Jacques Offenbach
Jacques Offenbach
Offenbach par F. Grünewald (1881)
| Surnom | Le Petit Mozart des Champs-Élysées |
|---|---|
| Nom de naissance | Jacob Offenbach |
| Naissance | 20 juin 1819 Cologne |
| Décès | 5 octobre 1880 (à 61 ans) Paris |
| Lieux de résidence | Paris, Étretat |
| Activité principale | Compositeur, Violoncelliste |
| Style | Musique classique Opéra, opéra-bouffe, opérette |
| Activités annexes | Directeur de la musique à la Comédie-Française, directeur de théâtre |
| Lieux d'activité | Paris, Vienne, Baden-Baden |
| Années d'activité | 1838 - 1880 |
| Collaborations | Ludovic Halévy, Henri Meilhac |
| Éditeurs | Brandus, Heugel, Choudens |
| Formation | Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris |
| Élèves | Léo Delibes |
Œuvres principales
- Orphée aux Enfers (1858-1874)
- La Belle Hélène (1864)
- La Vie parisienne (1866-1873)
- La Grande-duchesse de Gérolstein (1867)
- La Périchole (1868-1874)
- La Fille du tambour-major (1879)
- Les Contes d'Hoffmann (1881, op. posth.)
Scènes principales
- Théâtre des Bouffes-Parisiens (directeur)
- Théâtre de la Gaîté (directeur)
- Théâtre des Variétés
- Théâtre du Palais-Royal
Jacques (Jacob) Offenbach est un compositeur et violoncelliste français d'origine allemande[1], né à Cologne le 20 juin 1819 et mort à Paris le 5 octobre 1880.
Sommaire |
Biographie[modifier]
Jacob Offenbach naît à Cologne (Allemagne), où son père, Isaac Judas Eberst (1779-1850)[2], est cantor de la synagogue. Originaire d'Offenbach-sur-le-Main près de Francfort-sur-le-Main, Isaac adopte le patronyme d'Offenbach vers 1810, en vertu du décret napoléonien du 28 juillet 1808 et non son fils, comme on peut le lire souvent.
Jeunesse (1819-1833)[modifier]
Son père, Isaac chantre à la Synagogue, compositeur à ses heures – on lui doit de nombreux chants religieux juifs dans lesquels on reconnaît parfois le style du fils – va alors prendre en main l'éducation musicale de son fils : Jacob jouera du violon ! Mais un soir, Isaac ramène un violoncelle sans savoir qu'il va ici changer le cours des choses…
"J'ai à peine aperçu l'instrument nouveau que je dis mon désir d'abandonner pour lui le violon ; mes parents s'y refusent, prétextant ma santé, inquiets qu'ils étaient de mon apparence chétive. Je feins de me résigner, mais dès lors, je guette chacune de leurs sorties, et, aussitôt la porte de la rue fermée sur eux, je m'empare de la basse et, dans ma chambre verrouillée, j'étudie avec acharnement" (Jacques Offenbach)
Et comment la malice a-t-elle été découverte ? Par une soirée musicale organisée dans une taverne de la ville et où, dans une situation rappelant Monsieur Choufleuri , le violoncelliste étant indisposé, l'orchestre ne peut exécuter son numéro… Jacob se propose alors pour le remplacer. • " Mais, Jacob, lui dit son père, tu ne sais pas jouer de cet instrument ! • J'ai appris tout seul, Papa… " Et tout le monde de s'extasier face au jeu passionné du jeune Offenbach. Le père, qui allait, à l'image de l'archiduc Ernest de MADAME L'ARCHIDUC (1874), punir, pardonne. Jacob va même prendre des leçons de violoncelle, à Cologne d'abord, chez un certain Alexander, musicien renommé, qui ne consent à donner ses leçons que lorsque le paiement est sur la table, contraignant ainsi la famille Offenbach à faire quelques sacrifices pour leur fils.
Celui-ci, cependant, continue de montrer une grande facilité pour la Musique et le violoncelle ; en témoignent son opus1 publié alors Divertissement sur des Airs Suisses pour violoncelle et les concerts qu'il donne dans sa ville natale. D'ailleurs, Isaac n'hésite pas à prétendre que Jacob est né non pas en 1819 mais en 1821 (erreur qu'Offenbach entretiendra lui-même encore en 1860 dans un article autobiographique qui lui a été demandé).
Force est de le constater : Jacob ne peut continuer à prendre des leçons ici : c'est à Paris, au Conservatoire qu'il faut l'emmener. Et c'est ainsi qu'en 1833, Isaac, Jacob et Julius prennent la route de la ville lumière.
Sur place, ils se rendent au Conservatoire où ils se heurtent à une porte close : les étrangers ne sont pas admis ici, affirme avec un accent italianisant le directeur de l'établissement, le grand compositeur Luigi Cherubini. Isaac se précipite dans la brèche ouverte : comment un établissement où les étrangers n'ont pas droit de cité peut-il être administré par un étranger ? On accepte alors d'écouter le petit Jacob jouer de son instrument et, bien vite, Offenbach est admis à titre dérogatoire au Conservatoire de Paris dans la classe de violoncelle d'Olivier-Charlier Vaslin.
