Dassault Mystère II

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Pix.gif Mystère II C Su-27 silhouette.svg
Dassault Mystere II.jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Rôle Avion de chasse
Premier vol
Mise en service 1955
Date de retrait 1957
Nombre construits 150
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur SNECMA Atar 101 D3
Nombre 1
Type turboréacteur
Poussée unitaire 2950 kg de poussée
Dimensions
Envergure 11,32 m
Longueur 12,25 m
Hauteur 4,20 m
Surface alaire 30,28 m2
Masses
À vide 5 730 kg
Maximale 8 570 kg
Performances
Vitesse maximale (au niveau de la mer) 1 030 km/h
Plafond 13 700 m
Vitesse ascensionnelle 2 520 m/min
Rayon d'action 1 600 km
Armement
Interne 2 canons DEFA 541 de 30 mm

Le Mystère II est un avion de chasse construit par Dassault Aviation dans les années 1950. Directement dérivé de l'Ouragan et construit à 150 exemplaires, c'est le premier avion de conception française capable de dépasser le mur du son. Le Mystère II est cependant un appareil de transition qui ne restera en service que quelques courtes années avant d'être remplacé par le plus performant Mystère IV.

Conception[modifier | modifier le code]

En , Dassault obtient un contrat pour l'étude et la réalisation d'une nouvelle voilure à profil mince adaptable au MD 450 Ouragan et devant lui permettre de dépasser enfin le mur du son. La flèche est nettement augmentée (30° au lieu de 14°), le fuselage légèrement allongé et diverses autres modifications sont apportées comme l'ajout des premières servocommandes construites en série en France. Le nouvel avion est alors désigné MD 452 Mystère.

Propulsé par un réacteur Rolls-Royce Nene, le premier prototype Mystère II 01 fait son vol inaugural le . Il est suivi mi-1952 par deux autres prototypes équipés d'un réacteur Rolls-Royce Tay plus puissant et désignés Mystère IIA. Bien que les pilotes d'essais français soient persuadés d'avoir dépassé le mur du son, il faut attendre le et la présence d'un pilote américain aux commandes pour entendre le fameux « bang » (qui nécessite une astuce pour être audible du public). Le premier pilote français à passer officiellement le mur du son sera le commandant Roger Carpentier, le .

En 1951, l'Armée de l'air française commande 20 exemplaires de présérie : 3 Mystère IIB (dont le premier est utilisé comme banc d'essai volant pour le nouveau réacteur SNECMA Atar 101) et 14 autres armés de canons recevant la dénomination définitive de Mystère IIC.

Sur les 19 prototypes et avions de présérie construits, seul le 013 a survécu : il est désormais exposé au musée de Savigny-lès-Beaune. Cet avion présente la caractéristique d'être le seul Mystère II à être équipé d'une verrière de type « Clamshell » c’est-à-dire s'ouvrant par rotation vers le haut, en lieu et place de la traditionnelle verrière coulissante.

Le a lieu le premier vol du MD 453 Mystère III, avec une flèche plus prononcée (32°) et une aile plus mince, un réacteur Rolls-Royce Tay, et un radar à l'avant qui oblige à remplacer l'entrée d'air frontale vers les côtés. Ce biplace était destiné à répondre à un appel d'offre pour un avion de chasse nocturne, mais ne dépassera pas le stade de prototype.

Production[modifier | modifier le code]

En , l'Armée de l'air française commande 150 exemplaires de série du Mystère IIC. Après bien des hésitations, le réacteur Atar 101 sera finalement retenu pour les avions de série : les premiers exemplaires reçoivent un Atar 101C, les suivants un Atar 101D. La voilure est produite par la SNCASO à Bouguenais, le fuselage avant par la SNCASE à Toulouse, le fuselage arrière par la SNCASO à Saint-Nazaire et l’empennage par Dassault à Talence. L’assemblage final et les essais sont réalisés à Bordeaux-Mérignac.

Le premier Mystère IIC de série fait son envol en , et le dernier est livré en . La première unité à recevoir l'avion est la 10e Escadre de Chasse de Creil en , suivie par la 5e Escadre de Chasse d’Orange l'été d'après.

La mise en œuvre s'avéra pour le moins délicate, avec un taux de disponibilité mensuel qui dépassait rarement les 50 % et de nombreux accidents. C'est au point qu'en , lorsque les Mystère IIC furent définitivement interdits de vol et remplacés par les Mystère IV, certains avions avaient très peu d'heures au compteur.

Aucun Mystère II ne fut exporté : une commande de 30 avions livrables en 1956 par Israël fut transformée en autant de Mystère IV. L’Inde sembla intéressé mais ne signa aucune commande.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Mystère II 01 - désignation du premier prototype équipé d'un réacteur Rolls-Royce Nene
  • Mystère IIA - désignation des prototypes 2 et 3 équipés un réacteur Rolls-Royce Tay
  • Mystère IIB - désignation des trois premiers avions de présérie
  • Mystère IIC - désignation des 14 autres avions de présérie et des 150 avions de série

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Dassault Mystère II 1956-1957

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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