Mercurey (AOC)

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Mercurey
IMG Vignoble de Mercurey 12.JPG
Vue d'une partie du vignoble de Mercurey.
Désignation(s) Mercurey
Appellation(s) principale(s) mercurey
Type d'appellation(s) AOC
Reconnue depuis 1936
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble de Bourgogne
Sous-région(s) vignobles de la côte chalonnaise
Localisation Saône-et-Loire
Climat tempéré océanique à tendance continentale
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 900 à 2 100 heures par an[1]
Sol marno-argilo-calcaires
Superficie plantée 645 hectares en 2009[2]
Nombre de domaines viticoles 111 domaines, 8 négociants en vins et 4 caves coopératives dont une quarantaine de domaines présents sur Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu
Cépages dominants pinot noir N et chardonnay B[N 1]
Vins produits 90 % de rouges et 10 % de blancs
Production 27 700 hectolitres en 2009[2]
Rendement moyen à l'hectare 40 à 58 hectolitres par hectare en rouge et 45 à 64 hectolitres par hectare en blanc[3]

Le mercurey[N 2] est un vin d'appellation d'origine contrôlée (AOC) de la Bourgogne viticole. Son vignoble est situé en Saône-et-Loire, à douze kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône (côte chalonnaise) et à sept kilomètres de Givry. Cette AOC s'étend sur les communes de Mercurey et de Saint-Martin-sous-Montaigu.

Ce vignoble, reconnu en AOC en 1936 (dernières modifications du décret le 19 septembre 2003[4] et le 27 octobre 2009[5]) et implanté sur des sols marno-argilo-calcaires, a, depuis dix ans, une surface de production d'environ 650 hectares en appellation village et premier cru. Sa production d'environ 28 000 hectolitres donne à peu près 90 % de vin rouge (cépage pinot noir et rendement de 40 à 58 hectolitres par hectare) et 10 % de vin blanc (cépage chardonnay et rendement de 45 à 64 hectolitres par hectare).

Cette appellation, située sous un climat tempéré à tendance continentale, comprend 85 « lieux-dits » en AOC village et 32 en premier cru. C'est la plus importante AOC de la côte-chalonnaise[6]. Historiquement, Marguerite de Flandre et Gabrielle d'Estrées appréciaient ce vin.

Olivier Poussier décrit les vins de mercurey :

« Les beaux vins de Mercurey possèdent une certaine densité, une matière qui leur permet de rivaliser avec certains crus de la Côte de Beaune et vieillir quinze à vingt ans, dans des millésimes solaires. Ce sont des pinots noirs très structurés, assez tanniques qui naturellement demandent du temps avant d'être bus[7]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Ce sont les Romains qui, en édifiant un temple dédié à Mercure, donnent son nom au village[8] et introduisent la vigne à Mercurey[8]. L'empereur romain Domitien, en 92, ordonne l'arrachage partiel des vignes dans le Midi et en Bourgogne afin d'éviter la concurrence[9]. Ce n'est qu'en 280 que Probus annule cet édit[10]. En 312, les habitants du Pagus Arebrignus (Autun) s'adressent à l'empereur Constantin Ier, se plaignant de leurs mauvaises récoltes. La description qu'ils font de leur vignoble rattache le terroir de Mercurey à l'actuelle Côte-d'Or[11].

Marguerite de Flandre.
Gabrielle d'Estrées

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le vignoble de Mercurey se développe au Moyen Âge, époque à laquelle le château de Montaigu est construit (vers 950) au cœur même des vignes. En février 1371, le duc de Bourgogne décide de lancer une importante campagne d'achat de vin ; il en négocie une quantité notable à Montaigu[10]. Là encore, le 20 mai 1376, le courtier Méliore, l'envoyé du pape Grégoire XI avant que celui-ci ne retourne à Rome, trouve à acheter des vins qui étaient déjà fort appréciés par la cour pontificale d'Avignon[10]. Philippe le Hardi, détenteur de la moitié du fief de Montaigu, le partage en 1392 et en donne une partie à Philippe le Bon qui va contribuer à la réputation du grand « Clos de vigne de Montaigu »[12]. Entre 1385 et 1405, les vins de Mercurey figurent sur la liste des vins destinés au service du duc de Bourgogne dans sa résidence d'Arras[11]. À cette même époque, ils font le régal de Marguerite de Flandre[13].

Au cours du XVe siècle, le commerce viticole du duché de Bourgogne est en plein essor. Les vignes de Mercurey, qui en font partie, sont cultivées avec soin et donnent des crus recherchés[14]. En 1477, le vignoble est rattaché à la France par Louis XI.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Plus tard, sous le règne d'Henri IV, une chronique mentionne que ce vin, bien qu'assez corsé, plaît aux femmes, plus particulièrement à Gabrielle d'Estrées, maîtresse du roi, lequel est plutôt amateur de Givry[13]. Ce même Henri IV, en 1591, ordonnera le démembrement du château de Montaigu[15]. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ce qui reste de l'habitation de ce château sera utilisé par les vignerons comme logements et entrepôts.

Au XVIIIe siècle, le vignoble s'étend sur les communes de Mercurey, Bourgneuf-Val-d'Or, Touches et Saint-Martin-sous-Montaigu. 1789 est une année malheureuse en tous points : ni vendanges, ni moissons, ni commerce[16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

De retour de l'île d'Elbe, Napoléon s'arrête à Mercurey le 15 mai 1815. Un vigneron nommé Prieur le reçoit et lui sert du vin de Mercurey. Napoléon relate lui-même l'anecdote dans ses livres[17] :

« Napoléon : “Que ce mercurey est excellent, sa robe rappelle le ruban de la légion d'honneur, quant à son bouquet, il est comme l'odeur enivrante de la victoire.” Fièrement, Prieur répond : “Sire, j'en ai du bien meilleur encore dans ma cave.” Étonné, Napoléon demande : “Pourquoi ne l'as-tu pas apporté ?” Prieur dit alors : “Ah ! sire, c'est que celui-là, je le réserve pour les grandes occasions”[17]. »

Avant les désastres du phylloxéra, le territoire de Mercurey comptait 300 hectares de vignes, celui de Touches et Bourgneuf-Val-d'Or, 400 hectares et celui de Saint-Martin-sous-Montaigu, 300[18]. L'insecte apparaît dans ce vignoble en 1878, suivi du mildiou en 1885[11].

