La Faim (roman)

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Faim
Auteur Knut Hamsun
Genre Roman
Version originale
Titre original Sult
Langue originale Norvégien
Pays d'origine Drapeau de la Norvège Norvège
Date de parution originale 1890
Version française
Traducteur Régis Boyer
Lieu de parution Paris
Éditeur Presses universitaires de France
Collection Quadrige
Date de parution 1994
Nombre de pages 182
ISBN 2-13-046812-8

Faim (en norvégien Sult) est un roman de l'écrivain norvégien Knut Hamsun, publié dans sa version définitive en 1890, après une parution partielle dans le magazine danois Ny Jord en 1888. Ce roman de la solitude, inspiré de l'expérience de l'auteur avant qu'il ne rencontre le succès, relate à la première personne la vie d'un écrivain qui erre dans les rues de Christiania, tenaillé par la faim qu'il recherche autant qu'il la fuit, et de la déchéance physique et mentale qu'il subit en conséquence.

Influencé par la psychologie de Dostoïevski (le narrateur rappelle certains traits de Raskolnikov, l'anti-héros de Crime et Châtiment, mais aussi le personnage principal du Sous-sol) et par le naturalisme de Zola, Hamsun, dans Faim, préfigure également les écrits de Kafka et de la littérature existentialiste du XXe siècle.

Faim a fait l'objet de trois traductions en français : dès 1895, celle par Edmond Bayle ; puis, la plus courante, de Georges Sautreau (1926). La première traduction intégrale, et la seule à donner son titre exact au roman, est toutefois celle de Régis Boyer en 1994.

Résumé[modifier | modifier le code]

À travers quatre parties enchaînant sans respiration des épisodes nombreux, le narrateur anonyme, jeune écrivain affamé, écrit pour des journaux, change de domicile ou dort dans les rues selon les moments, et rencontre de nombreux personnages différents, souvent mystérieux, comme la figure féminine qu'il surnomme Ylajali.

La déchéance physique et mentale du personnage est complétée par ses fantaisies, ses accès de colère ou de joie inexplicables, ses facéties aux dépens ou aux bénéfices de ses connaissances ou d'inconnus complets, dans un élan parfois proche de l'hallucination ou de la folie.

Chassé d'un meublé, le narrateur se retrouve une nouvelle fois sans domicile ni ressource quand, sur une impulsion, il décide de s'engager sur un navire en partance, se libérant ainsi de l'errance.

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • La Faim, trad. Edmond Bayle, Paris / Leipzig, 1895
  • La Faim, trad. Georges Sautreau, Abbeville / Paris, Paillart / Rieder, 1926 (multiples rééditions)
  • Faim, trad. Régis Boyer, Paris, PUF, coll. « Quadrige », 1994 ; réédition dans le volume omnibus Romans, Le Livre de Poche, « La Pochothèque », 1999[1]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Une adaptation théâtrale (« action dramatique ») est mise en œuvre par Jean-Louis Barrault en 1939 à partir de la traduction de Georges Sautreau.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce volume omnibus contient égalment Mystères, Pan, Sous l'étoile d'automne, Un vagabond en sourdine, La Dernière Joie, Vagabonds, August le marin, Mais la vie continue

Liens externes[modifier | modifier le code]