Dassault Super Mystère B2

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir B2.
Dassault SM B2
{{#if:
Image illustrative de l'article Dassault Super Mystère B2

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Rôle Avion de chasse
Premier vol 15 mai 1956
Mise en service 1958
Date de retrait Drapeau de la France France : 1977
Drapeau du Honduras Honduras : 1996
Nombre construits 178
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur SNECMA Atar 101 G3
Nombre 1
Type turboréacteur avec postcombustion
Poussée unitaire 4400 kgp avec PC
Dimensions
Envergure 10 52 m
Longueur 14 13 m
Hauteur 4 55 m
Surface alaire 35 m2
Masses
À vide 6 956 kg
Maximale 11 600 kg
Performances
Vitesse maximale 1 220 km/h
Plafond 14 800 m
Armement
Interne 2 canons DEFA 552 de 30 mm

Le Super-Mystère B2 (ou SMB2) est l'aboutissement de la longue lignée de chasseur issus de la formule du Dassault Ouragan. Premier avion supersonique en palier mis en service dans l'Armée de l'Air française, c'est un développement du Super Mystère B1 équipé du réacteur SNECMA Atar 101 G et construit à un peu moins de 180 exemplaires. Il est aussi le premier avion supersonique à entrer en production massive en Europe de l'Ouest.

Conception[modifier | modifier le code]

Devant les bons résultats du Super Mystère B1 et l’amélioration escomptée avec le Super-Mystère B2 dont le plan central a été agrandi, Marcel Dassault propose aux services officiels de fabriquer en série ce dernier appareil à la place des Mystère IV B commandés en 1954. Le 29 mars 1955, la DTIA (Direction Technique Industriel Aéronautique) accepte, résilie le contrat des Mystère IV B et passe commande :

  • de 100 Mystère IV A supplémentaires à réacteur Verdon.
  • de 45 avions Super-Mystère B2 dont 5 appareils de présérie avec une cellule de Super-Mystère B1 équipée de réacteur Atar 101 G 32.

La commande de série est ultérieurement portée à 220, puis ramenée à 178 appareils livrés entre 1957 et 1959. Le SMB2 01 effectue un premier vol de 40 min à Melun-Villaroche, le 15 mai 1956, piloté par Gérard Muselli et franchit le mur du son sans l’aide de la postcombustion. Le premier vol d’un avion de série a lieu à Mérignac, le 26 février 1957.

Dans un contexte de restrictions budgétaires, 154 appareils seulement sont livrés à l’Armée de l’Air, dont deux réservés pour servir de bancs d’essais volants du réacteur SNECMA Atar 9 (Super-Mystère B4). En 1958, l’État d’Israël passe une commande de 24 avions.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le SMB2 équipe trois escadres de chasse (5e, 10e et 12e) à partir de mai 1958. En novembre 1977, le dernier SMB2 de l’escadron de chasse 1/12 Cambrésis accomplit son ultime vol, clôturant ainsi 19 ans de bons et loyaux services au sein de l’Armée de l’Air. Une quinzaine d’appareils de cet escadron partent alors à l’école de l’air de Rochefort.

En Israël, les SMB2 sont d'abord désignés Sambad, puis renommés Sa’ar (tempête) après remotorisation avec des réacteurs américains Pratt & Whitney J52 sans postcombustion par IAI. En 1977, 21 Super-Mystère B2 israéliens sont revendus au Honduras, où ils seront utilisés jusqu’en janvier 1996.

Engagements[modifier | modifier le code]

Les SMB2 français ont été engagés lors de la guerre d'Algérie.

Les SMB2 israéliens participent aux guerres des Six Jours en 1967 et du Kippour en 1973.

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Un SMB2 au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]