Dassault Étendard IV

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Dassault Étendard IVM
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Étendard IVM.
Étendard IVM.

Constructeur Drapeau : France Dassault Aviation
Rôle Avion d'attaque et de reconnaissance
Statut Retiré du service
Premier vol 21 mai 1958
Mise en service 1962
Date de retrait 2000
Nombre construits 90
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Snecma Atar 8B
Nombre 1
Type turboréacteur sans postcombustion
Poussée unitaire 43,16 kN
Dimensions
Envergure 9 60 m
Longueur 14 35 m
Hauteur 3 85 m
Surface alaire 28 40 m2
Masses
À vide 5 900 kg
Avec armement 8 170 kg
Maximale 10 800 kg
Performances
Vitesse maximale 1 100 km/h
Vitesse de décrochage 217 km/h
Plafond 13 716 m
Vitesse ascensionnelle 6 000 m/min
Rayon d'action 600 km
Endurance 1666 km
Charge alaire 282 kg/m2
Rapport poussée/poids 0,54
Armement
Interne 2 canons de 30 mm
Externe 1 300 kg de charge externe (missiles, bombes, roquettes, réservoirs, etc.)
Avionique
Caméra et appareils photo de reconnaissance

L’Étendard IV est un avion d'attaque léger construit par Dassault et destiné à être embarqué à bord de porte-avions. Il a été construit à 90 exemplaires, mis en service de 1962 à 2000 dans la Marine nationale française.

Conception[modifier | modifier le code]

En avril 1954, l'OTAN lance un programme nommé LWTSF (Light Weight Tactical Strike Fighter) destiné à fournir un chasseur léger polyvalent à ses différentes forces aériennes. Les constructeurs se voient imposer l'utilisation du réacteur Bristol Orpheus, dont l'OTAN a financé le développement.

Dassault lance alors deux projets très proches désignés Mystère XXIV et Mystère XXVI : le premier est propulsé par un Snecma Atar 101 et le second par un Bristol Orpheus 3. Redésignés Etendard IV et Étendard VI, ces projets sont simplement des Étendard II agrandis de 15 % et monoréacteurs.

Un prototype de l'Etendard IV est commandé par la France en novembre 1954. Il fait son premier vol le 24 juillet 1956, soit le lendemain de celui de l’Etendard II. Les essais en vol montrent de bonnes qualités et, lors d'un combat simulé, l'avion réussi à battre un Mystère IV qui est alors le chasseur type de l'Armée de l'Air.

Cependant, l'OTAN refuse le projet à cause de son réacteur et ne retient que celui de l'Étendard VI, qui sera finalement battu par l'Aeritalia G.91. Déçue, l'Armée de l'Air décide alors de se consacrer uniquement au futur Mirage III. Seule la Marine nationale se montre finalement intéressée et demande début 1955 une version adaptée à l'emploi depuis ses porte-avions. Cinq avions de présérie sont commandés en mai 1957, avec l'obligation de pouvoir se ravitailler mutuellement en vol (technique du buddy refueling, voir l'article Avion ravitailleur).

L'Étendard IV devient alors Étendard IVM après quelques modifications comme l'amélioration des dispositifs hypersustentateurs, le renforcement de la structure, l'ajout d'une perche de ravitaillement en vol et l'agrandissement du nez pour y loger un radar. Les adaptations nécessaires à l'utilisation depuis un porte-avions avaient cependant été prévues dès le début, ce qui facilite la tâche des ingénieurs.

Le premier prototype de l'Étendard IVM fait son vol inaugural le 21 mai 1958. Le second avion dispose de tout le système d'arme, de la perche de ravitaillement en vol et des ailes repliables. Le troisième est équipé d'un réacteur britannique Rolls-Royce Avon et d'un système de soufflage d'aile mais sera perdu lors d'une explosion au sol. Le quatrième est le premier à disposer de la quille sous le nez, qui corrige des problèmes de roulis. Enfin, le septième prototype est celui de la version de reconnaissance Étendard IVP, qui n'a plus de canons de 30 mm mais dispose d'un nez modifié pour accueillir des caméras et peut emporter un conteneur photo démontable plaqué sous le fuselage. Il fait son premier vol le 19 novembre 1960.