De l'élève au Virtuose du Violoncelle (1833-1848)[modifier]
Les deux frères étudieront au Conservatoire de Paris, seule ville dans laquelle un artiste juif peut faire carrière à cette époque[3]. Et cela durera un temps, car Jacob, qui se fait désormais appeler Jacques, va rapidement s'ennuyer dans les classes. Il lui faut du mouvement, et sa tête déborde de mélodies fortement inspirées de sa Cologne natale et de son carnaval. Indiscipliné, il quitte l'établissement au bout d'un an pour rejoindre l'orchestre de l'Ambigu-Comique puis de l'Opéra-Comique. C'est ici qu'il va développer son amour pour le Théâtre et voir défiler sous ses yeux les piliers du répertoire : La Juive , Les Diamants de la Couronne , Jean de Paris , La Dame Blanche … Adam, Herold, Auber, Halévy, Meyerbeer…
Le jeune violoncelliste y franchira alors un nouveau pas désicif : lors d'une répétition de L'Eclair , il demandera à Halévy l'autorisation d'étudier sa partition. Cette relation va se révéler utile à Jacques car le compositeur acceptera de lui donner des leçons de composition.
L'Opéra-Comique sera de courte durée pour lui cependant. Son esprit facétieux lui a soufflé l'idée, ainsi qu'à son ami Seligmann lui aussi violoncelliste dans l'orchestre, d'un petit jeu ô combien risqué : ils joueront chaque note alternativement l'un l'autre ! Ce qui relève d'un exercice de virtuosité va valoir aux deux petits diables une pluie d'amendes diverses retenues sur leur salaire et rendre plus difficile des fins de mois qui le sont déjà beaucoup.
Jacques va donc composer des romances, des valses et polkas pour les concerts de Jullien au Jardin d'Hiver, ainsi que des pièces pour violoncelle. De cette époque datent une foule de romances comme Jalousie ! ou Si j'étais petit oiseau accompagnée pour la seconde aux piano et violoncelle. Il va même créer un petit scandale autour de sa valse Rébecca construite à partir de thèmes religieux juifs (car n'oublions pas que le petit Jacob est né juif).
Nous sommes en 1839 et la renommée du jeune compositeur est telle qu'on lui commande de la musique nouvelle pour le vaudeville Pascal et Chambord au Palais-Royal. Ce n'est que l'affaire de 3 morceaux nouveaux. Mais la pièce est un échec. Offenbach décide alors d'entreprendre une carrière de virtuose du violoncelle dans les salons qui débutera en 1841.
A cette période, Jacques verra sa vie changer sur bien des aspects : musicalement, il rencontrera de nombreux confrères qui l'aideront. Flotow, le compositeur de Martha , avec qui il composera les Chants du Crépuscule et les Chants du Soir , deux recueil de pièces pour piano et violoncelle dont l'écoute ne permet jamais de savoir lequel des deux a composé la partie de piano ou de violoncelle. Pour la petite anecdote, la Ballade du Pâtre des Chants du Soir contient la mélodie qui servira de bourrée dans le finale du 2 e acte du Château à Toto de 1868.
Il rencontrera Lizst, jouera en duo avec Anton Rubinstein, écrira des fantaisies pour violoncelle sur des opéras de Rossini, Bellini, Donizetti etc etc, mettra en musique 6 Fables de La Fontaine (1842 – en réalité, il n'y en a que 5, la 6 e – La Cigale et la Fourmis – ne viendra compléter le recueil qu'en 1861), donnera des concerts, et en 1847, il fera représenter L'Alcôve , un charmant petit opéra-comique en 1 acte. Naîtrons aussi Meunière et Fermière ainsi que le Moine Bourru, deux duos bouffes sont sont, à l'image de la fable Le Financier et le Savetier, de véritables morceaux de théâtre.
Bref, en musique, il est un jeune homme « comblé ». Mais soyons réaliste : il n'y a pas de quoi faire le bonheur d'une vie entière. Grâce à ces soirées de salon, il va rencontrer Herminie d'Alcain, qui deviendra sa femme en 1843 après que Jacques se soit converti au catholicisme. En 1845, le jeune couple accueillait Berthe, sa première fille… Ce qui devient nouvelle source d'inspiration pour le compositeur qui aime beaucoup écrire pour sa famille. Ainsi naîtront sa valse Berthe ou encore Les Larmes de Jacqueline pour violoncelle et piano (Jacqueline étant une autre fille d'Offenbach).
Ainsi, pouvons-nous dire que Jacques est comblé en 1847 après le succès de L'Alcôve ? Non ! Contrairement à toute attente, il lui manque quelque chose. Le théâtre l'appelle et le fascine, le petit opéra-comique n'était qu'un second pas, après Pascal et Chambord … Il veut intégrer l'Opéra-Comique, non plus comme violoncelliste, mais comme compositeur. Cependant, Perrin, le directeur de la salle Favart à cette époque, s'obstine à faire attendre Offenbach dans l'anti-chambre. C'est l'époque où on joue Le Cheval de Bronze d'Auber et L'Etoile du Nord de Meyerbeer sur des livrets de Scribe, un des piliers du théâtre parisien.
1848 est une grande année : Adolphe Adam ouvre le Théâtre-Lyrique et accepte d'y créer une partition de Jacques. Ce sera La Duchesse d'Albe . Malheureusement, si 1848 est une grande année pour Offenbach, elle l'est aussi pour les français et plus particulièrement pour les Républicains car c'est ici qu'éclate la Révolution de Juillet qui verra la 2 e République.
