Georg Wilhelm Pabst

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Georg Wilhelm Pabst

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Georg Wilhelm Pabst et Albert Préjean durant le tournage de L'Opéra de quat'sous.

Naissance
Drapeau d'Autriche-Hongrie Raudnitz, Bohême, Autriche-Hongrie
Nationalité Drapeau d'Allemagne de l'Ouest Ouest-allemand
Décès (à 81 ans)
Drapeau : Autriche Vienne, Autriche
Profession Réalisateur
Films notables La Rue sans joie
Loulou
L'Enfer blanc du Piz Palü
L'Opéra de quat'sous

Georg Wilhelm Pabst, Raudnitz (Bohême, Autriche-Hongrie), Vienne (Autriche), , est un réalisateur, scénariste, producteur et monteur allemand d'origine autrichienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît dans une famille autrichienne de Bohême, où son père est employé des chemins de fer. Il est d'abord comédien pour le théâtre, en Suisse, puis à Berlin. Il séjourne aux États-Unis, puis revient en Europe, notamment en France où il est interné pendant la Grande Guerre jusqu'en 1919 dans le camp de l'Île Longue[1].

De retour en Allemagne, il fonde, avec Carl Froelich une maison de production, dans laquelle il débute comme réalisateur en 1923. Ses grands succès à l'époque du muet sont La Rue sans joie (1925), avec Greta Garbo, Les Mystères d'une âme (1926), L'Amour de Jeanne Ney (1927) et Loulou (1929), avec Louise Brooks, des films profondément réalistes influencés par la psychanalyse (alors peu connue hors d'Allemagne) et qui abordent avec franchise les problèmes de la sexualité.

Au début du parlant, il réalise deux exhortations à l'amitié franco-allemande : Quatre de l'infanterie (1930) et La Tragédie de la mine (1931), encadrant le célèbre Opéra de quat'sous d'après Bertolt Brecht, avec une musique de Kurt Weill.

Après l'arrivée au pouvoir des Nazis, il passe un temps à l'étranger, tournant aux États-Unis et en France (Salonique, nid d'espions, 1937), avant de revenir en Allemagne, où il poursuit son travail de cinéaste tout en s'accommodant du nouveau régime.

Après la Guerre, il s'efforce d'exorciser les démons du nazisme, avec notamment Le Procès (1948), La Fin d'Hitler et C'est arrivé le 20 juillet (1955).

Il cesse de tourner en 1956 et meurt, presque oublié, le 29 mai 1967 à Vienne (Autriche).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Monteur[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1941 : Médaille d'or du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise pour Les Comédiens
  • 1963 : Récompense honoraire aux German Films Awards pour sa contribution individuelle au cinéma germanique.

Nominations[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Il était particulièrement apprécié de ses comédiens qu'il traitait de façon très humaine, par opposition à d'autres réalisateurs de l'époque.
  • En 1935, il envisagea de faire un film inspiré de l'opéra Faust réunissant les deux actrices qu'il avait révélées, Greta Garbo (dans le rôle de Gretchen) et Louise Brooks (dans celui d'Hélène de Troie), mais le projet ne vit pas le jour.
  • Le réalisateur américain Quentin Tarantino fait plusieurs fois référence à lui dans son film Inglourious Basterds.
  • Le film Paraselse (Paraselsus) a été doublé en français vers 1990, et dialogué par Jacques Ruisseau, théoriquement pour la télévision, mais n'a jamais été diffusé.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georg Wilhelm Pabst, « Servitude et grandeur de Hollywood », dans Le rôle intellectuel du cinéma, Paris, SDN-Institut International de Coopération Intellectuelle,‎ 1937 (OCLC 4668075), p. 251-255
  • Barthélémy Amengual, G.W. Pabst, Paris, Seghers,‎ 1966
  • (en) Lee Atwell, G.W. Pabst, Boston, Twayne Publishers,‎ 1977
  • Jean Mitry, Histoire du cinéma. Art et industrie, Paris, Éditions Universitaires - J.P. Delarge,‎ 1967-1980
  • Siegfried Kracauer, De Caligari à Hitler. Une histoire psychologique du cinéma allemand, Paris, Flammarion,‎ 1987
  • (en) Eric Rentschler, The Films of G.W. Pabst. An extraterritorial cinema, New Brunswick, Rutgers University Press,‎ 1990
  • (en) John Baxter, « G.W. Pabst », International Directory of Films and Filmmakers, Chicago,‎ 1990, p. 376-378
  • (de) Wolfgang Jacobsen, G.W. Pabst, Berlin, Argon,‎ 1997 (OCLC 38030430)
  • (it) Enrico Groppali, Georg W. Pabst, Firenze, La Nuova Italia,‎ 1983
  • Marc Vanden Berghe, La mémoire impossible. Westfront 1918 de G.W. Pabst. Grande Guerre, soldats, automates. Le film et sa problématique vus par la « Petite Illustration », Bruxelles,‎ 2001

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ilelongue14-18.eu/?G-W-Pabst&lang=fr Le camp d'internement de l'Île Longue. Consulté le 26 décembre 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]