Histoire du Paris Saint-Germain

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Article principal : Paris Saint-Germain Football Club.

L'histoire du Paris Saint-Germain Football Club comprend deux périodes distinctes. La première, de 1904 à juin 1970, le club opère sous le nom de Stade Saint-Germain. Il devient le Paris Saint-Germain Football Club en 1970 et acquiert brièvement le statut professionnel de juillet 1971 à mai 1972, puis retrouve ce statut en juillet 1974. Nouveau venu sur la scène du football professionnel français, le PSG est toutefois le doyen actuel de la Ligue 1 avec une série en cours de 40 saisons consécutives parmi l'élite.

Le Stade Saint-Germain (1904-1970)[modifier | modifier le code]

Le Stade Saint-Germain est fondé en juin 1904 à l'occasion de l'inauguration des installations sportives du Camp des Loges en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Le premier président est Félix Boyer. Fidèle à l'U.S.F.S.A. jusqu'en 1921, le Stade est reversé en dernière division quand il rejoint la F.F.F.A. Commence alors une lente ascension vers les sommets de la Ligue de Paris[1].

Champion de Paris en 1957, le Stade se maintient parmi l'élite des clubs amateurs du CFA treize saisons durant sous la conduite de son entraîneur Roger Quenolle et de son président Henri Patrelle. Les « Blancs » de Saint-Germain atteignent les quarts de finale de la Coupe de France en 1969 avec l'Olympique de Marseille comme adversaire. Le match aller a lieu au Parc des Princes et le retour au stade Vélodrome et voit la logique qualification des professionnels marseillais[2].

Article détaillé : Stade Saint-Germain.

De la fusion au divorce (1970-1972)[modifier | modifier le code]

En 1970, le Stade Saint-Germain terminE 3e de son groupe de CFA et est promu en Division 2 qui devient « open », c'est-à-dire ouverte aussi bien aux clubs professionnels qu'aux clubs amateurs. Depuis 1933, la D2 était réservée aux clubs pros.

C'est à nouveau le cas depuis 1992.

Parallèlement à cette promotion sportive, un projet de relance du football de haut niveau dans la capitale française tourne en rond depuis plus de 18 mois. À quelques semaines de la reprise, le Paris FC n'a ni joueurs, ni entraîneur, ni encadrement, ni stade, ni droit de disputer un championnat après le refus de la Ligue d'accepter le Paris FC directement en D1. Ce PFC avait en partie été financé par une collecte populaire et un échec signifierait le remboursement des donateurs. De plus, la FFF qui a engagé sa crédibilité dans cette relance du football de haut niveau à Paris après les dépôts de bilan du RC Paris, du Stade français et du CA Paris, envisage mal un échec[3].

Pressé par le temps, le PFC se tourne alors vers la D2 et l'idée de fusionner avec le Stade-Germain s'impose. Un vote a lieu au PFC le , et opte pour la fusion avec Saint-Germain. Le 30 mai, la FFF publie la liste des clubs participant au prochain championnat de deuxième division : le Paris Saint-Germain FC figure sous ce nom sur cette liste au titre de la promotion du Stade Saint-Germain. Le « Paris Saint-Germain » est clairement noté comme qualifié du groupe Nord avec Creil et Cambrai[4]. Le protocole de fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC est paraphé le 10 juin. Le 26 juin, la fusion entre le Stade Saint-Germain et le PFC est effective. Le Paris Saint-Germain Football Club naît de cette union.

Le Conseil d'Administration extraordinaire du 26 juin porte Pierre-Étienne Guyot (ex-PFC) à la présidence du club, mais le pouvoir réel est aux mains des deux vice-présidents : Guy Crescent (ex-PFC) et surtout Henri Patrelle (ex-Saint-Germain) qui est également président de la Commission sportive qui gère le football. Patrelle garde ainsi la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le 22 juin. Le premier match disputé sous le label « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de pré-saison face à Quevilly. Les normands s'imposent 1-2 le 1er août au Stade Jean-Bouin[5]. Le 23 août, le club dispute son premier match officiel sous le label PSG : pour le compte de la première journée du championnat de France de Division 2, appelé alors « National », le PSG se déplace à Poitiers (1-1). Le 27 août, publication au Journal Officiel de l'acte de constitution du PSG. Pendant longtemps, cette date fut celle de la naissance officielle du club ; c'est en tout cas celle retenue par le service communication du club.

