Sibyle Veil

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Sibyle Veil
Sybile Veil01.jpg
Sibyle Veil en 2018.
Fonctions
Présidente-directrice générale
Radio France
depuis le
Directrice déléguée chargée des opérations et des finances (d)
Radio France
-
Directrice du pilotage de la transformation (d)
Assistance publique – Hôpitaux de Paris
-
Conseillère technique (d)
Cabinet du président de la République française
-
Rapporteure publique
Section des finances du Conseil d'État français
avril -
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Sibyle PetitjeanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Sébastien Veil (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Sibyle Veil, née le à Langres (Haute-Marne), est une haute fonctionnaire française.

Elle a été désignée présidente-directrice générale de Radio France le par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Sibyle Veil est née Sibyle Petitjean le à Langres. Son père est ingénieur, sa mère est psychologue. Elle a passé une grande partie de sa jeunesse à Dijon[1]. En 2006, elle épouse Sébastien Veil, petit-fils de Simone Veil[1],[2],[3] et neveu de Jean Veil. Ils ont trois enfants.

Formation[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d'un DEA en science politique et ancienne élève de l'École nationale d'administration de la promotion Léopold Sédar Senghor (2004) (aux côtés, entre autres, d'Emmanuel Macron[4])[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Sortie parmi les premières du concours de l'ENA, elle choisit d'intégrer le Conseil d'État[6],[7]. Elle y travaille notamment sur la réforme de l’audiovisuel public, ce qui l'amène à fréquenter des personnalités politiques comme Édouard Philippe[4].

À l'occasion de la campagne présidentielle de 2007, elle s'engage aux côtés de Nicolas Sarkozy et participe à sa réflexion sur des sujets sociétaux comme l'environnement, la santé, la politique familiale et la condition féminine[8]. Intégrée à l'équipe du nouveau président, elle suit pendant trois ans, au côté de Raymond Soubie, les grandes réformes sociales du début du quinquennat (représentativité des partenaires sociaux, RSA…) et les négociations menées avec les partenaires sociaux (« Agenda social »).

En 2010, Mireille Faugère la fait entrer à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris[9] (AP-HP), où elle travaillera avec Martin Hirsch sur un programme de transformation de ses 37 hôpitaux dans le contexte tendu des restructurations hospitalières[10]. Membre du comité de direction de l’établissement, directrice de la transformation, elle y anime la réflexion stratégique et y organise le déploiement de programmes de transformation dans les hôpitaux[11].

Elle a parallèlement été intervenante au CNAM sur la conduite du changement et à l’École nationale d'administration.

Recrutée à Radio France par Mathieu Gallet pour remplacer Catherine Sueur à l'issue de la grève du printemps 2015, elle devient alors directrice déléguée chargée des opérations et des finances[12]. Elle en devient présidente-directrice générale le , à la suite du départ de Mathieu Gallet démis de ses fonctions par le CSA[13],[14]. Présenté en , son projet stratégique Radio France 2022 destiné à moderniser des métiers vers le numérique, la création de podcasts ou d’une offre jeune, vise également un plan d'économie de 60 millions d’euros[15].

Elle décide, en tant que présidente de Radio France, de refuser la diffusion des spots publicitaires des opposants à la privatisation de Aéroports de Paris.

Elle annonce en la mise en oeuvre d'un plan d’économies prévoyant la suppression de 299 postes à Radio France. Une grève est lancée par des salariés contre ce plan[16]. Le , le chœur de Radio France interrompt ses vœux vis-à-vis de la PDG de cette société, et chante un air célèbre de Verdi, Le Chœur des esclaves, toujours en signe de protestation contre ce plan d'économies[17].

En octobre 2020, elle signe un accord avec la plateforme privée de diffusion audio Deezer pour la diffusion des podcasts de la chaîne, jusqu'alors diffusée publiquement par le site de la chaîne, disant vouloir mieux contrôler la diffusion de ce service public[18].

Engagements[modifier | modifier le code]

Elle est membre de la promotion 2018 du programme « Young Leaders » de la France China Foundation[19].

En , elle signe le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » paru dans Le Parisien[20].

Analyses[modifier | modifier le code]

Quand elle décide, en tant que présidente de Radio France, de refuser la diffusion des spots publicitaires des opposants à la privatisation de Aéroports de Paris, elle agirait, selon Arrêt sur images, par loyauté envers Emmanuel Macron[21].

Anecdote[modifier | modifier le code]

En , Alex Vizorek et Charline Vanhoenacker parodient Sibyle Veil et Guy Lagache, directeur délégué aux antennes et à la stratégie éditoriale de Radio France, dans la websérie Sibyle et Guy[1],[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c François Bougon, « Sibyle Veil, une voix ambitieuse à la tête de Radio France », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. AFP et Bertrand Guay, « Radio France: Sibyle Veil, une femme de l'ombre en pleine lumière », Capital,‎ (lire en ligne).
  3. Who's Who in France, édition 2015, p. 2218.
  4. a et b Claire Bader, « Son karaoké avec Macron, son mariage chic... les petits secrets de Sibyle Veil, la nouvelle P-DG de Radio France », capital, .
  5. « Liberté, égalité, rivalité Senghor, la promo de l'ENA qui a forgé Emmanuel Macron », Vanity Fair,‎ (lire en ligne)
  6. François Bougon, « Sibyle Veil, une voix ambitieuse à la tête de Radio France », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. Journal Officiel / Arrêté du 9 avril 2004 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2002-2004 « Léopold Sédar Senghor » de l'Ecole nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 2004, élèves issus des concours externe, interne et troisième concours
  8. « Faut-il imposer des femmes aux postes-clés ? », Le Figaro Madame,‎ (lire en ligne)
  9. Hospimedia / Sibyle Veil quitte le cabinet de Nicolas Sarkozy pour rejoindre l'AP-HP
  10. « À l'AP-HP, une cascade de restructurations », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  11. / Rapportd'activité 2012 de l’AP-HP –page 28.
  12. Caroline Sallé, « Radio France : Sibyle Veil pressentie comme nouvelle directrice générale », sur Le Figaro.fr, (consulté le 8 juillet 2020)
  13. François Bougon, « Sibyle Veil nommée présidente de Radio France à la suite de Mathieu Gallet », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  14. « Sibyle Veil nommée à la tête de Radio France », sur www.technic2radio.fr, (consulté le 14 avril 2018).
  15. « Sibyle Veil : « Si nous ne faisons rien, Radio France aura un déficit de 40 millions d’euros d’ici à 2022 » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. « Radio France La direction s’obstine, les grévistes maintiennent la pression », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  17. Louis Morice, « En pleins vœux, la PDG de Radio-France Sibyle Veil interrompue par le « Chœur des esclaves » de Verdi », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  18. « Radio France signe un accord avec Deezer pour la distribution de ses podcasts », sur Libération,
  19. (en-US) « The Young Leaders 2018 | France China Foundation », sur francechinafoundation.org (consulté le 25 octobre 2018)
  20. « Manifeste contre le nouvel antisémitisme », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  21. « ADP : le sabotage de Radio Macron », Arrêt sur images,‎ (lire en ligne)
  22. « France Inter : Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek se moquent du dirlo », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]