Clairac (Lot-et-Garonne)

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Clairac
Vue générale. Au premier plan, le Lot
Vue générale. Au premier plan, le Lot
Blason de Clairac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Marmande
Canton Canton de Tonneins
Intercommunalité Val de Garonne Agglomération
Maire
Mandat
Michel Pérat
2014-2020
Code postal 47320
Code commune 47065
Démographie
Gentilé Clairacais
Population
municipale
2 466 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 38″ N 0° 22′ 47″ E / 44.3605555556, 0.379722222222 ()44° 21′ 38″ Nord 0° 22′ 47″ Est / 44.3605555556, 0.379722222222 ()  
Altitude 54 m (min. : 27 m) (max. : 185 m)
Superficie 33,78 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie

Clairac est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le Lot entre Aiguillon et Villeneuve-sur-Lot, dans le pays de la Vallée du Lot.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1482, Louis XI avait accordé des droits au chapitre de la cathédrale du Latran à Rome sur l'abbaye de Clairac. Mais l'essor du protestantisme dans la région empêchait ce dernier de percevoir ces revenus.
Le 22 septembre 1604, Henri IV confirme le chapitre dans ces droits et fait en sorte qu'il soit en mesure de toucher les revenus de l'abbaye qui lui sont dus. En contrepartie, le chapitre fait ériger une statue à l'effigie du Roi de France, auquel il attribue le titre de « chanoine d’honneur ». Par ailleurs il fait célébrer une messe pour la prospérité de la France le 13 décembre, jour anniversaire de la naissance d'Henri.

Durant les révoltes huguenotes, après avoir pris la ville de Saint-Jean-d'Angély, Louis XIII prit la décision de se porter vers le sud avec le gros de ses troupes pour soumettre la Guyenne, et assiéger Clairac qui était un bastion du protestantisme et dont la devise est « Ville sans Roy, soldats sans peur ». Après 12 jours de siège, du 23 juillet au 4 août la ville se rendit[1]. À l'issue de ce siège, 3 protestants considérés comme meneurs furent exécutés ; Théophile de Viau, lui-même natif de Clairac, rapporte dans un sonnet satirique de nombreux actes de torture. Aujourd'hui encore la place Viçoze porte une plaque commémorative rappelant à la tolérance.
La devise a été gravée sur la Place Viçoze lors de sa rénovation en 2008.

En 1729, Louis XV augmente les revenus du chapitre de ceux de deux prieurés dépendant de l’abbaye de Clairac. La Révolution française supprime ces droits en 1791. Louis XVIII, Charles X et Napoléon III les restaureront sous forme d'une rente qui sera définitivement abolie en 1871. Depuis lors, le titre de « chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran » est porté par tous les chefs d'État français, y compris par les Présidents de la République qui possèdent leur propre stalle "réservée" dans la basilique romaine.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les mobilisés[modifier | modifier le code]

Les morts[modifier | modifier le code]

Deuxième Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

L’Ecole navale[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1830, l’Ecole navale a beaucoup voyagé. Pendant la période troublée de la Seconde Guerre mondiale, elle s’est même installée pendant près de deux ans à Clairac, volontiers accueillie par le maire de l’époque, le commandant Maurice Baril, officier d’active[2].

Près de 300 marins se rejoignent à Clairac. L’école est alors composée d’une compagnie de 91 élèves-officiers, un groupe de commandement avec deux officiers supérieurs, un encadrement de deux officiers supérieurs, un ingénieur mécanicien et un médecin principal, ainsi qu’une compagnie d’équipage, d’officiers mariniers et de marins incluant du personnel administratif, des fusiliers-marins et des gendarmes maritimes.

Construction de baraquements pour accueillir les cours des élèves. L’État-major et la compagnie d’équipage vivent dans l’abbaye du village. Les élèves logent au Domaine de Castille et les officiers au château de Bireboy. Des familles d’officiers, d’encadrants et de professeurs civils s’installent dans le village.

Rien n’est laissé au hasard pour assurer la formation des élèves officiers. Des baraquements démontables sont ajoutés pour accueillir les cours de navigation, d’astronomie, de mécanique, etc. Un barrage en aval du Lot permet même de constituer un plan d’eau pour l’apprentissage des rudiments de la navigation, de la voile et de l’aviron, mais aussi pour l’entraînement physique avec la remontée du Lot sur près de 5km et des séances de natation.

