Rue des Grands-Augustins
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Rue des Grands-Augustins
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 6e | ||
| Quartier(s) | Monnaie | ||
| Début | Quai des Grands-Augustins, 51 | ||
| Fin | Rue Saint-André-des-Arts, 52 | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 213 m | ||
| Largeur | 10 m | ||
| Historique | |||
| Ancien(s) nom(s) | Rue à l'Abbé de Saint-Denis, des Écoles et des Écoliers-Saint-Denis (1269) | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 4246 | ||
| DGI | 4285 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue des Grands-Augustins est située dans le 6e arrondissement de Paris. D’une largeur de 10 m, elle mesure 213 m du 51 quai des Grands-Augustins au 52 rue Saint-André-des-Arts.
Sommaire |
Historique [modifier]
La voie porte le nom du couvent qui s’étendait du quai jusqu’à la rue Christine.
C’est dans cette rue qu’habita, lors de son arrivée à Paris, en juin 1791, avec le cortège qui ramenait la famille royale à Paris, Jean-Baptiste Drouet, le maître de poste de Sainte-Ménehould qui avait arrêté Louis XVI à Varennes et qui devint député à la Convention.
Une décision ministérielle du 13 fructidor an VII, signée Quinette, avait fixé à 8 m la moindre largeur de la rue des Grands-Augustins. Cette largeur a été portée à 10 m en vertu d'une ordonnance royale du 22 août 1840.
Sites particuliers [modifier]
- no 25 : se trouve par erreur une plaque indiquant que Jean de La Bruyère vécut là de 1676 à 1691 ; il habitait en fait au 26. Augustin Thierry habita par contre ce même immeuble de 1820 à 1830, puis Henri Heine en 1841.
- no 23 : était l'hôtel des Charités-Saint-Denis au XVIIe siècle.
- no 21 : Émile Littré y est né le 1er février 1801.
- no 20 : fut la maison d'enfance du compositeur Charles Gounod.
- no 12 : le mathématicien Pierre-Simon de Laplace y demeura en 1802.
- no 9 : dans cet immeuble se trouvait la Librairie de la Faculté de Théologie, chez Méquignon Junior
- no 8 : sur la façade de l'immeuble, on peut voir une des plaques de nivellement de la Ville de Paris les mieux conservées. Elle indique 66,50 m au-dessus du niveau de la mer.
- no 5 & 7 : où se trouvait l’hôtel d'Hercule démoli en 1675, on remarque une plaque qui rappelle qu’Honoré de Balzac situa dans cet immeuble l’atelier du peintre Frenhofer de sa nouvelle Le Chef-d’œuvre inconnu, que Pablo Picasso illustra près d’un siècle plus tard en y installant son atelier de 1937 à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il y produisit son célèbre tableau Guernica. Jean-Louis Barrault tint son théâtre expérimental dans ce « Grenier des Augustins » de 1932 à 1936. Il y hébergea en 1932 le Groupe Octobre de Jacques Prévert, auquel participaient entre autres Marcel Mouloudji et Raymond Bussières. Les Surréalistes y organisèrent plusieurs réunions en 1936, dont une cérémonie rituelle pour commémorer la décollation de Louis XVI. S’y tinrent également cette même année des conférences du mouvement « Contre-attaque » et du groupe de la « Critique sociale ».
- no 5 : L’immeuble, qui a encore une belle cour, fut partagé à partir du XVIIe siècle entre les deux branches cadettes de la maison de Savoie : le 5 revint aux Savoie-Carignan (c’est encore un bel hôtel).
- no 3 : il y reste des traces de l'ancien réfectoire du couvent des Grands-Augustins à travers laquelle la rue fut tracée en 1802. Cette demeure était déjà propriété des Savoie-Nemours en 1628. C'est dans ce couvent qu'Henri III, fonda l'ordre des Chevaliers du Saint-Esprit (ordre du Saint-Esprit), le 1er janvier 1579. C'est également en ce lieu que Louis XIII fut intronisé le soir même de l'assassinat de son père Henri IV, tandis que sa mère Marie de Médicis était nommée régente. S'y tenaient également des séances du Parlement de Paris. À cette adresse demeurèrent le peintre Robert Delaunay et sa femme Sonia. Ils y hébergèrent Guillaume Apollinaire en 1912. Sonia Delaunay illustra plusieurs ouvrages de Blaise Cendrars.
- no 1 : le bâtiment est du XVIIIe siècle. On y trouve le restaurant Lapérouse (situé au coin de la rue des Grands-Augustins et du quai des Grands-Augustins) qui a gardé ses poutres d’origine.