Anne Nivat

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Anne Nivat
Anne Nivat 2017-04-14 (cropped).jpg
Anne Nivat lors d'une rencontre à la médiathèque de Lons-le-Saunier, le .
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Anne Nivat, née le [1], est une journaliste et femme de lettres française.

Grand reporter et reporter de guerre, prix Albert-Londres en 2000, elle se spécialise depuis cette date dans des zones sensibles (Tchétchénie, Irak, Afghanistan…), parfois clandestinement[a] et toujours en indépendante, c'est-à-dire sans être salariée d'une rédaction, même si elle est publiée dans l'hebdomadaire Le Point depuis plus de dix ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Anne Nivat obtient en 1996 un doctorat en science politique de l'Institut d'études politiques de Paris[2].

En 1996-1997, elle est titulaire d'une bourse Fulbright à Harvard, aux États-Unis[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Anne Nivat est une spécialiste reconnue de la Russie, pays où elle a habité dix ans (jusqu’en 2006)[4]. Elle publie son premier livre en 1997, Quand les médias russes ont pris la parole : de la glasnost à la liberté d'expression, 1985-1995 (L'Harmattan), où elle analyse le paysage médiatique russe durant cette période[4].

Après avoir été correspondante en 1998 à Moscou pour Libération, Le Soir, Ouest France ou Le Nouvel Observateur entre autres, elle est depuis 2004 envoyée spéciale pour l’hebdomadaire Le Point[4]. Elle collabore également à l’International Herald Tribune, au New York Times et au Washington Post[4].

À la suite des attentats du 11 septembre 2001[4], elle entreprend un votage dans les pays en guerre (Tchétchénie, Afghanistan, Pakistan)[4] en toute indépendance, et recueille la parole de la population locale. Logeant uniquement chez l'habitant et vêtue comme une femme locale, Anne Nivat revendique le « droit à la lenteur » et à la complexité, et le reportage « à l'ancienne », ne jurant que par l'expérience directe en prenant son temps, en refusant la précipitation, les stéréotypes ou la course au scoop[4]. En 2004, elle publie Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, un ouvrage qui raconte les effets engendrés par la présence américaine en Afghanistan et en Irak dans la population locale, notamment chez les femmes[4]. Ce reportage est récompensé par le prix littéraire de l’armée de terre[4].

Depuis 2010, elle enseigne en master de journalisme à l'Académie du journalisme et des médias (AJM) à l'université de Neuchâtel[5].

En avril 2014, elle rejoint l'équipe de l'émission télévisée Le Grand Journal sur Canal+ présenté par Antoine de Caunes[6], une expérience qui durera trois mois jusqu'à la fin de la première saison.[réf. souhaitée]

À partir de la rentrée 2015, elle travaille sur un livre d'enquêtes en France, paru le chez Fayard, Dans quelle France on vit[7].

En , elle publie aux éditions du Seuil Un Continent Derrière Poutine ?[8], en écho à un documentaire qu'elle réalise avec Fabrice Pierrot et Tony Casabianca pour France 5 (Troisième Œil Productions), diffusé le jour de la réélection de Vladimir Poutine, le [9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Anne Nivat est la fille de Georges Nivat (universitaire spécialiste de la Russie) et l'épouse du journaliste Jean-Jacques Bourdin. Ils ont un fils, Louis, né en novembre 2006[10].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quand les médias russes ont pris la parole : de la glasnost à la liberté d'expression, 1985-1995, L'Harmattan, 1997.
  • Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie, Fayard, 2000 (prix Albert-Londres), Le Livre de Poche, 2001.
  • Algérienne, avec Louisette Ighilahriz, Fayard, 2001.
  • La Maison haute, Fayard, 2002, Le Livre de Poche, 2003.
  • La guerre qui n'aura pas eu lieu, Fayard, 2004.
  • Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, 2004 (prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot), Le Livre de Poche, 2005.
  • Islamistes, comment ils nous voient, 2006, Le Livre de Poche, 2010.
  • Par les monts et les plaines d'Asie Centrale, Fayard, 2006.
  • Bagdad Zone rouge, Fayard, 2008.
  • Correspondante de guerre, (avec Daphné Collignon), publié par Reporters sans frontières, Soleil, Paris, 2009, (ISBN 978-2-302-00565-5).
  • Les Brouillards de la guerre, Fayard, 2011.
  • La République juive de Staline, Fayard, 2013.
  • Dans quelle France on vit, Fayard, 2017.
  • Un Continent Derrière Poutine ?, Le Seuil, 2018.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2012, elle entre en Russie, non avec un visa de correspondant de presse, mais avec un visa d'affaires, ce qui lui a vaut d'être expulsée du territoire. Source : « La journaliste française Anne Nivat contrainte de quitter la Russie », sur Challenges.fr, .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF.
  2. Anne Nivat, Médias et pouvoir politique en Russie pendant la transition : une difficile marche vers l'autonomie de la fin de l'URSS à la renaissance de la Russie, 1985-1994 ; sous la dir. de Hélène Carrère d'Encausse [présentation en ligne] (consulté le 24 juin 2018).
  3. (en) Fiche d'Anne Nivat sur huffingtonpost.fr (consulté le 24 juin 2018).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Fiche biographique d'Anne Nivat », sur France inter.fr (consulté le 1er mars 2014).
  5. « Nivat Anne - Chargée d'enseignement:Journalisme de reportage », sur unine.ch (consulté le 2 janvier 2018)
  6. Benoît Daragon, « Anne Nivat, la femme de Jean-Jacques Bourdin, rejoint "Le Grand Journal" », sur Ozap.com, .
  7. « Dans quelle France on vit" d'Anne Nivat », France Inter.fr, 15 avril 2017.
  8. « Un continent derrière Poutine ? », France Culture.fr (consulté le 24 juin 2018).
  9. Présentation du documentaire « Un continent derrière Poutine ? », France Televisions.fr (consulté le 24 juin 2018).
  10. « Jean-Jacques Bourdin : alésien, cévenol et languedocien », sur entreprendreenlanguedoc.com, .
  11. Michel Chemin, « Anne Nivat, prix Albert Londres », sur Libération.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]