Michel Denisot

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Michel Denisot
Image illustrative de l'article Michel Denisot
Michel Denisot animant Le Grand Journal sur Canal+ le 19 mai 2010 durant le festival de Cannes.

Naissance (70 ans)
Buzançais, Indre[1]
Nationalité Drapeau : France Française
Profession journaliste
Autres activités producteur et animateur de télévision
ancien directeur général adjoint du groupe Canal+
ancien dirigeant de club de football (PSG)
directeur de la rédaction de Vanity Fair France
Médias
Télévision Première chaîne de l'ORTF
Troisième chaîne couleur de l'ORTF
TF1
Canal+

Michel Denisot, né le à Buzançais (Indre), est un journaliste, un producteur de télévision et un animateur de télévision français. Il a notamment animé pendant neuf ans, d'août 2004 à juin 2013, l'émission Le Grand Journal, chaque soir de la semaine sur Canal+.

Il a également exercé diverses fonctions dirigeantes au sein de la chaine de télévision Canal+, et a présidé deux clubs de football français, dont le Paris Saint Germain.

En , tout en continuant ses activités sur Canal+, il devient le directeur de la rédaction de la version française du magazine Vanity Fair. Pour se consacrer à ce nouveau travail, il quitte en juin 2013 la présentation du Grand Journal, émission reprise ensuite par Antoine de Caunes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Michel Denisot a 5 ans[1] lorsque son père, garagiste à Saint-Genou (Indre)[2], meurt. Sa mère travaille au garage familial, puis dans une épicerie et enfin à la Caisse d'allocations familiales[2].

Élève médiocre, il redouble trois fois la classe de première et deux fois celle de terminale. Il repasse le baccalauréat à trois reprises, sans jamais l'obtenir, et ne possède aucun diplôme[3].

À l'âge de 15 ans[4] et après deux années d'études au centre d'apprentissage CARTIF[Note 1][réf. souhaitée], il commence sa carrière de journaliste en tant que correspondant pigiste dans la presse locale à Châteauroux[1]. À partir de 1968, il est pigiste à la station régionale de l'ORTF de Limoges[1]. Il travaille aussi pour les stations de Poitiers, Bordeaux et Reims[2].

Dès 1969, il rejoint l'équipe du jeu Le Schmilblic, produit et présenté par Guy Lux[5].

1972 - 1984 : journaliste à TF1[modifier | modifier le code]

En 1972, il quitte le Berry pour s'installer à Paris. Il rejoint la première chaîne de l'ORTF (future TF1) comme « grouillot » (homme à tout faire) : il porte alors les cafés ou les jus d'orange à Jean Lanzi et autres Jean-Pierre Elkabbach[6].

En 1973, il participe à la nouvelle troisième chaîne de l'ORTF (futur FR3 puis France 3)[7] avant de revenir sur TF1 en 1975 pour coprésenter le Journal télévisé de 13 heures avec Yves Mourousi et Claude Pierrard pendant deux ans et demi jusqu'en 1977[1]

En 1977, ce grand passionné de football intègre le service des sports de TF1 où il est commentateur de football pendant sept ans. Il anime notamment, de 1982 à 1983 l'émission Téléfoot, et Champion de 1983 à 1984. Il assure aussi le commentaire des grandes affiches de football[1]. Il commente ainsi la première rencontre du Paris Saint-Germain Football Club (PSG) diffusée à la télévision : le 15 mai 1982, le PSG remporte la finale de la Coupe de France face à Saint-Étienne (2-2, 6 tirs au but à 5)[8]. Entre 1980 et 1982, il présente également le jeu estival La Bonne conduite, consacré à la sécurité routière[9].

1984 - 2013 : journaliste, animateur, producteur et dirigeant à Canal+[modifier | modifier le code]

Présentation d’émissions[modifier | modifier le code]

Michel Denisot au festival de Cannes 1996.

En 1984, Michel Denisot quitte TF1 à l'arrivée d'Hervé Bourges pour rejoindre Canal+, la nouvelle chaîne cryptée présidée par André Rousselet et dirigée par Pierre Lescure[6]. Il devient producteur et présentateur de plusieurs émissions :

  • 1984 - 1985 : Le 7/9
    • Première émission de télévision matinale en France[10] et première émission diffusée sur l'antenne de Canal+ en compagnie de Laëtitia Germain, qui présentait alors la météo sur cette même chaîne[11].
  • 1985 - 1987 : Zénith[7]
  • 1987 - 1992 : Mon Zénith à moi[réf. souhaitée]
  • 1992 : Le Journal du cinéma[10]
  • 1988 - 1990 : Demain[7]
  • 1990 - 1991 : La Grande Famille[7]
  • 1992 - juin 1996[12],[7] : Télés Dimanche
    • Émission où son protégé Marc-Olivier Fogiel est chroniqueur[1], émission que ce dernier reprendra à sa suite[13] ; présentée comme la première émission de télévision sur les médias[14]
  • 1996 - 1998 : À part ça[7].