« La révolution de 1848 fit fermer le théâtre et je partis pour l'Allemagne où je restai un an » (Jacques Offenbach)
Il effectuera une tournée en Angleterre où il sera remarqué et triomphant en jouant sa Musette, air de ballet pour violoncelle… A son retour à Paris, le Théâtre-Lyrique n'existe plus et l'Opéra-Comique reste sourd à ses coups de marteau de porte. Par ailleurs, c'est la fermeture du Théâtre-Lyrique qui ruinera Adam et le laissera quasiment sans le sou jusqu ‘à la fin de sa vie en 1856.
La Comédie-Française (1850-1855)[modifier]
Voilà Offenbach reparti dans les salons avec son violoncelle et ses romances sous le bras. En 1850, Arsène Houssaye est nommé directeur de la Comédie-Française et lui propose de prendre la direction musicale du Théâtre. Il commence par se mettre à dos les sociétaires en demandant qu'on agrandisse la fosse d'orchestre. Ensuite, il compose de la musique nouvelle pour les pièces du répertoire ainsi que pour les créations. C'est ainsi que de 1850 à 1855 il va égrener durant les entractes et les alexandrins raciniens ou moliéresques ses mélodies pleines de grâce. On peut en avoir une idée en écoutant sa valse pour piano Les Contes de la Reine de Navarre qui est dérivée de sa musique de scène pour la pièce du même nom. C'est aussi, dit-on, durant un entracte qu'il va aussi s'attirer les auspices du Prince Jérôme à qui un entracte avait beaucoup plu.
Néanmoins, Offenbach sait qu'il ne percera pas dans ce théâtre. Il y développe des relations. En 1853, lors de son (dernier) concert salle Hertz, outre des pièces de violoncelle, va être donné Le Trésor à Mathurin , opéra-comique en 1 acte sur un livret de Léon Battu et qui deviendra plus tard Le Mariage aux Lanternes . Même si Perrin, encore et toujours directeur à l'Opéra-Comique, est présent pour constater le succès de l'œuvre, ce n'est pas de lui que viendra la première commande lyrique d'Offenbach. C'est du théâtre des Variétés, un nom qui deviendra plus tard synonyme de succès pour le compositeur. La pièce s'appellera Pépito , 3 personnages et sera créé avec un succès plus que certain.
Ce succès décide Offenbach : puisque les théâtres ne demandent pas facilement sa musique, puisque « l'opéra comique n'est plus à l'Opéra-Comique » (Offenbach), il créera son propre théâtre. Il s'assure les bonnes grâces des pensionnaires féminines de la Comédie Française (qu'on sait suffisamment proches des gens influents) en composant un recueil de 10 danses nommé Le Décaméron Dramatique et où chaque morceau porte le nom d'une actrice et est précédé d'un quatrain d'un auteur connu à son propos. La première danse porte le nom ô combien évocateur de Rachel … La musique de ce recueil est en grande partie issue des pièces instrumentales qu'Offenbach compose au Français pour les entractes.
Les Bouffes-Parisiens (1855-1860)[modifier]
En 1855, Jacques rend son bâton de chef d'orchestre à la Comédie-Française pour prendre celui de la direction du Théâtre des Bouffes-Parisiens, alors situé sur les Champs-Elysées dans ce que beaucoup de biographes décrivent comme une baraque de planches, afin qu'y soient exécutées ses propres œuvres. Il travaille entre autres avec les librettistes Henri Meilhac et Ludovic Halévy et y engage ses interprètes fétiches Hortense Schneider et Jean Berthelier.
Émule de Rossini et de Mozart, il est le créateur de l'opéra-bouffe français, que l'on confondit par la suite avec l'opérette, genre dans lequel il excelle également mais dont on doit la paternité à son rival - et néanmoins ami - le compositeur-interprète Hervé. Parmi la centaine d'œuvres qu'il compose en 40 ans d'activité, plusieurs sont devenues des classiques du répertoire lyrique, d’Orphée aux Enfers en 1858, son premier grand succès grâce notamment à son « galop » infernal[4], aux Contes d'Hoffmann, en passant par La Grande-duchesse de Gérolstein, La Belle Hélène, La Vie parisienne ou Les Brigands (et le fameux « bruit de bottes » des carabiniers qui arrivent « toujours trop tard. »). Son succès populaire est l'objet de nombreuses jalousies et critiques, Théophile Gautier propageant son image de jettatore (jeteur de sorts) qu'il avait lui-même créée[3].
La guerre franco-prussienne de 1870 met brutalement fin à cette « fête impériale » dont Offenbach est devenu en quinze ans l'une des figures emblématiques. Cible d'attaques virulentes des deux côtés du Rhin en raison de son origine germanique (les uns l'accusant d'être un traître, les autres un espion), il quitte Paris quelques jours avant que l'armée prussienne n'en débute le siège (19 septembre 1870). Durant l'année qui suit, on le retrouve à Bordeaux, Milan, Vienne, Saint-Sébastien[5].
Il est de retour à Paris en mai 1871, mais l'heure n'est plus à l'humour bouffon et son Boule-de-neige, créé aux Bouffes-Parisiens (d'après Barkouf), en fait les frais tout comme son opéra-comique Fantasio, d'après la pièce homonyme de Musset. Il lance alors vers un nouveau genre : l'« opéra-bouffe-féerie » : Le Roi Carotte sur un livret de Victorien Sardou attire à nouveau les foules au théâtre de la Gaîté, dont Offenbach prend la direction en juin 1873. Ses capacités de gestionnaire sont néanmoins inversement proportionnelles à ses qualités artistiques : le coût exorbitant des productions (par exemple le canon géant dans Le Voyage dans la Lune ou les costumes de La Haine) le conduit à la faillite en 1875. Il règle ses dettes grâce à sa fortune personnelle et une tournée de concerts aux États-Unis en 1876.
