Guernica (Picasso)

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Guernica
Artiste Pablo Picasso
Date 1937
Technique Huile sur toile[1]
Dimensions (H × L) 349,3[1] × 776,6[1] cm
Localisation Musée Reina Sofía[1], Madrid

Guernica est une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Pablo Picasso, et un des tableaux les plus connus au monde[2],[3],[4],[5].

Picasso réalisa cette huile sur toile de style cubiste entre le premier mai et le 4 juin 1937 à Paris, en réponse à une commande du gouvernement républicain de Francisco Largo Caballero pour le pavillon espagnol de l'Exposition universelle de Paris de 1937.

Cette toile monumentale est une dénonciation engagée du bombardement de la ville de Guernica, qui venait de se produire le 26 avril 1937, lors de la guerre d'Espagne, ordonné par les nationalistes espagnols et exécuté par des troupes allemandes nazies et fascistes italiennes. Le tableau de Picasso, qui fut exposé dans de nombreux pays entre 1937 et 1939, a joué un rôle important dans l'intense propagande suscitée par ce bombardement et par la guerre d'Espagne ; il a acquis ainsi rapidement une grande renommée et une portée politique internationale, devenant un symbole de la dénonciation de la violence franquiste et fasciste, avant de se convertir en symbole de l'horreur de la guerre en général.

Conservée pendant toute la dictature franquiste aux États-Unis, sur demande de Picasso, cette œuvre a été transférée en 1981 en Espagne, où elle est conservée depuis au Musée Reina Sofía à Madrid.

Création[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative situant l'atelier du 7, rue des Grands-Augustins, où Picasso réalisa Guernica.

Le gouvernement espagnol républicain de Francisco Largo Caballero envoya en janvier 1937 le directeur général des Beaux-Arts Josep Renau demander à Picasso de réaliser une peinture murale pour le pavillon espagnol de l'Exposition Internationale de Paris de 1937[6]

Après avoir hésité[7], Picasso finit par accepter et décida, à la suite du bombardement de Guernica, d'exprimer toute l'horreur et la colère que cet évènement avait suscitées en lui ; ainsi, la commande de la République espagnole lui offrit l'opportunité d'exposer une contre-propagande des totalitarismes fascistes qui étaient intervenus militairement dans ce bombardement, juste à côté de leurs pavillons monumentaux.

Avant d'exécuter la version finale, il a réalisé, entre le premier mai et le 4 juin 1937, 45 études préliminaires qu'il a conservées, datées et numérotées[8], et qui sont maintenant exposées au musée Reina Sofía. Cette période de travail préparatoire a été subdivisée en trois phases par Robert W. Weisberg[9] : les études des deux premiers jours (1er et 2 mai) concernent la composition de l'œuvre et le personnage central du cheval[9] ; celles des six jours de la semaine suivante (du 8 au 13 mai), sont principalement consacrées à l'élaboration d'autres personnages, et dans une moindre mesure à la composition[9] ; enfin, celles des deux dernières semaines (du 20 mai au 4 juin) sont centrées sur de nouveaux personnages périphériques[9]. Le fait que Picasso ait commencé par étudier principalement la composition et le personnage central prouve qu'il a organisé ce travail préparatoire de manière logique et systématique[9].

La réalisation commença vers le 11 mai et se termina début juin 1937[10], à Paris, dans son atelier du 7, rue des Grands-Augustins[11]. Pour la première fois, Picasso peint en présence d'un observateur[12], en l'occurrence sa maîtresse Dora Maar, qui prit des photos de Picasso au travail et surtout des différentes étapes de la réalisation[13],[14]. Picasso utilisait ces photos en noir et blanc des états antérieurs de sa toile pour modifier la peinture[15], et notamment la balance des blancs et des noirs, dans le but que Guernica apparaisse comme un immense poster compréhensible par tous[réf. nécessaire]. De ce fait, selon Anne Baldassari, biographe de Picasso et présidente du musée Picasso de Paris, Guernica peut être en partie considérée comme une œuvre à quatre mains[16].

