Ceci est un bon article. Cliquez pour plus d'informations

Stade Vélodrome

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Stade Vélodrome (Marseille))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Vélodrome
Stade Vélodrome
{{#if:
Logo
Stade UEFA de catégorie 4[1]
Stade UEFA de catégorie 4[1]
Généralités
Adresse 3 boulevard Michelet, 13008 Marseille
Coordonnées 43° 16′ 11″ N 5° 23′ 45″ E / 43.269806, 5.39592243° 16′ 11″ Nord 5° 23′ 45″ Est / 43.269806, 5.395922  
Construction et ouverture
Début construction 28 avril 1935
Ouverture 13 juin 1937
Architecte Henri Ploquin, Jean-Pierre Buffi (1998)
Extension 1971, 1983, 1998 et 2014
Utilisation
Clubs résidents Olympique de Marseille (depuis 1937)
Propriétaire Ville de Marseille
Administration Arema[2]
Équipement
Surface Pelouse hybride AirFibr[3]
Capacité 67 394
Tribunes Tribune Jean Bouin
Tribune Gustave Ganay
Virage Nord Patrice de Peretti
Virage Sud Chevalier Roze
Affluence
record
61 846 le 19 octobre 2014 (OM - Toulouse FC)
Dimensions 105 m × 68 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade Vélodrome

Géolocalisation sur la carte : Marseille

(Voir situation sur carte : Marseille)
Stade Vélodrome

Le stade Vélodrome est une enceinte sportive située à Marseille en France. Bâti dans le 8e arrondissement de la ville, c'est le principal équipement sportif de Marseille et le second stade de France. Le Vélodrome est, depuis son inauguration en 1937, utilisé par le club de football de l'Olympique de Marseille.

Le stade de 35 000 places connaît plusieurs extensions au cours du XXe siècle, le changement le plus notable étant celui précédant la Coupe du monde de football 1998, l'enceinte passant à 60 000 places et n'ayant plus de toit. Le Vélodrome changea encore de configuration en vue du Championnat d'Europe de football 2016, avec la couverture du stade et une capacité augmentée de 7 000 places. Ce stade n'est pas réservé au football : il accueille dans ses débuts des courses cyclistes (d'où le nom de Vélodrome) mais aussi des rencontres du Marseille XIII, club phocéen du rugby à XIII dans les années 1950, certaines rencontres de phase finale du Championnat de France de rugby à XV et du RC Toulon ainsi que des concerts.

Le Vélodrome est le deuxième stade de France en termes de places disponibles, derrière le Stade de France, avec une capacité de 67 394 spectateurs. La capacité est réduite à 48 000 places durant les travaux de rénovation pour l'Euro 2016. Depuis 2014, le stade vélodrome répond aux critères des stades de catégorie 4 de l'UEFA[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance du Vélodrome[modifier | modifier le code]

L'entrée du stade Vélodrome, seul souvenir de l'enceinte de 1937 jusqu'à sa disparition en 2013.

La ville de Marseille souhaite en 1928 ériger un stade municipal, le stade de l'Huveaune étant la propriété de l'Olympique de Marseille. Un premier projet est repoussé par le conseil municipal en 1930, le coût des opérations étant jugé trop important. La Coupe du monde de football 1938 organisée en France relance l'idée d'une enceinte sportive[4]. En 1935, l'architecte parisien Henri Ploquin, qui a notamment travaillé sur le Stade municipal de Vichy, propose la construction d'un stade olympique comprenant une piste ainsi qu'un palais des sports. Pour des raisons budgétaires seul le stade est finalement réalisé[5]. Le 28 avril 1935, la première pierre du Vélodrome est posée par le maire de Marseille, le docteur Georges Ribot[6], sur les ruines des anciennes usines automobiles Turcat-Méry, entre le quartier de Saint-Giniez et le quartier Sainte-Marguerite dans le sud de la ville[7]. Ce lieu avait déjà été ciblé quelques années auparavant par le Stade helvétique de Marseille pour y construire une enceinte de football, le vol des fonds levés pour une tombola par l'un des organisateurs mettant un terme aux ambitions suisses[8]. Durant les travaux qui s'étalent sur vingt-six mois, 25 000 m3 de terre sont déplacés et 240 pieux de 10 m sont utilisés pour les fondations[9].

L'enceinte du stade Vélodrome est inaugurée le 13 juin 1937 devant près de trente mille spectateurs : une grande journée sportive est organisée, avec un meeting d'athlétisme et une course cycliste sur les pistes prévues à cet effet[7]. En conclusion de cette fête sportive un match amical est disputé entre l'Olympique de Marseille et les Italiens du Torino Football Club qui se conclut sur le score de 2 à 1 pour les Olympiens, qui déménagent donc de l'Huveaune vers le Vélodrome. Émile Zermani est le premier footballeur à marquer un but dans l'enceinte marseillaise[10]. Le 29 août 1937, la deuxième journée du Championnat de France de football met aux prises l'OM à l'AS Cannes. C'est le premier match de football en compétitions officielles au Vélodrome[11]. Néanmoins, les Marseillais n'adoptent pas si facilement le tout nouveau stade, qui est vu comme le « stade de la mairie ». Pour les habitants, le vrai stade de l'OM reste en effet le stade de l'Huveaune, propriété de l'OM et dont la construction des tribunes est financée par les supporters au début des années 1920[7].

Un Vélodrome omnisports[modifier | modifier le code]

Marcel Cerdan est à l'affiche de combats de boxe boulevard Michelet.

Comme prévu, le Vélodrome accueille certains matchs de la Coupe du monde de football de 1938, avec notamment la demi-finale entre l'Italie de Giuseppe Meazza et le Brésil de Domingos da Guia. Mais le football n'y est pas le seul sport pratiqué. Une tournée de joueurs de football américain passe à Marseille, un match de hockey sur gazon entre le Stade français et une entente Lyon-Marseille se conclut sur le score de 4-0 pour les Parisiens en 1938[12], et des parties de tennis sur gazon sont jouées en 1939[13]. Malgré la Seconde Guerre mondiale et les réquisitions régulières des armées française, allemande puis américaine, qui endommagent le site, les compétitions sportives continuent de s'y tenir[14]. Des courses de lévriers, de moto, des concours de pétanque, des combats de boxe avec Marcel Cerdan, du handball à 11 ainsi que quelques matchs de l'OM (qui rejoue en grande partie à l'Huveaune) rythment la vie du Vél'. Un match de baseball joué par les troupes américaines à la Libération s'y déroulera même[12].