Afin de revaloriser le vignoble, un classement des climats de la côte chalonnaise est établi comme suit, en 1899, par la Revue des viticulteurs :

  • première classe rouge (les Naugues, les Crêts, le Voyen, les Champs Martin, les Combins, Clos de l'Evêque, le Clos Druard, le Clos Migland, en Moutot, en Mauvarenne, Les Velay, en Sazenay, Clos Marcilly, le Theurot, le Clos du Roy, le Clos des Corvées, Champ Renard, La Chassière, la Roche, le Paradis, les Atres, les Fourneaux, les Ruelles et Liberin)[19] ;
  • deuxième classe rouge (Croichot, les Chaseaux, Tonnerre, Vignes Blanches, Cortechats, Grandes Plantes, les Caudroyes, Poizot, Châteaubeau, les Châgnées, Montaigu et Retrait)[19] ;
  • première classe blanc (la Rochelle, Teurot de la Perche et Poizot)[19].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le vignoble n'est reconstitué véritablement qu'en 1902. Le 29 mai 1923, l'appellation d'origine mercurey est instituée par le tribunal de Chalon-sur-Saône[20]. Les années 1920-1930 voient s'abattre à nouveau sur le vignoble le mildiou, (1926), la grêle (1927 et 1928) et d'importantes gelées (1930 et 1932)[21]. En 1936, la surface de vignes n'est plus que de 500 hectares. Le 11 septembre 1936, l'INAO avalise la création de l'appellation mercurey[22]. Une modification de l'AOC intervient avec la reconnaissance de cinq premiers crus en 1943 (le Clos du Roy, le Clos-Voyen, le Clos Marcilly, le Clos des Fourneaux et le Clos des Montaigus)[13]. Dans les années 1950, des domaines extérieurs à la commune s'intéressent au développement du vignoble[23].

Apparition des enjambeurs

À la suite de la fusion de différentes sociétés de secours mutuel en 1949, la Confrérie de la Saint-Vincent de Mercurey se constitue, créée par Hughes de Suremain, Louis Menand, Auguste Raquillet et Jacques Jeannin-Naltet[24] et, en 1962, la commune accueille, pour la première fois, la Saint-Vincent tournante[25]. Le 18 avril 1959, Charles de Gaulle de passage à Chalon-sur-Saône, lors d'un repas, a dégusté et bu du Mercurey 1947[26]. Apparition de l'enjambeur dans les années 60-70, qui remplacent le cheval.

En 1970, Bourgneuf-Val-d'Or, qui avait en 1897 fusionné avec le village de Touches, fusionne également avec Mercurey et prend son nom. Un an plus tard, la Confrérie de la Chanteflûte est créée par les professionnels de la vigne et du vin[27]. Le négoce-éleveur développe un intérêt pour cette appellation dans les années 1970[23]. En 1976, la grêle frappe le vignoble, entraînant une récolte peu abondante[28]. La fusion des syndicats viticoles de Mercurey et de Saint-Martin-sous-Montaigu se réalise en 1981[29]. Par deux fois, en 1981 et 1983, Mercurey est victime d'orages dévastateurs (vignobles ravinés, ceps de vignes déchaussés, murs de soutènement emportés, caves inondées)[30]. À la suite de cette catastrophe, un remembrement est réalisé à la fin des années 1980.

Les 26 et 27 janvier 1985, le village accueille, pour la deuxième fois, la Saint-Vincent tournante[25]. En 1988, de nouvelles délimitations de premier cru sont reconnues[31]. Elles correspondent à tous les premiers crus actuels.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant la canicule de 2003, les vendanges débutent mi-août, soit environ un mois plus tôt que la moyenne habituelle[32]. À partir de 2006 et jusqu'en 2008, une étude géo-pédologique de l'appellation est réalisée, avec 48 fosses, 150 analyses et des centaines de carottages[33]. Le Syndicat Viticole de Mercurey possède un caveau de dégustation (« Caveau Divin ») depuis le 1er avril 2011[34] qui représente 45 domaines[35] (64 vins en tout[36]) en 2014. En janvier 2017, la Saint-Vincent Tournante reviendra dans les villages de Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu pour fêter cette AOC[37].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Mercurey porte le nom du dieu du commerce et messager des dieux de la mythologie romaine, Mercure[38]. Le village s'est successivement orthographié Mercureis en 577, Mercuriacum en 885, Mercoriacus en 942 et Mercuriacus au XIe siècle[8].

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Entrée de Mercurey (par Chalon-sur-Saône) : départementale 978.
Vue d'une partie du vignoble de Mercurey.
Vue du Clos du Roy (premier cru).
Vue de la Chagnée (appellation village).

Mercurey est situé en Bourgogne, dans le département de la Saône-et-Loire, à environ 12 kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône (en côte chalonnaise)[39]. Par rapport aux axes de communication, il est localisé à 10 kilomètres de l'autoroute A6 (sortie 25 « Chalon-Nord »), à 6 kilomètres des voies ferrées Paris-Lyon-Marseille, 20 kilomètres de la LGV (gare du Creusot TGV) et à 8 kilomètres de la route nationale 80 Chalon-Montchanin[39]. Mercurey et son vignoble sont traversés par la route départementale 978 Chalon-Autun. Le village de Saint-Martin-sous-Montaigu se trouve à environ 1 kilomètre de l'entrée de Mercurey (du côté de Chalon-sur-Saône).

Géologie et orographie[modifier | modifier le code]

La mer a envahi cette région à l'ère secondaire, il y a 230 à 70 millions d'années, avec une interruption à la fin du Jurassique, vers 135 millions d'années[40]. Pendant cette période, des sédiments marno-argilo-calcaires des mers jurassiques (entre 230 et 135 millions d'années) se sont déposés[40]. C'est sur la ligne de faille nord-sud provoquée par la mise en place des Alpes et où se sont accumulés les empilements des anciens fonds marins que se sont constitués les coteaux viticoles de cette région[40]. Les roches qui dominent Mercurey sont de la période du Jurassique moyen et début du Jurassique supérieur. Une couche assez épaisse de marne grise forme le sous-sol des meilleurs crus de mercurey (époque de l'Oxfordien). Une deuxième crête rocheuse est formée par le calcaire que l'on appelle la dalle nacrée. Le vignoble est implanté sur des sols argilo-calcaires provenant du soubassement rocheux calcaire d'âge jurassique.

On distingue trois grands ensembles de sols : des sols issus de calcaires durs (244 hectares)[41], des sols issus de marnes (194 hectares)[41], et enfin des sols issus de dépôts caillouteux (102 hectares)[41]. À d'autres endroits, on trouve des sols avec des argiles profonds, de colluvions, etc. On retrouve sur ces sols argilo-calcaires des sols lourds, pierreux et d'autres un peu plus sableux.

L'escarpement présente des différences à l'intérieur de l'appellation. Il est assez faible à certains endroits (Clos rond, La perrière, etc.) et plus accentué à d'autres (à Saint-Martin-sous-Montaigu, avec notamment Chateaubeau, la Chagnée ; à Mercurey avec le Roc Blanc, les Bacs, etc.). Il est moyennement pentu en général sur l'appellation (Clos du Roy, Champ Martin, les Combins, la Chassière, etc.). L'altitude du vignoble se trouve entre 230 et 320 mètres[42]. Les vignes (lieux-dits) sont exposées différemment selon les secteurs où elles se trouvent. Mais une majorité des climats sont orientés au sud et sud/sud-est.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Vue d'une partie du vignoble (Clos du Roy) sous la neige.

