Chagny (Saône-et-Loire)

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Chagny
Maison du peuple
Maison du peuple
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Chalon-sur-Saône
Canton Canton de Chagny
(chef-lieu)
Intercommunalité Commununauté d'agglomérations Beaune-Chagny-Nolay
Maire
Mandat
Michel Picard
2014-2020
Code postal 71150
Code commune 71073
Démographie
Population
municipale
5 614 hab. (2011)
Densité 297 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 41″ N 4° 45′ 15″ E / 46.911389, 4.754167 ()46° 54′ 41″ Nord 4° 45′ 15″ Est / 46.911389, 4.754167 ()  
Altitude Min. 201 m – Max. 315 m
Superficie 18,9 km2
Localisation

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Chagny

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Chagny

Chagny est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Chagnotins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

La ville est située au cœur d'une région viticole, à mi-chemin entre Beaune et Chalon-sur-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chassagne-Montrachet (Côte-d'Or) Corpeau (Côte-d'Or) Rose des vents
Remigny
Bouzeron
N Chaudenay
Demigny
O    Chagny    E
S
Rully Fontaines Lessard-le-National

Accès et transports[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cette commune est traversée au nord par la Dheune et à l'ouest par le canal du Centre.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé entre les sols des vignobles de Rully, Bouzeron et Chassagne-Montrachet (avec Remigny). Ce sont des sols argilo-calcaires avec des marnes blanches à dominante calcaire. Mais cette commune est à dominante argileuse.

Climatologie[modifier | modifier le code]

C'est un climat tempéré à légère tendance continentale avec des étés chauds et des hivers froids[1], avec une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogènes sur l'année, avec un mois de mai le plus pluvieux de l'année. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise.

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, car Chagny est située entre ces deux villes.

Dijon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 :

Relevés Dijon ????-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[2]


Mâcon[modifier | modifier le code]

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[3]


Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le bourg de cette commune fut mentionné en 840 dans une charte de Lothaire Ier[4]. La première mention de Chagny date du règne de Charles le chauve. En 1220, un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf fut fondé sur ce territoire[4]. En 1369, Bertrand Du Guesclin vient à Chagny pour décider les chefs des "grandes compagnies" (ayant leur base au château de Chagny), de partir pour la Castille, où ils participent à la guerre entre les deux compétiteurs au trône, Pierre le cruel et Henri de Transtamare. Ce faisant, il débarrasse la province de ces bandes qui la mettaient en coupe réglée[5]. La rencontre entre Du Guesclin et les grandes compagnies eut lieu au lieu-dit "St Jacques" prés de Rully. réf:abbé Bandet

L'hôpital de Chagny est fondé au XIIIe siècle par Marguerite de Vienne (au lieu-dit « Les Ponts »). Auparavant il y avait des léproseries, ou maladreries, dont une au lieu-dit « St-Jacques », puis un premier hospice

Le baron Jeanin, ministre du roi Henry IV , acquit la baronnie de Chagny, à sa mort, son cœur fut légué à l'église de la paroisse, sous le chœur.

Période moderne[modifier | modifier le code]

L'hôpital tombe en ruine, lorsque Charles de la Boutière, baron de Chagny, fait construire un nouvel hospice pour les pauvres de Chagny sur une terre lui appartenant, en 1700[4]. Louis XIV entérine cette fondation par lettres patentes. Agrandi grâce à un legs de l'évêque de Chalon, Mgr Madot, en 1772, il est desservi par les religieuses de l'ordre de Ste-Marthe.

Le château médiéval est détruit au XVIIIe siècle par le baron de Chagny (famille de Clermont-Montoison), pour faire place à un bel édifice surmonté d'une coupole, achevé une douzaine d'années avant la Révolution.

La famille de Clermont Montoison émigra en 1792 et ne revint pas à Chagny.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La gare de Chagny, dans les années 1900

Napoléon Bonaparte, alors élève à l'école militaire de Brienne, serait venu en visite chez la famille James, de Chagny[réf. nécessaire].

Favorisée par sa situation sur les axes routiers en direction d'Autun, Beaune, Chalon-sur-Saône, la construction du canal du centre, l'arrivée de la ligne ferroviaire Paris Lyon Méditerranée en 1849 (gare de triage), la construction de verreries, bientôt remplacées par les grandes tuileries de Bourgogne en 1881 (jusqu'à 600 ouvriers[réf. nécessaire]), en fait un centre industriel, bien desservi par le port du canal et la gare PLM.

Le nouvel édifice de l'ancien château médiéval est menacé de vétusté, il est détruit en 1866 sous la municipalité du maire Loydreau. Il fait place en 1889 à une école religieuse tenue par les frères maristes, le pensionnat Sainte-Marie[6]. Le fondateur est l'abbé de Musy, curé de Chagny, qui réalise ainsi un vœu fait à Lourdes où il a été miraculeusement guéri de sa cécité.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La modernisation des bâtiments de l'hôpital, à la fin des années 1970, entraîne la disparition des salles communes, de la chapelle et du beffroi. Il reste la superbe apothicairerie du XVIIIe siècle, conservée, et, dans la salle du conseil d'administration, outre quelques meubles anciens, les portraits des barons de Chagny Charles de la Boutière et Antoine de Clermont Montoison, son gendre, premiers directeurs dudit hôpital.

Le déclin commence avec la fermeture du centre de triage et du tri postal. La modernisation des tuileries entraîne une très forte baisse des effectifs de cette entreprise, et l'usine Pierany ferme en 1979. L'activité du trafic sur le canal devient quasi nulle, remplacée par le tourisme nautique.