Au lendemain de la guerre, l'OM partage le stade avec le club montant de rugby à XIII de la ville, le Marseille XIII Rugby League de Jean Dop, qui enregistre des affluences de 15 000 spectateurs en moyenne[15]. Le côté omnisports du stade est toujours présent avec les Harlem Globetrotters en 1951, une ronde de Formule 1 en 1953, les samedi cyclistes animés par le Marseillais André Payan (cyclisme), des arrivées du Tour de France cycliste et des meetings d'athlétisme mettant en scène Michel Jazy ou encore Roger Bambuck[12]. Alors que l'environnement urbain de l'enceinte se développe (construction de l'unité d'habitation de la Cité radieuse, tour de France 3 Méditerranée en chantier[16]), Marcel Leclerc, nouveau propriétaire de l'Olympique alors en deuxième division en 1965, s'oppose violemment au député-maire Gaston Defferre en quittant le stade Vélodrome tant que ses exigences ne sont pas satisfaites. Il réclame une subvention annuelle fixe, une baisse des taxes et la suppression du loyer payé par le club à la municipalité, qualifiée par Leclerc de « racket » ; il n'hésite pas dans une lettre adressée au maire à lui écrire « Marseille, c'est Chicago », ville des États-Unis ayant connu de nombreuses affaires de corruption. Le stade est donc inoccupé, et la Mairie cède en 1966, lors de la remontée du club en première division[17]. Cette année-là, à la demande de l'entraîneur Robert Domergue, le siège de l'OM qui était place Félix-Baret est transféré au Vélodrome[18].

Premières rénovations[modifier | modifier le code]

L'année 1970 marque les premières modifications du Vélodrome avec le remplacement des vieux projecteurs des tribunes Ganay et Jean Bouin par quatre pylônes de 60 mètres de hauteur pour les événements nocturnes. En mars 1971, la capacité du stade est augmentée d'environ 6 000 places assises[19], avec la réduction de la piste cyclable et la disparition de la piste cendrée d'athlétisme. Le Vélodrome possède alors 55 000 places, si l'on tient compte des places populaires, qui sont debout[4].

L'Olympique de Marseille retourne au stade de l'Huveaune lors de la saison 1982-1983, le stade Vélodrome étant entré en travaux en vue du Championnat d'Europe de football 1984. La pelouse est totalement remplacée. La demi-finale entre l'équipe de France et le Portugal est un record d'affluence en match international avec 54 848 spectateurs[20]. La capacité du stade est ensuite réduite à 42 000 places avec la construction de loges notamment[4].

La piste cycliste est inutilisée lorsque Bernard Tapie devient président de l'OM en 1985. Il décide de la supprimer et de réaménager les deux virages, ramenant la capacité du stade à 48 000 places[7]. Ce chantier marque la fin de l'ère omnisports du Vélodrome, qui est désormais dans un périmètre transfiguré avec la création de la ligne 2 du métro de Marseille desservant le stade en deux stations et la construction du Palais des Sports[21].

Un nouveau Vélodrome controversé[modifier | modifier le code]

Le Vélodrome dans sa configuration 1998-2011 vue de la tour France 3

La France organisant la Coupe du monde 1998, un appel d'offres est lancé en mars 1995 pour une rénovation en profondeur du stade Vélodrome qui doit voir sa capacité atteindre les 60 000 places. Le groupement Chagnaud - Travaux du Midi / Buffi remporte l'appel d'offres[22]. Le coût de la rénovation, 391,9 millions de francs, est réparti entre l'État et les collectivités locales[23]. La structure est totalement revue : seule une partie de la tribune Jean-Bouin (dont la façade du stade) et les gradins hauts de la tribune Ganay sont conservés. 20 000 m3 de béton sont coulés sur place, 32 km de gradins sont construits ainsi que 400 volées d'escaliers, 650 tonnes de charpente et 1 500 tonnes d'armatures[24].

Le dernier match de l'« ancien Vél' » en février 1996 se conclut sur une cérémonie au cours de laquelle d'anciens joueurs du club tels que Josip Skoblar, Jean-Pierre Papin ou Mario Zatelli laissent leurs empreintes sur des dalles de ciment qui sont désormais exposées au Musée boutique de l'OM[7]. Les morceaux de tribunes détruites sont vendus dans les boutiques olympiennes[24]. Des premières interrogations apparaissent sur le sort du Vélodrome et des banderoles fleurissent dans le stade fustigeant l'absence de toit pour le nouveau Vélodrome[25]. De plus, on craint que la capacité du stade soit trop importante ; il est décidé que la configuration la plus utilisée en championnat serait un stade de 40 000 places disponibles, en fermant les tribunes hautes, la configuration maximale étant réservée aux matchs de Coupe du monde et aux « grands matchs de l'OM ». Cette idée est abandonnée, l'OM attirant dans la majorité des cas plus de 50 000 supporters[26].

Le 4 décembre 1997 se déroule le tirage au sort du Mondial 1998 dans la nouvelle enceinte du Vélodrome qui accueille sept rencontres[27]. L'enceinte ne connaît pas de grands changements dans les années 2000. Le record d'affluence d'un match de football (58 897 spectateurs) date de la réception par l'OM du Newcastle United Football Club en demi-finale retour de Coupe de l'UEFA, le 6 mai 2004 (2-0)[28]. Le Vélodrome accueille la Coupe du monde de rugby à XV 2007, dont le quart de finale Australie-Angleterre qui enregistre le record d'affluence tous sports confondus avec 59 120 spectateurs[28].

Très critiqué et peu aimé par les Marseillais notamment pour son architecture (pas de toiture, aucune résonance acoustique, configuration évasée)[29], le stade surnommé « l'Enrhumeur » par Rolland Courbis[7] est l'objet depuis 2003 de plusieurs projets visant à le moderniser (couverture) et même l'agrandir. Un projet datant de 2005, suivi par Thomas Longeault, propose une couverture de l'enceinte et une augmentation de sa capacité de 60 013 à 80 500 places assises. Aucune suite n'est néanmoins donnée bien que le sujet soit évoqué régulièrement tant par le maire de Marseille que par des dirigeants du club[30]. La candidature de la France à l'organisation du Championnat d'Europe de football 2016, annoncée officiellement début 2009, amène la ville de Marseille à accélérer sa réflexion sur le sujet, le cahier des charges de l'UEFA imposant une rénovation majeure du stade.