Toujours à l'affût des aspirations du public, il adopte avec succès la mode de l'opéra-comique patriotique ou historique dans lequel Charles Lecocq est passé maître depuis l'immense succès de La Fille de madame Angot en 1873, en créant Madame Favart (1878) et La Fille du tambour-major (1879), qui est encore à ce jour une de ses œuvres les plus populaires.
Il meurt dans la nuit du 4 au 5 octobre 1880 à 61 ans des suites de la goutte, quatre mois avant la création de son opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann, alors en répétitions à l'Opéra-Comique[6], sans imaginer que cet ouvrage lui apportera enfin la reconnaissance officielle à laquelle il avait aspiré tout au long de sa carrière, devenant l'un des opéras français les plus joués au monde[7].
Il est enterré au cimetière de Montmartre (division 9) et sa tombe a été réalisée par Charles Garnier.
Postérité[modifier]
La popularité d'Offenbach s'est manifestée, dès son époque, par l'adaptation de nombre de ses thèmes musicaux par d'autres compositeurs. Une importante quantité de musiques de danse (quadrilles, polkas, valses) a ainsi été fournie par les « arrangeurs » de l'époque, parmi lesquels Arban, Louis-Antoine Jullien, Olivier Métra, Philippe Musard, Léon Roques ou Isaac Strauss.
D'autres arrangements ont été réalisés dans des circonstances particulières, comme les ouvertures « de concert », bien plus développées que les originales, souvent spécialement composées pour les créations autrichiennes des œuvres d'Offenbach, ou Les Contes d'Hoffmann, laissés inachevés à la mort du compositeur et « complétés » par plusieurs musiciens tels Ernest Guiraud, Raoul Gunsbourg, Karl-Fritz Voigtmann ou Fritz Œser avant que les partitions d'origine ne soient retrouvées par les musicologues Michael Kay et Jean-Christophe Keck dans les années 1990.
Cette habitude ne s'est pas démentie au fil des siècles, notamment pour le ballet, le plus célèbre étant la Gaîté parisienne composé par Manuel Rosenthal pour les Ballets russes en 1938.
Parmi les principales adaptations, on peut citer :
- Ouvertures de concert :
- Barbe-Bleue, La Grande-duchesse de Gérolstein, Vert-Vert, arrangées par Fritz Hofmann entre 1867 et 1870 ;
- La Belle Hélène, arrangée par Friedrich Lehner ;
- Orphée aux Enfers, arrangée par Carl Binder en 1860 ;
- La Vie parisienne, arrangée par Antal Doráti puis par Bernhard Wolff.
- Ballets :
- Gaîté parisienne : arrangements que le compositeur et chef d'orchestre Manuel Rosenthal écrivit en 1938 pour les ballets de Monte-Carlo ;
- Offenbachiana : arrangements de Manuel Rosenthal en 1953 ;
- Barbe-Bleue : ballet arrangé par Antal Dorati pour Michel Fokine et l'American Ballet Theatre en 1941 ;
- La Belle Hélène : ballet-bouffe sur des thèmes d'Offenbach adaptés par Manuel Rosenthal et Louis Aubert en 1957 pour l'Opéra de Paris.
- Suites orchestrales :
- Offenbachiana : pot-pourri orchestral composé en Autriche vers 1869, sans parenté avec l’Offenbachiana de Rosenthal ;
- Offenbach in der Unterwelt (Offenbach aux Enfers) : suite pour orchestre d'harmonie contenant, entre autres, deux extraits de Fantasio, l'opéra-comique qu'Offenbach composa d'après l'œuvre de Musset[réf. nécessaire] ;
- Les Nuits parisiennes : suite pour orchestre de René Leibowitz et Janet Maguire.
Œuvre[modifier]
- Principales œuvres scéniques
- 1858 : Orphée aux Enfers, opéra-bouffe (livret de Ludovic Halévy et Hector Crémieux) - Suivi d'une 2e version en 1874
- 1864 : La Belle Hélène, opéra-bouffe (livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy)
- 1866 : Barbe-Bleue, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
- 1866 : La Vie parisienne, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1873
- 1867 : La Grande-duchesse de Gérolstein, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy)
- 1867 : Robinson Crusoé, opéra-comique (livret d'Eugène Cormon et Hector Crémieux)
- 1868 : La Périchole, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1874
- 1869 : Les Brigands, opéra-bouffe (livret de Meilhac et Halévy) - Suivi d'une 2e version en 1878
- 1869 : ''La Princesse de Trébizonde'', opéra-bouffe (livret de Charles Nuitter et Étienne Tréfeu), créé en juillet 1869 en deux actes, suivi d'une seconde version en trois actes en décembre 1869
- 1872 : Le Roi Carotte, opéra-bouffe-féerie (livret de Victorien Sardou)
- 1875 : Le Voyage dans la Lune, opéra-féerie (livret d'Eugène Leterrier, Albert Vanloo et Alfred Mortier)[8]
- 1877 : Le Docteur Ox, opéra-bouffe (livret d'Alfred Mortier et Philippe Gille)
- 1878 : Madame Favart, opéra-comique (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
- 1879 : La Fille du tambour-major, opéra-comique (livret d'Henri Chivot et Alfred Duru)
- 1881 : Les Contes d'Hoffmann, opéra fantastique (livret de Jules Barbier) - opus posthume, orchestration achevée par Ernest Guiraud
- Mélodies
- Espoir en Dieu sur le poème de Victor Hugo (1851, manuscrit inédit)[9], réarrangé pour soprano et chœur puis utilisé dans une première version du finale des Contes d'Hoffmann.