Parallèlement, Michel Denisot commente des matches de football avec Charles Biétry[1]. Passionné de cinéma, il devient directeur artistique des cérémonies du Festival de Cannes en 1993 et de la cérémonie des César du cinéma en 1994[10]

Parallèlement à Canal+, il présente entre septembre 1987 et février 1988 l'émission Ciné-Stars sur TF1. Il s'agissait d'une production Ellipse[15].

Postes dirigeants[modifier | modifier le code]

Michel Denisot en 1999.

De 1998 à 2005, Michel Denisot occupe différents postes de dirigeants au sein du groupe Canal+ :

À l'été 2005, Michel Denisot abandonne ces différentes fonctions pour se concentrer sur son émission quotidienne Le Grand Journal[21],[22]. En 2011, il précise : « Je n'étais pas à ma place. Je ne suis pas un homme de marketing »[14].

Retour à la présentation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Grand Journal.

À partir de , Michel Denisot est de retour à la télévision pour animer Le Grand Journal chaque soir sur Canal+ de 19 h à 20 h, puis également, à partir de la rentrée 2005, de 20 h à 20 h 45, après Les Guignols de l'info.

En 2005, il refusera de prendre sa retraite, expliquant que Le Grand Journal devait continuer avec lui. Il avait aussi des projets à propos du football.[réf. nécessaire]

Dans ce talk show quotidien diffusé sur la case historique de Nulle part ailleurs, il reçoit, avec son équipe de chroniqueurs, des personnalités qui font l'actualité[21]. Produite par Renaud Le Van Kim, l'émission connaît une certaine progression au fil des années jusqu'en 2012 où son audience chute sensiblement[23], tout en étant toutefois régulièrement critiquée. Ainsi, Télérama la considère comme « le temple de la promo télévisuelle »[24].

Michel Denisot en octobre 2012, lors du banquet des 5 000[25] sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris.

En 2012, Denisot décide de changer la formule et l'équipe du Grand journal, se séparant notamment de sa protégée Ariane Massenet[26]. L'émission accuse à cette époque une perte d'audience atteignant -13 % par rapport à l'année précédente[27] principalement en raison de la concurrence des rendez-vous concurrents : C à vous sur France 5, Vous êtes en direct sur NRJ 12 et Touche pas à mon poste sur D8.

Le , Michel Denisot indique qu'il souhaite arrêter d'animer Le Grand Journal à la fin de la saison, à cause de la baisse d'audience, mais aussi à cause de la grande peur qu'il a eue pendant la semaine spéciale festival de Cannes, où un homme dans le public a lancé une grenade factice et tiré des balles à blanc, causant un mouvement de panique sur le plateau et l'interruption de l'émission[28]. Les chroniqueurs ayant travaillé à ses côtés pendant les neuf saisons lui rendent hommage lors de l'émission du . Antoine de Caunes le remplace à partir de la saison 10 (2013-2014).

Directeur de la rédaction de Vanity Fair[modifier | modifier le code]

En , tout en continuant ses activités sur Canal+, Michel Denisot devient directeur de la rédaction de la version française du magazine Vanity Fair[29].

Carrière de dirigeant de club de football (1989-2008)[modifier | modifier le code]

Entre 1989 et 2008, Michel Denisot préside successivement deux clubs de football : La Berrichonne de Châteauroux dans l'Indre, département dont il est originaire et le Paris Saint-Germain Football Club (PSG), alors propriété du groupe Canal+ :

De 1989 à 1991, il est le président de La Berrichonne de Châteauroux[30] ; le club monte en deuxième division et se professionnalise.

En juin 1991, il devient président délégué du Paris Saint-Germain, évoluant en première division[31]. Mais, en mai 1998, il est remplacé par Charles Biétry[32] en dépit d'un palmarès à la tête de cette équipe (un championnat de France, une Coupe européenne et six Coupes nationales) :

En 2002[30], il redevient président de La Berrichonne de Châteauroux, jusqu'en 2008[33]. En 2004, le club est finaliste de la Coupe de France de football.

En 2009, il refuse de revenir à la direction du PSG[34], revendu entre temps par Canal+. À ce sujet, il précisera en 2011 : « Je préfère conserver des souvenirs heureux plutôt que de leur adjoindre d'éventuelles déceptions »[14].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en 1974 avec une attachée de presse[2], Michel Denisot a deux filles, nées en 1979 et en 1980[35]. Sa cadette, Louise Denisot, est animatrice sur Cuisine+ à partir de septembre 2008[36].