Nouvelle rénovation du Vélodrome[modifier | modifier le code]

Tribune Ganay en travaux en septembre 2012

Le 21 juin 2010, la mairie dévoile le projet retenu pour la rénovation du stade Vélodrome, en vue notamment de l'accueil de l'Euro 2016. C'est Bouygues Construction, via sa filiale la société Arema[31], qui se chargera de réaliser le projet, pour un coût total de 267 millions d'euros financés par Bouygues Construction (100M d'euros qui lui seront remboursés sur 30 ans par la mairie grâce à l'augmentation de la redevance du stade), la ville de Marseille (40 M d'euros), le Département des Bouches du Rhône (30M d'euros), les droits à batir (30M d'euros), l'État via le CNDS (30M d'euros) et la communauté urbaine Marseille Provence (20M d'euros)[32].

L'objectif principal de la rénovation est de créer un stade de football répondant aux exigences de l'UEFA pour un classement en « stade cinq étoiles » (remplacé depuis 2006 par la « catégorie 4 »)[33]. L'élément central de cette rénovation est la couverture du stade, cette couverture représentant 5 500 tonnes de structure métallique (soit l'équivalent de 80 % de la Tour Eiffel). De plus, la capacité du stade sera augmentée, pour atteindre 67 394 places (contre 60 000 auparavant). La tribune Jean Bouin possédera alors 18 851 places, la tribune Ganay 22 321 places, le virage Sud 12 935 places et le virage Nord 12 947 places. Le classement en stade cinq étoiles impose aussi l'augmentation du nombre de places à prestations (ou espaces VIP), l'aménagement de salons et d'un "accueil VIP haut de gamme"[34],[35].

De plus, le projet prévoit également la construction d'un complexe hôtelier 3 et 4 étoiles, d'un centre commercial, d'une clinique du sport, de logements, de bureaux et la restructuration du stade Delort, stade de rugby à XV situé aux abords du stade, par la création d'une tribune couverte de 5 000 places. Le projet est adopté en conseil municipal le 12 juillet 2010[36]. Dans sa présentation du projet, Jean-Claude Gaudin (UMP), le maire de Marseille, évoque l’éventualité du naming[37].

Les travaux s'étalent de mars 2011 à l'été 2014. Ils devraient s'échelonner comme suit[38] :

  • mars - mai 2011 : installation de la base de vie du chantier,
  • juin - août 2011 : début du terrassement du programme immobilier (zones 2 et 3), démolition de la tribune Ganay, restructuration des virages Nord et Sud,
  • septembre 2011 - janvier 2012 : gros œuvre du programme immobilier (zones 2 et 3) et de la tribune Ganay,
  • février - mai 2012 : début du gros œuvre du programme immobilier (zone 1), pose de la charpente de la tribune Ganay,
  • juin - août 2012 : suite du gros œuvre (zones 2 et 3), couverture de la tribune Ganay, pose de la charpente du virage Nord, démolition de la tribune Jean Bouin,
  • septembre 2012 - mai 2013 : suite du gros œuvre (zone 1), gros œuvre de la tribune du stade Delort et de la tribune Jean Bouin,
  • juin - août 2013 : poursuite des travaux du programme immobilier, de la tribune Jean Bouin et du stade Delort, pose de la charpente du virage Sud,
  • septembre 2013 - février 2014 : suite des travaux du programme immobilier, pose de la charpente de la tribune Jean Bouin,
  • mars - juin 2014 : fin des travaux du programme immobilier, couverture de la tribune Jean Bouin, livraison.

La capacité est réduite à 42 000 places jusqu'en août 2013 où elle passe à 48 000 places[39].

Le stade est inauguré officiellement le 16/10/2014 et propose désormais plus de 67000 places couvertes[40].

Structure et équipements[modifier | modifier le code]

Depuis la dernière rénovation à la fin des années 1990, la pelouse du stade Vélodrome est entourée de quatre tribunes, qui ne sont pas reliées entre elles ; il est impossible de faire à partir des gradins le tour du stade.

Terrain de jeu[modifier | modifier le code]

Match de l'OM en 2009 sur la pelouse du Vélodrome.

Le terrain de jeu mesure approximativement 106 mètres de long et 65 mètres de large, avec quelques mètres d'espace de chaque côté du terrain. Une fosse sépare les gradins de la pelouse de la rénovation de 1998 à celle de 2012-2014[41]. La pelouse n'est pas chauffée, le climat méditerranéen ne le nécessitant pas ; au contraire, l'été est la période la plus difficile pour les jardiniers du stade Vélodrome[42]. En juin 2014, Arema choisit d'équiper le stade Vélodrome avec la technologie de pelouse hybride AirFibr[43] pour renforcer la résistance de la pelouse, et la sécurité des utilisateurs.

Tribunes[modifier | modifier le code]

La pelouse du Vélodrome est entourée par quatre tribunes qui portent toutes le nom de figures marseillaises : tribune Gustave Ganay, tribune Jean Bouin, virage Nord Patrice de Peretti et virage Sud Chevalier Roze[44].

Tribune Gustave Ganay[modifier | modifier le code]

La tribune Gustave Ganay est la tribune du stade qui peut contenir le plus de supporters avec 22 398 sièges disponibles[45]. Elle est nommée ainsi en l'honneur d'un coureur cycliste marseillais champion de France de demi-fond[44]. La tribune contient une partie réservée aux supporters handicapés en partie basse, d'une capacité de 258 places, et une partie réservée aux supporters adverses de près de 3 000 places[46]. Elle est aussi la tribune la plus haute du stade, culminant à 27 mètres de 1998 à 2013[47].

La nouvelle tribune Ganay résultant de la rénovation avant l'Euro 2016 est inaugurée le 5 avril 2013. Elle culmine à 43 mètres, la toiture atteignant 61 mètres de hauteur. Des buvettes, des salons et 1 882 places VIP sont présents dans cette tribune[45].

Tribune Jean Bouin[modifier | modifier le code]

Vue de la tribune Jean Bouin en 2006.