La peinture[modifier | modifier le code]

Reproduction murale (en carreaux de faïence) du tableau dans la ville de Guernica.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Guernica est une peinture d'une taille monumentale[17] (349,3 × 776,6 cm)[1].

C'est une peinture d'histoire, à l'huile, exécutée en noir et blanc, avec un camaïeu de nuances de gris (grisaille)[18].

Guernica est une peinture de style cubiste et expressionniste[19] qui utilise notamment le clair-obscur.

Description[modifier | modifier le code]

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La figure centrale du tableau est un cheval (ou une jument) horrifié dont le corps, recouvert de traits formant des lignes horizontales, est transpercé par une lance. À gauche, une femme porte son enfant mort et hurle de douleur. Derrière elle, se dresse un taureau. En bas, à gauche, un homme allongé avec les bras en croix tient une épée brisée. Seule minuscule trace d'espoir, on distingue une petite fleur presque effacée entre les pattes du cheval et l'épée cassée. À droite du tableau, trois femmes désarticulées pleurent ou hurlent ; l'une d'entre elles tend une lampe à huile vers le centre du tableau. En arrière-plan, des formes géométriques évoquent des immeubles incendiés, les flammes étant représentées par des triangles clairs.

Interprétation[modifier | modifier le code]

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

L'expression corporelle du personnage le plus à droite, aux attributs féminins et qui lève les bras au ciel, a été comparée à celle du fusillé du Tres de Mayo de Francisco de Goya[20],[21].

Selon Anthony Blunt, la composition de Guernica est héritée de la représentation traditionnelle, dans l'iconographie chrétienne, du massacre des Innocents ; il cite parmi les antécédents proches Le Massacre des Innocents de Guido Reni et Le Massacre des Innocents de Nicolas Poussin. Blunt estime en particulier que les bras levés de la femme en flammes et la mère à l'enfant mort, dans Guernica, sont des « échos » des personnages du tableau de Poussin[22] ; on peut en effet comparer ces personnages avec la mère agenouillée au premier plan et celle habillée en bleu en arrière-plan, à droite[23].

Le personnage féminin en bas à droite, qui traîne sa jambe coupée, a également été comparé à la mère du premier plan du Massacre des innocents de Poussin[23].

Le personnage de la mère à l'enfant mort, à gauche dans le tableau de Picasso, a également souvent été comparé à une Pietà, et plus précisément à la célèbre sculpture de Michel-Ange[24],[25].

Choix du noir et blanc[modifier | modifier le code]

Selon Carmen Giménez, administratrice du musée Reina Sofía où est exposé Guernica depuis 1981, « Picasso utilise beaucoup le blanc, le noir et le gris dans les moments où il veut dire quelque chose de très important et où il ne veut pas perdre son temps dans la couleur »[26].

Le choix d'un effet global de noir et blanc évoque les photos de guerre de la presse écrite : Picasso vivait en France depuis 1900 mais son cœur espagnol a été profondément choqué quand il a appris par la presse que Guernica avait été bombardée. Il pourrait aussi avoir été inspiré par le fort impact des bélinographes sur Picasso[27].

Le noir et blanc du tableau résulte également des photographies prises lors de la longue élaboration de l'œuvre[réf. nécessaire] par Dora Maar.

Sujet[modifier | modifier le code]

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Même s'il ne fait pas de doute que le tableau représente le bombardement de Guernica, en raison de son titre et des déclarations de Picasso, Guernica représente une scène de violence, de douleur, de mort et d'impuissance dont la cause n'est pas représentée explicitement ; dans la série des études préparatoires du premier jour (le 1er mai 1937) conservées au Musée de la Reine Sofía à Madrid, les flammes causées par les bombes ne sont d'ailleurs même pas encore présentes sur les toits des immeubles ; une des premières esquisses, datée du premier mai 1937, représente seulement, au premier plan et au centre, un cheval (qui est représenté comme une jument enceinte dans les quatre premières esquisses)[28], du ventre duquel sort un petit cheval ailé, devant un taureau tourné vers la gauche, et au-dessus d'un personnage allongé, aux yeux fermés, aux cheveux longs, avec, en arrière-plan, une femme, à la fenêtre d'un étage d'un immeuble, tendant au bout de son bras une lampe à pétrole[29].