Le PSG termine 1er du groupe Centre du championnat, et est sacré champion de France de D2 le après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le PSG est donc promu en D1 dès 1971.

La publication du bilan financier de la saison 1970-71 laisse apparaître 205 200 francs de pertes pour 1 776 950 Francs de recettes[6]. Mais grâce à sa promotion en D1, l'équipe fanion du PSG devient une section professionnelle. Le PSG évoluait en effet avec un statut amateur jusqu'à cette date, profitant seulement du nouveau règlement « open » autorisant l'emploi de six joueurs pros ; le PSG en comptait cinq : Djorkaeff, Mitoraj, Bras, Destrumelle et Remond. Tous les autres joueurs étaient d'authentiques amateurs[7].

La promotion parmi l'élite est saluée par la Ville de Paris qui s'engage à subventionner le PSG pour quatre saisons en fixant trois conditions :

  • que le PSG se maintienne en D1 ;
  • que le PSG évolue à terme au Parc des Princes ;
  • que deux membres du Conseil de Paris entrent au Conseil d'Administration du PSG.

Ces conditions sont acceptées par le PSG.

Le premier match en D1 du PSG a lieu le . C'est une défaite 2-0 à Angers. Henri Patrelle, vice-président « actif » depuis dix-sept mois, récupère le titre de président du club le 17 décembre.

Paris~Saint-Germain.jpg

À la surprise générale, le Conseil de Paris vote par 46 voix pour et 44 contre le 21 décembre une motion : la modification du nom du club en « Paris Football Club ». Si cette nouvelle condition n'est pas acceptée par le club, pas de subvention et pas de Parc des Princes. Votée en pleine période des fêtes de fin d'année, cette motion est médiatisée après sa publication dans le bulletin municipal de la Ville de Paris (). Le président Patrelle négocie et offre même sa démission si le nom reste inchangé, mais la Mairie confirme sa position par courrier au club le  : « Si, d'aventure, les membres de votre association refusaient l'appellation « Paris Football Club », ou bien si les organismes de tutelle s'opposaient à cette modification, ou bien encore si votre club ne se maintenait pas en 1re Division à l'issue de la présente saison, des modalités de remboursement échelonné pour tout ou partie de ladite subvention seraient convenues avec votre club. »[8] C'est un ultimatum au PSG, à la Ligue et à la FFF avec comme date butoir le 1er juillet 1972. Après des débats houleux, l'assemblée générale du propose un vote sur cette question. La tension est telle, qu'on doit recompter plusieurs fois les bulletins : la motion est repoussée par une très mince majorité de trois voix. La majorité requise est de 626 voix (deux tiers des 939 suffrages exprimés) et on ne dénombre que 623 voix favorables à la modification du nom du club afin d'accepter les subventions de la Ville de Paris[8]. Le PSG ne change donc pas de nom, mais les dirigeants de l'ex-PFC ne renoncent pas.

Trois jours après le vote confirmant le maintien du nom du club, le PFC annonce sa sécession. La FFF et la Ligue cèdent à la volonté de la Mairie de Paris en accordant toutes les dérogations nécessaires à une telle démarche. Le PFC récupère ainsi l'équipe professionnelle, tandis que le PSG conserve tous ses joueurs amateurs. Le PSG repart en 1972 en D3, là où évoluait jusque là son équipe réserve. Le 23 mai, France Football publie un dossier de deux pages sur la question « Paris, où vas-tu ? » Patrelle se déclare « écœuré » : « Je pars écœuré. Dans cette affaire nous sommes très loin du football. Trop de problèmes politiques sont venus salir notre sport. » De l'autre côté, Guyot et Crescent promettent que le PFC sera « une grande équipe pour la capitale »[9].

