Chengdu J-10

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Chengdu Jian-10
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Image illustrative de l'article Chengdu J-10

Constructeur Drapeau : République populaire de Chine CAC
Rôle Avion multirôle
Statut En service
Premier vol 1998
Mise en service 2005
Coût unitaire 20 millions €[1]
Nombre construits 150
Équipage
1 ou 2 pilotes
Motorisation
Moteur Saliout AL-31N
Nombre 1
Type turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire 122,7 kN avec PC
Dimensions
Chengdu J-10.svg
Envergure 11 30 m
Longueur 16 50 m
Hauteur 6 00 m
Surface alaire 45 5 m2
Masses
À vide 8 300 kg
Maximale 18 000 kg
Performances
Vitesse maximale 2 350 km/h (Mach 2,2)
Rayon d'action 750 km
Facteur de charge -3g à +9g
Armement
Interne 1 canon de 23 mm
Externe 4 500 kg de charge (missiles, bombes, réservoirs, etc.) sur 11 points d'emport

Le J-10 (歼-10 jiān 10 ou Jianji-10) est un avion multirôle tout-temps de quatrième génération construit par la firme Chengdu Aircraft Corporation établie à Chengdu, en Chine pour la force aérienne chinoise. Il est connu en occident sous le nom « Vigorous Dragon ». Il est entré en service en 2003 dans la force aérienne chinoise et existe en plusieurs variantes.

Conception[modifier | modifier le code]

  • Octobre 1986 : L’APL et le gouvernement chinois approuvent le programme sous le nom de code « project 8610 » et baptise l'appareil J-10. Song Wencong est placé à la tête du développement de l'appareil et la Chine bénéficie d'aide internationale sous la forme d'un Lockheed F-16 et d'un réacteur CFM56.
  • 1990 : Suite à la répression des manifestations de la place Tian'anmen, la Chine est soumise à un embargo ce qui ralentit sérieusement le développement du moteur, car ni les Chinois ni les Israéliens n'étaient capables de concevoir le moteur requis pour le J-10[2].
  • 1993 : La première maquette grandeur nature est réalisée mais les ingénieurs chinois se heurtent rapidement à des problèmes techniques surtout durant les tests en soufflerie. Suite à l'éclatement du bloc soviétique, le programme évolua vers un avion multirôle permettant de remplacer également les Q-5 Fantan. Cette réorientation impose de redessiner certaines parties de l'appareil pour lui permettre d'intégrer un radar de suivi de surface entre autres.
  • Milieu des années 1990 : Les Russes participent au programme avec l'arrivée du moteur AL-31F
  • mi-1996 : Le premier prototype « 1001 » (monoplace) réalise son vol inaugural
  • 22 ou 23 mars 1998 : Après une révision complète du système de contrôle de vol, le troisième prototype vola. Cette date est considérée comme le premier vol officiel du J-10.
  • 1999 : Six autres prototypes destinés aux essais en vol et essais statiques sont construits. La plupart sont équipés du moteur chinois WS-10, les autres sont à motorisation russe.
  • 2000 : Début du développement de la version biplace J-10B pour l'entraînement. Poursuite des essais en vol sur les versions monoplace avec entre autres les tests d'éjection du siège.
  • 2001 : La Chine commande 54 appareils à moteur russe AL-31N (le même que celui du Su-27) en raison du retard sur le développement du réacteur WS-10A.
  • 2002 : Seconde phase des essais avec les tests sur les systèmes d'arme.
  • 10 mars 2003 : Les premiers J-10 de présérie sont livrés, sans radar à cause des retards dans le développement de celui-ci, dans une unité d'expérimentation opérationnelle : le centre d'entrainement et de test de vol de l'armée de l'air chinoise à la base aérienne de Cangzhou, province de Hebei. Cette première livraison fut effectuée lors d'une cérémonie au cours duquel les principaux responsables militaires ont pu observer deux J-10 en démonstration.
  • 26 décembre 2003 : La variante biplace effectue son premier essai en vol et le premier test de missile air-air est réalisé durant le même mois.
  • Début 2004 : La version monoplace J-10A obtient son certificat de vol.
  • 2005 : La version biplace J-10B obtient son certificat de vol.
  • 29 décembre 2006 : La Chine reconnaît officiellement l'existence du J-10 (soit deux ans et demi après la présentation officielle) suite au déclassement secret défense du programme.