- J'aime la rêverie, romance sur des paroles de Mme la baronne de Vaux (1839)[5]
- Jalousie !, romance dédiée à Mlle Léonie de Vaux (1839)[5]
- Fables de La Fontaine, recueil de six fables (1842)[5]
- Das deutsche Vaterland [La Patrie allemande] ou Vaterland's Lied (deviendra Rêverie au bord de la mer pour violoncelle solo en 1848 pour être ensuite introduite dans le final des Fées du Rhin en 1864)[5]
- Les Voix mystérieuses, six mélodies pour voix et piano (1852)
- Musique symphonique
- Grande scène espagnole, op. 22 (1840, manuscrit inédit)
- Concerto pour violoncelle et orchestre « Concerto militaire » (1847-1848)
- Polka des mirlitons pour cornet, trois mirlitons et orchestre (1857)
- Offenbachiana, pot-pourri (1876)
- Offenbach-Waltz ou American Eagle Waltz pour cornet à pistons et orchestre (1876)
- Musique pour violoncelle
- Cours méthodique de duos pour violoncelles, op. 49 à 54 (éd. Schoenberger, 1847)
- Fantaisies sur :
- Jean de Paris de Boieldieu, op. 70
- Le Barbier de Séville de Rossini, op. 71 (~1854)[5]
- Les Noces de Figaro de Mozart, op. 72
- Norma de Bellini, op. 73
- Richard Cœur-de-Lion de Grétry, op. 69 (~1855)[5]
- Guillaume Tell ou Grande fantaisie sur des motifs de Guillaume Tell de Rossini (1848)
- La Course en traîneau dédiée à Mme Léon Faucher, pour violoncelle et piano (1849)
- Les Chants du crépuscule, op. 29
- Musette, musique de ballet du dix-huitième siècle pour violoncelle et orchestre à cordes, op. 24 (1842)[5]
- Musique pour piano
- Le Décaméron dramatique, « album du Théâtre-Français », danses pour piano dédiées aux comédiennes de la Comédie-Française (1854) [5]
- Les Arabesques (1841-1852)
- Les Roses du Bengale, six valses sentimentales (1844)
Analyse de l'œuvre[modifier]
Peut-on effectuer aujourd'hui une analyse de l'œuvre du compositeur? Jean-Christophe Keck préconisait la parution critique des ouvrages, puisque « Ce n’est qu’à ce moment que les musicologues auront en main un matériel leur permettant de s’exprimer sérieusement sur Offenbach. »[10]
Étendue de l'œuvre[modifier]
D'après le musicologue Jean-Christophe Keck, directeur de l'Offenbach Édition Keck (OEK)[11], le catalogue de Jacques Offenbach compte plus de 650 opus[12], dont environ 100 ouvrages lyriques[13] mais aussi « de nombreuses pièces de musique de chambre, de musique de danse, ou encore de grands tableaux symphoniques ou concertants »[12]. Parmi celles-ci on peut citer, par exemple, sa mélodie Espoir en Dieu (1851, réécrite plus tard pour soprano solo et chœur), son ballet Le Papillon (1860) ou encore sa musique de scène pour La Haine (1874), drame de Victorien Sardou.
État des sources[modifier]
À la mort de Jaques Offenbach, c'est à son fils Auguste que revenait naturellement la charge de veiller sur l'œuvre de son père mais il meurt le 7 décembre 1883, 3 ans après son père. À la mort d'Herminie, l'épouse de Jacques Offenbach, les manuscrits restent dans la famille, cachés, jusqu'à ce qu'en 1938 Jacques Brindejont-Offenbach en fasse un rapide inventaire dans sa biographie Offenbach, mon grand-père. L'accès à ces archives a donc été longtemps impossible et Jean-Claude Yon dans sa biographie note que « La situation actuelle est du reste à peine plus favorable. »[14].
Nombre de partitions originales d'Offenbach n'ont pas survécu, ce qui explique la diversité des orchestrations utilisées au cours du XXe siècle, la seule référence étant la partition chant-piano, quand celle-ci était publiée et qui servait traditionnellement de conducteur pour le chef d'orchestre. Depuis les années 1990, les éditions Boosey & Hawkes ont entrepris la publication de l'intégralité des œuvres du compositeur (partitions d'orchestre, chant-piano et livret) au travers de l'Offenbach Édition Keck (OEK). Ces matériels critiques donnent également des indications sur la genèse et les différentes versions de chaque œuvre. En 2010, seules 26 œuvres lyriques ont été éditées[15].
Le 15 juillet 2004, alors qu'on la croyait détruite, la partition d'orchestre de l'opéra fantastique Les Contes d'Hoffmann a été retrouvée dans les archives de l'Opéra de Paris. Cette partition, créée le 10 février 1881, avait disparu dans l'incendie de la salle Favart, le 25 mai 1887 ; la partition de la version allemande fut également réduite en cendres lors de l'incendie du Ringtheater de Vienne, en décembre 1881, conférant à l'œuvre une réputation « maudite ».