Le , le divorce entre le Paris FC et le Paris SG est entériné par le Conseil d'administration du PFC et paraphé par Guyot, Crescent et Patrelle. Patrelle signe cet accord en qualité de « président du Paris Saint-Germain FC », les deux autres signataires en qualité de président et vice-président du « Paris FC ». L'article 1 précise : « L'activité de la section professionnelle se poursuivra sous une forme juridique différente et sous l'appellation de Paris Football-Club ». L'article 3 : « Paris Saint-Germain FC conservera ses droits pour la saison 1972-1973 sur tous les joueurs amateurs licenciés au cours de la saison 1971-72. » L'article 10 : « Ces modalités n'entreront en application que si la FFF et le GPF en prennent acte et accordent les dérogations sollicitées. »[10] Ces dérogations fédérales seront évidemment accordées. Ce texte est entériné le à la suite du feu vert fédéral accordé le 12 juin. Tous ces textes, procès verbal de l'assemblée générale extraordinaire du 16 mai inclus, sont publiés dans le numéro 8 (juin 1972) de la revue mensuelle Paris Saint-Germain Football Club rebaptisée Paris Football Club depuis mai 1972.

Robert Vicot hérite du poste d'entraîneur. Respectant l'esprit du vote du 16 mai réclamant le statu quo, le président Patrelle décide en juin 1972 de conserver le nom « Paris Saint-Germain FC ». Afin de ne pas être attaqué en justice par la Ville de Paris pour utilisation abusive du nom de Paris dans le nom du club, le siège social du PSG est transféré au 5, place de Valois (Paris, 1er arrondissement), siège de la Ligue de Paris de Football. La quasi-totalité des supporters suivent le Paris FC en D1, seulement deux sections restant fidèles au PSG en D3 : les 1er et 2e secteurs de Saint-Germain-en-Laye.

Patrelle tire sa révérence (1972-1974)[modifier | modifier le code]

Profitant du refus de montée de l'US Quevilly pour des raisons financières, le PSG est promu en D2 dès 1973. Daniel Hechter et ses amis, dont Jean-Paul Belmondo, Francis Borelli, Charles Talar et Bernard Brochand, notamment, font leur entrée en scène. Le partenariat entre Patrelle et Hechter ne dure pas même un an. Il avait débuté le 15 juin 1973 avec la signature d'un protocole entre le PSG et Daniel Hechter. Afin d'éviter une nouvelle affaire semblable à celle du PFC, le nom (Paris Saint-Germain Football Club) et les couleurs du club (bleu, blanc et rouge) deviennent protégées par contrat. Ce protocole est signé sur papier à en-tête du club où figure déjà le logo « tour Eiffel », en usage dès la saison 1972-73. Le siège social du club est transféré à Saint-Germain-en-Laye, au 29, rue Danès de Montardat. Patrelle conserve son titre et sa qualité de président du PSG, mais Daniel Hechter, président du comité de gestion, joue un rôle majeur au club. Un conflit s'instaure alors entre les deux hommes pour le contrôle plein et entier du PSG. De même, sur le banc, Vicot, officiellement entraîneur, doit souvent s'effacer devant Just Fontaine, officiellement directeur technique.

Cette double direction n'empêche pas le club d'être promu en D1 en juin 1974 à l'issue d'un match de barrage face à Valenciennes. Ironie du sort, le Paris FC chute en D2 dans le même temps. C'est au lendemain de cette promotion que Daniel Hechter devient officiellement président du club, poste jusque là toujours occupé par Henri Patrelle qui devient intendant de l'équipe de France A jusqu'en 1979.

L'ère Hechter (1973-1978)[modifier | modifier le code]

En faisant son retour parmi l'élite, le PSG retrouve son statut professionnel abandonné deux ans plus tôt. Parmi les joueurs de l'époque, on trouve Jean-Pierre Dogliani, Mustapha Dahleb et François M'Pelé, et parmi les entraîneurs, Vélibor Vasovic et Jean-Michel Larqué. Daniel Hechter lui-même dessine le maillot « historique » du club. L'inauguration du centre de formation au camp des Loges a lieu le . Pierre Alonzo en prend la direction. Le Tournoi de Paris retrouve également vie en 1975. Il sera disputé jusqu'en 1993.

La présidence de Daniel Hechter est marquée par ses déboires finaux. Hechter est écarté de la présidence en janvier 1978 à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes.

L'ère Borelli (1978-1991)[modifier | modifier le code]

Francis Borelli prend le relais pour 13 saisons. Sous sa conduite, le PSG remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France (1982, 1983) et un titre de champion de France (1986).