Description[modifier | modifier le code]

Le IAI Lavi Israélien

Le J-10 est un appareil à voilure delta, qui comme le Saab 37 Viggen est équipé de plans canards dont le design est hérité du Chengdu J-9. L'entrée d'air est située en position centrale, la dérive est unique et est associée à d'épaisses barres anti-roulis.

Rumeurs[modifier | modifier le code]

L'ensemble de ces détails ont fait dire aux constructeurs du Lavi qu'il s'agissait d'une copie. Mais les constructeurs du J-10 ont montré que ces deux avions étaient similaire au Chengdu J-9 qui est antérieur de 11 ans au Lavi[3]. Le Saab 37 Viggen qui a un profil proche est également beaucoup plus ancien que le Lavi. D'autre part le Lavi est lui-même inspiré du F-16. Certaines sources indiqueraient même que le Pakistan aurait prêté un F-16 au bureau d'études de Chengdu.

Cette configuration aérodynamique semble indiquer que l'appareil est équipé de commandes de vol électroniques accompagnées d'un poste de pilotage « tout écran » quadruplex (quatre écrans) et avec système de commandes de vol électriques.

Moteur[modifier | modifier le code]

Silhouette du J10

Le bloc moteur est d'origine russe, il s'agirait d'un dérivé du AL-31F qui équipe les Su-27 produit sous licence en Chine : le AL-31N. Les Chinois peinent à développer leur propre motorisation (WS-10A) et en l'absence de licence de fabrication, ils sont contraints à acheter leur moteur chez les Russes.

Armement[modifier | modifier le code]

C'est dans le domaine de l'armement que les Chinois font le plus d'efforts en développant leur propre gamme d'armement guidés, le reste provenant de Russie. Le J-10 peut emporter des armements de type air-air ou air-sol.

Le J-10 possède un canon interne de 23 mm. Il peut emporter des charges sur 11 points d'emports pour une masse utile de 4 500 ou 5 500 kg (six sous les ailes et cinq sous le fuselage) :

  • Missile air-air infra-rouge courte portée : PL-8 (chinois) ou R-73 (russe)
  • Missile air-air à guidage radar moyenne portée : PL-11, PL-12 (chinois), R-77 (russe)
  • Missile air-surface : YJ-9K (chinois)
  • Missile anti-radar : Pj-9
  • Bombes à guidage laser ou non guidée

Radar[modifier | modifier le code]

L'appareil pêche aussi dans le domaine de la navigation et du guidage où ils sont dépendants des réseaux russes (Glonass) et américains (GPS) ce qui affecte leur indépendance. Le radar Type 1473 à impulsion Doppler est de fabrication chinoise. Il permet de suivre 10 cibles tout en attaquant 4 simultanément sur un champ large de 100 km.

Le reste des caractéristiques techniques est encore relativement flou selon les sources. Ainsi la masse à vide est de 8,8 t ou 9,7 t et sa capacité d'emport est estimée à 4 500 kg ou 5 500 kg.

Commandes[modifier | modifier le code]

Initiateur du projet, les besoins chinois seraient évalués à près de 300 appareils auxquels s'ajoute une commande de plusieurs dizaines d'appareils pour le Pakistan.

Chine[modifier | modifier le code]

Un J-10 de la patrouille acrobatique du 1er août.
  • 13th Flight Test Regiment of the Flight Test & Training Centre (Cangzhou, Hebei) : février 2003.
  • 131e Régiment de chasse aérienne de la 44e Division aérienne (Mengzi, Yunnan) : décembre 2004, 32 J-10.
  • 3e Division aérienne (Changxing, Zhejiang) : début 2006.
  • 2e Division aérienne (Guangdong) : 2007

En juillet 2004, une cérémonie officielle marque la mise en service officielle de l'appareil où sont présentés aux officiels une dizaine d'appareils. Le premier lot comprenait 50 exemplaires, et fut suivi d'un second lot de 100 avions à partir de 2005. Un troisième lot de 100 à 150 J-10C serait prévu.