La région est située dans la zone tempérée, à la fois sous influence océanique et méditerranéenne, mais étant à bonne distance des côtes, le climat est marqué par une tendance continentale (ou semi-continentale)[43]. Cela se traduit par des étés chauds, des hivers froids[44] et des automnes secs (favorables à une bonne maturation des raisins)[45]. L'amplitude thermique est assez importante entre l'été et l'hiver. Les précipitations sont assez hétérogènes sur l'année, le mois de mai étant le plus pluvieux. Le vent dominant durant une partie de l'année est la bise (vent sec et froid). Le vignoble est protégé des vents humides par ses coteaux[46]. Les gelées tardives sont généralement peu fréquentes sur le secteur de Mercurey, bien qu'en quelques lieux-dits les risques de gelées soient plus importants (on parle de zones gélives). De violents orages peuvent s'abattre sur ce secteur, mais la grêle touche, en principe, assez peu ce vignoble[N 3].

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu étant situés entre ces deux villes.

Dijon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 sont :

Relevés Dijon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[47]


Mâcon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont :

Relevés Mâcon
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[48]


Ensoleillement[modifier | modifier le code]

Sur ces deux villes, les valeurs d'ensoleillement de 1961 à 1990 (en nombre d'heures) sont :

Mois Jan Fev Mar Avr Mai Jui Jui Aou Sep Oct Nov Dec Année
Dijon[49] 53,1 88,4 140,3 177,8 204,4 234,9 266,2 229,4 193,7 124,4 67,7 53,8 1831,1
Mâcon[50] 56,1 87,8 146,5 185,9 211,6 249,3 288,9 250,2 202,8 124,5 68,6 52,5 1927,7

Vignoble[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Carte de l'AOC mercurey.
Vue de Mercurey.
Vue d'« en Grillot » (appellation village).

Le vignoble de Mercurey est l'une des plus anciennes AOC de France. Situé en Saône-et-Loire à 12 kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône en côte chalonnaise, il s'étend sur les communes de Mercurey et de Saint-Martin-sous-Montaigu. La superficie de production comprend environ 650 hectares de vignes avec, en répartition, 580 hectares de vins rouges[51] et 75 hectares de vins blancs[51]. Deux types d'AOC sont exploités, donnant 170 hectares sous dénomination premier cru (154 hectares de vins rouges et 16 hectares de vins blancs) et 485 hectares sous l'appellation village (426 hectares de vins rouges et 59 hectares de vins blancs)[51]. La proportion représente environ 90 % de vin rouge et 10 % de vin blanc. La réputation internationale du mercurey témoigne d'une place comparable à celle des meilleurs crus de la côte de Beaune ou de la côte de Nuits parmi les grands vins de Bourgogne[52].

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'appellation comprend quatre-vingt-cinq « lieux-dits » ou « climats » en AOC village et trente-deux en dénomination premier cru[6].

Appellations village[modifier | modifier le code]

  • Sur Mercurey : le Roc Blanc, les Rochelles, le Bois de Lalier, le Bois Cassien, les Bossebuts, les Doués, les Vaux, les Chenaults, la Chiquette, les Montelons, la Brigadière, Ropiton, les Villeranges, le Clos Rochette, les Mauvarennes, la Framboisière, les Montots, le Closeau, les Bussières, la Vigne d'Orge, la Vigne de Chazeaux, le Petit Clos Fourtoul, la Perrière, les Ormeaux, Mypont-Château, les Vignes Blanches, la Bouthière, le Clos la Marche, les Vignes du Chapitre, les Caudroyes, Garnerot, les Chaumellottes, les Ponges, la Corvée, le Clos des Noiterons, le Clos Rond, Pierrelet, Champ Roin, Champ Ladoy, le Meix de la Guinarde, le Puis Brintet, les Mussiaux, la Pillotte, les Maillonges, en Grillot, Sous Muchau, les Champs Michaux, en Pierre Millet, les Marcœurs, Champs Pillot, les Murgers, la Charmée, le Pontot, les Obus, Meix Adenot, Meix du Closeau, le Clos Laurent, Bourgneuf, les Morées, le Fourneau, le Meix Frappé, les Morins et les Petits Creux.
  • Sur Saint-Martin-sous-Montaigu : la Pidancerie, les Libertins, les Eriglats, en Boussoy, le Chatelet, Vignes de Chateaubeau, Sous les Roches, les Vignes Blanches, la Châgnée, les Arotes, le Cray, les Hattes, la Ratte, au Retrait, a la Ponsote, en Marrian Froid, les Bouères, les Bourguignons, Sur le Teu, la Grelode, la Moinerie et la Mourandine.

Climats premier cru[modifier | modifier le code]

  • Sur Mercurey : les Puillets, les Saumonts, la Cailloute, les Croichots, les Champs Martin, les Combins, le Clos des Combins, le Clos des Baraults, les Crêts, les Naugues, le Clos Voyen, le Clos des Grands Voyen, le Clos l'Evêque, le Clos des Myglands, le Grand Clos Fourtoul, le Clos Tonnerre, les Vasées, les Byots, le Clos Marcilly, en Sazenay, la Bondue, la Levrière, la Mission, le Clos du Roy, Clos du Château de Montaigu et les Vellées.
  • Sur Saint-Martin-sous-Montaigu : le Clos des Montaigus, le Clos Paradis, la Chassière, les Fourneaux, le Clos des Fourneaux et les Ruelles.
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Le remembrement du vignoble[modifier | modifier le code]

Voie d'écoulement des eaux.
Bassin de réception des eaux.

Par deux fois, en 1981 et 1983, Mercurey a été victime d'orages dévastateurs (vignobles ravinés, ceps de vignes déchaussés, murs de soutènement emportés, caves inondées, etc.)[30]. Les causes de ces catastrophes sont l'absence quasi totale de réseaux hydrauliques dans les coteaux, la suppression progressive des haies et des murs dans ces mêmes coteaux, le tassement des sols par l'utilisation de matériels de plus en plus lourds et, pour finir, la suppression des zones tampon par l'augmentation des surfaces plantées en vignes[30]. À la suite de ces événements, les viticulteurs et la population de Mercurey, regroupés en une association foncière (1983), décidèrent de mettre en place un remembrement sur 1400 hectares dont 800 de vignes ce qui, à l'époque, fut une première en France[53]. Ce remembrement permit la réalisation d'aménagements hydrauliques contre le ruissellement et l'érosion des sols, grâce à des bacs de décantation (19 en tout[54]), des bassins de rétention d'eau de pluie (au nombre de 3[54]), des chemins bétonnés (5,5 kilomètres[54]), des canalisations (3,3 kilomètres[54])[55], etc. Un classement a également été réalisé de deux façons : un classement foncier et un autre de vignes (parcelles)[56]. Ces travaux d'aménagements hydrauliques furent réalisés en 1988. La démonstration de leur utilité est faite lorsque, le 19 février 2006, s'abattent des pluies diluviennes : tous les bassins de stockage remplissent alors leur fonction, empêchant l'inondation du village[57].