Les joueurs notables de cette période sont Carlos Bianchi, Dominique Baratelli, Luis Fernandez, Ivica Surjak, Dominique Bathenay et Dominique Rocheteau puis Safet Sušić, Joël Bats, et Gabriel Calderón. Georges Peyroche, Gérard Houllier, Lucien Leduc et Tomislav Ivić furent les principaux entraîneurs de l'ère Borelli. Résistant à l'assaut du Matra qui, cinq années durant, tenta, en vain, de ravir au PSG sa position de numéro 1 dans la capitale, le président Borelli et son système de gestion à l'ancienne se trouvent à bout de souffle à l'attaque des années 1990.

L'ère Canal+ (1991-2006)[modifier | modifier le code]

En 1991, Canal+, le diffuseur du championnat, souhaite relancer son intérêt en opposant un adversaire à l'Olympique de Marseille. Il choisit d'investir dans le PSG. Du coup, Francis Borelli cède sa place à Michel Denisot. Le recrutement d'Artur Jorge et de plusieurs joueurs majeurs (Paul Le Guen, Valdo ou David Ginola) permet à Paris de finir sur le podium (3e).

La saison suivante, Alain Roche, Vincent Guérin, Bernard Lama et George Weah renforcent davantage l'effectif. Après une première partie de saison en tête, Paris s'incline et termine second. Il s'offre également une Coupe de France face à Nantes (3-0), et un match de légende en 1/4 de finale de Coupe UEFA face au Real Madrid (4-1).

En 1993-1994, le brésilien Raí renforce encore l'effectif. Paris s'installe en tête en octobre et ne la lâchera plus. Paris est de nouveau champion 8 ans après. La saison suivante voit Luis Fernandez remplacer Artur Jorge. Paris ne peut faire mieux que 3e en championnat, mais il s'offre une nouvelle Coupe de France, ainsi que la première Coupe de la Ligue.

L'été 1995 est celui du changement. Plusieurs joueurs majeurs quittent le club (Weah, Ginola, Valdo), alors que Patrice Loko ou Youri Djorkaeff arrivent. La saison démarre sur les chapeaux de roue, Paris est très largement en tête du championnat. Mais le début de l'année 1996 est difficile et Paris voit Auxerre fondre sur lui. Le club est alors en pleine crise quand Denisot fait appel à Yannick Noah pour remobiliser l'effectif. Paris s'inclinera en championnat mais remporte la Coupe des coupes. Il est le second club français à gagner une Coupe d'Europe.

Durant l'été 1996, Luis Fernandez cède sa place à Ricardo Gomes, tandis que les premiers effets de l'Arrêt Bosman se font sentir sur le recrutement (notamment avec le départ de Djorkaeff). Après une nouvelle première partie de saison en tête, Paris s'incline face à Monaco et termine second. De plus, il s'incline en finale de la Coupe des Coupes face à Barcelone. Enfin, Bernard Lama est contrôlé positif au cannabis et doit quitter le club. À la fin de la saison, Canal+ passe de 34 à 51 % au capital du club et devient donc majoritaire.

Durant l'été 1997, Paris recrute Christophe Revault, Marco Simone ou Florian Maurice. À la suite d'une erreur administrative, le club frise l'élimination aux préliminaires de la Ligue des champions, mais se rattrape au retour (5-0). La saison débute bien, mais l'équipe connaît une période difficile à l'automne à la suite d'une mauvaise passe de Revault. Le club est éliminé au premier tour de la C1, et voit le podium s'éloigner en championnat. Le sourire reviendra avec les succès en finale des Coupes de la Ligue et de France, mais Paris termine 8e en championnat. Denisot décide de passer la main et c'est Charles Biétry, l'autre candidat au poste en 1991 qui le remplace.

Biétry décide de faire table rase du passé et une grande partie de l'effectif (dont Rai, Revault, Le Guen ou Roche) quitte le club. Ils sont remplacés par Jay-Jay Okocha, Bernard Lama, Yann Lachuer ou encore Christian Wörns. Ricardo lui aussi quitte le club, et Alain Giresse est finalement choisi pour le remplacer. Mais très vite, la mayonnaise ne prend pas. L'équipe est en milieu de tableau en championnat, et subit une élimination prématurée en Coupe d'Europe face au Maccabi Haïfa. Face à ces résultats, Giresse est démis de ses fonctions et il est remplacé par Artur Jorge, que Biétry n'avait pas manqué de critiquer précédemment. Malgré tout, les résultats ne s'améliorent pas et Jorge critique ouvertement l'effectif. Bietry en tire les conséquences et démissionne, il est remplacé par Laurent Perpère. La saison est foutue, Perpère prépare la suite et remplace Jorge par Philippe Bergeroo. Le PSG termine 9e.

