Soukhoï T-50

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Pix.gif T-50/PAK-FA Su-27 silhouette.svg
Sukhoi T-50 Maksimov.jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : Russie Soukhoï
Rôle Avion multirôle
Statut En développement
Premier vol 29 janvier 2010
Équipage
1 ou 2 selon les versions[1]
Motorisation
Moteur AL-41F1
Nombre 2
Type Turboréacteurs avec postcombustion
Poussée unitaire 147 kN[2]
Dimensions
Sukhoi PAK-FA isometric.svg
Envergure 14 m
Longueur 19,7 m
Hauteur 4,8 m
Surface alaire 78,8[1] m2
Masses
À vide 18 500[2] kg
Carburant 10 300 kg
Maximale 37 000 kg
Performances
Vitesse maximale 2600[2] km/h (Mach 2,45)
Vitesse de décrochage 250 km/h
Plafond 20 000[1] m
Vitesse ascensionnelle 21000 m/min
Rayon d'action 5 000 km
Endurance 5,3 h[1]
Charge alaire 470 kg/m2
Rapport poussée/poids (avec postcombustion) 1,19
Armement
Interne 1 canon de GSh-30-1 de 30 mm[1]

2 soutes à armement situées en tandem entre les moteurs[3]

2 soutes auxiliaires, chacune pour un missile air-air sur les flancs

Externe 6 pylônes sous les ailes[1]
Avionique
Radar Sh121

Le T-50 ou PAK FA est un avion de chasse polyvalent de 5e génération. Construit par Soukhoï, une version issue d'une coopération indo-russe verra aussi le jour sous l'appellation HAL FGFA. L'appellation PAK-FA (en russe : Перспективный Авиационный Комплекс Фронтовой Авиации) peut être traduite en français par « Futur Système Aéronautique de l'Aviation du Front ».

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques ne sont, fin 2008, toujours pas officielles et de nombreuses spéculations existent sur celles-ci. On connaît seulement quelques spécifications et mensurations, comme son poids, de l'ordre de 30 t en ordre de combat, une soute de 4,8 m de long au minimum, le fait qu'il sera biréacteur, monoplace pour la version russe, biplace pour la version indienne[4], équipé d'un radar à balayage électronique actif Sh121 conçu par Tikhomirov NIIP[5] et de radars bande L dans les ailes. Les versions russes et indiennes présenteront des différences notables (envergure, équipements électroniques...), l'Inde souhaitant un appareil biplace et la Russie un appareil monoplace.

Motorisation[modifier | modifier le code]

Le moteur “Izdeliye 30” prévu pour propulser tous les appareils à l'horizon 2020 a commencé son développement chez NPO Saturn. Un premier exemplaire verra le jour en 2016.

En attendant, le T-50 reste motorisé avec l’AL-41F1, ou “Izdeliye 117”, une profonde modernisation de l’AL-31FP qui équipe les Su-30. L'AL-41F1 est doté d’une soufflante au diamètre agrandi, de nouveaux étages de turbine à basse et haute pression, d’une chambre de combustion améliorée et d’une nouvelle régulation numérique fortement intégrée au reste des systèmes de l’avion. Seize moteurs AL-41F1 ont été fabriqués, dont six pour les essais au sol.

Avionique[modifier | modifier le code]

Ce nouvel appareil est une fusion d'un appareil de frappe et d'un chasseur, il est équipé, selon son constructeur, d'un avionique dernier cri avec une fonction « pilote électronique »[6]

Il possède également un radar d'avenir, ainsi qu'un important camouflage face aux radars optiques et infrarouges (grâce aux matériaux composites). Cela permet de dissimuler l'appareil, laissant le pilote se concentrer uniquement sur l'accomplissement de missions tactiques.