Encépagement[modifier | modifier le code]

En réglementation, les cépages pour les vins rouges sont le pinot noir, le pinot lièbault et le pinot beurot, mais il est possible d'ajouter jusqu'à 15 % de chardonnay[58]. Pour les vins blancs, ce sont les cépages chardonnay et pinot noir[58]. Mais, en réalité, ce sont les deux cépages cités ci-dessous qui sont utilisés en encépagement, dans leur couleur respective :

Vin rouge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pinot noir.
Grappe de pinot noir.

Le pinot noir compose exclusivement les vins rouges de l'AOC. Il est constitué de petites grappes denses, en forme de cône de pin[59] composées de grains ovoïdes, de couleur bleu sombre[59]. C'est un cépage délicat, qui est sensible aux principales maladies et en particulier au mildiou, au rougeot parasitaire, à la pourriture grise (sur grappes et sur feuilles), et aux cicadelles[60]. Ce cépage, qui nécessite des ébourgeonnages soignés, a tendance à produire un nombre important de grapillons[60]. Il profite pleinement du cycle végétatif pour mûrir en première époque. Le potentiel d'accumulation des sucres est élevé pour une acidité juste moyenne et parfois insuffisante à maturité. Les vins sont assez puissants, riches, colorés, de garde[61]. Ils sont moyennement tanniques en général.

Vin blanc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chardonnay (cépage).
Grappes de Chardonnay

Le chardonnay compose les vins blancs de l'AOC. Ses grappes sont relativement petites, cylindriques, moins denses que celles du pinot noir[62], constituées de grains irréguliers, assez petits, de couleur jaune doré[62]. De maturation de première époque comme le pinot noir, il s'accommode mieux d'une humidité de fin de saison avec une meilleure résistance à la pourriture s'il n'est pas en situation de forte vigueur. Il est sensible à l'oïdium et à la flavescence dorée. Il débourre un peu avant le pinot noir à Mercurey, ce qui le rend également sensible aux gelées printanières. Les teneurs en sucre des baies peuvent atteindre des niveaux élevés tout en conservant une acidité importante, ce qui permet d'obtenir des vins particulièrement bien équilibrés, puissants et amples, avec beaucoup de gras et de volume[60].

Méthodes culturales[modifier | modifier le code]

En réglementation, la densité de plantation de l'AOC se situe entre 8 000 et 13 000 pieds de vignes par hectare[63].

Travail manuel[modifier | modifier le code]

Pied de vigne taillé en guyot simple.
Pied de vigne avant un ébourgeonnage
Pied de vigne après un ébourgeonnage.

Ce travail commence par la taille, en « guyot simple », avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson de un à trois yeux[64]. Plus rarement, est pratiquée la taille en « gobelet », en « cordon de royat » et la taille « dite de Chablis ». Le tirage des sarments suit la taille. Les sarments sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. On passe ensuite aux réparations, pour remettre en état le système de palissage de la vigne (piquets, fils en métal, crampillons). Puis, vient le pliage des baguettes où celles-ci sont pliées et attachées sur les fils porteurs du palissage, car presque toutes les vignes de cette AOC sont taillées en « guyot simple ». Éventuellement, après le pliage des baguettes, une plantation de nouvelles greffes est réalisée. L'ébourgeonnage peut débuter dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet, en partie, de réguler les rendements[64], en enlevant certaines jeunes branches de vigne (gourmands, double et triple bourres ou pousses). Le relevage des deux fils releveurs du palissage avec pose d'agrafes, est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. En général, deux à trois relevages sont pratiqués. La vendange en vert est pratiquée de plus en plus dans cette appellation. Cette opération (coupe de certaines grappes de raisin) est effectuée dans le but de réguler les rendements, et surtout d'augmenter la qualité des raisins restants[64]. Le travail manuel à la vigne se termine par l'étape importante des vendanges, où la récolte est mise en caisse ou dans une benne.

Travail mécanique[modifier | modifier le code]

L'enjambeur est d'une aide précieuse. Les différents travaux se composent du broyage des sarments, réalisé lorsque les sarments sont tirés et mis au milieu du rang ; des trous faits à la tarière, là où les pieds de vignes sont manquants, en vue de planter des greffes au printemps ; du labourage ou griffage, réalisé dans le but d'aérer les sols et de supprimer des mauvaises herbes ; du désherbage fait chimiquement pour tuer les mauvaises herbes ; de plusieurs traitements des vignes, réalisés dans le but de les protéger contre certaines maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.) et certains insectes (eudémis et cochylis)[64] ; de plusieurs rognages, consistant à reciper ou couper les branches de vignes (rameaux) qui dépassent du système de palissage ; des vendanges mécaniques se réalisant avec une machine à vendanger ou une tête de récolte montée sur un enjambeur.

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Rendements[modifier | modifier le code]

Les rendements de base maximaux, imposés par décret, en appellation village et en dénomination premier cru sont de l'ordre de 40 hectolitres par hectare pour les vins rouges et 45 hectolitres par hectare pour les vins blancs[65]. Sachant que des « plafonds limite de classement » (PLC) peuvent être accordés aux viticulteurs qui en font la demande si leur récolte est un peu plus abondante que les rendements prévus. Ces PLC représentent 20 % (mercurey premier cru) et 25 % (mercurey village) de récolte en plus[66] par rapport au rendement de base (par exemple : 45 hl/ha + (20 % de 45 hl/ha = 9 hl/ha) = 54 hl/ha). Les rendements peuvent être modifiés par les conditions climatiques (gel, grêle, maladie cryptogamique, etc.). Au milieu des années 2000, les producteurs de l'appellation ont décidé d'appliquer le « rendement moyen décennal » (RMD), avec une production maximale fixée sur une durée de dix ans ; les producteurs disposent d'une marge de manœuvre à la hausse ou à la baisse selon les années pour l'atteindre[67]. Cette initiative a provoqué un abaissement du rendement de 10 % lors du millésime 2005[67].

Vinification et élevage[modifier | modifier le code]

Voici les méthodes générales de vinification des producteurs de l'appellation. Il existe cependant des petites différences de méthode entre les différents viticulteurs, négociants et caves coopératives.

Vinification en rouge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vin rouge.