Après cette saison épouvantable, l'été suivant sert à faire le ménage dans l'effectif. Plusieurs joueurs arrivés 1 an auparavant quittent le club, qui recrute Ali Benarbia, Laurent Robert, ou Christian. Le PSG réalise une saison convainquante, il reste sur le podium toute la saison et termine second. Seul ombre au tableau, la défaite en finale de la Coupe de la Ligue, face au FC Gueugnon.

La saison suivante, Paris est extrêmement ambitieux et dépense plusieurs centaines de millions de francs pour recruter Nicolas Anelka, Peter Luccin ou Stéphane Dalmat. L'objectif est le titre. Si l'équipe est convainquante à domicile, elle souffre à l'extérieur ce qui l'empêche de dominer. À partir de novembre, les résultats plongent, et Paris passe de la tête au milieu de tableau en quelques semaines. Après une lourde défaite à Sedan (5-1), Bergeroo est renvoyé et est remplacé par Luis Fernandez. Mais les résultats ne s'améliorent pas. Paris perd en Coupe d'Europe face à La Corogne (4-3) après avoir mené 3-0. Le match face à Galatassaray est marqué par des incidents dans les tribunes. Paris termine 9e mais voit la pépite brésilienne Ronaldinho débarquer.

Alors que Canal+ devient propriétaire de 98 % du PSG à l'été 2001, le club dépense encore beaucoup d'argent pour faire venir José Aloisio, Gabriel Heinze, ou Hugo Leal. Malgré cette débauche de moyens, les résultats ne sont pas extraordinaires, Paris ne monte sur le podium qu'en janvier. Anelka est bradé au mercato. Finalement, Paris termine 4e et loupe la Ligue des champions. La saison suivante est marquée par une austérité lors du mercato. Paris parvient à prendre la tête fin octobre, mais ce sera son seul éclat de la saison. Le club plonge en milieu de tableau, Ronaldinho est laissé sur le banc, Luis Fernandez sauve sa tête en prenant les supporters à témoin. Finalement, Paris finira 11e, et s'incline en finale de la Coupe de France face à Auxerre. Face au bilan sportif et financier désastreux (65 millions d'euros de déficit pour la saison 2002-2003[11]), Canal+ débarque Perpère et Fernandez, et nomme les deux hommes phares du succès lillois, Francis Graille président, Vahid Halilhodžić entraineur.

Graille est chargé de remettre de l'ordre dans les finances, Halilhodzic doit remettre l'équipe sur le droit chemin. Ronaldinho est cédé à Barcelone, tandis que Pauleta devient le buteur du PSG. Juan Pablo Sorín renforce également l'effectif. Le début de saison est difficile, Jérôme Leroy quitte le club. Mais Halilihodzic parvient à trouver la bonne formule et Paris s'installe sur le podium. Il y restera jusqu'au bout (2e) et remporte son premier titre en 6 ans, avec la Coupe de France. Mais la fin de saison est gâchée par le départ de Frédéric Déhu à Marseille.

Après le départ du capitaine, Heinze, Sorin, puis Fiorèse suivent. Paris dépense tout son budget recrutement avec Jérôme Rothen, Sylvain Armand et Mario Yepes. Mais l'équipe n'est pas complète et le début de saison est désastreux. De plus, une "taupe" a trahi les secrets du vestiaire, et les supporters grondent face à la politique des dirigeants. Halilhodzic croit trouver en Sergueï Semak le joueur manquant à l'effectif, mais rien ne s'arrange et Graille décide de se séparer de son ami. Il nomme Laurent Fournier pour finir la saison. Sous son commandement, les résultats s'améliorent légèrement et le club termine 9e. À la fin de la saison, Canal+ rachète les dernières parts de Alain Cayzac et devient propriétaire à 100 %, et il écarte Graille qu'il remplace par Pierre Blayau.

