François Porché

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François Porché

Activités Écrivain
Naissance 27 novembre 1877
Décès 19 avril 1944

François Porché est un écrivain français, poète, dramaturge et critique littéraire, né le 21 novembre 1877 à Cognac et mort le 19 avril 1944 à Vichy.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Porché fait ses études au lycée de Cognac, où il est le condisciple de Jérôme Tharaud. Il fait ensuite des études de droit à Paris. À partir de 1902, il participe aux Cahiers de la Quinzaine aux côtés de Charles Péguy et d'Alain-Fournier.

En 1907, il décide de quitter la France et part en Russie, à Moscou, où il demeure quatre ans, comme précepteur dans une riche famille. Ses traversées de la Russie lui inspirent un premier recueil de poésies. Il revient en France en 1911 avec son épouse Ekaterina Gaïdoukoff et un fils, Wladimir. Il gardera toute sa vie l'amour de la Russie.

Engagé dans la Première guerre mondiale, il tire de cette expérience son Poème de la tranchée. Séparé d'Ekaterina, il épouse en 1923 Madame Simone[1], l'ancienne compagne d'Alain-Fournier. Après la guerre, il se lance dans l'écriture et la représentation de pièces de théâtre. Avec les évènements mondiaux, son écriture et ses préoccupations deviennent de plus en plus politiques. Chroniqueur à L'Illustration, il stigmatise à la fois l'américanisation et le communisme (Tsar Lénine, 1930).

Il obtient une certaine renommée en écrivant sur les poètes « maudits » du siècle précédent (Baudelaire, surtout Verlaine) et de son siècle (Tristan Bernard). Il consacre également des études à Léon Tolstoï. À la suite de la publication de L'Amour qui n'ose pas dire son nom en 1927, il échange avec André Gide des lettres qui figurent désormais en annexe de Corydon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • À chaque jour (1904)
  • Les Suppliants (1905)
  • Au loin, peut-être… (1909)
  • Humus et Poussière (1911)
  • Prisme étrange de la maladie (1912)
  • Le Dessous du masque (1914)
  • Nous (1914)
  • L'Arrêt sur la Marne (1916)
  • Le Poème de la tranchée (1916)
  • 1919 : La Jeune Fille aux joues roses, Théâtre Sarah Bernhardt
  • Soumission à la Vénus d'Arles, poème (9 pages), Mercure de France. no 547, 1er avril 1921
  • Les Commandements du destin (1921), édition en partie originale (reprend L'Arrêt sur la Marne et Le Poème de la tranchée plus des inédits)
  • La Dauphine, comédie en 3 actes (1922)
  • Sonates (1923)
  • Le Chevalier de Colomb, drame en 3 actes (1923)
  • Visite aux Canadiens français (1924)
  • Chez nos frères du Canada (1925)
  • Qu’est-ce que l’âme slave ? (1925)
  • La Vierge au grand cœur, ou la Mission, les travaux et la passion de Jeanne d'Arc, pièce en 3 parties et 8 tableaux, mise en scène Simone Le Bargy, Théâtre de la Renaissance, 27 janvier 1925
  • Paul Valéry et la poésie pure (1926)
  • La Vie douloureuse de Charles Baudelaire (1926)
  • L'Amour qui n'ose pas dire son nom (1927)
  • L'Évolution poétique de M. Henri de Régnier (1928)
  • Humoristes, cubistes et surréalistes (1928)
  • Mirages de l'Argent (1929)
  • Poètes français depuis Verlaine (1929)
  • Tsar Lénine, mystère en trois actes et un épilogue (1930)
  • Les Dernières Années de Verlaine (1932)
  • Franc-Nohain poète ou l'esprit des choses (1932)
  • La Jeunesse bourgeoise de Paul Verlaine (1932)
  • La Race errante, drame en 3 actes et 6 tableaux, (1932)
  • Tristan Bernard, auteur classique (1932)
  • La Crise du théâtre (1933)
  • Verlaine et sa vieille mère (1933)
  • Verlaine tel qu'il fut (1933) [Ouvrage de référence]
  • La Jeunesse de Léon Tolstoï (1935)
  • Orage sur la Comédie-Française (1935)
  • Portrait psychologique de Tolstoï (de la naissance à la mort), 1828-1910 (1935)
  • Un roi, deux dames et un valet, pièce en 4 actes, d'après un récit inédit de Madame Simone (1935) ; Comédie des Champs-Élysées, 1934
  • Baudelaire : histoire d'une âme (1944)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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