La récolte des raisins se fait à maturité et de façon manuelle ou mécanique. La vendange manuelle est le plus souvent triée, soit à la vigne soit à la cave, avec une table de tri, ce qui permet d'enlever les grappes pourries ou insuffisamment mûres[68]. La vendange manuelle est généralement éraflée puis mise en cuve. Une macération pré-fermentaire à froid est quelquefois pratiquée. La fermentation alcoolique peut démarrer, le plus souvent après un levurage. Commence alors le travail d'extraction des polyphénols (tanins, anthocyanes) et autres éléments qualitatifs du raisin (polysaccharides, etc.)[68]. L'extraction se fait par pigeage, opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le jus en fermentation à l'aide d'un outil en bois ou aujourd'hui d'un robot pigeur hydraulique. Plus couramment, l'extraction est conduite par des remontages, opération qui consiste à pomper le jus depuis le bas de la cuve pour arroser le chapeau de marc et ainsi lessiver les composants qualitatifs du raisin. Les températures de fermentation alcoolique peuvent être plus ou moins élevées suivant les pratiques de chaque vinificateur avec une moyenne générale de 28 à 35 degrés au maximum de la fermentation[68]. La chaptalisation est réalisée si le degré naturel est insuffisant : cette pratique est réglementée[68]. À l'issue de la fermentation alcoolique, suit l'opération de décuvage qui donne le vin de goutte et le vin de presse. La fermentation malolactique se déroule ensuite mais est dépendante de la température. Le vin est soutiré et mis en fût ou cuve pour son élevage (avec ouillage et soutirage). L'élevage se poursuit pendant plusieurs mois (12 à 24 mois)[68] puis, le vin est collé, filtré et mis en bouteilles.

Vinification en blanc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vin blanc.
Pressoir pneumatique servant au pressurage

Comme pour le rouge, la récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée. Les raisins sont ensuite transférés dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. À ce stade, une stabulation préfermentaire à froid (environ 10 à 12 degrés pendant plusieurs jours) peut être recherchée pour favoriser l'extraction des arômes[68]. Mais le plus souvent, après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter[68]. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)[68]. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. La fermentation malolactique est réalisée en fûts ou en cuves. Les vins sont élevés « sur lies », en fûts dans lesquels le vinificateur réalise régulièrement un « bâtonnage », c'est-à-dire une remise en suspension des lies[68]. Cette opération dure pendant plusieurs mois au cours de l'élevage des blancs. À la fin, la filtration du vin est pratiquée pour rendre les vins plus limpides[68]. La mise en bouteille clôture l'opération.

Titres alcoométriques volumique minimal et maximal[modifier | modifier le code]

Voici les titres alcoométriques volumique (anciennement appelé degré du vin) minimal et maximal des vins rouges et vins blancs, que doivent respecter les exploitants de cette appellation, pour que leurs vins soit commercialisables :

AOC Rouge Rouge Blanc Blanc
Titre alcoométrique volumique minimal maximal minimal maximal
Village[69] 10,5 % vol 13,5 % vol 11 % vol 13,5 % vol
Premier cru[69] 11 % vol 13,5 % vol 11,5 % vol 13,5 % vol

Les vins de mercurey, doivent avoir au minimum une richesse en sucre, pour les appellations village de 171 grammes/litre pour les vins rouges et 170 grammes/litre pour les vins blancs ; pour les dénominations premier cru de 180 grammes/litre de moût pour les vins rouges et 178 grammes/litre pour les vins rouges[4]. La chaptalisation est pratiquée sur cette AOC, dans la limite maximale d'enrichissement en sucre (saccharose) de 2 % volume[70],[N 4], c'est-à-dire d'un accroissement de 2 points du titre alcoométrique.

Terroir et vins[modifier | modifier le code]

Mercurey 1er cru Clos du Roy 2000.

En général, les vins rouges de Mercurey sont d'une robe rubis avec des arômes de fruits rouges (framboise, fraise, cerise, etc.), de sous-bois et une bouche assez puissante, riches et structurés. Certains terroirs donnent cependant des vins plus souples et plus fins. Plus précisément, les sols issus de calcaires durs donnent des vins rouges assez structurés ; ceux issus de marnes donnent des vins rouges aux caractères plus divers et de très bons vins blancs ; pour finir, ceux issus de dépôts caillouteux donnent surtout des rouges de bonne tenue et assez charnus[41]. Les vins blancs sont plus confidentiels mais exploitent bien le potentiel du chardonnay avec généralement une couleur dorée, des reflets verts, des arômes de fleurs blanches, de noisettes, d'amandes, d'épices et une note parfois minérale, gourmande en bouche[42].

La dernière étude géo-pédologique de l'AOC (résultat sorti en 2008), est commentée par Laurent Juillot (président de l'Union des Producteurs de mercurey) : « Cette étude doit nous permettre d'éditer une carte des sols afin d'expliquer aux clients la diversité de nos vins. Elle servira également à réviser l'appellation en affinant les délimitations des premiers crus et, pourquoi pas, en définissant une zone de grand cru »[71]. Ainsi le Clos des Barraults et le Clos des Montaigus en pinot noir, la Mission en chardonnay, pourraient bénéficier de cette révision[71].

Gastronomie, température de service et garde[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le vin rouge de mercurey s'accorde bien avec certaines viandes en sauce (coq au vin, bœuf bourguignon[72]), du petit gibier[73], des entrecôtes[74], un pavé de bœuf[74], certaines viandes blanches (salmis de pintade, poulet rôti, rôti de porc[74], etc.), de la charcuterie, certains fromages (comme l'époisses, entre autres).

Le vin blanc de cette AOC s'accorde bien avec du poisson grillé ou en sauce[74], des coquillages, des huîtres, des escargots, de la viande blanche[73] (des escalopes de veau), du saumon fumé et du beaufort notamment. Il se marie avec la cuisine asiatique[74] et peut aussi être servi en apéritif[74].

Température de service et garde[modifier | modifier le code]

Les vins rouges de mercurey se servent entre 14 à 15 degrés (vin jeune) et 15 à 16 degrés (vin à maturité)[46]. Ce sont des vins bien équilibrés par une bonne acidité, avec une solidité et une charpente qui les rangent parmi les vins de bonne garde[40]. En moyenne, ils se gardent entre 5 et 10 ans[75] mais atteignent leur pleine maturité vers 6 à 8 ans d'âge[40]. Certains vins, surtout dans les premiers crus, ont un potentiel de garde plus important et peuvent dépasser les 10 ans de garde.

Les vins blancs de cette appellation se servent entre 11 à 13 degrés[46]. Les vins sont équilibrés, la bonne acidité permet une garde entre 2 et 8 ans[72] (davantage pour les grands millésimes). Les premiers crus ont, eux aussi, un potentiel de garde plus important que les appellations villages.

Millésimes[modifier | modifier le code]

Mercurey rouge[modifier | modifier le code]

Ils correspondent aux vins rouges de l'AOC. Ils sont notés : année exceptionnelle Article de qualité, grande année Bon article, bonne année ***, année moyenne **, année médiocre *.

