Natacha Polony

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Natacha Polony
Image illustrative de l'article Natacha Polony
Natacha Polony en 2013, lors du défilé de mode du salon du chocolat.

Naissance (39 ans)
Paris 14e
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Médias
Pays France
Presse écrite Le Figaro
Télévision On n'est pas couché
Radio Europe 1

Natacha Polony, née le 15 avril 1975 dans le 14e arrondissement de Paris[1], est une journaliste et essayiste française spécialisée dans l'éducation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au lycée privé Notre-Dame de Bury (Val-d'Oise), puis aux lycées Jules-Ferry et Louis-le-Grand à Paris en classe préparatoire littéraire, elle obtient un DEA de poésie contemporaine et l'agrégation de lettres modernes (1999). Elle enseigne en 1999-2000 au lycée Jacques-Feyder d'Épinay-sur-Seine comme professeur de lettres stagiaire avant de démissionner de l'Éducation nationale par opposition aux réformes alors en cours[2]. Elle intègre, alors, l'Institut d'études politiques de Paris dont elle sort diplômée en 2002[réf. nécessaire].

Elle devient, en juin 2001, secrétaire nationale du Mouvement des citoyens (MDC) aux questions de société, puis membre du bureau du Pôle républicain, chargée du droit des femmes. En juin 2002, elle est candidate aux législatives pour le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement, dans la 9e circonscription de Paris où elle obtient 2,24 % des suffrages exprimés[3].

De septembre 2002 à juin 2011, elle donne des cours au sein du département transversal « Culture et Communication » du Pôle universitaire Léonard-de-Vinci[4].

D'octobre 2002 à juin 2009, elle est journaliste à l'hebdomadaire Marianne, où elle s'occupe de l'éducation.

En 2007, elle épouse Périco Légasse[5],[6], journaliste et célèbre critique gastronomique. Ensemble, ils ont trois enfants, nés en 2007, 2011 et 2013[7].

Depuis août 2009, elle est journaliste au Figaro au sein de la rubrique « éducation ». Elle tient par ailleurs un blog sur le site Internet du Figaro intitulé Éloge de la transmission.

En 2010, elle est la personnalité la plus invitée dans l'émission Ce soir (ou jamais !) sur France 3[8]. En septembre 2010, elle devient chroniqueuse dans L'Hebdo, présenté par Jean-Marc Bramy sur France Ô les samedis à 11 h 20. À Europe 1, elle intervient comme chroniqueuse à Europe 1 Soir de septembre à décembre 2010, dans l'équipe de Nicolas Demorand, tout en intervenant en 2010 et 2011 à des débats d'actualité dans le Grand Direct de l'Info.

En , elle est engagée comme chroniqueuse à partir de aux côtés d'Audrey Pulvar dans l'émission On n'est pas couché présentée par Laurent Ruquier sur France 2[9]. Dans un entretien au Nouvel Observateur, elle révèle qu'elle perçoit 1 400 euros par émission[10]. En , elle annonce qu'elle ne participera pas à une quatrième saison de l'émission[11].

Depuis septembre 2012, elle tient la revue de presse de h 30 sur Europe 1. Elle quitte alors la rédaction du Figaro, mais continue de publier une chronique hebdomadaire dans les pages « Débats & opinions » de l'édition du week-end.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Se reconnaissant dans la mouvance du gaullisme social et dans des idées souverainistes, elle se déclare plutôt antilibérale et favorable à la décroissance[12] et dit se situer entre Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan[13]. En 2002, elle s'engage en politique et assure le poste de secrétaire nationale du MDC de Jean-Pierre Chevènement. Nommée ensuite membre du bureau du Pôle républicain, chargée des droits des femmes, Natacha Polony avait été candidate à la députation à Paris[14] : « J'ai fait ma campagne, je me suis ramassée bien sûr mais j'ai tout de même fait le double du score national du Pôle républicain : 2,24 % ! Après quoi, j'ai décidé de passer à autre chose »[15].

En mars 2005, elle publie son premier livre, Nos enfants gâchés : Petit traité sur la fracture générationnelle, qui développe une réflexion sur la rupture de transmission culturelle entre les anciennes et les jeunes générations et dénonce un « culte de la modernité »[16].

Suit, en 2007, M(me) le président, si vous osiez… : 15 mesures pour sauver l'école, où elle propose un programme de réformes de l'Éducation nationale et le retour au concept d'« Instruction publique » tel qu'il fut développé par Condorcet. Dressant un constat très négatif sur l'état de l'éducation en France[17], elle prévient contre les « dangers » de la « dérive pédagogiste », source, selon elle, de nombreux maux de la société. Dans ses articles du Figaro, elle se fait l'écho des thèses du mouvement dit « antipédagogique » ou « républicain » dans l'Éducation nationale, et notamment de celles des pamphlétaires et enseignants Jean-Paul Brighelli ou Marc Le Bris et des membres du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), s'opposant ainsi à Philippe Meirieu ou à François Dubet, inspirateurs de nombreuses réformes de l'Éducation nationale[18].

