Dassault Super-Étendard

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Dassault Super-Étendard
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Le SEM n°49 – flottille 11F – prêt à être catapulté du Charles de Gaulle
Le SEM n°49 – flottille 11F – prêt à être catapulté du Charles de Gaulle

Constructeur Drapeau : France Dassault
Rôle Avion d'attaque et de chasse
Statut En service
Premier vol 28 octobre 1974
Mise en service Septembre 1978
Date de retrait Prévue pour Juillet 2016
Nombre construits 85
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Snecma Atar 8k50
Nombre 1
Type Turboréacteur
Poussée unitaire 49 kN
Dimensions
DASSAULT-BREGUET SUPER ETENDARD.png
Envergure 9 6 m
Longueur 14 31 m
Hauteur 3 86 m
Surface alaire 28 4 m2
Masses
À vide 6 500 kg
Avec armement 8 600 kg
Maximale 12 000 kg
Performances
Vitesse maximale 1 380 km/h (Mach 1,3)
Plafond 15 500 m
Vitesse ascensionnelle 6 000 m/min
Rayon d'action 850 km
Charge alaire 396 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,43
Armement
Interne 2 canons DEFA 552A de 30 mm avec 125 obus chacun
Externe 2 100 kg de charge (bombes, roquettes, missiles AM-39 Exocet, ASMP, Matra R550 Magic II, etc.)

Le Dassault Super-Étendard est un avion d'attaque et de chasse français construit par Dassault, destiné à être embarqué à bord de porte-avions. Successeur de l'Étendard IV, il a été produit à 85 exemplaires mis en service par la Marine nationale française et l'Argentine.

La version initiale du Super-Étendard est parfois désignée de façon abrégée SUE (pour SUper-Étendard), tandis que la version modernisée apparue à la fin des années 1980 est désignée SEM (pour Super-Étendard modernisé).

Conception[modifier | modifier le code]

Un Super-Étendard modernisé standard 4 avec son armement complet en présentation lors d'une journée portes-ouvertes le 29 juin 2003 à la base d'aéronautique navale de Landivisiau.
On trouve : point d'accrochage ventral : 1 pod de désignation laser Damocles. sous l'aile gauche : on voit l'avant d'un réservoir supplémentaire et un lance-leurres. Au sol : un support pour réservoir supplémentaire de 1 000 litres (au 1er plan), deux supports d'armement, une bombe guidée laser de 250 kg, une bombe lisse de 250 kg, deux canons DEFA de 30 mm montés sur leur châssis, sur le chariot jaune : 1 pod de désignation laser Atlis, et au fond un missile AS30 laser.

À la fin des années 1960, la Marine nationale française lance des études pour remplacer ses Étendard IV et Vought F-8 Crusader au sein de son aviation navale. Elle accepte en 1969 le projet du Jaguar M (version navalisée du Jaguar franco-britannique), mais celui-ci est abandonné en 1973. L'achat d'avions américains comme le Douglas A-4 Skyhawk ou le Vought A-7 Corsair II est également envisagé, mais le gouvernement français impose finalement le choix du Super-Étendard proposé par Dassault.

Ce Super-Étendard est en fait un Étendard IV avec un nouveau réacteur Atar 8k50, une avionique entièrement modifiée comprenant en particulier un nouveau radar Agave nécessitant de modifier le nez, et une nouvelle voilure dont les dispositifs hypersustentateurs sont améliorés. Deux prototypes sont réalisés à partir d’Étendard IVM modifiés, et un troisième Étendard IVM est utilisé uniquement pour tester la nouvelle voilure.

Le premier prototype fait son vol inaugural le 28 octobre 1974. Le second est destiné à tester le système d'arme et vole pour la première fois le 28 mars 1975. Une fois que le troisième Étendard IV modifié a validé la nouvelle voilure, celle-ci est installée sur les deux autres prototypes, et l'avion récupère ses ailes d'origine pour être rendu à la Marine. Le développement se fait en parallèle de celui du missile anti-navire AM-39 Exocet que le Super-Étendard doit emporter.

Le premier exemplaire de série s'envole le 25 novembre 1977.Il est officiellement livré à la Marine nationale le 28 juin 1978. La flottille 11F est déclarée opérationnelle en février 1979.

À partir du 1er juin 1989, les SEM français sont opérationnels à partir des porte-avions Foch et Clemenceau pour le bombardement nucléaire avec la mise en œuvre du missile ASMP qui leur offre une capacité de frappe estimée à 300 Kt, soit quinze fois la bombe d'Hiroshima par missile.