Millésimes 2000
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Caractéristiques Article de qualité *** Bon article *** Article de qualité *** Bon article *** *** ***
Millésimes 1990
1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 1990
Caractéristiques Bon article *** ** Article de qualité Article de qualité ** Bon article *** *** Article de qualité
Millésimes 1980
1989 1988 1987 1986 1985 1984 1983 1982 1981 1980
Caractéristiques Bon article Bon article ** *** Bon article ** *** *** ** **
Millésimes 1970
1979 1978 1977 1976 1975 1974 1973 1972 1971 1970
Caractéristiques *** Bon article ** *** * ** ** ** Bon article **
Millésimes 1960
1969 1968 1967 1966 1965 1964 1963 1962 1961 1960
Caractéristiques Bon article * ** *** * *** ** *** Bon article **
Millésimes 1950
1959 1958 1957 1956 1955 1954 1953 1952 1951 1950
Caractéristiques Article de qualité ** ** * Bon article *** *** *** ** ***
Millésimes 1940
1949 1948 1947 1946 1945 1944 1943 1942 1941 1940
Caractéristiques Article de qualité ** Bon article / / / / / / /
Sources : Bourgogne Aujourd'hui no 90, page sur Millésime 2009 (Dans la lignée des grands), p. 6 ; Site des vins du siècle (Vintage Code) ; Bourgogne Aujourd'hui no 82, Spécial 2007, p. 29 ; Le Figaro et La Revue du Vin de France : Vins de France et du Monde (intérieur de la couverture du no 17) ; Olivier Orban et Jean-Pierre de Monza : L'atlas des vins de France, p. 140 ; Atlas Mondial du Vin de Hugh Johnson, p. 53 ; Hubert Duyker (édition "Fernand Nathan") : Grands vins de Bourgogne, p. 17.

Soit sur 63 ans, 7 années exceptionnelles, 13 grandes années, 21 bonnes années, 18 années moyennes et 4 années médiocres.

Mercurey blanc[modifier | modifier le code]

Ils correspondent aux vins blancs de l'AOC. Ils sont notés : année exceptionnelle Article de qualité, grande année Bon article, bonne année ***, année moyenne **, année médiocre *.

Millésimes 2000
2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000
Caractéristiques Article de qualité *** Bon article Article de qualité Article de qualité *** *** Bon article *** Bon article
Millésimes 1990
1999 1998 1997 1996 1995 1994 1993 1992 1991 1990
Caractéristiques *** *** *** Article de qualité Bon article *** *** Bon article *** Article de qualité
Millésimes 1980
1989 1988 1987 1986 1985 1984 1983 1982 1981 1980
Caractéristiques Bon article *** ** *** Bon article ** Bon article *** ** **
Millésimes 1970
1979 1978 1977 1976 1975 1974 1973 1972 1971 1970
Caractéristiques Bon article *** ** Bon article ** *** *** ** Article de qualité ***
Millésimes 1960
1969 1968 1967 1966 1965 1964 1963 1962 1961 1960
Caractéristiques Bon article * *** *** * Bon article ** Article de qualité Bon article *
Millésimes 1950
1959 1958 1957 1956 1955 1954 1953 1952 1951 1950
Caractéristiques Bon article ** *** * Bon article ** Bon article *** * ***
Millésimes 1940
1949 1948 1947 1946 1945 1944 1943 1942 1941 1940
Caractéristiques Bon article *** Article de qualité / / / / / / /
Sources : Bourgogne Aujourd'hui no 90, page sur Millésime 2009 (Dans la lignée des grands), p. 6 ; Site des vins du siècle (Vintage Code) ; Bourgogne Aujourd'hui no 82, Spécial 2007, p. 29 ; Le Figaro et La Revue du Vin de France : Vins de France et du Monde (intérieur de la couverture du no 17) ; Olivier Orban et Jean-Pierre de Monza : L'atlas des vins de France, p. 140 ; Atlas Mondial du Vin de Hugh Johnson, p. 53 ; Hubert Duyker (édition "Fernand Nathan") : Grands vins de Bourgogne, p. 17.

Soit sur 63 ans, 8 années exceptionnelles, 17 grandes années, 23 bonnes années, 10 années moyennes et 5 années médiocres.

Économie[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

La production brute moyenne est d'environ 24 300 hl (dont 6 355 hl en premier cru) pour les vins rouges et 3 700 hl (dont 685 hl en premier cru) pour les vins blancs[76]. Ce qui donne environ 3 167 000 bouteilles de vins rouges et 482 000 bouteilles de vins blancs[51]. Il y a, cependant, des fluctuations de production entre années, à cause des conditions climatiques.

Tableau sur les dix dernières années de production (chiffres en hectolitres) :

1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008
Rouge[77] 21 757 23 784 28 950 26 888 24 419 24 813 19 429 25 973 24 002 22 138 23 675
Blanc[77] 3 437 2 805 4 047 4 257 3 631 3 785 2 663 4 188 3 813 3 746 3 906

Commercialisation[modifier | modifier le code]

La commercialisation du mercurey se fait par divers canaux de vente : dans les caveaux du viticulteur, dans les salons des vins (vignerons indépendants, etc.), dans les foires gastronomiques, par exportation (aux États-Unis, en Angleterre, Japon, Belgique, Chine, Russie, etc.), dans les Cafés-Hôtels-Restaurants (C.H.R), dans les grandes et moyennes surfaces (G.M.S) ou en vin en vrac (cubitainer). Les prix de vente « départ de cave », à la bouteille, du mercurey vont de 7 à 8 euros minimum pour une appellation village à 25 euros maximum pour une appellation premier cru[N 5].

Pour les prix moyens de vente de pièce de vin (228 litres), en général du viticulteur au négociant, voici les prix de ces 10 dernières années (chiffres en euros) :

1997-1998 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008
Rouge[77] 914 1 085 980 954 879 841 888 693 696 783 877
Blanc[77] 977 1 088 931 991 835 648 887 797 902 919 991
Bouteilles de Mercurey de divers producteurs de l'appellation

Structure des exploitations[modifier | modifier le code]

L'appellation mercurey est exploitée par 111 domaines (ou caves particulières), 8 négociants en vins et 4 caves coopératives[63]. Les exploitations sont surtout constituées des domaines (ou caves particulières) qui travaillent la vigne, vinifient, élèvent et mettent tout ou partie de leurs vins en bouteilles ; ces domaines sont de tailles différentes (petites, moyennes ou grandes). L'autre structure de commercialisation du mercurey est constituée par les négociants en vins qui achètent des vins de cette appellation, en général en vin fini (mais parfois en raisin ou en moût) à certains domaines de Bourgogne qui exploitent cette AOC. Quelques caves coopératives exploitent aussi du mercurey, en achetant les raisins à certains vignerons.