Symbolisme[modifier | modifier le code]

Les personnages du taureau, à gauche, et du cheval, au centre du tableau, forment un couple récurrent dans l'œuvre de Picasso[30], et leur valeur symbolique dans Guernica a suscité de nombreuses interprétations contradictoires.

Selon les déclarations de Picasso au peintre Jerome Seckler, le taureau ne symbolise pas le fascisme, ainsi que de nombreux critiques et historiens de l'art l’ont supposé, mais exprime une forme de « brutalité » et d'« obscurité »[31]. Quand Daniel-Henry Kahnweiler lui demanda de clarifier le sens du taureau, il lui répondit :

« Ce taureau est un taureau, ce cheval est un cheval. Il y a aussi une sorte d'oiseau, un poulet ou pigeon, je ne me souviens plus, sur la table. Ce poulet est un poulet. Bien sûr, les symboles... Mais il ne faut pas que le peintre les crée ces symboles, sans cela il vaudrait mieux écrire carrément ce que l'on veut dire, au lieu de le peindre. Il faut que le public, les spectateurs, voient dans le cheval, dans le taureau, les symboles qu'ils interprètent comme ils l’entendent. Il y a des animaux : ce sont des animaux, des animaux massacrés[32],[33]. »

Selon Juan Larrea, le taureau, en tant qu'animal totémique de l'Espagne, représenterait le peuple espagnol protégeant Madrid (représentée par la mère éplorée et son enfant), tandis que le cheval représenterait les Nationalistes espagnols. Cette interprétation se base sur le rôle du taureau dans Songe et mensonge de Franco (réalisé à la même époque par Picasso), où il apparaît comme un ennemi de Franco, ainsi que sur le traitement hostile que réservait souvent Picasso aux chevaux dans ses œuvres[34].

Selon Florence de Meredieu, professeur de Philosophie de l’Art à la Sorbonne, la toile achevée serait reliée dès ses premières esquisses aux travaux précédents de Picasso sur la Minotauromachie (1930-1937) : le taureau de Guernica serait en conséquence un avatar du Minotaure[35] et son regard exprimerait la jouissance du monstre mythique ayant violé la jument[réf. nécessaire], laquelle représente symboliquement, d'après Picasso lui-même, le peuple espagnol[réf. souhaitée]. Ce ne serait qu'après avoir pris connaissance, au cours de la journée du premier mai 1937 des photographies de Guernica en flammes publiées par les journaux, que Picasso aurait intégré le bombardement dans son œuvre comme une conséquence de ce viol, idée première de la construction, en rajoutant par surimpressions successives, les effets désastreux que le machisme effréné peut avoir sur l'humanité : un cortège de massacres et de villes en flammes[réf. nécessaire]. Ainsi, Picasso, qui aimait se comparer avant Guernica au Minotaure, monstre mythique aux appétits sexuels jamais assouvis, aurait su faire émerger à la perfection, par un syncrétisme entre sa vie artistique intérieure et l'événement historique qui révolutionne sa conscience, la brisure de l'espace intime par l'intrusion du viol collectif[réf. nécessaire].

Exposition et conservation[modifier | modifier le code]

La toile a d'abord été exposée lors de l'Exposition Internationale de Paris de 1937, au pavillon de l'Espagne, ouvert au public à partir du 12 juillet 1937[36], face à la Fontaine de mercure d'Alexander Calder[37].