Afin de permettre de prolonger la durée d'utilisation des avions, un programme Super-Étendard modernisé (ou SEM) fut lancé en 1986 : nouveau radar Anémone et mise à niveau de l'électronique de bord, accompagnés d'une modernisation du poste de pilotage. Le premier avion modifié a été livré fin 1993, et le dernier en 1998.

En 1997 a été livré le premier SEM dit Standard 3 capable d'emporter une nacelle de désignation laser ATLIS. Il a été suivi du Standard 4 permettant d'effectuer des missions de reconnaissance (en remplacement des Étendard IV P réformés) avec le pod CRM 280 et améliorant le système d'auto-protection contre les missiles.

Le Standard 5, apparu en 2006, est la dernière version de l'avion, dont les derniers exemplaires devraient être retirés du service en 2017. Il permet l'emport de nacelle de désignation Damoclès de Thales augmentant les capacités nocturnes. Cette dernière modernisation inclut également l'amélioration des systèmes de communication et d'auto-protection ainsi que l'installation d'un nouveau pilote automatique.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Drapeau : France Marine Nationale[modifier | modifier le code]

Un Super-Étendard équipé de pods de roquettes Matra à bord du Foch durant la guerre du Liban en 1983.
Deux Super-Étendard français ravitaillés en vol par un A-6 Intruder américain lors d'un exercice en 1996.
Un Super-Étendard effectue un posé-décollé sur le USS John C. Stennis.

Les premières missions de guerre des Super-Étendard français furent conduites au-dessus du Liban dans le cadre de l'opération Olifant au début des années 1980. Ainsi, le 22 septembre 1983 ils attaquèrent avec succès des batteries syriennes qui avaient tiré sur les positions du contingent français, tandis que le 17 novembre de la même année ils effectuèrent, lors de l'opération Brochet, un raid contre un camp terroriste près de Baalbeck en représailles à l'attentat du Drakkar à Beyrouth[1].

Les Super-Étendard modernisés (SEM) participèrent ultérieurement à des frappes aériennes lors des guerres de Bosnie-Herzégovine opérations "Balbuzard" du début 1993 et puis en 1994, 1995, 1996 sur les porte-avions Clemenceau et Foch, puis durant la guerre du Kosovo dans le cadre de l’opération Trident II à partir du 26 janvier 1999, ils participent aux frappes de l’OTAN. Quatre cent quinze sorties de combat sont effectuées par les Super-Étendard pour 202 missions et 127 attaques. 85 objectifs ont été traités au Kosovo et en Serbie. Avec 9 % des moyens français engagés, la flottille 11F effectue 33 % des sorties, délivre 39 % des munitions guidées, détruit 45 % des objectifs assignés à la France, avec un pourcentage de coup au but de 73 %, soit le meilleur de l’alliance. La flottille 11F des Super-Étendard se verra décerner la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures[2].

Le 2 octobre 2000, la flottille perçoit les premiers Super-Étendard modernisé(SEM) Standard 4 et assure une mission supplémentaire : la reconnaissance tactique moyenne et basse altitude.

À partir de 2001, les Super-Étendard opèrent à partir du porte-avions Charles-de-Gaulle, admis au service actif le 18 mai de cette même année. Suite aux Attentats du 11 septembre 2001 et au déclenchement de l'intervention armée en Afghanistan, les Étendard de la marine nationale sont engagés dans le cadre du dispositif français (opération Héraclès lancée le 21 novembre 2001). À ce titre, ils effectuèrent de nombreuses missions au-dessus de l'Afghanistan, tant de reconnaissance que d'appui feu (opérant dans ce cas en binôme, un premier appareil désignant la cible au laser, un second larguant une BGL de 250 kg), en particulier lors de l'opération Anaconda engagée par les Américains le 2 mars 2002 dans l'est du pays. La distance parcourue lors de ces missions est de l'ordre de 3 000 km, nécessitant trois ou quatre ravitaillements en vol. Les SEM de la flottille 17F seront de nouveau déployés au-dessus du théâtre afghan en mai 2006.

En 2006, la flottille 11F reçoit les premiers SEM Standard 5 et à partir de mars 2007 participe à l'opération HERACLES AIR INDIEN au-dessus de l'Afghanistan et réalise pendant plus d'un mois des missions d'appui et de reconnaissance au profit des forces de l'ISAF[2]. En 6 juin 2008[3] au 5 octobre 2008, totalisant à cette occasion 930 heures de vol (244 sorties, dont 119 de close air support, tirant notamment les nouvelles bombes guidées laser et GPS GBU-49).

Du 23 mars au 10 août 2011, les Super-Étendard du porte-avions Charles-de-Gaulle sont engagés en Libye[4], dans le cadre de l'application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies (opération Harmattan).