Elle est titulaire de la Bourse Cioran 2006, décernée par le Centre national du livre qui lui a été remise pour publier L'Homme est l'avenir de la femme (aux éditions Jean-Claude Lattès), prix Louis-Pauwels 2008, essai critique sur le féminisme dans lequel, dénonçant les dérives d'une idéologie « différentialiste », elle plaide pour un « dépassement » de la guerre des sexes[19].

À l'élection présidentielle française de 2007, elle déclare avoir voté François Bayrou au premier tour, puis voté blanc au second[20]. En avril 2013, elle révèle avoir voté blanc au second tour de l'élection présidentielle française de 2012, estimant ne pas se reconnaitre dans les programmes électoraux de Nicolas Sarkozy et de François Hollande[21].

En 2010, elle préface le livre Autopsie du Mammouth de Claire Mazeron, vice-présidente du Snalc. Le 2 juin de la même année, elle participe au colloque sur l'évaluation de l'école publique organisé au Sénat par Anne Barry-Coffinier, présidente de la Fondation pour l'école[22]. Elle a par ailleurs été membre du jury du Grand Prix de la Fondation pour l'école, concours national de langue et culture françaises[23].

Le 1er septembre 2011, elle publie aux éditions Mille et une nuits Le pire est de plus en plus sûr : Enquête sur l'école de demain, essai sur les conséquences des réformes infligées par la droite et la gauche au système scolaire et sur les risques qui en résultent, d'implosion sociale et politique et de destruction de la Nation[24].

Elle s'oppose au mariage homosexuel qu'elle estime « contre nature » dans un article du Figaro[25] et déclare sur le plateau de l'émission On n'est pas couché que « Le mariage, c'est l'union d'un homme et d'une femme, il se trouve que la nature fait que c'est comme ça »[26],[27].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Préface

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Constant, « Natacha Polony : tir groupé », Le Monde, 3 octobre 2012.
  2. Cécile Desbois, « Natacha Polony : ses “mesures pour sauver l'école” », vousnousils.fr, 6 juillet 2007.
  3. « Résultats des élections législatives 2002 », site du ministère de l'Intérieur, 16 juin 2002.
  4. Biographie de Natacha Polony, sur son blog Éloge de la transmission.
  5. Biographie de Natacha Polony, gala.fr.
  6. « Polony : œnologue par alliance ? », Arrêt sur images, 5 novembre 2012.
  7. Virginie Coenart, « Natacha Polony a accouché de son troisième enfant »,‎ 5 août 2013 (consulté le 5 août 2013)
  8. « Natacha Polony est la personnalité la plus invitée à Ce soir ou jamais en 2010 », Enquête & Débat, 4 décembre 2010.
  9. Marc Pellerin, « Ruquier recrute Pulvar à “On n'est pas couché” », leparisien.fr, 18 juin 2011.
  10. « Natacha Polony dévoile son salaire de chroniqueuse chez Ruquier », ozap.com, 5 septembre 2011.
  11. FRANCE 2. Natacha Polony quitte "On n'est pas couché" : bon vent ou vous la regretterez ? sur Le Nouvel Observateur, 24 février 2014
  12. http://ragemag.fr/natacha-polony-antiliberale-decroissance-8102/
  13. Emmanuel Galiero, « Natacha Polony, portrait d'une militante », tvmag.lefigaro.fr, 29 octobre 2011.
  14. « Pulvar, Bedos, Polony : ce sont les recrues de Ruquier », leparisien.fr, 19 juin 2011.
  15. Caroline Castets, « Notre société considère qu'on est soit rebelle, soit fasciste », lenouveleconomiste.fr, 3 novembre 2011.
  16. « Nos enfants gâchés : petit traité sur la fracture générationnelle », Rue des écoles, France Culture, 7 juillet 2010.
  17. « “À l'école, l'état des lieux est apocalyptique”, interview de Natacha Polony », Causeur, 19 février 2011.
  18. Guy Birenbaum, « Ligne jaune : Journalisme et éducation », 6 juin 2010.
  19. Philippe Vallet, « “L'Homme est l'avenir de la femme” de Natacha Polony », Le Livre du jour, France Info, 14 janvier 2008.
  20. Charlotte Rotman, « Réac active », Libération, 6 octobre 2011.
  21. Déclaration lors de son débat avec Jean-Luc Mélenchon dans l'émission On n'est pas couché du 20 avril 2013
  22. [PDF] « École : comment innover ? », dossier de presse du colloque, Fondation pour l'école, 2 juin 2010.
  23. [PDF] « Grand Prix de la Fondation pour l'école. Concours national de langue et de culture françaises », communiqué de presse, Fondation pour l'école, 18 juin 2010.
  24. Jean-Paul Brighelli, « Natacha Polony », Bonnet d'âne, 25 août 2011.
  25. Natacha Polony, « Cette tentation malsaine de nier la nature », Le Figaro, 14 septembre 2012.
  26. Bruno Roger-Petit, « Natacha Polony et Eric Zemmour, hérauts de la France morte contre le mariage gay », Le Plus, 17 septembre 2012.
  27. Raphaelle Elkrief, « Mariage pour tous : Ce qui fait flipper les anti », Grazia, 18 octobre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]