Après une période où elle fut présentée dans plusieurs pays européens puis aux États-Unis de 1937 à septembre 1939, notamment pour lever des fonds pour les Républicains espagnols[38], la toile resta au MoMA de New York durant une quarantaine d'années en raison de l'entrée de l'Europe dans la Seconde Guerre mondiale et du refus catégorique de Picasso, engagé auprès du Parti communiste français, que l'œuvre aille en Espagne tant que « les libertés publiques [n'y seraient pas] rétablies », ainsi que le stipulait la lettre écrite avec son avocat Roland Dumas le 14 novembre 1970[39],[40].

L'arrivée de cette œuvre en Espagne à la fin du mois d'octobre 1981[41], après la mort de Franco en 1975, fut un symbole fort de la fin de la dictature et de la transition démocratique. Elle est, depuis, exposée au musée de la Reine Sofía à Madrid.

Portée politico-historique de l'œuvre[modifier | modifier le code]

« La guerre d'Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d'artiste n'a été qu'une lutte continuelle contre la réaction et la mort de l'art. [...] Dans le panneau auquel je travaille et que j'appellerai Guernica et dans toutes mes œuvres récentes, j'exprime clairement mon horreur de la caste militaire qui a fait sombrer l'Espagne dans un océan de douleur et de mort. »

— Picasso[42],[43], mai 1937[44]

« La peinture n'est pas faite pour décorer les appartements, c'est un instrument de guerre offensif et défensif contre l'ennemi. »

— Picasso[45]

Durant la Seconde Guerre mondiale, Picasso, qui vivait rue des Grands-Augustins à Paris, reçut la visite d'Otto Abetz, l'ambassadeur nazi. Ce dernier lui aurait demandé devant une photo de la toile de Guernica (alors conservée à New York au MoMA) : « C'est vous qui avez fait cela ? », Picasso aurait répondu : « Non... vous »[46]. De plus aux visiteurs allemands des années 1940, il distribuait des photos de Guernica, les narguant d'un « Emportez-les. Souvenirs, souvenirs ! »[46].