Le 3 mars 2009, le bâtiment des archives municipales de Cologne, où étaient conservés plusieurs manuscrits originaux d'Offenbach ainsi que la partition autographe du Tristan und Isolde de Richard Wagner, s'effondre causant la perte de nombreux documents[16].
Citations et avis[modifier]
- Le 18 mars 1857, après une soirée passée aux Bouffes-Parisiens, Léon Tolstoï note : « Une chose véritablement française. Drôle. »[17]
- En 1869, Richard Wagner - qui, après avoir loué son confrère, s'est fâché avec lui suite aux caricatures dont il avait fait les frais - écrit dans ses Souvenirs sur Auber : « Offenbach possède la chaleur qui manque à Auber ; mais c'est la chaleur du fumier ; tous les cochons d'Europe ont pu s'y vautrer. »[18]
- En 1876, Albert Wolff écrit dans la préface de Notes d'un musicien en voyage, publié par Offenbach à son retour des États-Unis : « [...] Il y a de tout dans son inépuisable répertoire : l’entrain qui soulève une salle, les gros éclats de rire qui plaisent aux uns, l’esprit parisien qui charme les autres et la note tendre qui plaît à tous, parce qu’elle vient du cœur et va droit à l’âme. »[19]
Bibliographie[modifier]
- Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, 1877
- Arnold Mortier, Les Soirées parisiennes de 1874, 1875 - Préface de J. Offenbach
- Biographies
- André Martinet, Offenbach, sa vie et son œuvre, Dentu, Paris, 1887[20].
- Siegfried Kracauer, Offenbach ou le Secret du second Empire, Paris, 1937.
- Florian Bruyas, Histoire de l'opérette en France, 1855-1965, E. Vitte, 1974.
- Claude Dufresne, Offenbach ou la Joie de vivre, Perrin, 1998.
- Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, coll. « Biographies », Gallimard, Paris, 2000.
- Philippe Luez, Jacques Offenbach, musicien européen, Anglet, Séguier, 2001.
- Jean-Claude Yon, « Jacques Offenbach » in Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle (Joël-Marie Fauquet, dir.), Fayard, 2003 (ISBN 2-213-59316-7),
Discographie sélective[modifier]
Bien des œuvres d'Offenbach ne sont plus jouées en France. Les « grands classiques » mis à part, seuls des extraits sont en général disponibles. Certaines ne sont même disponibles que dans des adaptations en langue étrangère tel Robinson Crusoé, une des rares œuvres du compositeur créée à l'Opéra-Comique, uniquement en version anglaise (direction Alun Francis chez Opéra Rara).
Néanmoins, depuis la mise en chantier de l'édition critique chez Boosey & Hawkes, on assiste à la publication de nouveaux enregistrements ou d'enregistrements historiques, la plupart réalisés par l'ORTF dans les années 1950-1960, jusque lors indisponibles.
Œuvres originales[modifier]
Parmi les enregistrements historiques reparus en CD dans les années 1980, la plupart sont des productions de l'ORTF. Parmi elles :
- Barbe-Bleue avec Henri Legay, Christiane Gayraud, Aimé Doniat, René Terrasson, Jean Doussard (dir.) – Bourg
- Barbe-Bleue avec Anna Ringart, Janine Capderou, Michel Sénéchal, Jean Giraudeau, Luis Masson, Michel Fusté-Lambezat (dir.) et Pépito avec Mady Mesplé, Yves Bisson, Albert Voli. Catherine Comet (dir.) – UORC
- Les Bavards et Ba-ta-clan avec Lina Dachary, Huguette Boulangeau, Aimé Doniat, Raymond Amade, René Terrasson, Marcel Couraud (dir.) – Erato, 1967
- La Belle Hélène avec Danièle Millet, Charles Burles, Jean-Christophe Benoît, Michel Dens, Jean-Pierre Marty (dir.) – EMI, 1970
- La Chanson de Fortunio, Lischen et Fritzchen et La Leçon de chant électromagnétique avec Lina Dachary, Freda Betti, Michel Hamel, Joseph Peyron, Jean-Claude Hartemann (dir.) – Bourg
- La Chanson de Fortunio et Madame l'Archiduc avec Lina Dachary, Jeannette Levasseur, Dominique Tirmont, Pierre Miguel, Jean-Claude Hartemann (dir.) – Musidisc
- Le Château à Toto et L'Île de Tulipatan avec Lina Dachary, Monique Stiot, Raymond Amade, Dominique Tirmont, Joseph Peyron (dir.) – EJS
- La Créole avec Huguette Boulangeot, Lina Dachary, Aimé Doniat, Michel Hamel, Marcel Cariven (dir.) – Bourg (version révisée par George Delance et Albert Willemetz en 1934[21])
- Croquefer ou le Dernier des paladins et Tromb-al-ca-zar, Alfred Walter (dir.) – TPL
- L'Île de Tulipatan ; Pomme d'Api, Emmanuel Koch (dir.) – TPL
- Croquefer ou le Dernier des paladins, Les Deux Aveugles et Le Violoneux, Louis-Vincent Bruère (dir.) – Bourg
- Geneviève de Brabant, Marcel Cariven (dir.) – Bourg
- La Fille du tambour-major, avec Christiane Harbell, Étienne Arnaud, Louis Musy, Richard Blareau (dir.) – Accord, 1962
- Madame Favart, avec Suzanne Lafaye, Lina Dachary, Camille Maurane, Joseph Peyron, Marcel Cariven (dir.) – Musidisc
- La Périchole avec Suzanne Lafaye, Raymond Amade, Raymond Noguera, Igor Markevitch (dir.) – EMI, 1959
- Le Pont des soupirs avec Claudine Collart, Monique Stiot, Michel Hamel, Aimé Doniat, Joseph Peyron, Jean Doussard (dir.) – Bourg
Une Anthologie d'enregistrements rares (début du XXe siècle) en 4 volumes est parue également aux éditions Forlane en 1997.