La tribune Jean Bouin, qui fait face à la tribune Ganay, est la tribune principale du stade Vélodrome. Elle est de 1998 à 2013 la seule tribune couverte de l'enceinte et contient la tribune présidentielle et des loges, réservées notamment à l'accueil des V.I.P. qui souhaitent assister à des rencontres. La tribune de presse est aussi présente de ce côté-ci du stade. Les caméras de télévision étant aussi placées sur la tribune Jean Bouin, elle est la moins montrée à la télévision. Les studios de télévision sont placés à l'extrémité sud de la tribune. Les bancs, qui sont devenus des fauteuils, sont au centre de la tribune Jean Bouin, à un niveau plus bas que celui du terrain. Dans le bâtiment même, on retrouve les bureaux de l'administration, les salons, les offices traiteurs, le musée-boutique de l'Olympique de Marseille ou encore le poste de commandement et de sécurité. Sous la tribune se trouvent les vestiaires sportifs, les locaux des arbitres, le centre anti-dopage, les bureaux FIFA, l'accès presse, la salle de conférence, les locaux techniques, les studios de télévision ou encore l'infirmerie joueurs[48]. Cette tribune d'une capacité d'un peu plus de 12 300 places[46] porte le nom d'un coureur de fond marseillais ayant remporté une médaille d'argent sur 5 000 m aux Jeux olympiques d'été de 1912[44]. La tribune est détruite en avril 2013 dans le cadre de la rénovation du Vélodrome.

Virage nord Patrice de Peretti[modifier | modifier le code]

Le Virage Nord arborant un tifo au nom de l'OM.

Le virage Nord Patrice de Peretti, aussi appelé virage Depé, porte le nom d'un supporter emblématique de l'Olympique de Marseille, fondateur du groupe de supporters des MTP et décédé à l'âge de 28 ans. Auparavant, le virage portait le nom de Ray Grassi, un boxeur de la cité phocéenne[44]. Le virage comporte environ 13 800 places[46]. Sous le virage se trouvent des vestiaires secondaires, une infirmerie et des locaux libres[48].

Virage sud Chevalier Roze[modifier | modifier le code]

Le virage Sud Chevalier Roze, plus communément appelé virage Sud, comporte quasiment le même nombre de places que le virage Nord (13 800 places[46]) et possède la même architecture. Ce virage porte le nom d'un noble qui s'est distingué en dégageant les cadavres de la ville, en organisant le ravitaillement de la cité ainsi qu'en érigeant un hôpital lors de l'épisode de la peste de Marseille en 1720[44].

Éléments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Outre le nom des tribunes portant le nom de personnalités marseillaises disparues, d'autres éléments commémoratifs sont présents au stade Vélodrome. Sur le parvis du stade Vélodrome se dressent la statue du cycliste marseillais Gustave Ganay, mort d'une chute à vélo, sculptée par Élie-Jean Vézien, ainsi que celle de l'athlète marseillais Jean Bouin, mort au front lors de la Première Guerre mondiale, qui est l'œuvre de Constant Roux. Une plaque célèbre les victimes de la catastrophe de Furiani lors de la demi-finale Bastia-OM le 5 mai 1992[49]. Une autre plaque honorant le souvenir du supporter emblématique Patrice de Peretti, mort en juillet 2000, se situe aussi sur le parvis de l'enceinte[44]. Le mur à l'entrée du musée-boutique situé tribune Jean Bouin contient les dalles dans lesquelles ont été moulées lors du match OM-Caen le 18 février 1996 les empreintes de joueurs emblématiques de l'OM tels que Josip Skoblar, Gunnar Andersson, Auguste Aquaron, Karl-Heinz Förster, Pascal Olmeta, Fabien Barthez, Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Basile Boli, Jean Djorkaeff ou encore Jules Zvunka. Des pièces de collection (maillots, fanions) sont aussi présents dans cette partie du stade[50].

Affluences[modifier | modifier le code]

Records d'affluence[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du stade Vélodrome lors du match OM-Manchester le 23 février 2011.

La meilleure affluence de l'histoire du stade Vélodrome est pour un match de championnat de France de football entre l'Olympique de Marseille et le Toulouse Football Club le 19 octobre 2014. Cette rencontre qui se termine sur une victoire 2-0 des Phocéens est célébrée par 61 846 spectateurs. Le Vélodrome connaît ses pires affluences lors de deux rencontres de deuxième division contre l'US Forbach. On compte 584 spectateurs payants le 28 mai 1961 mais le record est battu le 23 avril 1965 : 434 personnes sont disséminées dans les travées du Vélodrome[51].

Meilleures affluences en compétition sportive[52]
Rang Spectateurs Compétition (Tour) Rencontre Date
1 61 846[53] Championnat de France de football 2014-2015 10e journée Olympique de Marseille - Toulouse Football Club 19 octobre 2014
2 59 120[28] Coupe du monde de rugby à XV 2007 1/4 de finale Australie - Angleterre 6 octobre 2007
3 58 897[54] Coupe UEFA 2003-2004 1/2 finale Olympique de Marseille - Newcastle United FC 6 mai 2004
4 58 695[55] Coupe du monde de rugby à XV 2007 Poule France - Géorgie 30 septembre 2007
5 58 612[56] Match amical de football France - Sélection FIFA 16 août 2000
6 58 016[55] Coupe du monde de rugby à XV 2007 Poule Nouvelle-Zélande - Italie 8 septembre 2007
7 58 000[54] Coupe UEFA 1998-1999 1/8 de finale Olympique de Marseille - AS Monaco 8 décembre 1998
- 58 000[54] Coupe UEFA 1998-1999 1/2 finale Olympique de Marseille - Bologne FC 6 avril 1999
- 58 000[54] Coupe UEFA 2003-2004 1/4 de finale Olympique de Marseille - Inter Milan 8 avril 2004
10 57 957[57] Ligue des champions de l'UEFA 2010-2011 1/8 de finale Olympique de Marseille - Manchester United 23 février 2011

Affluences moyennes par saison de l'Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Le stade Vélodrome connaît depuis de nombreuses années la meilleure affluence de Ligue 1, avec une moyenne record de 52 996 spectateurs lors de la saison 2004-2005[58]. Les affluences moyennes ont fortement augmenté avec la rénovation précédant le Mondial 1998, portant la capacité du stade à un peu plus de 60 000 places. À compter de la saison 1997-1998, l'affluence moyenne franchit régulièrement la barre des 50 000 spectateurs.

Évolution de la moyenne de spectateurs au Vélodrome de l'Olympique de Marseille depuis la saison 1969-1970[58]
Légende : point noir = saison en première division, point rouge = saison en deuxième division, point vert = un seul match disputé en deuxième division au Vélodrome.

Utilisations du stade[modifier | modifier le code]

Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du stade à la mi-temps du match Olympique de Marseille-MSK Žilina (octobre 2010).

Le stade Vélodrome est la propriété de la ville de Marseille. Le club résident du stade est depuis 1937 l'Olympique de Marseille. Le club doit payer un loyer à la mairie de 41 500 euros par match, plus 0,63 euro par spectateur lorsque l'affluence dépasse les 25 000 spectateurs. De plus l'OM a à sa charge l'entretien des zones intérieures, la sécurité (stadiers, forces de police, pompiers) et la gestion des loges. Le coût moyen d'un match est donc de 300 000 euros[59].