Depuis sa donation en 1985 par Nelson Rockefeller, une reproduction de Guernica siège à l'entrée du Conseil de sécurité des Nations unies à New York. Elle y a été placée pour rappeler les horreurs de la guerre. Néanmoins, le 5 février 2003, elle a été recouverte d'un grand voile bleu lorsque Colin Powell et John Negroponte ont tenté de trouver des appuis à la guerre en Iraq au Conseil de sécurité. Selon les diplomates américains, « il serait inapproprié que Colin Powell parle aux médias du monde de la guerre en Iraq entre l'image d’un cheval agonisant et d’une mère tenant son enfant mort entre les mains », prétextant qu'un fond bleu conviendrait mieux à la diffusion télévisée que les couleurs grise et noire du tableau[47],[48].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Obras : Guernica », sur www.museoreinasofia.es (consulté le 7 mai 2013).
  2. Gervereau 1996, p.173.
  3. Revue d'esthétique, n°27-28, Presses universitaires de France, 1995, p.102.
  4. (en) Spencer C. Tucker, Battles that Changed History: An Encyclopedia of World Conflict, ABC-CLIO, 2010, p.452.
  5. (en) Lois Fichner-Rathus, Foundations of Art and Design, Cengage Learning, 2011, p.192.
  6. van Hensbergen 2013, [1].
  7. van Hensbergen 2005, p.26.
  8. Weisberg 2003, pages 224 et 227.
  9. a, b, c, d et e Weisberg 2003, page [2].
  10. Weisberg 2003, page 224.
  11. (en) Lydia Gasman,War and the Cosmos in Picasso's Texts, 1936-1940, iUniverse, 2007,[3].
  12. « Le mystère Picasso », Secrets d'histoire, France 2, diffusé le 9 avril 2013 à 20h45 (replay). Extrait de 1h01’50’’ à 1h02’00’’ : « Dora, tout au long de la création de Guernica, est à ses côtés en tant que photographe. C'est la première fois que Picasso autorise une présence auprès de lui alors qu'il peint ».
  13. Jérôme Serri, « Quand Dora Maar photographiait Guernica », L'Express, 01/05/2006.
  14. Thomas Ganzevoort, The Light Bulb Is the Sun: The Metamorphosis of "Guernica". Reproduction et analyse des photographies des différents états de la toile.
  15. « Le mystère Picasso », Secrets d'histoire, France 2, diffusé le 9 avril 2013 à 20h45 (replay). Anne Baldassari, biographe de Picasso et présidente du musée national Picasso de Paris, y dit, de 1h02’10’’ à 1h02’14’’ : « Les photographies faites par Dora Maar sont utilisées par Picasso pour changer la peinture ».
  16. « Le mystère Picasso », Secrets d'histoire, France 2, diffusé le 9 avril 2013 à 20h45 (replay). Anne Baldassari, biographe de Picasso et présidente du musée national Picasso de Paris, y dit, de 1h02’14’’ à 1h02’18’’ : « C'est une espèce d'œuvre à deux mains qui se fait pendant cette période ».
  17. Martin 2012, première page.
  18. Helmut Göbel, « Le gris chez Pablo Picasso, Alberto Giacometti et Gerhard Richter », in Couleur de la morale, morale de la couleur, Presses Universitaires de Franche-Comté, 2010, p.273 : « Guernica de Pablo Picasso, point culminant de l'histoire de la grisaille ».
  19. (es) Valeriano Bozal, Historia del arte en España, AKAL, 1995, p.101.
  20. Gervereau 1996, p.71 : « Il importe de citer également le 3 de Mayo, dont les fameux bras levés du fusillé rappellent inévitablement ceux de la femme de droite de la grande toile. Picasso est alors saisi d'un état d'esprit. Un état d'esprit qui lui montre combien la dénonciation peut s'accompagner d'une descente dans l'inconscient à travers le monstrueux, le pitoyable, l'aberrant. Picasso a la même ambition : ne pas seulement illustrer un événement particulier, mais en faire un objet anormal et intemporel ».
  21. N : Revista de cultura, n°144-152, Clarin, 2006, p.115 : « la figura central de la obra de Goya -un hombre de camisa blanca que, desesperado, levanta los brazos- también aparece de manera estilizada en el Guernica ».
  22. Santiago Sebastián, El "Guernica" y otras obras de Picasso: contextos iconográficos, Universidad de Murcia, 1984, p.90 : « Por lo que respecta al "Guernica" lo ha estudiado desde este punto de vista de la relación con el arte anterior el mencionado [Anthony] Blunt [...] en el cuadro de [Poussin] en Chantilly veía ecos de la mujer de los brazos levantados y de la madre con el niño muerto ».
  23. a et b Domaine de Chantilly,Le massacre des Innocents, CRDP de l'Académie d'Amiens, 2008.
  24. Thomas Buser, Experiencing Art Around Us, Cengage Learning, 2006, p.441.
  25. Catherine Z. Elgin, « Comprendre : l'art et la science », in Lire Goodman: les voies de la référence, Éditions de l'Éclat, 1992, p.60.
  26. « Le mystère Picasso », Secrets d'histoire,France 2, diffusé le 9 avril 2013 à 20h45, extrait de 1h01'39 à 1h01'49 ([4]).
  27. Julien Guibreteau, Guernica, espace pédagogique de l'Académie de Nantes.
  28. Selon la psychologue et historienne des arts Mary Matthews Gedo, citée par Amber Stitt dans « Dissecting Picasso’s Political Identity : Three Nude Paintings », Journal of Art History de l'Université de Tampa, volume 4, 2009, note 18.
  29. Danislady Mazorra Ruiz, Picasso, Guernica y otras obras, Arqchile.cl.
  30. Sa peinture de 1917 intitulée Cheval éventré, est considérée comme une première approche de ce qui deviendra plus tard le cheval de Guernica (Claude Popelin, La Tauromachie, préface de Jean Lacouture et François Zumbiehl, édition augmentée par Yves Harté, Le Seuil, Paris, 1970-1994, p. 219).
  31. Arnheim 1962, p.138.
  32. Jesús Silva Herzog, Cuadernos americanos, 1973, p.75.
  33. Arnheim 1962, p.138.
  34. Gottlieb 1964-1965, p. 106
  35. [5] : synthèse d'une conférence de Florence de Meredieu sur le site denfert.com de l'association d'aficionados L'Alternative.
  36. Van Hensbergen 2005, p.305.
  37. La fontaine de mercure de Calder sera exposée avec le Guernica de Picasso, site officiel de l'espace Subirachs de Barcelone.
  38. (es) Fundación Picasso, Guernica.
  39. (es) Rafael Fernández-Quintanilla, La odisea del « Guernica » de Picasso, Planeta, 1981, p.222.
  40. Van Hensbergen 2005, p.265.
  41. Van Hensbergen 2005,p.305 : « On 23 October 1981 a semi-official pre-preview had been planned for the Madrid art world and some of Picasso's friends and family ».
  42. Pierre Daix, Pour une histoire culturelle de l'art moderne: De David à Cézanne, vol.2, Odile Jacob, 2000, p.250.
  43. Larrea 1977, p. 18.
  44. José Jiménez, La otra guerra del Guernica, La Revista d'El Mundo, n°91, 13 juillet 1997.
  45. Picasso et la presse: entretien avec Georges Tabaraud, Réunion des musées nationaux, 2000, p.30.
  46. a et b Picasso par Roland Penrose (1958), collection Champs chez Flammarion nº607 p393.
  47. (en)Guernica in Britain: The art of war dans The Independent du 28 janvier 2009.
  48. « Guernica Reproduction Covered at UN», ArtDaily.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Laurent Gervereau, Autopsie d'un chef-d'œuvre : Guernica, Paris-Méditerranée,‎ 1996.

