Anne Nivat

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Anne Nivat
Anne Nivat 2017-04-14 (cropped).jpg

Anne Nivat lors d'une rencontre à la médiathèque de Lons-le-Saunier, le .

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (48 ans)
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Distinctions

Anne Nivat, née le [1], est une journaliste et femme de lettres française.

Grand reporter et reporter de guerre, prix Albert-Londres en 2000, elle se spécialise depuis cette date dans des zones sensibles (Tchétchénie, Irak, Afghanistan…), parfois clandestinement[a] et toujours en indépendante, c'est-à-dire sans être salariée d'une rédaction, même si elle est publiée dans l'hebdomadaire Le Point depuis plus de dix ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Anne Nivat obtient en 1996 un doctorat en science politique de l'Institut d'études politiques de Paris[2].

En 1996-1997, elle est titulaire d'une bourse Fulbright à Harvard, aux États-Unis[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir été correspondante en 1998 à Moscou pour Libération, Anne Nivat est depuis 2004 envoyée spéciale pour Le Point. Elle collabore à l’International Herald Tribune, au New York Times et au Washington Post[4].

À partir de 1999, elle a passé son temps à arpenter, en toute indépendance, des pays en guerre, Tchétchénie, Afghanistan,Irak où l'on ne donne pas la parole à la population locale. Ne logeant que chez les habitants, quels qu'ils soient, vêtue comme une femme locale, prenant son temps, Anne Nivat revendique le « droit à la lenteur » et le reportage « à l'ancienne », ne jurant que par l'expérience directe, qu'elle racontera ensuite dans ses livres.[réf. nécessaire]

Depuis 2010, elle enseigne en master de journalisme à l'Académie du journalisme et des médias (AJM) à l'université de Neuchâtel[5].

En avril 2014, elle rejoint l'équipe de l'émission Le Grand Journal de Canal+[6], une expérience qui durera trois mois, jusqu'à la fin de la première saison avec Antoine de Caunes. Elle n'a pas souhaité prolonger.[réf. souhaitée]

À partir de la rentrée 2015, elle travaille sur un livre d'enquêtes en France, paru le chez Fayard, Dans quelle France on vit.

Le 15 mars 2018, elle publie aux Editions du Seuil un nouveau livre intitulé "Un Continent Derrière Poutine ?" en écho à un film qu'elle réalise avec Fabrice Pierrot et Tony Casabianca pour France 5 (Troisième Oeil Productions). Diffusé le jour de la réélection de Vladimir Poutine, le 18 mars 2018, le film enregistre une audience de 607.000 téléspectateurs.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Anne Nivat est la fille de Georges Nivat (universitaire spécialiste de la Russie) et l'épouse du journaliste Jean-Jacques Bourdin. Ils ont un fils, Louis, né en novembre 2006[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quand les médias russes ont pris la parole : de la glasnost à la liberté d'expression, 1985-1995, L'Harmattan, 1997.
  • Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie, Fayard, 2000 (prix Albert-Londres), Le Livre de Poche, 2001.
  • Algérienne, avec Louisette Ighilahriz, Fayard, 2001.
  • La Maison haute, Fayard, 2002, Le Livre de Poche, 2003.
  • La guerre qui n'aura pas eu lieu, Fayard, 2004.
  • Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, 2004 (prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot), Le Livre de Poche, 2005.
  • Islamistes, comment ils nous voient, 2006, Le Livre de Poche, 2010.
  • Par les monts et les plaines d'Asie Centrale, Fayard, 2006.
  • Bagdad Zone rouge, Fayard, 2008.
  • Correspondante de guerre, (avec Daphné Collignon), publié par Reporters sans frontières, Soleil, Paris, 2009, (ISBN 978-2-302-00565-5).
  • Les Brouillards de la guerre, Fayard, 2011.
  • La République juive de Staline, Fayard, 2013.
  • Dans quelle France on vit, Fayard, 2017.
  • Un Continent Derrière Poutine ?, Le Seuil, 2018.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2012, elle est entrée en Russie, non avec un visa de correspondant de presse, mais avec un visa d'affaires, ce qui lui a valu d'être expulsée du territoire. Source : « La journaliste française Anne Nivat contrainte de quitter la Russie », sur Challenges.fr, .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF.
  2. Sous la dir. d'Hélène Carrère d'Encausse : http://www.sudoc.fr/060045213.
  3. Huffingtonpost https://www.huffingtonpost.fr/author/anne-nivat/
  4. « personne-anne-nivat », sur www.franceinter.fr (consulté le 1er mars 2014).
  5. « anne-nivat », sur www.unine.ch (consulté le 2 janvier 2018)
  6. Benoît Daragon, « Anne Nivat, la femme de Jean-Jacques Bourdin, rejoint "Le Grand Journal" », sur Ozap.com, .
  7. « Jean-Jacques Bourdin : alésien, cévenol et languedocien », sur entreprendreenlanguedoc.com, .
  8. Michel Chemin, « Anne Nivat, prix Albert Londres », liberation.fr, (consulté le 8 mai 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]