Les Olympiens jouent au Vélodrome les matchs à domicile des compétitions nationales et continentales dans lesquelles ils sont engagés. Durant ces matchs, des parties du stade sont réservées aux groupes de supporters de l'Olympique de Marseille. Le Marseille Trop Puissant, les Dodgers, les Fanatics (dans la partie haute) et le Yankee Nord Marseille (en partie basse) occupent le virage Nord. Le virage Sud est réservé aux South Winners (partie haute) et au Commando Ultra'84 (partie basse). Le Club central des supporters et le Club des Amis de l'OM ont des emplacements dans tout le stade. Le Handi Fan Club se place dans les tribunes aménagées en bas de la tribune Ganay[60]. Depuis 2010, le club organise un match de gala annuel, le trophée Robert Louis-Dreyfus, qui a lieu en début de saison et qui présente au public du Vélodrome l'effectif de la saison à suivre, avec en marge diverses festivités[61].

Autres matchs de football[modifier | modifier le code]

Coupe du monde de football de 1938[modifier | modifier le code]

Lors de la Coupe du monde 1938, organisée en France, deux matchs sont programmés au Vélodrome. Le 5 juin 1938, l'équipe d'Italie, championne du monde en titre, bat la Norvège 2-1 après prolongation devant 19 000 spectateurs[62]. Le Vélodrome est encore synonyme de victoire pour les Italiens le 16 juin 1938 ; ils battent les Brésiliens 2-1, sous les yeux de 33 000 personnes[63]. Durant ces deux matchs, une partie du public marseillais composée d'antifascistes italiens réfugiés conspuent les transalpins, décrits par Benito Mussolini comme les « soldats du fascisme »[64], et les cheminots chantent l'Internationale[13].

Championnat d'Europe de football 1960[modifier | modifier le code]

Le stade est utilisé pour l'organisation du Championnat d'Europe 1960. Il accueille le 6 juillet 1960 la demi-finale entre la Tchécoslovaquie et l'Union des républiques socialistes soviétiques, qui se conclut sur le score de 0-3[65]. Le match pour la troisième place joué trois jours plus tard entre la Tchécoslovaquie et la France est perdu par les hôtes du tournoi, les Tchécoslovaques l'emportant 2-0[66].

Championnat d'Europe de football 1984[modifier | modifier le code]

Le championnat d'Europe des nations est à nouveau organisé en France en 1984 avec deux matchs au Vélodrome. Le premier match est un affrontement ibérique entre le Portugal et l'Espagne en phase de groupes. Ce match joué le 17 juin se conclut sur le score de 1-1[67]. La demi-finale France-Portugal est remportée par les Bleus après prolongation dans un stade comble sur le score de 3-2, avec un doublé de Jean-François Domergue et un but de Michel Platini à la 119e minute[68].

Coupe du monde de football de 1998[modifier | modifier le code]

Émotions contrastées au Vélodrome pour Dennis Bergkamp, qui marque le but victorieux en quarts de finale et qui perd aux tirs au but en demi-finale.

La Coupe du monde de football de 1998 s'ouvre au Vélodrome avec le tirage au sort effectué le 4 décembre 1997 devant 38 000 spectateurs et environ un milliard de téléspectateurs à travers le monde[27]. Sept matchs se déroulent boulevard Michelet. L'équipe de France y joue son premier match de la compétition le 12 juin 1998, contre l'Afrique du Sud et s'impose 3-0 devant 55 000 spectateurs, ce qui sera l'affluence moyenne durant toute la compétition[69]. Trois jours plus tard a lieu une rencontre entre l'Angleterre et la Tunisie, qui tourne à l'avantage des Anglais (2-0). Le match ne connaît pas d'incidents en lui-même, mais le centre de Marseille a connu deux jours d'affrontements entre hooligans anglais à tendance xénophobe et habitants de la ville[64]. Le troisième match est une démonstration des Pays-Bas face à la Corée du Sud (5-0) le 20 juin[70]. Toujours dans la phase de poule, la Norvège bat le 23 juin sur le score de 2-1 un Brésil déjà qualifié pour les huitièmes de finale[71]. Ces mêmes Norvégiens sont défaits par un but à zéro face aux Italiens le 27 juin, lors du premier huitième de finale[72]. Le 4 juillet, les Néerlandais battent en quart de finale l'Argentine 2-1[73], Dennis Bergkamp marquant l'un des plus beaux buts du Mondial[74]. Le dernier match se tenant au Vélodrome est la première demi-finale entre Brésiliens et Néerlandais. Terminant le match sur le score de 1-1, les deux équipes se départagent lors de la séance de tirs au but, qui voit le Brésil être le premier finaliste du Mondial 1998[75].

Équipe de France de football[modifier | modifier le code]

Le Marseillais Zinédine Zidane marque sur ses terres en 1998 contre la Norvège.

Le stade marseillais est le théâtre de douze rencontres de l'équipe de France[76]. Outre les matchs de Coupe du monde et de Championnat d'Europe, les Français jouent neuf matchs amicaux ou de qualifications.

Le 8 mars 1942, les Français affrontent l'équipe de Suisse et sont battus sur le score de 0-2[77]. Le 6 novembre 1965, la France se qualifie pour le Mondial 1966 en battant le Luxembourg 4-1 grâce à deux doublés de Philippe Gondet et Nestor Combin[78]. Les Français affrontent le 6 novembre 1968 la Yougoslavie dans le cadre des éliminatoires du championnat d'Europe de football 1968. Ce match est en fait un quart de finale, la phase finale de l'Euro démarrant dès les demi-finales. Les Yougoslaves ouvrent le score à la 66e minute mais Fleury Di Nallo égalise douze minutes plus tard. Le score en reste là[79], et les Yougoslaves éliminent les Français au match retour à Belgrade grâce à une victoire 5 à 1[80]. Les Allemands de l'Ouest se présentent au Vélodrome le 25 septembre 1968 et y obtiennent le nul (1-1). Bernard Bosquier marque à la 72e minute de ce match amical, en reprenant un corner mal dégagé de Georges Bereta, la RFA égalisant quatre minutes avant la fin du match grâce à Berti Vogts[81].

Les Bleus reviennent à Marseille seize ans après, le 1er juin 1984, quelques jours avant le début de l'Euro 1984, pour y affronter l'Écosse. Alain Giresse et Bernard Lacombe, tous deux servis par Michel Platini, donnent la victoire aux Français[82].