Le chef d'orchestre Michel Plasson a été le premier à réenregistrer avec des distributions prestigieuses les grandes œuvres d'Offenbach dans les années 1970-1980, la plupart chez EMI :
- La Vie parisienne avec Régine Crespin, Mady Mesplé et Michel Sénéchal – 1976
- La Grande-duchesse de Gérolstein avec Régine Crespin, Alain Vanzo et Robert Massard – CBS-Sony, 1977
- Orphée aux Enfers avec Mady Mesplé, Jane Rhodes, Michel Sénéchal, Jane Berbié et Charles Burles – 1979
- La Périchole avec Teresa Berganza, José Carreras et Gabriel Bacquier – 1982
- La Belle Hélène avec Jessye Norman et John Aler, Gabriel Bacquier et Charles Burles – 1985
Parmi les autres enregistrements « modernes », on peut citer :
- La Belle Hélène avec Jane Rhodes, Rémy Corazza, Jules Bastin, Jacques Martin, Alain Lombard (dir.), Barclay/Accord, 1978
- Les Brigands avec Colette Alliot-Lugaz, Tibère Raffalli, Michel Trempont, John Eliot Gardiner (dir.) – EMI, 1989
- Les Contes d'Hoffmann : nombreuses versions, de la traditionnelle Choudens dirigée par André Cluytens avec Raoul Jobin, Renée Doria, Vina Bovy, Géori Boué et Bourvil – EMI, 1948, à l'édition critique Kaye dirigée par Kent Nagano avec Roberto Alagna, José van Dam, Natalie Dessay, Leontina Vaduva et Sumi Jo – Erato, 1996[22].
- Les Fables de la Fontaine, François Le Roux, Jeff Cohen (piano) – EMI, 1991
- Le Financier et le Savetier, et autre délices, Jean-Christophe Keck (dir.) – Accord, 2007
- Die Rheinnixen (en allemand), Friedemann Layer (dir.) – Accord, 2003
- La Périchole avec Régine Crespin, Alain Vanzo, Jules Bastin, Alain Lombard (dir.) – Erato, 1977
- Pomme d'Api ; Monsieur Choufleuri ; Mesdames de la Halle avec Mady Mesplé, Léonard Pezzino, Charles Burles, Jean-Philippe Laffont, Michel Trempont, Manuel Rosenthal (dir.) – EMI, 1983
- Vert Vert avec Jennifer Larmore, David Parry (dir.) – Opera Rara, 2010
- Robinson Crusoe – Opéra Rara, 1980 (en anglais).
Le chef d'orchestre Marc Minkowski a entrepris depuis une dizaine d'années l'enregistrement de plusieurs œuvres-maîtresses, mises en scène par Laurent Pelly et basées sur le travail de l'édition critique OEK :
- Orphée aux Enfers avec Natalie Dessay, Yann Beuron et Laurent Naouri – EMI Classics, 1998
- La Belle Hélène avec Felicity Lott, Yann Beuron, Michel Sénéchal et Laurent Naouri – Virgin Classics, 2001
- La Grande-Duchesse de Gérolstein avec Felicity Lott, Yann Beuron et François Le Roux – Virgin Classics, 2005
Parmi les œuvres instrumentales, on peut citer :
- Concerto pour violoncelle et orchestre « Concerto militaire », Jérôme Pernoo (violoncelle) – Archiv Produktion, 2006
- Ballade symphonique, Jean-Christophe Keck (dir.), Orchestre national de Montpellier – Accor, 2006
- Ouvertures, préludes et mélodrames (La Vie parisienne, Barbe-Bleue, Les Bergers, Ba-ta-clan, La Périchole, Orphée, Sur un volcan, Souvenirs d'Aix-les-Bains).
- Le Papillon, Richard Bonynge (dir.) – Decca, 1973
- Cello Concertos – CPO, 2004, (ISBN 7-61203-70692-1).
- Les miniatures Deux âmes au ciel, Introduction et Valse mélancolique et La Course en traîneau, originellement pour piano, sont orchestrées par Heinz Geese.
- Cell'Offenbach, Ligia Digital
- Piano Works (3 vol.) – CPO, 2005-2008, (ISBN 7-61203-70792-8) / (ISBN 7-61203-71612-8) / (ISBN 7-61203-73712-3)
- La plupart des œuvres de ce disque sont des réductions pour piano.
- Offenbach romantique – Archiv produktion, 2008, (ISBN 0-28947-76403-8)
Adaptations[modifier]
La Gaîté parisienne est certainement l'adaptation la plus enregistrée (d'où généralement une confusion du public avec l'œuvre originale d'Offenbach).
