Le Vélo de Ghislain Lambert

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Le Vélo de Ghislain Lambert
Réalisation Philippe Harel
Scénario Olivier Dazat
Philippe Harel
Benoît Poelvoorde
Acteurs principaux
Sociétés de production AF Production
Les Productions Lazennec
StudioCanal
TF1 Films Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre Comédie dramatique
Durée 119 minutes
Sortie 2001


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Vélo de Ghislain Lambert est un film franco-belge réalisé par Philippe Harel, sorti en 2001.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, Ghislain Lambert est un coureur cycliste belge, né le même jour qu'Eddy Merckx, qui a l'ambition de devenir un champion. Il parvient à intégrer une grande équipe mais comme porteur d'eau. Déterminé dans son rêve de victoire et de gloire sportive, Ghislain Lambert attend impatiemment son tour, quitte à sauter le pas du dopage. Tout sera bon pour briller enfin.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

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Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Références au monde du cyclisme[modifier | modifier le code]

Références historiques[modifier | modifier le code]

En plus de l'aspect comique, le film recèle de nombreuses références historiques liés au monde du cyclisme. La figure d’Eddy Merckx est omniprésente tout au long du film :

  • au tout début, Ghislain s'imagine gagner un sprint contre le baron ;
  • c'est ensuite une apparition télévisée de Merckx battant le record de l'heure cycliste en 1972 qui pousse Ghislain à mettre un premier terme à sa carrière de cycliste ;
  • comme Merckx dans le film La Course en tête de Joël Santoni (1974), Ghislain s'entraîne dans son garage sur un support d'entraînement formé de rondins métalliques avec un masque en plus ;
  • la présence de Merckx lors d'une course belge semble affecter Ghislain avant même le départ ; il apprendra la victoire du baron dans la voiture balai, dans laquelle il se retrouve en compagnie de Fabrice Bouillon, ex-leader et rival de toujours ; ce constat commun d'impuissance semble sceller leur réconciliation ;
  • enfin c'est la présence et l'écrasante supériorité de Merckx sur le Tour de France qui poussera les journalistes à s'intéresser à la queue du peloton et donnera à Lambert une notoriété inattendue ;
  • une scène de Lambert face à son téléviseur montre également celui-ci en train de suivre la tentative réussie de record de l'heure cycliste d'Eddy Merckx, le à Mexico.

Autre référence historique au cyclisme : selon Focotel, Ghislain lui ferait penser à Ward Sels, fidèle équipier de Rik Van Looy " L'Empereur de Herentals ".

Les événements peuvent être datés précisément : Ghislain commence sa carrière professionnelle en 1970. Celle-ci connaît son apogée et sa fin lors du Tour de France 1974. Ce tour de France est identifiable à ces faits :

  • Merckx a déjà gagné quatre tours, il s'agit donc du cinquième (Merckx n'est pas explicitement cité mais la dénomination « leader de l'équipe Molteni » ne laisse aucun doute) ;
  • l'étape Morlaix-Saint-Malo (avec le bidon de pastis bu à Saint-Briac) ;
  • l'arrivée d'étape aux usines Aspro à Gaillard (Haute-Savoie) ;
  • l'ascension du mont Ventoux par Sault, versant est.

Quelques imprécisions sont aussi notables :

  • les premiers plans en montagne sont tournés sur le Semnoz alors que c'est le Salève qui figure au programme du tour 1974[1] ;
  • Le col de l'Izoard est également dans le film mais pas dans le tour 1974.

Le véhicule de gendarmerie avec lequel interviennent les gendarmes lorsque Ghislain a sa crise de folie dans la ferme familiale est issu des collections du Service Historique de la Police.

La mère de Benoît Poelvoorde, Jacqueline Poelvoorde, joue le rôle de Mme Lambert, la mère de Ghislain. Elle l'avait déjà joué le role de mère dans C'est arrivé près de chez vous.

La marque fictive Epedex Tricatel pour laquelle court Ghislain lors du Tour de France 1974 est à la fois une allusion à la marque de matelas Épéda "multispire" et un clin d'œil à la marque fictive Tricatel utilisée par Claude Zidi dans son film L'Aile ou la cuisse, pastichant la marque Jacques Borel International.

Palmarès de Ghislain Lambert[modifier | modifier le code]

La course Bordeaux-Paris est remportée par Ghislain Lambert, elle reste l’unique victoire professionnelle de toute la carrière du coureur. Comme Georges Van Coningsloo en 1967, Lambert n’a pas respecté la pause officieuse de la nuit[2].

Il s’agit probablement de l’édition 1973 de Bordeaux-Paris remportée dans la réalité par le Français Enzo Mattioda.

Autres références à la culture cycliste[modifier | modifier le code]

L’épisode du casque entre Ghislain, Denis et Claude Lambert est inspiré d’un échange entre Jean Robic et Raphaël Géminiani où Robic se fait mal après s’être frappé volontairement à la tête pour prouver la solidité de son casque[3].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étape Besançon-Gaillard
  2. « "La" course de Ghislain Lambert. | Bordeaux - Paris », Bordeaux - Paris,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Saint-Lary-Soulan. «Le punk du peloton» », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]