Leur retrait du service est annoncé, en juin 2014, pour l'été 2016[5].

Drapeau : Argentine Marine de la République argentine[modifier | modifier le code]

Article connexe : Aviation navale argentine.
Posé-décollé d'un appareil argentin le 17 juin 2004 sur le USS Ronald Reagan (CVN-76).

En juillet 1979, l'Argentine commande 14 Super-Étendard pour son aviation navale. Cinq appareils avaient été livrés lorsqu’éclate la guerre des Malouines en 1982. Les 9 autres furent bloqués par l'embargo et livrés seulement une fois le conflit achevé. Le Super-Étendard a été choisi par la marine argentine en raison de sa capacité à être mis en œuvre depuis son porte-avions 25 de Mayo. En raison des longues indisponibilités puis du retrait du service de celui-ci en 1999, les Super-Étendard argentins ne sont plus embarqués sur porte-avions qu'à l'occasion d'exercices réalisés avec la marine brésilienne grâce au Nae Minas Gerais puis au Nae Sao Paulo.

L'Argentine a utilisé ses Super-Étendard pendant la guerre des Malouines. Faisant usage de missiles AM39 Exocet, ils coulèrent deux navires de la flotte britannique : le destroyer HMS Sheffield (le 4 mai 1982) et le bâtiment logistique Atlantic Conveyor (le 25 mai 1982).

Un Super-Étendard de la Marine argentine

L'attaque du Sheffield se déroula de la façon suivante :

Un Lockheed SP-2H Neptune de l'Aviation navale argentine, feignant de rechercher les survivants du croiseur Belgrano, torpillé peu avant, établit un contact radar avec ce qui semblait être des navires britanniques. Les deux pilotes d'alerte, le capitaine Bedacarratz et le lieutenant de frégate Mayora, décollèrent à 9 h 30 à bord des Super-Étendard no 3-A-202 et no 3-A203, chacun armés d'un AM 39 Exocet. Ils montèrent d'abord à 4 500 mètres. Ils redescendirent pour se ravitailler en vol à un KC-130 à 30 mètres des flots ! À 10 h 04, ils étaient à 463 km de leur objectif : c'était la phase finale de l'attaque. Soudain, une alarme se déclencha : ils étaient illuminés par un radar ennemi. Ils plongèrent au ras des flots pour échapper à la détection. Les pilotes entrèrent les coordonnées fournies par le Neptune dans l'unité d'attaque du système d'armes, puis montèrent à 500 pieds et allumèrent leur radar, mais rien n'apparut sur l'écran. Ils retournèrent à très basse altitude et foncèrent vers la dernière position indiquée par le Neptune et rallumèrent leur radar. Cette fois, Bedacarratz vit deux échos apparaître sur son écran. Le premier ne semblait pas de grande taille (le Sheffield) et le second était bien plus gros (porte-avions HMS Hermes). Les pilotes tirèrent tous les deux leur missile, mais crurent qu'il ne marchait pas car ils ignoraient alors que le moteur met un certain temps à s'allumer (deux secondes environ). Le porte-avions Hermes perçut le tir des missiles, mais pas le Sheffield dont les radars étaient éteints. Lorsque les marins de ce dernier virent l'engin fondre sur eux, il était trop tard et, moins de dix secondes après, l'Exocet s'enfonça dans la coque. Il n'explosa pas, mais le moteur-fusée enflamma une canalisation de carburant et le feu gagna le réservoir principal. Les Super-Étendard étaient déjà loin, fonçant à 30 mètres au-dessus des flots pour échapper à la détection. Ils se ravitaillèrent, puis rentrèrent à la base de Rio Grande, où ils annoncèrent qu'ils avaient tiré deux missiles dans des conditions favorables. Un coup de téléphone avertit les pilotes que Londres déclarait qu'un missile avait touché le Sheffield. Ils ne surent jamais qui des deux avait fait mouche.

Les SE sont toujours en service dans la marine argentine qui semble intéressée pour en acquérir d'autres. Le remplacement progressif jusqu’en 2015 des SEM de l'aéronavale française par le Rafale M pourrait permettre à l'Argentine de reprendre les 54 appareils restants[6].

Drapeau : Irak Armée de l'air irakienne[modifier | modifier le code]

Entre 1983 et 1985, cinq avions furent loués par la France à l'Irak, alors en plein conflit avec l'Iran. L'Irak avait en effet acheté des missiles Exocet mais ne disposait pas encore des Mirage F1 capables de les tirer. Un Super-Étendard a été perdu lors des opérations irakiennes. Piloté par le Lieutenant Kamal, il a été abattu en vol le 2 avril 1984 par un F-4E Iranien[7].