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Rudolf Arnheim, The Genesis of a Painting : Picasso's Guernica, University of California Press,‎ 1962 (ISBN 978-0-520-25007-9).
  • (en) Melvin E. Becraft, « Picasso's Guernica », Images within Images 3rd Edition, 1986.
  • (en) Anthony Blunt, Picasso's Guernica, Oxford University Press, 1969 (ISBN 0-19-500135-4).
  • (en) David Cohen, « Hidden Treasures: What's so controversial about Picasso's Guernica? », Slate, 6 février 2003.
  • (en) Carla Gottlieb, « The Meaning of Bull and Horse in Guernica », Art Journal, vol. 24, no 2,‎ 1964-1965, p. 106-112
  • (en) Eugenio Fernández Granell, Picasso's Guernica: the end of a Spanish era, UMI Research Press, 1981 (ISBN 0-8357-1206-0).
  • (en) Russell Martin, Picasso's War, Hol Art Books,‎ 2012 (1re éd. 2002) (lire en ligne).
  • (en) Ellen C. Oppler (dir.), Picasso's Guernica (Norton Critical Studies in art History), W. W. Norton, 1988 (ISBN 0-393-95456-0).
  • (en) Frank D. Russell, Picasso's Guernica: The Labyrinth of Narrative and Vision, Allanheld & Schram, 1980.
  • (en) Gijs van Hensbergen, Guernica : The Biography of a Twentieth-Century Icon, Bloomsbury Publishing (1re éd. 2004).
  • (en) Gijs van Hensbergen, « Piecing together Guernica », BBC News Magazine, 7 avril 2009.
  • (en) Robert W. Weisberg, « Case Studies of Innovation : Ordinary Thinking, Extraordinary Outcomes », dans The International handbook on innovation, Elsevier,‎ 2003 (ISBN 008044198X).

En espagnol[modifier | modifier le code]

  • (es) Joaquín de la Puente, El Guernica. Historia de un cuadro, Sílex, 1987 (ISBN 84-85041-77-1).
  • (es) Juan Larrea, Guernica : Pablo Picasso, Cuadernos para el Diálogo,‎ 1977 (ISBN 9788422960157).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Guernica, sur le musée Reina Sofía conservant l'original
  • « Guernica », article de la fondation Picasso Museo Casa Natal de Malaga.