Après de nombreuses réticences de la part du commandant de l’école, le CV Lacaille d’Esse, une unité combattante composée de 16 officiers, 147 officiers-mariniers, quartiers-maîtres, marins et 91 bordaches est mise sur pied en août 1944 pour rejoindre le maquis du Nécarais et soutenir les alliés qui ont débarqué. Ils se lancent alors dans une marche nocturne de près de 40 km pour passer de la Garonne au Mas d’Agenais d’où ils rejoindront le maquis et combattront les troupes allemandes en Charente-Maritime.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Clairac Blason D'azur au soleil rayonnant d'or.
Devise 
"Ville sans roy, soldat sans peur"
Cri de guerre 
"Lux clareat"[3]
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes. (soleil/clair)
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1929 1941 Rodolphe Roubet SFIO  
1941 1944 M. Maurice Baril    
mars 1944 1949 Rodolphe Roubet PS Président du Conseil général de Lot-et-Garonne
mars 1949 1953 Adrien Vidal    
mars 1953 mars 1959 Rodolphe Roubet PS  
mars 1959 mars 1977 Franck Bize    
mars 1977 1979 Yves Cazaux    
1979 mars 2001 Roger Guibert    
mars 2001 mars 2014 Françoise Bize PS  
mars 2014   Michel Perat DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 466 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 900 4 849 5 068 5 123 4 949 4 925 4 842 4 556 4 381
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 358 4 348 4 420 4 191 4 156 4 050 3 840 3 562 3 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 880 2 850 2 824 2 214 2 299 2 249 2 378 2 505 2 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 545 2 552 2 332 2 393 2 338 2 385 2 506 2 506 2 432
2011 - - - - - - - -
2 466 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La "Font'Grand", au bas de la rue Gambetta, est la principale source publique sous l'Ancien Régime qui a été couverte d'une voûte d'ogives de la fin du Moyen Âge. La façade classique porte la date 1636 et celle de sa réfection en 1909, encadrant une inscription en latin. À proximité, le nom « rue Esclopière », donné à une voie pentue, rappelle l'artisanat qui faisait jadis la spécificité du quartier.
Au 7, rue de Puzoque, la maison sur cour, du milieu du XVIIIe siècle, appartenait à la famille de Maleprade.
La place Aristide-Briand est entourée de maisons du XVIIe et XIXe siècle. Cette place, ancienne place du Temple, conserve la forme d'un bastion des fortifications démantelées suite aux sièges de la ville par Louis XIII.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Théophile de Viau (1590-1626), poète et dramaturge français né au lieu-dit « Boussères ».
  • François de Labat (1697-1780), économiste français.
  • Antoine Serres (1786-1868), médecin et physiologiste français.
  • Édouard Manec (1808-?), prêtre et traducteur français.
  • Bernard de la Planche.
  • Pierre Delsol (1909-1987), né à Clairac, Commandeur de la Légion d'Honneur, Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941, Médaille Militaire, Croix de Guerre 39/45 (4 citations), Médaille Coloniale avec agrafes "Libye 1940-1941", "Bir-Hakeim", "Libye 1942-1943", Tunisie"-"Tripolitaine"-"E-O", Médaille des Blessés, Croix du Combattant 39/45, Croix du Combattant Volontaire 39/45, Médaille des Services Volontaires dans la France Libre, Officier de l'Etoile Noire (Bénin), Commandeur du Nicham El Anouar, Bronze Star Medal (USA)
  • Paul Serre, né le 13 décembre 1895 à Clairac et décédé le 14 juillet 1972. Joueur de rugby à XV. Champion de France de rugby à XV en 1914 avec Perpignan. International à deux reprises en 1920. Trois quart aile (1 m 80, 77 kg). Clubs : Libourne, Perpignan, Narbonne, Stade Français. Surnommé « l'assassingue ».
  • Philippe Sella (1962-), joueur de rugby à XV évoluant au poste de centre et international français à 111 reprises entre 1982 et 1995.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Batailles françaises par le colonel Édouard Hardy de Périni volume 3 (1621-1643)
  2. [1]
  3. Armorial de France
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011