Guillaume Philibert Duhesme

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Guillaume Philibert Duhesme
Image illustrative de l'article Guillaume Philibert Duhesme

Naissance 7 juillet 1766
Mercurey(Saône-et-Loire)
Décès 20 juin 1815 (à 49 ans)
Genappe (Drapeau de la Belgique Belgique)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Grade général de division
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne
La rue Duhesme, dans le 18e arrondissement de Paris.
Autres fonctions Pair de France

Guillaume Philibert, comte Duhesme, général de division (né le 7 juillet 1766 à Mercurey (ex-Bourgneuf) (Saône-et-Loire) (Bourgogne) - décédé le 20 juin 1815 à Genappe (Belgique) et enterré à côté de l'église Saint-Martin de Ways dans le Mausolée Duhesme.

Fils d'un notaire de Bourgneuf Val d'Or (Mercurey).

États de service[modifier | modifier le code]

Commandant de la garde nationale de son canton jusqu'en 1791, époque à laquelle il entra, comme capitaine, dans le second bataillon de Saône-et-Loire. Cette même année il équipa 200 hommes à ses frais, et Dumouriez lui confia le commandement de ce bataillon.

Il commandait la place de Ruremonde pendant que l'armée traversait la Meuse; assura les communications avec la Hollande en conservant le poste de Herstadt, et à la suite de la bataille de Nerwinde brûla un pont, sur la Hoo, en présence d'une colonne ennemie. Le 6 juillet 1793, au combat du bois de Villeneuve, les grenadiers français se découragèrent et abandonnèrent leurs rangs. Duhesme, blessé de deux coups de feu, mit un genou en terre pour se soutenir, présenta la pointe de son sabre aux fuyards, et parvint à rétablir l'ordre et à obtenir quelques avantages sur l'ennemi. Ce trait de courage lui valut le grade de général de brigade le 7 octobre 1793.

Lorsqu'il fut guéri de ses blessures, il fut placé à la tête de l'avant-garde et s'empara de la Capelle où il se maintint. À la journée de Grandjean, il ramena au combat les troupes qui se repliaient en désordre, et, malgré la blessure qu'il reçut en marchant à leur tête, il continua de commander la colonne qui protégeait la retraite. Le 6 prairial, les troupes se portaient sur Charleroi, et Duhesme, à la tête de sa brigade, débouchait d'un bois dans une plaine battue par la mitraille et défendue par une forte ligne de cavalerie, lorsque, apercevant quelque hésitation dans les rangs de ses grenadiers, il descendit de cheval, et, saisissant le fusil d'un soldat, se mit en ligne avec un des pelotons les plus opposés, et chargeant à la baïonnette, força l'ennemi à battre en retraite.

A l'attaque du pont de Marchiennes, dont l'abord était défendu par une nombreuse artillerie, il employa des espèces de matelas roulants qui permirent aux canonniers de faire avancer leurs pièces, et, malgré le feu de l'ennemi, il détruisit leurs retranchements. Il effectua alors le passage de vive force.

La veille de la bataille de Fleurus, il commanda une manœuvre qu'exécuta le colonel Bernadotte et à laquelle on dut la défaite de l'aile droite des Autrichiens.

Placé au centre de l'armée il contribua plus directement à cette victoire.

Il commanda le corps chargé de l'investissement de Maestricht, en l'absence de Kléber, repoussa l'ennemi dans cinq sorties, et fut nommé général de division, le 8 novembre 1794. Il fit la guerre de la Vendée sous les ordres de Hoche, passa à l'armée du Rhin sous les ordres de Pichegru, se distingua partout, principalement à la défense de Kehl, à Biberach, à Schussenvied. Dans la campagne de l'an V, à l'armée de Rhin-et-Moselle, sous les ordres de Moreau, il eut la main droite percée d'une balle à l'affaire de Diersheim, au moment où, précédant ses soldais, il battit la charge sur un tambour avec le pommeau de son épée. En 1798, il fut chargé d'aller offrir au gouvernement les drapeaux conquis par les armes françaises.