Passionné de sport hippique[37], il possède six chevaux de course[1]. Il produit du vin dans le Val de Loire à Valençay (Indre) où il possède un vignoble de 4 hectares[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Sarkozy et Michel Denisot (entretiens avec), Au bout de la passion, l'équilibre, Paris, éditions Albin Michel,‎ (ISBN 2-226-07616-6)
    Avant l'élection présidentielle de 1995, Michel Denisot publie un livre d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, à l'époque lieutenant du candidat Édouard Balladur. En 2007, après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, le journaliste précise qu'en 1995, certains de ses confrères ont critiqué ce coup de pouce mais que les mêmes « ont rejoint depuis, le camp de Sarkozy »[39]. Il est resté un ami très proche de Nicolas Sarkozy depuis cette époque[40].
  • Brèves de vies, Fayard, 2014

Distinction[modifier | modifier le code]

En , il est fait chevalier de la Légion d'honneur[41] par le président Jacques Chirac, pour son action à la tête du PSG[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Centre d'apprentissage régional des techniques d’impression et de finition (site internet du CARTIF).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Michel Denisot », sur premiere.fr (consulté le 1er mai 2011)
  2. a, b, c et d Pierre Veilletet, « Michel + : Denisot enfin décrypté », Médias, no 14,‎ (lire en ligne)
  3. Brèves de vies, Fayard, 2014
  4. « Biographie Michel Denisot », sur cheriefm.fr (consulté le 12 mai 2011)
  5. « Michel Denisot en bref », sur Nouvelobs.com,‎
  6. a, b et c « Michel Denisot à livre ouvert », sur nouvelobs.com,‎
  7. a, b, c, d, e, f et g « Michel Denisot », sur Ozap.com (consulté le 11 mai 2011)
  8. Vivien Brunel, « PSG - Saint-Étienne : la finale historique de 1982 », sur psgmag.net,‎
  9. « La Bonne conduite - L'Encyclopédie des Emissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 18 juin 2014)
  10. a, b, c et d Roland Mihaïl et Antoine Silber, « Michel Denisot », L'Express,‎ (lire en ligne)
  11. Alexandre Raveleau, « Canal+ fête ses 25 ans avec Michel Denisot », sur programme-tv.com,‎
  12. [1] sur humanite.fr,
  13. [2] Portrait de Fogiel dans Libération
  14. a, b et c Michel-Antoine Burnier et Bernard Zekri, « Michel Denisot: portrait d’un indestructible », sur Les Inrockuptibles,‎
  15. « Ciné-Stars - L'Encyclopédie des émissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 16 novembre 2012)
  16. « Michel Denisot », sur Stratégies,‎
  17. « Jean-Pierre Paoli, PDG d'Eurosport France », sur Stratégies,‎
  18. « Michel Denisot, directeur général délégué de Canal+ », sur Stratégies,‎
  19. « Groupe Canal+ : Michel Denisot remplace Bibiane Godfroid », sur Stratégies,‎
  20. a et b (fr) Jérôme Roulet, Alexandre Raveleau, Emilie Lopez, « Ma Première Télé > Michel Denisot », sur toutelatele.com,‎
  21. a et b Benoît Daragon, « Michel Denisot : « Plus que jamais je porte le maillot de Canal ! » », sur Ozap.com,‎
  22. « Alexandre Bompard remplace Michel Denisot à la direction des sports de Canal+ », sur Stratégies,‎
  23. [3] « Le Grand Journal de Michel Denisot sur la sellette », Le Figaro, 5 juin 2013.
  24. Isabelle Poitte, « “Le grand journal” ? Météo, promo, dodo », Télérama, no 3143,‎ (lire en ligne)
  25. http://www.economie.gouv.fr/fete-gastronomie/banquet-des-5000-paris
  26. « Disparition du "Grand Journal" sur Canal Plus : pourquoi Michel Denisot devait le saborder » ; Thierry de Cabarrus pour Le Plus du Nouvel Observateur, sur le site leplus.nouvelobs.com - 2 juin 2012.
  27. « Grand Journal : Canal+ envisagerait d'écarter Michel Denisot en raison des audiences en baisse », sur le site de Jean-Marc Morandini, www.jeanmarcmorandini.com, 5 juin 2013.
  28. Yves Jaegle, « Michel Denisot : « Pourquoi j'arrête le Grand Journal » », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 6 juin 2013).
  29. Enguérand Renault, « Michel Denisot va diriger le Vanity Fair français », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  30. a et b (fr) « Denisot revient à Châteauroux », sur sport.fr,‎
  31. « Michel Denisot, un des derniers barons de Canal », sur telesatellite.com,‎
  32. « L'histoire du PSG », sur psgstat.fr (consulté le 22 mai 2011)
  33. « Foot : Michel Denisot quitte Châteauroux », sur tvmag.lefigaro.fr,‎
  34. « Le présentateur de Canal + a refusé de prendre la tête du club parisien », sur gala.fr,‎
  35. Maëlle Boudet, « Célébrités : ces couples qui durent », sur planet.fr,‎
  36. « Les débuts télé de Louise Denisot et Margaux Sabatier », sur premiere.fr,‎
  37. Equidia, « Un jour avec… Michel Denisot », sur equidia.fr (consulté le 11 novembre 2011)
  38. (en) Michel Denisot sur l’Internet Movie Database, consulté le 5 mars 2012
  39. Emmanuel Berretta, « Entretien - Michel Denisot : « Je rêve d'un Jacques Chirac présentant le Grand Journal » », sur Le Point,‎
  40. Julien Salingue, « Suspension d’Audrey Pulvar : l’arbre qui cache la forêt », sur Acrimed,‎
  41. Conseil d'État de la République et du canton de Genève (Suisse), « Point de presse du 18 novembre 1998 : Félicitations à Monsieur Michel Denisot », sur ge.ch,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]