L'effectif est renforcé par les arrivées de Bonaventure Kalou, Vikash Dhorasoo ou David Rozehnal. L'équipe a fière allure sur le papier, et son début de saison est intéressant. Mais le président est insatisfait et renvoie Fournier au profit de Guy Lacombe. C'est à ce moment que les résultats de club décrochent à nouveau pour finir 9e. Alors que Paris remporte une nouvelle Coupe de France face à Marseille (2-1), les rumeurs insistantes sur la prochaine vente du club sont confirmées : Canal+ vend le club à Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley. La vente est effective en juin et Pierre Blayau cède sa place à Alain Cayzac.

L'ère Colony Capital (2006-2011)[modifier | modifier le code]

Malgré le changement de propriétaire et de direction, priorité est donnée à la stabilité : Guy Lacombe demeure l'entraîneur du club, Alain Roche reste recruteur, Raí revient en tant qu'ambassadeur du club en Amérique du Sud, et l'effectif ne connait pas de bouleversement majeur (Mickaël Landreau et Amara Diané renforcent l'effectif et Pauleta prolonge). Malgré cette stabilité, le début de saison est extrêmement difficile, Paris ne parvient même pas à passer dans la première moitié du tableau. Vikash Dhorasoo est renvoyé en octobre après avoir accusé l’entraîneur de mentir. Le pire est atteint en novembre avec une lourde défaite en Coupe UEFA au Parc face à Hapoël Tel-Aviv (2-4), puis la mort par balle d'un ultra parisien par un policier après le match. Début janvier 2007, Guy Lacombe est limogé et Paul Le Guen le remplace. L'espoir est important à la suite des excellents résultats du breton à Lyon. Malgré une descente dans la zone de relégation en mars, Les résultats s'améliorent sensiblement et Paris termine sa saison à la 15e place.

La saison suivante doit marquer le retour de Paris en haut du classement. La stabilité est toujours de mise avec les arrivées de Grégory Bourillon, Didier Digard et Zoumana Camara. Mais à nouveau, le PSG reste dans la seconde moitié du classement. En cause, d'excellents résultats à l'extérieur, mais une incapacité à gagner à domicile. C'est le "syndrome du Parc". Pour provoquer un électrochoc, Le Guen titularise les jeunes à Valenciennes. Mais sans résultat majeur, il revient à l'équipe-type rapidement. En décembre, Paris bascule dans la zone de relégation. La victoire au Parc face à Lens met fin au syndrome du parc et fait sortir Paris de la zone de relégation. À la fin du mercato, deux brésiliens, Éverton Santos et Willamis Souza arrivent. Mais c'est un flop complet et Paris redescend dans la zone de relégation au printemps. Une éclaircie apparaît avec le succès en Coupe de la Ligue face à Lens (1-0), mais une banderole parisienne destiné aux lensois fait scandale. Un mois plus tard, Paris perd lourdement à Caen (3-0). Face à une situation désespérée, Alain Cayzac démissionne et Michel Moulin devient directeur sportif. Il faudra attendre la dernière journée et une victoire inespérée à Sochaux (2-1) pour que Paris se sauve. La saison se termine par une défaite en finale de Coupe de France face à Lyon (1-0).