Accidents[modifier | modifier le code]

Depuis 1978, 14 appareils en service dans la marine française ont été perdus accidentellement, dont 5 en version SEM :


Pour sa part, l'Armada Argentina a perdu 3 appareils des 14 originaux opérés par la 2ª Escuadrilla Aeronaval de Caza y Ataque :

  • Le 1er août 1989 le lieutenant (Teniente de Fragata) Carlos "Trueno" Manchinelli mort à bord du 0760-3-A-210
  • Le 11 décembre 1989 le lieutenant (Teniente de Navío) Félix Médici s'ejecte du 0762/3-A-212
  • Le 29 mai 1993 le lieutenant (Teniente de Navío) Sergio "Cutu" Márquez mort au commande du 0753/3-A-203. Le "3-A-203" était l'appareil qui avait mis hors de combat le HMS Sheffield 4 mai 1982 et le ACL Atlantic Conveyor 25 mai 1982 pendant le conflit des îles Malouines.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le Super-Étendard est visible dans la bande dessinée Buck Danny de Francis Bergèse, Mystère en Antarctique, Dupuis, 2005 (ISBN 2-8001-3517-4). Il est aussi l'avion vedette de deux autres bandes dessinée : Dans les 12 premiers albums de la série Missions Kimono, de Jean-Yves Brouard et Francis Nicole, JYB Aventures, 2001-2011 et L'Énigme W, de Pierre Brochard et Daniel Chauvin, Fleurus, 1986.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Développement lié

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le Super-Étendard est mis en scène dans les jeux vidéo suivants :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Article sur la destruction du Sheffield : magazine Air Fan numéro 342, article « Coup au but sur le Sheffield »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Raid sur Baalbek: les Super-Étendard attaquent…, Aéro Mania
  2. a et b http://www.defense.gouv.fr/marine/organisation/forces/aeronautique-navale/flottilles/flottille-11f
  3. Les Super-Étendards de la Marine sont en Afghanistan
  4. [1]
  5. « Les Super Etendard Modernisés prolongés jusqu'à l'été 2016 », sur Mer et Marine,‎ 12 juin 2014 (consulté le 17 août 2014)
  6. « L'Argentine pourrait reprendre les Super-Étendard français », sur http://www.meretmarine.com/,‎ 16 décembre 2009 (consulté le 20 février 2010)
  7. AéroHisto - Le Super Etendard fête ses 40 ans - Consulté le 18 novembre 2014
  8. Disparition d'un pilote aero en 1987
  9. a et b Selon le site Net Marine [lire en ligne]
  10. Rapport public d'enquête technique du BEA-D no M-2004-009-IA de décembre 2004 [lire en ligne]
  11. Accident aérien survenu à un Super-Étendard modernisé de la Marine nationale, le 7 décembre 2005, dans le golfe d'Ajaccio
  12. Rapport public d'enquête technique du BEA-D no M-2005-019-A du 22 juin 2006 [lire en ligne]
  13. Rapport public d'enquête technique du BEA-D no M-2006-007-I du 28 juin 2006 [lire en ligne]
  14. Rapport public d'enquête technique du BEA-D no M-2006-016-a du 25 avril 2007 [lire en ligne]
  15. Un Super-Étendard perdu en mer
  16. (fr) « Super Étendard n°38 photographié en Belgique en 2005. », sur stanakshot.free.fr,‎ 20 juillet 2005
  17. (fr) « Super Étendard n°49 photographié à Landivisiau en 2007. », sur stanakshot.free.fr,‎ 25 juin 2007
  18. (fr) « Accident aérien de 2 Super-Étendard de la Marine nationale », sur defense.gouv.fr, Ministère de la Défense français,‎ 1er octobre 2008 (consulté le 1er octobre 2008)
  19. (fr)Jean-Dominique Merchet, « Crash d'un Super-Étendard: plus d'espoir de retrouver le pilote vivant », Libération,‎ 2 octobre 2008 (lire en ligne)
  20. (fr)« La Marine localise des débris de Super-Étendard au nord de l'île de Batz », Ouest-France,‎ 15 octobre 2008 (lire en ligne)
  21. (fr) « Recherche du pilote et des Super Étendards disparus en mer », sur defense.gouv.fr, ministère de la Défense français,‎ 17 octobre 2008 (consulté le 18 octobre 2008)
  22. (fr)Rémy Sanquer et Thierry Dilasser, « Des débris de Super-Étendard repêchés », Le Télégramme,‎ 20 février 2009 (lire en ligne)
  23. (fr)« Avarie sur un avion de chasse », Presse-Océan,‎ 21 mai 2009 (lire en ligne)