Listes des viticulteurs et négociants[modifier | modifier le code]

Voici la liste des exploitants qui produisent cette appellation :

Sur Mercurey et Saint-Martin-sous-Montaigu[modifier | modifier le code]

  • Viticulteurs implantés sur Mercurey (en 2006)[78] :
Domaine Bordeaux-Montrieux Domaine du Meix-Foulot (De Launay) Domaine Menand
Domaine Bouillien-Guilloux Domaine de la Perrière (Duvernay) Domaine de Chamrose
Domaine Brintet Gadan Stéphane Nouvion Thibaut
Domaine des Chaumelottes (Bureaux) Guillot Patrick Domaine Maurice Protheau
Domaine Charton Domaine Jeannin-Naltet Domaine François Raquillet
Domaine de l'Europe (Cinquin) Domaine Jobard-Martin Domaine Olivier Raquillet
Cottier Jean-Philippe Domaine Michel et Laurent Juillot Domaine de Suremain
Maison Faiveley Domaine Lorenzon Domaine Emile Juillot (Theulot)
Domaine de la Vieille Fontaine Domaine Jean Maréchal Domaine Tremeaux
Domaine du Château de Mercurey (Devillard) Mathias Patrice Domaine Tupinier-Bautista
  • Viticulteurs implantés sur Saint-Martin-sous-Montaigu (en 2008)[79] :
Domaine du Taluchot (Boudriot) Duréault Anne et Thierry
Domaine Garey Hubert et fils Domaine Philippe Garrey
Domaine du Clos Moreau (Massenot) Domaine Narjoux-Normand
Domaine Robert Size et Fils Domaine Size Patrick
Domaine Emile Voarick (Picard) Domaine Virot Paul
  • Négociants :

Ils sont au nombre de trois (tous sur la commune de Mercurey) : À ma cave, Antonin Rodet et Cave Tramier[78].

Sur d'autres communes[modifier | modifier le code]

Commune Domaine, maison de négoce et cave coopérative
Rully Domaine Duvernay[80], Maison Jacqueson[80], Domaine Briday[80], Domaine Ninot[80], Domaine Belleville[80], Maison André Delorme[80], Domaine Sounit Roland[80], Maison Sounit Albert[81] et Domaine Dury Jacques[82]
Aluze Domaine des Champs de L'Abbaye[80], Domaine Picard Bernard, Domaine Renaud, Domaine Thevenot
Mellecey Domaine Pillot Jean-Michel et Laurent[80], Domaine du Gai Logis[83], Domaine Mellenotte Pascal[80], Domaine Dias[84], Domaine des Jonlais[85] et Domaine Noé-Pierre[81]
Saint-Jean-de-Vaux Domaine Chaumont, Domaine Munot[81] et Domaine Isaie[81]
Saint-Denis-de-Vaux Domaine de l'Évêché[80], Domaine Duchêne et Domaine le Meix de la Croix[81]
Saint-Mard-de-Vaux Domaine Monneret[81] et Domaine du Four-Bassot[86]
Barizey Domaine Bertrand et Domaine Meunier Gaël et Jérôme[81]
Givry Domaine Davanture Daniel[87]
Jambles Domaine Danjean-Berthoux[80] et SCEA Sarrazin Michel et Fils[81]
Saint-Désert Domaine Mazoyer Patrick[80]
Buxy Cave des vignerons réunis de Buxy[80] et Domaine Cognard Laurent[81]
Saules Domaine Ferrey-Montangerand[81]
Bissey-sous-Cruchaud Cave des vignerons de Bissey[80]
Ozenay Château de Mercey[80]
Saisy Domaine Labry[80]
Demigny Domaine Gaugey[80]
Chassey-le-Camp Domaine Milan[81] et EARL la ptiote cave[81]
Saint-Léger-sur-Dheune Domaine Renaud Jean-Yves[81]
Chamilly Domaine du Château de Chamilly[80]
Bouzeron Domaine De Vilaine[80] et Domaine Chanzy[80]
Chagny Domaine Pagnotta[88]
Cheilly-lès-Maranges Domaine Berger-Rive[80] et Château de Mercey[81]
Santenay (21) Château de Santenay[80] et Domaine Capuano-Ferreri[80]
Saint-Aubin (21) Domaine Roux[80], GAEC Blondeau-Danne[81] et EARL Derain Catherine et Dominique[81]
Chassagne-Montrachet (21) Maison Picard Michel[80]
Puligny-Montrachet (21) Olivier Leflaive[89] et Carillon Jacques et François[90]
Meursault (21) Domaine du Château Genot-Boulanger[80] et Le Manoir Murisaltien-Demessey[80]
Beaune (21) Maison Bouchard[80] et Maison Jaffelin[80]
Nuits-Saint-Georges (21) Maison Dufouleur[80] et Maison Louis Max[80]

Caveau Divin[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er avril 2011, l'appellation possède un nouvel outil de promotion et de vente avec le « Caveau Divin ». Ce caveau propose 64 crus de l'AOC Mercurey (45 rouges et 19 blancs)[91] pour un total de 45 viticulteurs[35]. Ce caveau possède sept distributeurs de vin (avec huit vins par distributeur) qui ont été installés par la société « Enomatic »[92]. Ce sont des distributeurs sous gaz avec 85 % d'azote et 15 % de gaz carbonique[92]. Le principe d'utilisation est qu'une bouteille de vin est placé sous un bec et la machine crée une étanchéité, ainsi l'air ne rentre plus dans la bouteille. Donc à chaque fois qu'un verre est tiré, de l'azote alimentaire est injecté à la place du liquide. Le temps de conservation des vins en bouteille est augmenté et monte jusqu'à environ 3 semaines[92]. Les vins peuvent être servi grâce à une carte pré-payée à des tarifs allant de 0,75 à 2 euros par dose, ces doses vont de 2 à 8 cl[93]. Pour sa première année de fonctionnement ce caveau à enregistré 3 600 passages[93]. En 2013, ce caveau à écoulées 16 000 bouteilles et compté 10 000 dégustations[35].

Confrérie de la Saint-Vincent et disciples de la Chanteflûte[modifier | modifier le code]

Mercurey « Chantefluté » 1987.

La Confrérie de la Saint-Vincent et disciples de la chanteflûte a pour but de faire connaître l'AOC mercurey. La confrérie Saint-Vincent fut créée par Hughes de Suremain, Auguste Raquilet, Jacques Jeannin-Naltet et Louis Menand en 1949, après la fusion des différentes « sociétés de secours mutuel »[24]. Fin 1971 est créé le sigle « Chanteflûte », qui se regroupe avec celui de la confrérie pour donner le nom actuel[94]. Cette confrérie bachique organise deux fois l'an un « Chanteflûtage », des vins de la côte chalonaise passant un concours de dégustation[95],[N 6] qui ne sélectionne que les meilleurs vins méritant la mention « Chantefluté »[96]. Aux vins sélectionnés est accordée une étiquette numérotée portant, outre cette mention, le nom du producteur et le millésime[96]. La confrérie tient aussi trois chapitres par an (à la Saint-Vincent fin janvier, au solstice d'été fin juin et à la « Paulée de la Côte-Chalonnaise » fin octobre), où sont intronisés certains amateurs méritants du mercurey[94]. Le siège de la confrérie est sis au Château de Garnerot. En 2008, Yves de Suremain en est le président et Georges-Claude Menand le « grand flûteux ». Les paroles prononcées par le grand flûteux sont :

« Par Osiris, maître de la vigne en fleurs,
Par Mercure, messager des dieux,
Par Saint-Vincent, patron des vignerons. »

Personnalités du vignoble de Mercurey[modifier | modifier le code]

Parmi les personnes qui ont contribué à la renommée de l'appellation mercurey, on peut citer :