Français et Norvégiens inaugurent le nouveau stade Vélodrome le 25 février 1998. Laurent Blanc, Marcel Desailly et Zinédine Zidane marquent côté français, Frank Strandli, Tore Andre Flo et Vegard Heggem faisant trembler les filets de Fabien Barthez[83]. Un an plus tard, les champions du monde battent les Marocains grâce à une réalisation de Youri Djorkaeff[84]. Le 16 août 2000, les Français sacrés champions d'Europe battent sur le score de 5-1 une sélection mondiale de la FIFA, lors d'un match de charité[56], le Parisien Nicolas Anelka ainsi que le Bordelais Christophe Dugarry s'attirant les foudres du public marseillais[85]. La dernière apparition des Bleus au Vélodrome date du 11 février 2009, avec une défaite 2-0 face aux Argentins[86].

Équipe de France de football féminin[modifier | modifier le code]

L'équipe de France de football féminin dispute deux rencontres au stade Vélodrome. Les Françaises rencontrent le 28 mars 1992 la Norvège devant 3 000 spectateurs. Les deux équipes se quittent sur un score nul et vierge[87],[88].

La deuxième rencontre a lieu le 16 août 2000 : la France accueille l'équipe féminine d'Angleterre en lever de rideau du match de football masculin France-Sélection FIFA. La gardienne britannique est battue dès la cinquième minute par une frappe dans la lucarne d'Anne Zenoni. Aucun autre but n'est marqué, les Françaises s'imposant devant près de 50 000 spectateurs[88],[89].

Autres utilisations sportives[modifier | modifier le code]

Supporters de l'USA Perpignan au stade Vélodrome lors de la demi-finale du Top 14 2007-2008 face à l'ASM Clermont.

Le stade Vélodrome accueille régulièrement des matchs de rugby, nationaux et internationaux, le plus souvent du rugby à XV. Les premiers matchs de rugby joués au Vélodrome sont pourtant des matchs de rugby à XIII du Marseille XIII qui dans les années 1950 remporte plusieurs titres nationaux. Le premier match de l'équipe de France de rugby à XIII a lieu le 18 janvier 1947 contre le pays de Galles (14-5)[90]. En 1954 et 1972, la France organise la Coupe du monde de rugby à XIII et une rencontre de chaque édition est disputée[91], ainsi qu'un match de la Coupe du monde de rugby à XIII 1975, entre la France et la Nouvelle-Zélande[92]. Ce sport, populaire après-guerre (30 000 personnes sont présentes lors du match France-Pays de Galles le 10 avril 1949), disparaît peu à peu des gradins du Vél' : le dernier match international, qui voit s'affronter la France et la Nouvelle-Zélande, se joue le 24 novembre 1985 devant seulement 1 485 spectateurs[90].

Le rugby à XV ne vient que très tardivement au stade Vélodrome : le premier test match a lieu en 2000, lorsque la France bat la Nouvelle-Zélande sur le score de 42 à 33[93]. Sept rencontres de l'édition 2007 de la Coupe du monde de rugby à XV se jouent au Vélodrome[94]. De plus, le stade accueille des demi-finales du Top 14 ainsi que certaines grandes affiches du RC Toulon[95]. Le 23 mai 2010, le Vélodrome accueille la finale du Challenge européen 2009-2010 opposant le RC Toulon aux Cardiff Blues.

Le stade est aussi à son origine un vélodrome ; il accueille dix arrivées du Tour de France cycliste (la dernière ayant lieu en 1967[13]) ainsi que les Championnats du monde de cyclisme sur piste 1972[96].

Autres manifestations[modifier | modifier le code]

The Police au stade Vélodrome. Stewart Copeland au centre revêt un maillot de l'OM.

Depuis les années 1980, le Vélodrome accueille des concerts. Johnny Hallyday est l'artiste qui s'y est le plus produit 4 fois. Julio Iglesias, Joan Baez (le 18 mai 1983), les Pink Floyd (le 18 juillet 1989), U2 (le 14 juillet 1993), The Rolling Stones (les 20 juin 1990 et 5 juillet 2003), Luciano Pavarotti (le 15 juin 2002), Johnny Hallyday (les 16 juillet 2000, 26 juin 2003, 16 juillet 2006 et 12 juillet 2009) et The Police (le 3 juin 2008), et AC/DC le 9 juin 2009 s'y sont présentés. Le 16 juillet 2009, lors des préparatifs d'un concert de Madonna, suite à la défaillance de l'un des quatre treuils servant à hisser la structure de la scène, son toit de 60 tonnes tombe, écrasant au passage l'une des grues et faisant deux morts et dix blessés[97]. Le stade accueille aussi des spectacles comme Holiday on Ice dans les années 1950[98].

Le Vélodrome est aussi le théâtre de meetings politiques, avec le 11 avril 1981 la présence du communiste Georges Marchais[99],[100], et celle le 17 avril 1988 de Jean-Marie Le Pen, leader du Front national[101]. Depuis, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin refuse toute utilisation politique du stade Vélodrome qui « doit rester un lieu de consensus, un lieu pour le sport, la culture, la fête et l’unité de toutes les communautés »[102]. Chaque fin d'année, des milliers d'écoliers marseillais se réunissent au Vélodrome pour la traditionnelle fête des écoles, qui est un spectacle donné par les écoliers et préparé durant l'année scolaire.

Environnement et accès[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situé à quatre kilomètres du Vieux-Port de Marseille[103], le stade Vélodrome se trouve dans les quartiers sud de la cité phocéenne, entre les quartiers de Sainte-Marguerite et de Saint-Giniez. Le stade est bordé au sud par le cours du fleuve côtier de l'Huveaune. Au nord se trouve le parc Chanot ainsi que le siège de France 3 Méditerranée, à l'ouest le boulevard Michelet et à l'est le Palais des Sports de Marseille ainsi que le stade Delort[104], qui était utilisé par la réserve et qui sera transformé en stade de rugby dans le cadre de la rénovation du Vélodrome[105]. Sous le Vélodrome et l'esplanade Ganay se trouve Géolide, la plus grande usine enterrée de traitement des eaux usées au monde[106].

