaines avant de quitter ses fonctions à l'occasion d'un remaniement ministériel. En 2011, l'hôtel de Rothelin-Charolais devient celui du ministère de la Fonction publique.

Durant le quinquennat de François Hollande (2012-2017), l'hôtel de Rothelin-Charolais, le cabinet du ministère du Travail y délocalise ses équipes pendant dix-huit mois, à la suite de la rénovation de l'hôtel du Châtelet situé au 127 de la même rue. Entre et , c'est au tour du tout proche hôtel de Rochechouart d'être rénové, et l'hôtel de Rothelin-Charolais accueille alors le cabinet du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[6]. Il est ensuite[Quand ?] occupé par le ministère de la Fonction publique et le secrétariat d'État à l'Aide aux victimes.

Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron (depuis 2017) il est occupé par le porte-parolat du Gouvernement, l'Observatoire de la laïcité et plusieurs services du Premier ministre. Durant les travaux de l’Hôtel de Clermont, il est aussi occupé par le secrétariat d'Etat aux relations avec le Parlement[7]. En 2020, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques s'y installe.

Au cours de l'acte VIII du mouvement des Gilets jaunes le , un groupe de manifestants défonce le portail de l'hôtel à l'aide d'un engin de chantier, et vandalise trois voitures dans la cour, ce qui conduit à l’évacuation du secrétaire d’État Benjamin Griveaux de son bureau vers l'hôtel de Matignon, situé à 300 mètres de là[8],[9].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, , 608 p., p. 224
  2. Olivier Blanc, Joachim Bonnemaison, Hôtels particuliers de Paris, Terrail, .
  3. a b c et d Services du Premier Ministre, Plaquette aux visiteur lors des journées du Patrimoine 2020
  4. Panneau hôtel de Rothelin-Charolais.jpg Panneau Histoire de Paris
  5. Notice no PA00088734, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Travaux dans l'Hôtel de Rochechouart », sur www.education.gouv.fr,
  7. Nathalie Schuck, « Ministres et colocataires, la galère ? », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  8. « Récit de l’évacuation de Benjamin Griveaux après l’irruption de manifestants dans son ministère », sur Le Monde, (consulté le 8 janvier 2019).
  9. Rémi Dupré, « Jusqu’à 18 mois de prison requis lors du procès de cinq « gilets jaunes » jugés pour l’intrusion dans le ministère de Benjamin Griveaux », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. L'hôtel situé entre cour et jardin est composé d'un corps de logis de sept travées (correspondant à la largeur de la cour d'honneur), bordé de refends et flanqué de deux ailes. La façade sur cour présente, au rez-de-chaussée, quatre colonnes ioniques surmontées de pilastres soutenant un fronton triangulaire qui contenait autrefois les armoiries du premier propriétaire, et dont la base a été arrondie pour loger le cintre en arrondi de la fenêtre centrale de l'attique. La façade sur jardin présente six colonnes corinthiennes surmontant le même type de fronton représentant la déesse Cérès servie par deux chérubins. Cf Olivier Blanc, Joachim Bonnemaison, Hôtels particuliers de Paris, Terrail, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]