Les premiers essais de catapultage et appontage ont lieu au centre d'essai de la Royal Navy en 1960, puis à bord du porte-avions Clemenceau fin 1960-début 1961. Le premier avion de série décolle le 26 juillet 1961. Les 90 exemplaires commandés sont livrés à la Marine nationale entre le 9 décembre 1961 et le 26 mai 1965. Remplacés par les Super Étendard, les derniers Étendard IVM sont réformés en 1991, tandis que les Étendard IVP et PM seront conservés jusqu'en 2000.

Engagements[modifier | modifier le code]

Si les Étendard IV ont évidemment participé à toutes les croisières effectuées par leurs porte-avions de rattachement, les seules missions de combat réelles ont été les missions de reconnaissance photo menées par les Étendard IV P lors d'opérations :

Au moins un avion est touché en 1983 par un missile sol-air au Liban, mais parvient à rejoindre son porte-avions sans difficulté. Le 15 avril 1994, l'Étendard IVPM no 115 est touché par un missile sol-air en Bosnie-Herzégovine et, là encore, son pilote parvient à le ramener à bord du Clemenceau.

Accidents[modifier | modifier le code]

Etendard IVM exposé au Intrepid Sea-Air-Space Museum à New York.

Liste non exhaustive des accidents ayant impliqué l'Etendard IV.

  • Le 17 septembre 1963, le premier embarquement du Etendard IVM de la flottille 11F sur le Foch est interrompu à la suite d'un accident mortel. Les appontages reprendront en mai 1964 [lire en ligne].
  • Le 27 septembre 1963, le pilote d’un Etendard IV est récupéré par un hélicoptère de l'escadrille 23S après le crash de son appareil à proximité de la presqu’île de Giens [lire en ligne]
  • Le 20 avril 1968, dans l'océan Indien, un Etendard IVP tombe en mer à la suite d'une panne de réacteur. Le pilote s'éjecte puis est récupéré sain et sauf [lire en ligne].
  • Le 23 mars 1972, le pilote de l’Etendard IV no 22 de la BAN Hyères est sauvé par hélitreuillage au sud de Toulon par un hélicoptère de l'escadrille 23S [lire en ligne].
  • Le 11 juin 1977, un Etendard IVP du porte-avions Clemenceau percute l'eau dans le golfe de Tadjourah. Le pilote est porté disparu. [lire en ligne]
  • Le 11 mars 1979, un accident grave au catapultage d'un Etendard de la flottille 17F sur la catapulte latérale survient lors de la sortie d'escadre Cariatides en Méditerranée centrale du porte-avions Clemenceau. On compte deux disparus, un mort et trois blessés [lire en ligne].
  • Le 21 novembre 1983, le pilote d'un Etendard s'éjecte à Landivisiau
  • Le 7 mai 1986, le pilote d'un Etendard est tué
  • Le 23 mai 1997, le pilote d'un Etendard IVPM de la flottille 16F du Clemenceau est récupéré sain et sauf après la perte de son appareil sur avarie de réacteur au catapultage au large de Toulon [lire en ligne] [lire en ligne].

Variantes[modifier | modifier le code]

  • Étendard IV - prototype de la version terrestre (1 exemplaire)
  • Étendard IVM - version d'attaque embarquée (6 prototypes, 69 avions de série)
  • Étendard IVP - version de reconnaissance embarquée (1 prototype, 21 avions de série)
  • Étendard IVPM - Etendard IVM convertis en IVP (4 avions modifiés à la fin des années 1970)

Marquages[modifier | modifier le code]

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Développement lié

Étendard II - Étendard VI - Super Étendard

Aéronefs comparables

A-4 Skyhawk