Desserte en transports[modifier | modifier le code]

Couloirs de la station de métro Rond-Point du Prado

Le stade Vélodrome est desservi par le réseau de bus et métro de la Régie des transports de Marseille (RTM). Outre les nombreuses lignes de bus desservant la zone, deux stations de métro de la ligne 2 du métro de Marseille se trouvent à proximité immédiate de l'enceinte. Les supporters souhaitant se rendre en tribune Ganay ou au virage Sud doivent descendre à la station Sainte-Marguerite Dromel tandis que la station Rond-Point du Prado dessert le virage Nord et la tribune Jean Bouin. De plus cette ligne qui dessert la gare de Marseille-Saint-Charles, principale gare de la ville, est renforcée les soirs de match.

En voiture, le stade est accessible depuis le réseau autoroutier à la sortie centre-ville de l'A55 ou encore à la sortie no 36 de l'A7. Un parking-relais réservé aux usagers de la RTM est disponible. De plus, une station du réseau de vélopartage Le vélo est située à proximité du stade, sur le boulevard Michelet. Enfin, l'aéroport de Marseille Provence est à une trentaine de kilomètres du Vélodrome.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cette bibliographie présente quelques ouvrages de référence. Ceux utilisés pour la rédaction de cet article sont suivis du symbole Document utilisé pour la rédaction de l’article.