  • Hugues de Suremain (° 1918 - † 2004), viticulteur, l'un des quatre créateurs de la Confrérie de Saint-Vincent de Mercurey en 1958. Également ancien président du Syndicat des viticulteurs de Mercurey (actuellement appelé Union des producteurs de mercurey[97]). Hubert Duyker raconte à son sujet cette anecdote :

« Un jour que Hugues de Suremain vantait son mercurey 1971, Frank Schoonmaker prétendit qu'à son avis, le vin était beaucoup trop chargé en tanin : « C'est du bordeaux que vous faites ! » Et il se permet de conseiller au moins trois collages pour assouplir ce vin. Hugues de Suremain lui répondit : « Non, je ne ferai jamais cela à mon vin ! Donnez-lui simplement le temps de vieillir trois ans ! » Sur quoi, Schoonmaker s'exclama : « Et mon argent alors ? Ça va me coûter beaucoup trop cher ! » Hugues de Suremain ne céda pas et, en 1976, son 1971 avait en effet perdu son tanin[97] »

  • Michel Juillot (° - ), viticulteur compétent[96] et ardent défenseur de l'appellation[98]. L'une des personnes faisant partie de l'œuvre du remembrement à Mercurey en 1988[53]. Viticulteur ayant mis en place, à la fin des années 70, des expérimentations visant à optimiser le choix des fûts de chêne pour ces vins[99] ;
  • Jacques Jeannin-Naltet (° - †), viticulteur, l'un des quatre créateurs de la Confrérie de Saint-Vincent de Mercurey en 1958 ;
  • Louis Menand (° 1893 - † 1986), viticulteur, l'un des quatre créateurs de la Confrérie de Saint-Vincent de Mercurey en 1958 ;
  • Auguste Raquillet (° 1902 - † 1993), viticulteur, l'un des quatre créateurs de la Confrérie de Saint-Vincent de Mercurey en 1958 ;
  • Émile Voarick (° 1921 - † 1982), viticulteur et propriétaire d'un gros domaine en surface de vignes, ancien maire de Saint-Martin-sous-Montaigu et ancien conseiller général du canton de Givry ;
  • Paul de Launay (° - ), viticulteur. Une des personnes faisant partie de l'œuvre du remembrement à Mercurey en 1988[53]. Personne faisant partie des précurseurs dans l'appellation pour la maîtrise de rendements (vendange en vert)[100],[101] ;
    Le général Duhesme
  • la famille Faiveley, propriétaire d'une grande superficie de vignes dans l'appellation (environ 50 hectares[102]), également l'un des premiers domaines à utiliser une table de tri pour les raisins ;
  • le marquis de Jouennes d'Herville, propriétaire du Château de Chamirey (37 hectares en propriété actuellement[103]) et de la Maison Antonin Rodet[104]. En 1934, le marquis, en précurseur, décide de mettre les vins du Château de Chamirey en bouteille au domaine[105] ;
  • la famille Protheau, viticulteur depuis 7 générations[106]. Le domaine possède actuellement environ 30 hectares en appellation mercurey[107] ;
  • Antoine Roussot (° 1895 - † 1951), ancien maire de Saint-Martin-sous-Montaigu, ancien président du Syndicat Viticole. À l'issue d'un long procès, le tribunal de Chalon-sur-Saône a rendu un arrêt accordant le bénéfice de l'appellation contrôlée mercurey aux vins fins de la commune. Ce résultat est l'œuvre d'Antoine Roussot[108] ;
  • le général d'Empire Duhesme, né à Touches[109] (Mercurey maintenant), dans la maison familiale de la famille de Michel Juillot. Il a habité une maison qui appartient maintenant à la famille Brintet[110]. Durant les périodes de paix, il s'occupait de ses six enfants et de ses vignes à Mercurey[109].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  2. Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. La grêle a fortement touché le vignoble en 1976, depuis il n'y en a pas eu de cette ampleur ; les derniers n'ont pas causé de dégâts supérieurs à 10 à 20 % du produit de la vendange.
  4. Mercurey est situé dans la zone C 1 a (Bourgogne, Beaujolais, Vallée du Rhône, Massif-Central, Sud-Ouest, Cognac, Alpes et Alpes-Maritimes ; en Espagne : les Asturies, la Cantabrie, la Corogne, Vizcaya) pour les zones de chaptalisation en Europe.
  5. Les prix de vente, à la bouteille, du mercurey varient selon le type d'appellation (village et premier cru : le premier cru étant en général plus cher que le village) et le prix de vente de chaque viticulteurs, négociants et caves coopératives.
  6. L'arrêté ministériel du 11 août 2003, habilite certaines confréries à attribuer des distinctions dans le cadre d'un concours vinicole.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Atlas Bordas Géographique (Edition Bordas, Paris, 1989) « Climat : Carte de France sur le "nombre annuel moyen d'heures d'ensoleillement" », p. 30.
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  5. (fr) Site de légifrance, Décret du 27 octobre 2009, consulté le 18 décembre 2010.
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  9. (fr) Marcel Lachiver, op. cit., pp. 37-38.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de l'article

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  • (fr) Michel Mastrojanni : Le grand livre des vins de France, édition Solar, Paris, 1982, (ISBN 2-7242-1454-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • (fr) Charles Quittanson : Connaissance des vins et eaux de vie, édition Bres, Paris, 848 pages, dépôt légal : 4e trimestre 1984 - no 24.501/O Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Olivier Orban et Jean-Pierre de Monza : L'atlas des vins de France, éditions : Olivier Orban et Jean-Pierre de Monza, Paris, 1987, 205 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français, Éd. Fayard, Paris, 1988, p. 289, 367, 368, 372, 374. (ISBN 2-213-02202-X) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Mercurey Remembrement viticole : Histoire d'une réalité, Conception-Édition : Miller Atelier Graphique, 1993, 20 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) André Dominé : Le Vin, éditions Place des Victoires, Paris, 2000, 928 pages, (ISBN 2844591086) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Christian Pessey : Vins de Bourgogne (Histoire et dégustations), édition : Flammarion, Paris, 2002, Histoire (91 pages) et Dégustations (93 pages) (ISBN 2080110179) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Marie-Anne Trémeau-Böhm : Givry et ses environs, éditions : JPM, 2005, 400 pages, (ISBN 2-84786-036-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Henri Cannard : AOC Mercurey « En Côte Chalonnaise », Auteur-éditeur :Henri Cannard, 3e semestre 2006, 110 pages, (ISBN 2-9514792-7-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Le Figaro et La Revue du Vin de France : Les vins de France et du monde (20 volumes), no 17 (Chalonnais et Maconnais), 96 pages, Édité par La société du Figaro, Paris, 2008, (ISBN 978-2-8105-0071-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Bourgogne Aujourd'hui : no 66, 76, 82 et 90. (ISSN 126061063)
  • (fr) Le Journal de Saône-et-Loire : édition du mardi 7 octobre 2008, du vendredi 12 décembre 2008, du jeudi 9 septembre 2010, du dimanche 13 mars 2011, du lundi 21 mars 2011 et du mardi 14 août 2012. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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