Monique Vita

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Monique Vita

Nationalité France Française
Profession Actrice,
Stripteaseuse
Films notables Alerte au barrage
La Ragazza di Bube
Prenez la queue comme tout le monde
La Kermesse érotique
Les Ravageuses de sexe
Dora, la frénésie du plaisir

Monique Vita est une actrice française née en 1935[1]. Elle a tenu de nombreux rôles secondaires au cinéma et à la télévision entre 1956 et 1980 mais s'est fait plus particulièrement connaître au milieu des années 1970 pour ses prestations dans des comédies érotiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Monique Vita travaille comme stripteaseuse[2] quand elle fait ses débuts au cinéma au milieu des années 1950. On la voit ainsi à l'œuvre dans des numéros de cabaret filmés pour En effeuillant la marguerite (1956), Mademoiselle Strip-tease (1957) ou Strip-tease (1963). Vouée aux rôle de fille légère, elle apparait nue à l'écran dès 1956 dans En effeuillant la marguerite[3] puis dans Prisons de femmes de Maurice Cloche[2].

Après une dizaine d'apparitions dans des rôles secondaires, Monique Vita tient pour la première fois le haut de l'affiche en 1961 dans Alerte au barrage de Jacques-Daniel Norman[4]. L'année suivante, les téléspectateurs la découvrent dans un épisode de la série Les Cinq Dernières Minutes[5]. En 1964, elle donne la réplique à Claudia Cardinale dans La Ragazza di Bube de Luigi Comencini. En 1966, elle retrouve un rôle de prostituée dans Le Voyage du père qui lui vaut de partager une scène avec Fernandel.

Après un passage à vide, le succès du porno soft, au début des années 1970 lui donne l'opportunité de relancer sa carrière au cinéma. Elle devient une figure populaire de l'érotisme sur grand écran, tournant pour Jean-François Davy ou Michel Lemoine dans des films qui laissent une large place à la comédie. Elle y a régulièrement Anne Libert, Philippe Gasté ou Richard Darbois pour partenaires. En plus d'un charme indéniable, la jolie brune fait montre d'un tempérament volcanique[2] qui lui permet d'accéder aux premiers rôles. Elle tient la vedette de films signés Raoul André (La Kermesse érotique), Richard Balducci (Les Ravageuses de sexe), Bernard Launois (Les Machines à sous) ou Willy Rozier (Dora, la frénésie du plaisir)[4].

En vingt ans de carrière, Monique Vita aura suivi l'évolution du cinéma sexy des premiers effeuillages jusqu'à la déferlante porno de 1975. L'actrice est alors doublée pour les scènes de sexe hardcore (Les Ravageuses de sexe, Le Feu au ventre)[2]. Elle se tourne ensuite brièvement vers la télévision. En 1979, elle tourne un dernier film, Couples pervers, dont l'érotisme soft n'attirera guère les foules à sa sortie en 1982[6]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. www.cinefiches.com
  2. a, b, c et d Grégory Alexandre et Christophe Bier, p.641, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011
  3. Armel de Lorme, p.331, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011
  4. a et b Monique Vita sur Encyclo-ciné
  5. Monique Vita sur BDFF
  6. Frédéric Thibaut, p.218, Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques en 16 et 35 mm, Serious Publishing, 2011, sous la direction de Christophe Bier.