  • Michel Poggi, Marc Hodoul, Il était une fois le Stade Vélodrome 1937-1998, Ed. Européennes de Marseille-Provence,‎ 1998 (ISBN 2911988027)
  • Alain Pécheral, La grande histoire de l'OM (Des origines à nos jours), L'Équipe,‎ 2007, 507 p. (ISBN 2916400079) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laurent Oreggia, Tout (et même plus) sur l'OM, Hugo et Compagnie,‎ janvier 2009, 128 p. (ISBN 9782755603262) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le football au Stade Vélodrome, lenouveaustadevelodrome.com
  2. La Société Arema a pour mission la conception, la rénovation, la restructuration, la maintenance et l’exploitation du Stade pendant 35 ans., http://www.lenouveaustadevelodrome.com/le-projet/les-acteurs/
  3. Pelouse hybride AirFibr au Vélodrome http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/La-pelouse-hybride-gagne-du-terrain/476102
  4. a, b et c « Le Stade Vélodrome de Marseille », sur www.marseillais-du-monde.org, Association des Marseillais du Monde (consulté le 6 février 2009)
  5. « L'histoire du projet, de Vichy à Marseille », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  6. « La première pierre, 28 avril 1935 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  7. a, b, c, d, e et f « Un écho assourdissant jusqu'à la Bonne Mère », France Football, no 3265,‎ 4 novembre 2008, p. 27-28 (ISSN 0015-9557)
    Supplément Clubs de légende : Spécial OM
  8. Pécheral 2007, p. 29
  9. « Le Chantier du Stade entre 1935 et 1937 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 5 octobre 2010)
  10. Oreggia 2009, p. 77
  11. Mario Albano, « Le premier match de Division 1 au stade Vélodrome », sur laprovence.com,‎ 14 janvier 2007 (consulté le 6 février 2009)
  12. a, b et c Jean-Jacques Fiorito, « La légende du Stade Vélodrome », La Provence,‎ 4 avril 2010
  13. a, b et c Henry Michel, « Mondial 98. Dix stades racontent dix villes (9). », Libération,‎ 29 avril 1998 (lire en ligne)
  14. « Le Stade entre 1939 et 1945 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  15. Pécheral 2007, p. 169
  16. « Le Stade Vélodrome en 1954, Vues aériennes », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  17. Pécheral 2007, p. 184
  18. Pécheral 2007, p. 14
  19. « Les aménagements dans les années 1970 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  20. « Les aménagements dans les années 1980 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  21. « Le site au début des années 1990 », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  22. « Concours sur appel d'offres restreint du nouveau Vélodrome », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  23. « Le coût et la répartition des travaux », sur www.marseille.archi.fr, École nationale supérieure d'architecture de Marseille,‎ 1998 (consulté le 3 octobre 2010)
  24. a et b Oreggia 2009, p. 84
  25. Oreggia 2009, p. 85
  26. Oreggia 2009, p. 82
  27. a et b (en) « History of the World Cup Final Draw », sur fifa.com (consulté le 3 décembre 2009) [PDF]
  28. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Om_rugby.
  29. Anthony Jammot, « « Le stade Vélodrome n'est pas digne de Marseille » », sur laprovence.com,‎ 12 février 2009 (consulté le 12 février 2009)
  30. Yannick Vely, « Un toit pour le Vélodrome ? », sur www.football.fr,‎ 19 octobre 2007 (consulté le 3 octobre 2010)
  31. « La ville de Marseille et la société Arema signent un contrat pour la reconfiguration du stade Vélodrome », sur francebtp.com,‎ 8 novembre 2010 (consulté le 4 juin 2011)
  32. « Selon la mairie de Marseille, le financement de la rénovation du Vélodrome est bouclé », sur lemonde.fr,‎ 24 septembre 2010 (consulté le 24 septembre 2010)
  33. « Un futur stade 5 étoiles », sur marseille.fr
  34. « Les travaux de rénovation du stade vélodrome viennent de démarrer », sur projets-architecte-urbanisme.fr,‎ 1er juin 2011 (consulté le 1er juin 2011)
  35. « Signature du Contrat de partenariat entre la ville de Marseille et la Société AREMA », sur projets-architecte-urbanisme.fr (consulté le 4 juin 2011)
  36. « Marseille: le projet d'agrandissement du Vélodrome adopté en conseil municipal », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎ 12 juillet 2010 (consulté le 3 octobre 2010)
  37. « Stade vélodrome : la future enceinte va-t-elle prendre le nom d'un sponsor ? », sur laprovence.com,‎ 12 juillet 2010 (consulté le 3 octobre 2010)
  38. « Marseille : Calendrier des travaux du stade vélodrome », sur www.info-stades.fr,‎ 17 avril 2011 (consulté le 27 janvier 2012)
  39. Le Vélodrome monte en puissance
  40. « Marseille inaugure son nouveau Stade-Vélodrome », sur Le Monde
  41. Oreggia 2009, p. 88
  42. Sébastien Aumage, « Une pelouse de champions », sur laprovence.com,‎ 17 août 2008 (consulté le 3 décembre 2009)
  43. « Le renouveau de la pelouse du Vélodrome », sur www.lenouveaustadevelodrome.com,‎ 19 juin 2014
  44. a, b, c, d, e et f Oreggia 2009, p. 78-79
  45. a et b « Marseille : La tribune Ganay ouvre ce vendredi », sur info-stades.fr,‎ 3 avril 2013 (consulté le 6 avril 2013)
  46. a, b, c et d Oreggia 2009, p. 86
  47. Oreggia 2009, p. 83
  48. a et b « Le stade Vélodrome », sur www.om-passion.com (consulté le 3 octobre 2010)
  49. Frédéric Rostain, « OM 3-1 Rennes : les échos », sur www.om.net,‎ 5 mai 2010 (consulté le 27 janvier 2012)
  50. Oreggia 2009, p. 10-11
  51. Pécheral 2007, p. 180
  52. Hors test-matchs de l'équipe de France de rugby à XV et match amical de l'équipe de France de football face à l'Argentine (estimations grossières de la part des Fédérations).
  53. (en) « L'OM écrit son histoire »
  54. a, b, c et d (en) « Best team Attendances : Marseille »
  55. a et b (en) « Rugby World Cup Attendances », sur www.stadium-attendances.com (consulté le 30 septembre 2010)
  56. a et b « France 5-1 Sélection FIFA, 16 août 2000 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  57. (en) « Full Time Report : Olympique de Marseille - Manchester United - 23 February 2011 », sur www.uefa.com,‎ 23 février 2011 (consulté le 24 février 2011)
  58. a et b « Historique des affluences de spectateurs de Marseille », sur www.stades-spectateurs.com (consulté le 1er juin 2011)
  59. Oreggia 2009, p. 82-83
  60. Oreggia 2009, p. 25
  61. « Infos en bref », OM Match, no 120,‎ 1er août 2010, p. 5 (ISSN 1954-1449)
  62. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1938 - Italie-Norvège », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  63. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1938 - Italie-Brésil », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  64. a et b « Les hooligans anglais à Marseille pendant la Coupe du monde - Contexte », sur www.ina.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  65. « Des Soviétiques impériaux », sur fr.uefa.com,‎ 1er octobre 2003 (consulté le 3 octobre 2010)
  66. « La France rate le podium », sur fr.uefa.com,‎ 1er octobre 2003 (consulté le 3 octobre 2010)
  67. « Les Ibériques dos à dos », sur fr.uefa.com,‎ 1er octobre 2003 (consulté le 3 octobre 2010)
  68. « La folie au Vélodrome », sur fr.uefa.com,‎ 1er octobre 2003 (consulté le 3 octobre 2010)
  69. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - France-Afrique du Sud », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  70. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - Pays-Bas-République de Corée », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  71. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - Brésil-Norvège », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  72. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - Italie-Norvège », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  73. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - Pays-Bas-Argentine », sur fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  74. « Vélodrome - Le cœur du football français », sur fifa.com (consulté le 5 octobre 2010)
  75. « Coupe du Monde de la FIFA, France 1998 - Brésil-Pays-Bas », sur www.fifa.com (consulté le 4 octobre 2010)
  76. « Second match des Bleus à Metz », sur www.fff.fr,‎ 2 octobre 2010 (consulté le 4 octobre 2010)
  77. « France 0-2 Suisse, 8 mars 1942 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  78. « France 4-1 Luxembourg, 6 novembre 1965 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  79. « France 1-1 Yougoslavie, 6 avril 1968 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  80. « Yougoslavie 5-1 France, 24 avril 1968 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  81. « France 1-1 RFA, 25 septembre 1968 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  82. « France 2-0 Écosse, 1er juin 1984 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  83. « France 3-3 Norvège, 25 février 1998 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  84. « France 1-0 Maroc, 20 janvier 1999 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  85. Mario Albano, « Football : "J'ai confiance en Marseille" », sur www.laprovence.com,‎ 26 janvier 2009 (consulté le 4 octobre 2010)
  86. « L'Argentine donne la leçon », sur www.lejdd.fr,‎ 11 février 2009 (consulté le 4 octobre 2010)
  87. « France - Norvège 0-0, 28 mars 1992 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  88. a et b (en) Sébastien Duret, Erik Garin et Hervé Morard, « France - Details International Matches Women - 1969-1996 », sur www.rsssf.com,‎ 26 juin 2004 (consulté le 4 octobre 2010)
  89. « France - Angleterre 1-0, 16 août 2000 », sur www.fff.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  90. a et b (en) « Stade Vélodrome », sur www.rugbyleagueproject.org (consulté le 3 décembre 2009)
  91. (en) « World Cup - Venues », sur www.rugbyleagueproject.org (consulté le 3 décembre 2009)
  92. (en) « World Championship Series 1975 », sur www.rugbyleagueproject.org (consulté le 3 décembre 2009)
  93. « Test Match - 2000 - 20001118 - France / Nouvelle Zélande : 42-33 », sur www.fff.fr (consulté le 3 décembre 2009)
  94. (en) « Historical Results - Rugby World Cup 2007 », sur www.rugbyworldcup.com (consulté le 3 décembre 2009)
  95. Laurent Blanchard, « La folie rugby au Vélodrome », sur www.laprovence.com,‎ 13 avril 2009 (consulté le 3 décembre 2009)
  96. Oreggia 2009, p. 79
  97. Romain Luongo, « Tragédie sur la pelouse du stade Vélodrome », sur www.laprovence.com,‎ 17 juillet 2009 (consulté le 3 décembre 2009)
  98. Oreggia 2009, p. 90
  99. [vidéo] « Marchais à Marseille », sur ina.fr (consulté le 4 octobre 2010)
  100. Thierry Maël, « La saga des Laurent : une histoire rouge », sur hebdo.nouvelobs.com,‎ 16 juin 2010 (consulté le 4 octobre 2010)
  101. Guy Birenbaum, Le Front national en politique, Éditions Balland,‎ 1992, 358 p., p. 120
  102. « Privés de Vélodrome, les syndicats persistent et signent à Marseille », sur www.democratie-socialisme.org,‎ 6 juin 2003 (consulté le 30 septembre 2010)
  103. Xavier Daniel, Stéphane Lanoue et Philippe Mayen, « Dossier - Candidature Euro 2016 », FOOT MAG, Fédération française de football, no 15,‎ décembre 2009, p. 36 (lire en ligne)
  104. « Localisation du stade Vélodrome sur carte interactive », sur carto.marseille.fr (consulté le 30 septembre 2010)
  105. « 10 000 places pour un stade Delort consacré au rugby », sur www.laprovence.com,‎ 10 juillet 2009 (consulté le 30 septembre 2010)
  106. François Tonneau, « Une cathédrale d'eau sous le Vélodrome », sur www.laprovence.com,‎ 22 février 2008 (consulté le 30 septembre 2010)


Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 19 novembre 2010 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.