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le premier vol, attendu pour 2009, a été effectué le vendredi 29 janvier 2010, durant 47 min[7], à proximité de la ville de Komsomolsk-sur-l'Amour[8]. Lors du vol, son pilote d'essai Sergueï Bogdan a effectué l'évaluation initiale de la dirigeabilité de l'avion, le fonctionnement des moteurs et des systèmes principaux. « L'avion a bien réagi à toutes les étapes du programme de vol » a commenté dans le communiqué le pilote d'essai. Son second vol eu lieu le 12 février suivant et une troisième série de vols d'essai devrait avoir lieu à Komsomolsk-sur-l'Amour avant que ne commence le programme principal de test au Centre d'essai de Joukovski, près de Moscou[9]. Il a été présenté au public pour la première fois lors du salon aérospatial MAKS 2011 à Moscou. Il a été montré en vol mais n'a pas été exposé au sol afin d'éviter qu'il puisse être examiné de trop près[10]. Cependant, le Sukhoï T-50 n’a pas pu assurer sa dernière représentation le 21 août lors de ce salon. Selon un porte-parole du salon, l’appareil n’a pas pu décoller à cause d’une défaillance technique. La Corporation russe de construction aéronautique (OAK) a précisé que l’origine de l’incident est dû à un défaut du moteur droit de l’avion[11],[10].

Initialement prévu pour 2015, cet appareil sera livré à l'armée russe à partir de 2016 (annonce de Vladimir Poutine du 25 avril 2013[12])

Production[modifier | modifier le code]

Début janvier 2014, plus de 300 vols d'essai ont été effectués par les 5 prototype alors existant, un sixième étant en cours de finition à cette date[13].

modèle premier vol remarques
T-50-1 29 janvier 2010 premier prototype, ne vole plus depuis août 2011.
T-50-2 03 mars 2011
T-50-3 22 novembre 2011 doté du radar à antenne active (AESA) N036 et des deux détecteurs d’alerte 101KS-U, sous le nez de l’avion et sur la pointe arrière
T-50-4 courant 2012 prévu fin 2011 à l'origine
T-50-6 second semestre 2013 pour essais indiens

Il est prévu que 14 appareils soient fabriqués d'ici 2015.

Sur la période 2016-2020, la loi de programmation militaire russe prévoit l'achat de 60 appareils de première génération.

Utilisateurs futurs[modifier | modifier le code]

Selon Mikhaïl Pogosian, directeur général de Soukhoï, le T-50 pourrait viser un marché ambitieux de 1 000 avions (dont 550 pour l'export seul). La Fédération de Russie pourrait acquérir 200 monoplaces. L'Inde, quant à elle, qui est devenue partenaire à part entière du programme depuis 2008, a réduit ses prévisions de commandes de 214 à 144 biplaces (sous la désignation de FGFA : Fifth Generation Fighter Aircraft) destiné à la Force aérienne indienne et peut-être avec la possibilité de les faire construire sous licence par HAL. La Russie demandant à l'Inde un montant équivalent à six milliards de dollars américains pour ce programme. Pour l'heure, il faudra attendre au moins 2020 avant sa mise en service et sa commercialisation à l'export[14].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Infographie: Chasseur russe de cinquième génération T-50 », RIA Novosti,‎ 2010 (consulté le 18 juin 2010)
  2. a, b et c (en) « PAK-FA Sukhoi T-50 »
  3. ^ a b c d Butowski 2010, p. 34.
  4. « L'Inde et la Russie créeront deux versions d'un chasseur de cinquième génération », RIA Novosti,‎ 29 septembre 2008
  5. Guillaume Steuer, « Les nouveaux chasseurs de l'Étoile rouge », Air et Cosmos, no 2144,‎ 24 octobre 2008, p. 28-29 (ISSN 1240-3113)
  6. « Chasseur de 5e génération: la Russie fer de lance de l'aviation militaire ([[OAK]]) », RIA Novosti,‎ 29 janvier 2010
  7. (vi) Máy bay chiến đấu tàng hình của Nga bay chuyến đầu tiên (vi)
  8. Dépêche AFP du 29 janvier 2010
  9. « Deuxième vol d'essai du chasseur russe T-50 », RIA Novosti,‎ 12 février 2010 (consulté le 12 février 2010)
  10. a et b Jean-Dominique Merchet, « Présentation du T-50 en vol », Blog Secret Défense,‎ 18 août 2011 (consulté le 18 août 2011)
  11. Laurent Lagneau, « Problème technique pour le chasseur furtif russe T-50 », Blog opex360,‎ 22 août 2011 (consulté le 22 août 2011)
  12. http://fr.ria.ru/defense/20130425/198168591.html
  13. « L’Inde doute des capacités opérationnelles du T-50 de Sukhoi », sur Aerobuzz,‎ 22 janvier 2014 (consulté en 26 janvier)
  14. (en)Gulshan Luthra, « IAF decides on 144 Fifth Generation Fighters », sur India Strategic,‎ octobre 2012 (consulté le 20 octobre 2012)