Il commandait l'aile gauche de Championnet lorsqu'il s'empara de Cerrita del Tronto, près de Pescara; il contribua puissamment à la prise de Naples, et fut chargé, par Championnet, du commandement militaire de la Pouille et des Calabres: il y battit un parti de 12 000 hommes et se rendit maître des villes insurgées.

Duhesme partagea ensuite la disgrâce de Championnet ; mais bientôt après il reçut le commandement des Alpes, puis, au printemps de 1800, il passa à l'armée de réserve organisée à Dijon.

Le 3 décembre, il commandait l'aile gauche de l'armée d'Augereau, et contribua aux succès de Burg, d'Éberach, de Bamberg, etc. ; il passa ensuite au commandement de la 19e division.

En 1806, il fit partie de l'armée chargée de la conquête du royaume de Naples. Il fit paraître à cette époque un Précis historique de l'infanterie légère, etc. ouvrage très-estimé, réimprimé en 1814.

Il quitta en 1808 l'armée de Masséna pour aller prendre un commandement en Espagne, et-y rendit de grands services en 1810 ; il quitta le commandement de la Catalogne et rentra en France, où il tomba dans la disgrâce de l'Empereur par suite de dénonciations relatives à son administration en Espagne. « Nommé gouverneur de Barcelone, il s’y trouva un moment bloqué et fut dégagé par Gouvion-Saint-Cyr, mais entra bientôt en conflit aigu avec Augereau, qui venait de remplacer Saint-Cyr dans le commandement en chef. Dans des rapports d’une extrême âpreté, Augereau l’accusa des pires méfaits : arrestation du consul de France, abus de pouvoir, pillage d’argenterie, ivresse, malversations, conclusion de faux marchés, confiscation à son profit de biens d’émigrés, trafics de fournitures de l’armée, etc. Jamais réquisitoire contre un chef de corps n’avait été aussi violent. Augereau somma Duhesme de quitter son commandement et de se retirer à Montpellier. Le général vint à Paris se justifier, mais il reçut l’ordre de quitter la capitale sans délai. Il obéit et se rendit à Rouen. Les enquêtes qui durèrent longtemps, ayant démontré l’inanité des accusations, Duhesme reçut le commandement supérieur de Kehl, après la campagne de Saxe[1].  »

En 1814, il commandait une division dans le corps d'armée du duc de Bellune, et un décret de Napoléon Ier lui accorda le titre de Comte.

Inscription[2] sur la sépulture du Général Duhesme, Mausolée Duhesme sur le flanc de l'église St Martin de Ways, commune de Genappe.

Le 1er février, sa division fut presque entièrement prise au combat de la Rothière. Cet échec fut bientôt réparé ; il se couvrit de gloire à Montereau. Le 1er juin, Louis XVIII le nomma inspecteur général d'infanterie, puis après chevalier de Saint-Louis.

À son retour de l'île d'Elbe, Napoléon le créa Pair de France, et lui donna le commandement de la jeune Garde. Il combattit héroïquement à la tête de cette troupe d'élite le 18 juin 1815, à la bataille de Waterloo. Gravement blessé à la tête aux combats de Plancenoit, il fut fait prisonnier par les prussiens et transporté à l'Auberge du Roy d’Espagne à Genappe où il expira.

Son nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 8e colonne, côté nord.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire de Biographie française – s.l.d. Roman d’Amat – Paris, Letouzy, 1968 – XII, p. 90.
  2. Au dos du monument on peut lire :Sa veuve et ses enfants ont mis sous la protection de ce saint lieu et des braves de tous les pays la dépouille mortelle du guerrier intrépide qui fut aussi le modèle des époux et des pères. Une autre petite plaque, à l'avant du monument, mentionne que le monument a été restauré en 1954 par les soins de la Société des Etudes Napoléoniennes.

Source[modifier | modifier le code]

BRAIVE (Gaston), Duhesme. Né à Mercurey, blessé à mort à Waterloo, mort à Genappe, enterré à Ways. Biographie, Genappe, Cercle d'histoire et d'archéologie du pays de Genappe, 2001, 555 pages (Cahier, 12) Mémoires du général Duhesme, 1793-1794, Genappe, Cercle d'histoire, 2001 (Cahiers, 10).

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