Pour remplacer Alain Cayzac, c'est Charles Villeneuve (ancien directeur des sports de TF1) qui est nommé président. Celui-ci maintien Paul Le Guen à son poste. Durant l'intersaison, la formation parisienne est profondement modifiée : Mario Yepes, Jerôme Alonzo et Pedro Miguel Pauleta arrivent en fin de contrat, tandis que Bernard Mendy, Amara Diané, Didier Digard, et David N'Gog sont vendus. Everton Santos et Willamis Souza sont pour leur part prêtés à des clubs brésiliens. Du côté des arrivées, les anciens internationaux français Claude Makélélé et Ludovic Giuly, en fins de carrières, sont recrutés pour encadrer le groupe. Mateja Kežman, Guillaume Hoarau, et Stéphane Sessègnon sont également intégrés dans l'equipe. En dépit d'un début hésitant, la première partie de saison est finalement réussie. Le PSG parvient notamment à battre les trois premiers du championnat 2007-2008 : Lyon, Bordeaux et Marseille. Paris finit ainsi 4e à la trêve hivernale. Cependant, une mini-crise survient : le , Charles Villeneuve est forcé de démissionner, à la suite de l'envoi aux actionnaires d'une lettre critiquant la direction superieure du club (cette lettre ayant été immédiatement diffusée dans la presse). Sébastien Bazin, PDG en Europe de Colony Capital, actionnaire majoritaire, prend alors la présidence provisoire. Ce changement de gouvernance n'a pas d'effets nefastes immédiats concernant les resultats du club ; avant la rencontre face à Marseille le 15 mars, Paris enchaine ainsi 6 victoires et un nul en 8 matchs, et possède l'occasion de se substituer à Lyon en tête du championnat. Mais le PSG s'incline. La direction du club annonce par la suite que Paul Le Guen ne sera pas reconduit pour la saison prochaine, en raison d'une mésentente de l'entraineur parisien avec une partie du staff technique. Dès lors, Paris enchaine les mauvais resultats jusqu'à la dernière journée. Le PSG finit 6ème, laissant échapper une qualification pour la Ligue des champions, et finalement pour la Ligue Europa.

Les dirigeants choisissent l'ancien parisien Antoine Kombouaré pour remplacer Le Guen. L'equipe subit peu de changement lors du mercato, avec seulement les arrivées de Erding, Coupet, Jallet et Grondin, et les départs de Landreau, Pancrate, Kezman et Rothen. Le début de saison est excellent, et Paris pointe en tête (ex-aequo) avec Bordeaux et Lyon fin août. En septembre, Colony Capital rachete les parts de Morgan Stanley, et Robin Leproux (Directeur général de RTL entre 2001 et 2005) remplace Sébastien Bazin à la tête du club. La faiblesse du banc parisien le fait reculer dès l'automne en milieu de tableau et l'absence durant la grande partie de la saison de son tandem en attaque Hoarau-Erding l'empêche de briller en championnat et Paris terminera cette saison à la 13e place. Toutefois, le club remporte une nouvelle Coupe de France face à Monaco.

Malgré la décevante 13e place l'an passé, Leproux, Kombouaré et Roche demeurent en place. Le club se renforce avec les arrivées de Matthieu Bodmer, Siaka Tiéné et de Luis Nenê. Après un début de saison intéressant, Paris se stabilise dans le haut du classement à partir de novembre, en particulier grâce aux performances éblouissantes de Nenê, qui reçoit le Trophée UNFP du joueur du mois de décembre 2010. Le départ agité de Stéphane Sessègnon lors du mercato hivernal ne perturbe pas la bonne marche du club, qui reste en course pour une qualification en C1. Toutefois, Paris s'incline en finale de la Coupe de France face au futur champion Lillois, et il termine 4e du championnat et ne se qualifie pas pour la Ligue des champions. Quelques jours plus tard, la vente du club souvent évoquée est officialisée : Qatar Investment Authority est le nouveau propriétaire du club[12].

L'ère Qatar Investment Authority (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Alors que Grégory Coupet et Claude Makelele prennent leur retraite, Colony Capital signe les arrivées de Nicolas Douchez et Kevin Gameiro avant de passer la main aux nouveaux propriétaires Qataris. Le conseil de surveillance du club révoque en juillet 2011 le président Robin Leproux et nomme Leonardo, ancien joueur parisien entre 1996 et 1997, au poste de directeur sportif[13]. Le brésilien recrute alors Milan Biševac, Blaise Matuidi, Jérémy Ménez, Salvatore Sirigu, Momo Sissoko, Javier Pastore et enfin Diego Lugano, pour un total de plus 75 millions d'euros. Malgré ce nouvel effectif, le PSG débute difficilement le championnat et doit attendre la 8e journée avant d'en prendre la tête. Débute alors un duel à distance avec Montpellier, puisque les deux clubs se partagerons le fauteuil de leader jusqu'à la dernière journée. Le club de la capitale est éliminé d'entrée contre Dijon en Coupe de la Ligue et ne parvient pas à passer la phase de groupe en Europa League. La trêve hivernale est fatale à Antoine Kombouaré que Leonardo remplace par Carlo Ancelotti. Mais le tacticien italien ne parvient pas à se détacher du club héraultais, qui remporte finalement son premier titre avec trois points d'avance sur le PSG.

