Bruno Gaccio

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Bruno Gaccio
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Bruno Gaccio à la cérémonie des Molières 2014.

Naissance (57 ans)
Saint-Étienne (France)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Bruno Gaccio, né le à Saint-Étienne, est un humoriste, scénariste et producteur de télévision français, connu notamment pour sa participation à l'écriture de l'émission Les Guignols de l'info de Canal+ de 1992 à 2007.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils unique d'un maçon italien et d'une papetière, sa mère le fait engager comme apprenti typographe dans une imprimerie en 1973. Il y découvre la CGT et les auteurs anarchistes. Par insouciance et facilité, il devient vendeur de haschich de 16 à 17 ans[1], mais quand le trafic passe à l'héroïne, il s'enfuit dans la Drôme où il devient chevrier-fromager.

Montant à Paris, il devient auteur et interprète pour le café-théâtre pendant quatre ans, se fait remarquer dans Le Petit Théâtre de Bouvard où il rencontre Michèle Bernier, apparaît au cinéma en 1983 comme acteur dans Vive les femmes !, et en 1992 comme scénariste d'Une journée chez ma mère[2].

À partir de 1992, année où il est entré à Canal+, il est coauteur des Guignols de l'info, avant d'en devenir un peu plus tard le chef de file.

À partir de 1996, il succède un temps à Antoine de Caunes dans Nulle part ailleurs, présenté par Philippe Gildas, où il fait un monologue humoristique au début de chaque émission, comme son prédécesseur.

En juillet 2002, le groupe Vivendi Universal (propriétaire de Canal+) est au bord de la banqueroute avec une perte comptable abyssale de 23 milliards d'euros (record de perte annuelle pour une entreprise française) et son PDG Jean-Marie Messier est licencié. Porte-parole des salariés de Canal+ lors de la « révolte » d’avril 2002 qui fait suite à l’éviction de Pierre Lescure, il tient des propos très durs envers Jean-Marie Messier : « Il a voulu faire de la télévision à péage, les résultats nous ont montré qu'il ne savait pas faire. Il a ensuite voulu faire du cinéma, les résultats nous ont montré qu'il ne savait pas faire non plus. Et c'est cet homme qui se permet de licencier celui qui avait avant lui fait prospérer Canal Plus ! ». Il devient alors la bête noire des dirigeants qui se succèdent dans ce Canal+ en pleine crise. Sa vie privée aurait été alors espionnée et la chaîne est mise en examen pour complicité d'atteinte à la vie privée en 2010[3].

Cependant, il a tenu bon et continue dans un Canal+ apaisé où il codirige l’écriture des fictions françaises produites par la chaîne.

On lui doit aussi la mise en place des mini-fictions sur Canal+ aux côtés du producteur Gilles Galud (La Parisienne d'Images).

Bruno Gaccio (à gauche) et José Garcia sur le plateau de Nulle part ailleurs installé sur la plage privée de l'hôtel Martinez lors du festival de Cannes 1997.

Il est également l'auteur de plusieurs spectacles interprétés sur scène par Charlotte de Turckheim et Patrick Timsit (notamment du sketch qui a valu à ce dernier des démêlés avec la justice et des associations soutenant les trisomiques).

En 2005 il coécrit un livre avec le magistrat Philippe Bilger et Gilles Verlant : Le Guignol et le Magistrat, sur le thème d'un dialogue sur la liberté d'expression où il expose sa révolte contre l'omnipotence de l'argent. En 2006, il écrit les commentaires de la BD sur Jacques Chirac : La success story du président, et devient directeur adjoint de la fiction française chez Canal+.

À la mi-janvier 2007, Bruno Gaccio annonce qu'il quittera les marionnettes de Canal+ en juin, après la présidentielle, au terme de quinze années d’écriture[4]. Il garde ses responsabilités au département fiction de la chaîne et devient directeur de La Fabrique Canal+.

En 2008, il crée Grand Hôtel Productions avec Gilles Galud.

En 2010, il apparaît aux côtés de Dieudonné dans le livre-interview Peut-on tout dire ? à nouveau sur la liberté d'expression[5].

En 2011, il signe l'adaptation française d'Avenue Q, comédie musicale importée de Broadway qui se jouera à partir du 7 février 2012 à Bobino. Le , il rejoint l'équipe de Laurent Ruquier dans l'émission On va s'gêner[6].

En mars 2012, il est cofondateur du Collectif Roosevelt qui réunit l'économiste Pierre Larrouturou ainsi que des personnalités telles que Stéphane Hessel, Edgar Morin ou encore Lilian Thuram. Ce mouvement civique vise à l'insurrection des consciences et à peser sur les décisions des dirigeants français en proposant 15 réformes d'ordre financier, économique, social et environnemental pour éviter de s'enfoncer davantage dans la crise[7].

En novembre 2013, il lance le parti Nouvelle Donne, au côté de Pierre Larrouturou[8].

En 2014, il est membre du jury du Festival International du Film Grolandais de Toulouse.

Émissions[modifier | modifier le code]

Filmographie comme acteur[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a été en couple quinze ans avec la comédienne humoriste Michèle Bernier (fille du comédien humoriste dit « Professeur Choron » et de son vrai nom Georget Bernier) avec qui il a eu deux enfants, Charlotte (1987) et Enzo (1997), puis il a vécu deux ans avec Agnès Michaux, l'ex-présentatrice de C'est pas le 20 heures sur Canal+, avec qui il a eu un enfant, Amedeo (16 août 2000)[10].

Polémique et justice[modifier | modifier le code]

En 2001, il est attaqué par Jacques Blanc pour injure publique. Il a été relaxé.

En 2005, Pierre Martinet publie un livre intitulé Un agent sort de l'ombre dans lequel l'ancien agent de la DGSE affirme avoir filé et photographié Bruno Gaccio à la demande de Gilles Kaehlin, à l'époque responsable de la sécurité de Canal+ et de son adjoint, Gilbert Borelli[11]. Bruno Gaccio porte plainte contre X pour atteinte à la vie privée d'autrui.

En 2006, il est accusé devant le tribunal correctionnel de Paris de violences avec arme par destination. Il a porté un coup au visage d'un journaliste avec l'antivol de son deux-roues, aux abords du musée d'Orsay dans le 7e arrondissement de Paris. Celui-ci accompagnait un photographe qui avait, peu avant, pris un cliché de Bruno Gaccio en compagnie d'une jeune femme[12]. Le , Bruno Gaccio est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 2 000 euros d'amende pour ces faits. Il est également condamné à verser 1 000 euros de dommages et intérêts à la victime et 800 euros d'amende pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d'ADN en garde à vue.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]