On peut citer :
- Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, EMI Classics ;
- Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1954 ;
- Herbert von Karajan (dir.), Philharmonia Orchestra, EMI Classics ;
- Lorin Maazel (dir.), Orchestre national de France, Sony, 1980 ;
- Charles Munch (dir.), New Philharmonia Orchestra, Decca, 1964 ;
- André Previn (dir.), Orchestre symphonique de Pittsburgh, Philips Classics, 1994 ;
- Yutaka Sado (dir.), Orchestre philharmonique de Radio-France, Warner, 2006 ;
- Autres adaptations
- Offenbachiana (+ Gaîté parisienne), Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Monte-Carlo, Naxos, 1997
- Offenbachiana, Manuel Rosenthal (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, Accord, 2002
- Operetten Zauber, Josef Drexler (dir.), Orchester der Wiener Staatsoper, Elite Special, 2005 – Enregistrement de l’Offenbachiana de 1869.
- La Belle Hélène, ballet (+ Gaîté parisienne), Robert Blot (dir.), Orchestre de l'Opéra de Paris, EMI Classics, 1957
- Offenbach Overtures, Bruno Weil (dir.), Wiener Symphoniker, Sony, 1993 – Ouvertures de concert et ouvertures originales.
- Offenbach in America, Arthur Fielder (dir.), Boston Pops Orchestra, RCA, 1956 – Ouvertures de concert et musique de danse.
- Folies dansantes chez Jacques Offenbach, Jean-Christophe Keck (dir.), Solistes de l'Orchestre Pasdeloup, Orphée 58, 2008 – Quadrilles et fantaisies par Strauss, Métra, Marx et Dufils.
- Christopher Columbus, opéra-bouffe en 4 actes, livret en anglais de Don White, Opéra Rara, 1977
- Pastiche reprenant des extraits d'œuvres rares d'Offenbach (entre autres, Le Docteur Ox, La Princesse de Trébizonde, Fantasio, La Boîte au lait, Maître Peronilla, Vert-Vert, Les Bergers, Les Braconniers, La Boulangère a des écus, La Créole, Les Trois Baisers du Diable, Dragonnette, etc.) auxquels les paroles sont substituées pour illustrer l'intrigue.
Articles connexes[modifier]
- Synagogue Nazareth à Paris. Le compositeur Jacques Offenbach, à son arrivée à Paris, y a été chargé, avec son frère, « de la formation et de la direction du chœur » durant 6 mois à partir du 1er décembre 1833[23].
Liens externes[modifier]
- Partitions libres de Jacques Offenbach dans International Music Score Library Project
- Site de l'OEK, édition critique complète des œuvres d'Offenbach.
- Liste des œuvres de Jacques Offenbach
- Biographie et catalogue détaillé
- Article de François Coadou à propos de Jacques Offenbach sur le portail de l'EHESS
Sources[modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
- Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach, coll. « Biographies », Gallimard, Paris, 2000.
Notes et références[modifier]
- Il obtient sa naturalisation le 14 janvier 1860.
- (de)Isaac Judas Eberst, Katalog der Deutschen Nationalbibliothek
- Jean-Claude Yon, « Actualité de Jacques Offenbach », émission Concordance des temps sur France Culture, 8 septembre 2012
- Détourné plus tard en french cancan, danse spectacle totalement étrangère à Offenbach.
- Jean-Claude Yon, Jacques Offenbach.
- D'où les modifications radicales subies par l'œuvre dès sa création sur ordre du directeur de l'Opéra-Comique. Il faudra près d'un siècle et les travaux de plusieurs musicologues pour retrouver la forme originelle voulue par le compositeur (cf. article détaillé).
- Tout comme Georges Bizet, découvert par Offenbach et mort avant d'assister au triomphe de Carmen (1875).
- Jean-Claude Yon analyse les rapports entre Verne et Offenbach dans Jules Verne et Jacques Offenbach, destins croisés, Revue Jules Verne 11, 2001, p. 95-100.
- Pièce J100 du catalogue FRAD071_J1-1149 Archives d'origine privée, petits fonds et pièces isolées (J 1 - 1149), Archives départementales de Saône et Loire
- Offenbach Édition Keck, rubrique Pourquoi ?
- Édition monumentale critique publiée chez Boosey & Hawkes
- Jean-Christophe Keck, « Guide d'écoute », Les Contes d'Hoffmann, L'Avant-scène opéra no 235, p. 81.
- Lors de la création de La Fille du tambour-major en 1879 (la dernière œuvre créée de son vivant), les journalistes évoquaient la « centième [pièce] d'Offenbach ». Cf. « La Soirée Théâtrale » Le Figaro, 25e année, no 344, mercredi 10 décembre 1879.
- Jean-Claude Yon, op. cit., page 645.
- Offenbach Édition Keck, rubrique Œuvres théâtrales
- « Deux disparus dans l'effondrement des archives de Cologne », Le Monde (03/03/09)
- Léon Tolstoï, Journaux et Carnets, tome I : 1847-1889, La Pléiade, Gallimard, 1979, p. 413, cité dans Jean-Claude Yon, op. cit.
- Louis Schneider cité in Jean-Claude Yon, op. cit.
- Jacques Offenbach, Offenbach en Amérique. Notes d'un musicien en voyage, Calmann-Lévy, 1877.
- Livre disponible sur Internet Archives
- Cette version passe de 17 numéros musicaux à 30.
- L'édition critique de Jean-Christophe Keck (la plus récente à ce jour) n'a quant à elle pas encore été enregistrée bien que représentée, entre autres, à l'Opéra de Lyon sous la direction de Marc Minkowski, mise en scène de Laurent Pelly. La publication d'une édition commune Kaye/Keck est prévue par les éditeurs Schott/Boosey & Hawkes.
- Jean-Claude Yon, , op. cit., p. 25-28.