L’armée de l’air chinoise a estimé à environ 300 appareils ses besoins et il est possible que l’aéronavale de la marine (PLANA) en fasse aussi la demande.

En 2012, on estime que les unités suivantes sont équipés de J-10 :

  • Centre de transformation et de formation expérimentale à Changzhou.
  • 2e Régiment de la 1re Division de Chasse (Anshan, région militaire de Shenyang) : J-10A et J-10AS
  • 5e Régiment de la 2e Division de Chasse (Guilin, région militaire de Guangzhou) : J-10A et J-10AS
  • 8e Régiment de la 3e Division de Chasse (Changxing, région militaire de Nanjing) : J-10A et J-10AS
  • le 26e Régiment de la 9e Division de Chasse (Huizhou-Huiyang, région militaire de Guangzhou) : J-10A et J-10AS
  • le 43e Régiment de la 15e Division d'Attaque au Sol (Datong-Huaren, région militaire de Beijing) : J-10A et J-10AS
  • le 72e Régiment de la 24e Division de Chasse (Tianjin-Yangcun, région militaire de Beijing) : J-10A et J-10AS
  • le 131è Régiment de la 44e Division de Chasse (Luliang, région militaire de Chengdu) : J-10A et J-10AS
  • formation de démonstration aérienne du 1er août (Tianjin-Yangcun, région militaire de Beijing) : J-10AY et J-10SY

Export[modifier | modifier le code]

La rentabilisation d'un programme en aéronautique passe beaucoup par la vente à l'export. Les pays visés ne disposent pas des moyens financiers ou des autorisations nécessaires pour acheter des appareils auprès des nations occidentales (F-35, Rafale, Eurofighter, Gripen…). Il s'agit principalement des marchés d'Afrique, d'Asie pacifique, d'Amérique du Sud et du Moyen-Orient. Mais ces derniers sont largement prospectés par l'industrie russe.

Pour l'heure trois pays ont montré un intérêt pour le chasseur chinois : le Pakistan[4],[5], l'Indonésie et la Thaïlande[réf. nécessaire].

Pakistan[modifier | modifier le code]

Le Pakistan a commandé 36 avions J-10B en 2009 pour un montant d'1,4 Milliards de dollars des États-Unis[4],[5]

Variantes[modifier | modifier le code]

  • J-10A - Version de base monoplace
  • J-10B - Version de base d'entraînement (biplace gardant ses capacités de combat)
  • J-10C - Version prévue avec un réacteur à poussée vectorielle
  • J-10S - Version J-10A pour l'entraînement équipé d'un second siège. Certains rapport chinois suggèrent de l'utiliser comme avion de commandement pour une formation de 4 appareils.
  • F-10 - Dénomination de la version destinée à l'export.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Promé, « Pékin s'arme de "Dragons" ! », Air Fan, no 336,‎ novembre 2006, p. 10 (ISSN 0223-0038)
  • AirInternational février 2007
  • AirForceMagazine janvier 2007
  • « J-10 : un premier ambitieux », Air & Cosmos, vol. Hors série Avions de Combats, no 15,‎ 2007, p. 92-95 (ISSN 1240-3113)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Favre, « La Chine préparerait un nouveau chasseur », info-aviation.com,‎ 25 mai 2010 (consulté le 25 mai 2010)
  2. Air Fan no 336 - Octobre 2006
  3. (zh) 完全原创--专访歼10总设计师宋文骢院士[图]
  4. a et b « Chinese Chengdu J-10 Emerges » (consulté le 29 juillet 2014)
  5. a et b « Pakistan signs deal for Chinese J-10 fighters » (consulté le 29 juillet 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]