Anne Nivat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Nivat.
Anne Nivat
Anne Nivat 02.jpg

Anne Nivat lors d'une rencontre à la médiathèque de Lons-le-Saunier, le 14 avril 2017

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (47 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Père
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Anne Nivat, née le [1], est une journaliste et femme de lettres française.

Grand reporter et reporter de guerre, prix Albert-Londres en 2000, elle se spécialise depuis près de seize ans dans des zones sensibles (Tchétchénie, Irak, Afghanistan…), parfois clandestinement[a] et toujours en indépendante, c'est-à-dire sans être salariée d'une rédaction, même si elle est publiée dans l'hebdomadaire Le Point depuis plus de dix ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Anne Nivat obtient en 1996 un doctorat en sciences politiques de l'IEP de Paris.[réf. souhaitée]

En 1996-1997, elle est titulaire de la bourse Fulbright à Harvard, aux États-Unis.[réf. souhaitée]

Carrière[modifier | modifier le code]

Après avoir été correspondante en 1998 à Moscou pour Libération, Anne Nivat est depuis 2004 envoyée spéciale pour Le Point. Elle collabore à l’International Herald Tribune, au New York Times et au Washington Post[2].

Depuis 2010, elle enseigne en master 2 de journalisme à l'Académie du journalisme et des médias (AJM) à l'université de Neuchâtel.[réf. souhaitée]

En avril 2014, elle rejoint l'équipe de l'émission Le Grand Journal de Canal+[3], une expérience qui durera trois mois, jusqu'à la fin de la première saison avec Antoine de Caunes. Elle n'a pas souhaité prolonger.[réf. souhaitée]

A partir de la rentrée 2015, elle travaille sur un livre d'enquêtes en France, paru le chez Fayard, Dans quelle France on vit.

Dans les dix dernières années[Lesquelles ?], elle a passé son temps à arpenter, en toute indépendance, ces pays en guerre où l'on ne donne pas la parole à la population locale. Ne logeant que chez les habitants, quels qu'ils soient, vêtue comme une femme locale, prenant son temps, Anne Nivat revendique le « droit à la lenteur » et le reportage « à l'ancienne », ne jurant que par l'expérience directe.[réf. souhaitée]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Anne Nivat est la fille de Georges Nivat (universitaire spécialiste de la Russie) et l'épouse du journaliste Jean-Jacques Bourdin. Ils ont un fils, Louis, né en novembre 2006[4].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Quand les médias russes ont pris la parole : de la glasnost à la liberté d'expression, 1985-1995, L'Harmattan, 1997
  • Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie, Fayard, 2000 (prix Albert-Londres), Le Livre de Poche, 2001.
  • Algérienne, avec Louisette Ighilahriz, Fayard, 2001
  • La Maison haute, Fayard, 2002, Le Livre de Poche, 2003
  • La guerre qui n'aura pas eu lieu, Fayard, 2004
  • Lendemains de guerre en Afghanistan et en Irak, 2004 (prix littéraire de l'armée de terre - Erwan Bergot), Le Livre de Poche, 2005
  • Islamistes, comment ils nous voient, 2006, Le Livre de Poche, 2010
  • Par les monts et les plaines d'Asie Centrale, Fayard, 2006
  • Bagdad Zone rouge, Fayard, 2008
  • Correspondante de guerre, (avec Daphné Collignon), publié par Reporters sans frontières, Soleil, Paris, 2009, (ISBN 978-2-302-00565-5)
  • Les Brouillards de la guerre, Fayard, 2011
  • La République juive de Staline, Fayard, 2013
  • Dans quelle France on vit, Fayard, 2017

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 2012, elle est entrée en Russie, non avec un visa de correspondant de presse, mais avec un visa d'affaires, ce qui lui a valu d'être expulsée du territoire. Source : « La journaliste française Anne Nivat contrainte de quitter la Russie », Challenges.fr, 13 février 2012.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de la BnF
  2. personne-anne-nivat sur www.franceinter.fr (consulté le 1 mars 2014)
  3. Benoît Daragon, « Anne Nivat, la femme de Jean-Jacques Bourdin, rejoint "Le Grand Journal" », Ozap.com, 8 avril 2014
  4. « Jean-Jacques Bourdin : alésien, cévenol et languedocien », sur entreprendreenlanguedoc.com, .
  5. Michel Chemin, « Anne Nivat, prix Albert Londres », liberation.fr, (consulté le 8 mai 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]