Des travaux d'agrandissements et de modernisation de l'hôpital ont été réalisés dans les années 1992 et 1993.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Un temps chef-lieu de la communauté de communes de Chagny de 1987 à 2007, la ville est rattachée depuis le 1er janvier 2007 à la Communauté d'agglomération Beaune Côte et Sud. L'hôpital est classé Centre Hospitalier en 2008, l'hôpital connait de nouveaux travaux d'extension en 2011/2013.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville s'appelle Chagneyacum, Caliniacum, Chaigny, Chagné puis Chagny au fil des âges[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’argent au chêne soudé d’or feuillé de sinople sur une terrasse du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1953 Michaud    
1953 1977 Marcel Charollais SFIO Instituteur
1977 1989 Daniel Malingre    
1989 2001 Michel Lauzier   Ingénieur EDF
mars 2001   Michel Picard DVD puis SE Chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 614 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 219 2 214 2 260 2 555 2 634 3 107 2 926 3 238 3 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 875 3 459 3 876 4 059 4 173 4 222 4 544 4 736 4 594
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 671 4 460 4 531 4 556 4 742 4 813 4 652 4 652 4 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 687 5 205 5 661 5 339 5 346 5 591 5 406 5 391 5 614
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cette commune possède des écoles maternelles, primaires et secondaires en privé et public.

Santé[modifier | modifier le code]

Chagny possède un centre hospitalier. Il y a aussi des médecins généralistes, des infirmier(e)s, des dentistes, des kinésithérapeutes, des vétérinaires, des orthophonistes, des ambulanciers. Il y a également des pharmacies, un laboratoire d'analyses de biologie médicale et un centre médico-social du Conseil Général.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique à l'église.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs terrains de sport, un gymnase, une piscine... Il y a beaucoup de clubs sportifs dont le rugby à XV (le « RC Chagny », le football (« ASC Chagny »), le basket-ball (« AL Chagny »)...

Associations[modifier | modifier le code]

Il y a 95 associations implantées sur la commune[10].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Depuis longtemps cette commune accueille une grande partie des déchets du département, et il y aura prochainement une usine de méthanisation[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Le restaurant Lameloise, à Chagny

La ville est située au cœur d'une région argileuse, ce qui explique l'implantation d'une tuilerie à Chagny dès 1881, au bord du canal du Centre. La tuilerie appartient aujourd'hui au groupe Terreal et un nouveau site est en construction en lisière de la forêt de Chagny pour augmenter de façon significative la production de tuiles à Chagny. Cette tuilerie possède environ 150 employés[12]. L'autre grosse entreprise de cette commune est les Moulins Joseph Nicot (environ 150 salariés)[12]. La ville possède un restaurant trois étoiles (Maison Lameloise) aujourd'hui tenu par Frédéric Lamy (directeur) et Éric Pras (chef cuisinier, Meilleur Ouvrier de France).

La viticulture est présente sur la commune avec environ 40 hectares de vignes, dont une partie est comprise dans l’appellation Rully[11]. Il y a quatre viticulteurs implantés sur la commune[11].

Il y a aussi un gros marché le dimanche matin dans le centre ville.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
  • Ville fleurie : 2 fleurs.
  • Église Saint-Martin : clocher du XIe siècle mentionné par Victor Hugo (le reste du bâtiment date de plusieurs époques), remaniée jusqu'au XVIIe siècle, porche construit vers 1970. Prieuré de St-Ruf jusqu'à la Révolution. Classée "Monument historique" en 2010.
  • Château de Bellecroix, ancienne commanderie de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
  • Théâtre des Copiaux, théâtre à l'italienne du XIXe siècle. Construit par maitre Carré, notaire, racheté par la commune après la faillite de celui-ci. Restauré récemment.
  • Sur la place de l'église, on peut admirer une œuvre de Richard Serra, Octagon for Saint Eloi.
  • Sur le port du canal du Centre, se dresse une sculpture de Lawrence Weiner, Et sous les Etoiles.
  • Hôpital.
  • La mairie est un beau bâtiment de la fin du XIXe siècle, avec deux ailes abritant des halles, où se tient le marché les jeudi et dimanche. Le marché du dimanche, réputé et très fréquenté, s'étale sur tout le centre-ville.
  • La commune de Chagny possède également un lac d'une grande superficie (environ 8 372 km² superficie du lac Titicaca). Son nom (le creux chat meaux) tient d'un règlement de compte entre chats de bandes rivales. Une légende raconte qu'un pêcheur nommé Axbouel, sorti un thon d'un quintal. Depuis cette pêche miraculeuses, le lac est devenu la station d'épuration de Bellecroix.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Saône-et-Loire. Les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages, (ISBN 2-915907-23-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  2. Archives climatologiques mensuelles - Dijon (????-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  3. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  4. a, b et c La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Chagny, p. 40
  5. Sources : abbé de Courtépée
  6. Sources : Histoire de Chagny, ouvrages de l'abbé Bandet, et de Maurice Roy
  7. La Saône-et-Loire ; les 573 communes, Chagny, p. 39
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. Site de la commune de Chagny, page sur les associations, consulté le 18 janvier 2012
  11. a, b et c Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 17 janvier 2012, page local Chalon, Un jour, une commune : Chagny, p.  17
  12. a et b Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 17 janvier 2012, page local Chalon, Un jour, une commune : Chagny, p.  16
  13. a et b Site de France diplomatie, Atalas français de la coopération décentralisé et des autres actions extérieurs, page sur la Saône-et-Loire, Consulté le 9 février 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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