Mer des Tchouktches

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Mer des Tchouktches
Carte de la mer des Tchouktches.
Carte de la mer des Tchouktches.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la Russie Russie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Géographie physique
Type Mer épicontinentale
Localisation Océan Arctique
Coordonnées 69° 30′ N 171° 00′ O / 69.5, -17169° 30′ Nord 171° 00′ Ouest / 69.5, -171  
Superficie 595 000 km2

Géolocalisation sur la carte : océan Arctique

(Voir situation sur carte : océan Arctique)
Mer des Tchouktches
Mer des Tchouktches

La mer des Tchouktches (en russe : Чуко́тское мо́ре, en anglais Chukchi Sea) est une mer bordière de l'océan Arctique bordant la pointe nord-est du continent asiatique et la pointe nord-ouest du continent américain (Alaska).

Géographie[modifier | modifier le code]

La mer des Tchouktches borde la pointe nord-est du continent asiatique et la pointe nord-ouest du continent américain (Alaska). Elle communique avec la mer de Béring et l'océan Pacifique par le détroit de Béring. Elle est délimitée à l'Ouest par l'île Wrangel et à l'Est par la mer de Beaufort. Elle s'étend de 66,5° à 80° de latitude et de 160° à 180° de longitude ouest.

Sa superficie est d'environ 595 000 km2. Elle n'est navigable que quatre mois dans l'année. Sa profondeur est inférieure à 50 m sur 56 % de sa superficie. Son nom est celui d'une peuplade, les Tchouktches, vivant sur la côte russe qui la borde. Le port principal est Ouelen en Russie. Elle compte très peu d'îles par rapport aux autres mers de l'Arctique: elle n'en compte aucune en pleine mer et seulement quelques-unes sur ses côtes.

En Alaska, les rivières qui se jettent dans la mer des Tchouktches sont notamment la Kivalina, la Kobuk, la Kokolik, la Kukpowruk, la Kukpuk, la Noatak, l'Utukok, la Pitmegea et la Wulik. Les rivières les plus importantes du côté russe sont l'Amguyema, l'Ioniveyem et la Chegitun.

La banquise de la mer des Tchouktches constitue l'habitat naturel de nombreux ours polaires. En raison du réchauffement climatique, la fonte des glaces est particulièrement importante depuis quelques années, et notamment en 2008, et menace notamment la survie des ours polaires[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 1878, le bateau à vapeur Vega reste bloqué dans la mer des Tchouktches durant l'expédition d'Adolf Erik Nordenskiöld. Il est impossible d'aller plus loin cette année et le bateau prend ses quartiers d'hiver, même si les membres de l'expédition sont conscients que seules quelques kilomètres de glace les séparent des eaux libres. L'année suivante, le Vega passe le détroit de Béring deux jours après avoir été libéré et se rend dans l'Océan Pacifique.

En 1913, le Karluk, abandonné par le chef d'expédition Vilhjalmur Stefansson, dérivé dans les glaces dans le nord de la Mer des Tchouktches et coule près de l'île Herald. Les survivants réussissent à se rendre sur l'Île de Wrangel où il se trouvent dans une situation sans espoir. Le capitaine Robert Bartlett parcourent des centaines de kilomètres à pieds avec Kataktovik, un Inuit, sur la Mer des Tchoukches gelée, pour trouver de l'aide. Ils atteignent le cap Vankarem le 15 avril 1914. Douze survivants seront récupérés neuf mois plus tard sur l'île de Wrangel par le King & Winge, une goélette de construction récente.

En 1933, le bateau à vapeur Tcheliouskine tente de traverser le Passage du Nord-Est depuis Mourmansk pour prouver qu'une telle traversée est possible en une seule saison. Le navire est assailli par les glaces dans la mer des Tchouktches et, après avoir dérivé avec les glaces durant plus de deux mois, coule le 13 février 1934 près de l'île Kolioutchine. À l'exception d'un décès, l'entier de l'équipage de 104 hommes peut établir un camp sur la mer de glace. Le gouvernement soviétique organise alors une évacuation aérienne au cours de laquelle tous sont sauvés. Le capitaine Vladimir Voronine et le leader de l'expédition Otto Schmidt deviennent des héros.

Exploitations pétrolières[modifier | modifier le code]

En février 2008, malgré l'opposition de plusieurs associations environnementales et d'une partie de la population locale, le gouvernement américain a mis en vente plusieurs centaines de licences d'exploration et de forage dans la zone économique exclusive américaine de la mer des Tchoukches, au large de la côte nord-ouest de l'Alaska[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de France Info du 28 août 2008, consulté en août 2008.
  2. « Les compagnies pétrolières se ruent sur les gisements inexploités de l'Alaska », Les Échos, samedi 9 février 2008.

Sources[modifier | modifier le code]