Au début de la saison 2012-2013 le club enregistre l'arrivée de très grandes stars comme : Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi, Gregory van der Wiel ou encore le très grand buteur suédois, Zlatan Ibrahimović ou bien encore le très jeune espoir du Calcio, Marco Verratti. Les retrouvailles avec la C1 (8 ans après) se fit de la plus belle des manières avec une large victoire 4-1 au parc face au Dynamo Kiev (but de Zlatan Ibrahimović sur pénalty, Thiago Silva, Alex, réduction du score du club visiteur par Miguel Veloso, et pour finir un but de Javier Pastore).

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Daniel Riolo, L'histoire du Paris Saint-Germain, Paris, Hugo sport,‎ 23 novembre 2006 (ISBN 2755601159)
  • Rodolphe Albert, Les secrets du PSG : la danseuse de canal+, mai 1991-avril 2006, Paris, Prive,‎ 1er juin 2006 (ISBN 2350760286)
  • Jean-Philippe Bouchard, Le roman noir du PSG : de Canal + à Canal -, Paris, Calmann-Lévy,‎ 2000 (ISBN 2702131077)
  • Thierry Berthou, Histoire du Paris Saint-Germain Football-Club (1904-1998), Saint-Maur-des-Fossés, Pages de Foot,‎ juin 1998 (ISBN 2913146007)
  • Anne Dautremepuis et Gilles Verdez, PSG, histoires secrètes : 1995-1998, Paris, Solar,‎ janvier 1998 (ISBN 2263026533)
  • Pierre Basse, PSG, histoires secrètes : 1991-1995, Paris, Solar,‎ septembre 1995 (ISBN 2263023178)
  • Dominique Grimault et Luis Fernandez, Le Parc de mes passions, Paris, Albin Michel, 1995, (ISBN 2-226-07790-1)
  • Fabrice Balédant et Alain Leiblanc, Paris S.G. champion !, Luxembourg, RTL Éditions, 1986, (ISBN 2-87951-157-7)
  • Francis Le Goulven et Robert Ichah, Paris S.G. : 81/82, Paris, PAC, 1981 (ISBN 2-85336-158-2) édité erroné
  • Daniel Hechter, Le Football business, Paris, Ramsay, 3e trimestre 1979, (ISBN 2-85956-118-8)
  • Frédéric Chevit et Olivier Rey, Le Roman vrai du Paris SG, Paris, Fayard, 4e trimestre 1977, (ISBN 2-213-00520-6)
  • Programmes de matches du club
  • Fanzines des clubs de supporters
  • Périodiques parisiens comme L'Équipe, France Football et Le Parisien

Notes[modifier | modifier le code]

  1. T. Berthou, Histoire du Paris Saint-Germain Football Club (1904-1998), St-Maur, Pages de Foot, 1998, détails sur les débuts du Stade Saint-Germain p. 27-29
  2. France Football, no 1200 du 1er avril 1969, p. 10, et no 1201 du 8 avril 1969, p. 11
  3. France Football, no 1255 du 21 avril 1970, p. 3, article pleine page intitulé Le Paris FC descendra dans la rue ! signé par le rédacteur en chef Max Urbini
  4. France Football, no 1261 du 2 juin 1970, p. 3. Liste des clubs qualifiés pour la D2 1970-71 annoncée le 30 mai au Conseil fédéral de la FFF
  5. France Football, no 1270 du 4 août 1970, p. 11
  6. Paris Saint-Germain, no 1 de septembre 1971, p. 12-13., PV de l'assemblée générale du club
  7. Paris Saint-Germain, no 1 de septembre 1971, p. 17-19, présentation de l'effectif 1971-72.
  8. a et b Paris Football Club, no 8 de juin 1972, p. 19
  9. France Football, no 1364 du 23 mai 1972, p. 6-7
  10. Paris Football Club, no 8 de juin 1972, p. 39, convention annexe au PV du 24 mai 1972
  11. http://www.easybourse.com/bourse/france/article/5762/psg-des-resultats-sportifs-et-financiers-mediocres.html
  12. Le Qatar rachète le PSG le10sport.com
  13. PSG: Leonardo présenté officiellement comme directeur sportif, le Point, le 13 juillet 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]