Anne Nivat

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Anne Nivat
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Anne Nivat lors d'une rencontre à la médiathèque de Lons-le-Saunier, en avril 2017.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (51 ans)
PoissyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Anne Louise Nivat[1]
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Lucile Nivat (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse
Distinctions

Anne Nivat, née le à Poissy (Yvelines)[2], est une journaliste et femme de lettres française.

Grand reporter et reporter de guerre, prix Albert-Londres en 2000, elle se spécialise depuis près de seize ans dans des zones sensibles (Tchétchénie, Irak, Afghanistan…), parfois clandestinement[a] et toujours en indépendante, c'est-à-dire sans être salariée d'une rédaction, même si elle est publiée dans l'hebdomadaire Le Point depuis plus de dix ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fille de Georges Nivat (1935-), universitaire spécialisé dans le monde russe et de Lucile Jonac, professeure agrégée de russe, Anne Nivat a un frère cadet Guillaume (1971-), ingénieur en informatique[3]. Elle grandit en Haute-Savoie où elle pratique le ski de haut niveau[4].

Formation[modifier | modifier le code]

Anne Nivat obtient en 1996 un doctorat en sciences politiques de l'IEP de Paris.[réf. souhaitée]

En 1996-1997, elle est titulaire de la bourse Fulbright à Harvard, aux États-Unis.[réf. souhaitée]

Hyperpolyglotte, Anne Nivat, outre le français, parle anglais, allemand, italien, russe, tchèque, polonais et possède également des notions d'arabe[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière de journaliste dans le magazine Globe Hebdo, avant de travailler pour Skyrock où elle présente les flashs infos[4].

Après avoir été correspondante en 1998 à Moscou pour Libération, Anne Nivat est depuis 2004 envoyée spéciale pour Le Point. Elle collabore à l’International Herald Tribune, au New York Times et au Washington Post[5].

Depuis 2010, elle enseigne en master 2 de journalisme à l'Académie du journalisme et des médias (AJM) à l'université de Neuchâtel.[réf. souhaitée]

En avril 2014, elle rejoint l'équipe de l'émission Le Grand Journal de Canal+[6], une expérience qui durera trois mois, jusqu'à la fin de la première saison avec Antoine de Caunes. Elle n'a pas souhaité prolonger.[réf. souhaitée]

A partir de la rentrée 2015, elle travaille sur un livre d'enquêtes en France, paru le chez Fayard, Dans quelle France on vit[7].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Mariée au journaliste Jean-Jacques Bourdin, ils ont un fils, Louis, né en novembre 2006[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quand les médias russes ont pris la parole : de la glasnost à la liberté d'expression, 1985-1995, L'Harmattan, 1997
  • Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie, Fayard, 2000 (prix Albert-Londres), Le Livre de Poche, 2001.
  • Algérienne, avec Louisette Ighilahriz, Fayard, 2001
  • La Maison haute, Fayard, 2002, Le Livre de Poche, 2003
  • La guerre qui n'aura pas eu lieu, Fayard, 2004
  • Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, 2004 (prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot), Le Livre de Poche, 2005
  • Islamistes, comment ils nous voient, 2006, Le Livre de Poche, 2010
  • Par les monts et les plaines d'Asie Centrale, Fayard, 2006
  • Bagdad Zone rouge, Fayard, 2008
  • Correspondante de guerre, (avec Daphné Collignon), publié par Reporters sans frontières, Soleil, Paris, 2009, (ISBN 978-2-302-00565-5)
  • Les Brouillards de la guerre, Fayard, 2011
  • La République juive de Staline, Fayard, 2013
  • Dans quelle France on vit, Fayard, 2017

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2012, elle est entrée en Russie, non avec un visa de correspondant de presse, mais avec un visa d'affaires, ce qui lui a valu d'être expulsée du territoire. Source : « La journaliste française Anne Nivat contrainte de quitter la Russie », Challenges.fr, 13 février 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Décret du 31 décembre 2019 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur », sur Journal officiel de la République française,
  2. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  3. « Georges Nivat », sur free.fr (consulté le 17 janvier 2021)
  4. a b et c [audio] Philippe Vandel pour l'émission radiophonique Tout et son contraire, « Anne Nivat : "Les guerres, je veux continuer à les couvrir" », France Info,
  5. personne-anne-nivat sur www.franceinter.fr (consulté le 1 mars 2014)
  6. Benoît Daragon, « Anne Nivat, la femme de Jean-Jacques Bourdin, rejoint "Le Grand Journal" », Ozap.com, 8 avril 2014
  7. Anne Nivat, Dans quelle France on vit, Fayard, (ISBN 978-2-213-70650-4)
  8. « Jean-Jacques Bourdin : alésien, cévenol et languedocien », sur entreprendreenlanguedoc.com, .
  9. « Anne Nivat, correspondante à Moscou, lauréate du 62e Prix Albert Londres », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « Anne Nivat, prix Albert Londres », Liberation,‎
  11. « Légion d'honneur, les promus du Nouvel an », sur La Croix,

Liens externes[modifier | modifier le code]